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Antiféminisme Aimeles

Odile Fillod, critique faussement neutre des opposants à la théorie du genre.

Publié le 23 octobre 2013 par Léonidas Durandal à 13 h 43 min

d’une bourrique un cheval de course avant de s’affronter à la réalité, ils ont été beaucoup d’utopistes à croire qu’on pouvait changer l’homme avant de devoir en massacrer des millions pour arriver à leurs fins. Ceux-là étaient et sont toujours dans une forme de convenu tout comme le sont ceux qui acceptent nos limites en ce monde. Alors certes, les croyances de ces premiers sont impossibles à contredire, mais l’expérience humaine, sociale ou professionnelle prouvent qu’elles sont probablement fausses et que ce sont les seconds qui sont plus proches de la science. Et si la tradition et la culture n’ont rien de scientifique, et forment au mieux en ce domaine ce que Gaston Bachelard appellerait une prescience, elles n’en ont pas pour au moins, leur part de vérité. L’esprit scientifique ne se résume pas à la certitude du matérialisme et donc du déterminisme. En enfermant sa critique dans cette forme de pensée, déjà marxisante, oui, Odile Fillod s’écarte d’un monde plus sensible fait de probabilité, d’approches longues, d’essais d’erreurs, de croyances assumées qui n’ont jamais été à ce jour que la seule manière que nous ayons jamais eu de faire progresser la science.

Le manque de bases en psychologie d’Odile Fillod.

En vérité l’apprentissage ne peut commencer qu’avec la parole. Tout éducateur vous le dira. L’essence de l’homme, c’est le verbe. Un enfant sourd qui n’apprend pas un langage devient fou, il devient un enfant sauvage, il ne peut revenir sur sa différence sexuée, à moins qu’elle n’y ait été mise avant en lui. Or sans langage, cet enfant sauvage, ce sourd, sera tout de même un petit garçon ou une petite fille. Car la nature l’aura fait ainsi, que ses parents le veuillent ou non, que la société le veuille ou non. Et il se vivra comme petite fille ou petit garçon, que la société le veuille ou pas. Il faudra une perturbation hormonale ou une maltraitance grave pour que ce ne soit pas le cas. Avant le langage, tout est biologique, tout est génétique. L’enfant sort de sa bisexualité primitive en prenant conscience progressivement des attributs et de la matérialité de son corps dans un premier temps, pas par des discours, ou des attitudes. Car sans langage au sens construit du terme, il est impossible de transmettre, ni d’apprendre au sens propre du terme à devenir autre chose que ce à quoi la nature nous a promis. On n’apprend pas à devenir fille ou garçon à 1 an parce qu’à cet âge, on n’a pas les moyens de faire ce genre d’apprentissage. On est fille ou garçon de manière génétique et on se comporte comme tel en appréhendant progressivement ses différences corporelles. Les parents peuvent aider l’enfant à assumer son corps, voilà tout ce qu’ils peuvent lui transmettre de positif à cet âge, s’ils ne veulent pas le fourvoyer. L’animal n’apprend pas à devenir mâle ou femelle. Il l’est ou pas, et ne se posera pas plus de questions sur cela qu’il n’aura pas de moyen de revenir sur ce fait. Il est impossible d’apprendre de son environnement son sexe de fille ou bien de garçon avant d’avoir l’usage de la parole et de pouvoir revenir sur cette matérialité. Le sexe est objectivement une matérialité incontestable avant d’être un apprentissage environnemental. Et cette matérialité est bien plus présente que les quelques risettes qu’on peut faire différemment à une fille ou à un garçon, ou les quelques différences d’attitudes qu’on peut avoir quand on lui donne le biberon, différences comportementales qui sont le niveau zéro de l’humanité, de la matérialité et qui ne peuvent guère avoir d’impact sur l’éducation de l’enfant à son sexe, éducation autrement plus complexe et longue que ces différences ténues ne peuvent le suggérer. En somme, objectivement, la matérialité du sexe de l’enfant précède de loin son environnement social, elle a beaucoup plus de présence pour lui, et s’intéresser à cet environnement en lui donnant le rôle de sexuer l’enfant, c’est rechercher de manière stérile dans une direction illogique alors que les éléments matériels sont tous, dans leur importance, dans leur présence, dans les possibilités d’apprentissage de l’enfant, du côté génétique. Cette matérialité est l’enfant. Cette matérialité précède de loin tout apprentissage environnemental. La matérialité du sexe de l’enfant est son environnement. Les animaux ne se reproduiront qu’en intégrant pleinement cette différence sexuelle. Et si leur environnement les écarte de cette complémentarité, il ne le fera que “>

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21 Commentaires

  1. Ping de chen:

    Il y’aurait une piste à mon avis définitive si elle n’est pas mise sous le tapis par les tenants de la théorie du genre : les personnes ayant changé de sexe.

     

    Ca va être difficile à retrouver mais je me suis souviens d’un docu d’une femme ayant été précédemment un homme : celle ci admettait à  son grand étonnement que sa vision du monde s’en est trouvé bouleversée, notamment dans sa vision de l'”amour”. D’une manière schématique elle était devenue plus “romantique”, à la recherche de plus de tendresse et moins tournée sur le sexe.

     

    Ceci après un simple, si j’ose dire, changement de sexe.

  2. Ping de Tuputupete:

    Ah mais, honte à moi, je n’avais pas pris la peine de survoler le reste du contenu de ce site. Je n’ai pas pris la peine de grand chose en fait, peut-être qu’à 1h je devrais simplement prendre la peine de dormir. Bon, j’espère que j’aurai le temps de revenir faire mumuse prochainement pour me faire censurer pck les gens qui ont des arguments c’pas des gentils 🙁

    En attendant, des kissous 😉

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Bravo, vous avez bien senti que vous n’aviez pas mis le pied au bon endroit. J’ai effectivement censuré votre autre commentaire, parce que je déteste cette désinvolture dont vous faites preuve qui tend à vouloir prouver que vous êtes quelqu’un d’ouverte. Pour moi, elle est surtout un signe de manque d’empathie et de respect certains. Ici, il ne suffit pas d’être intelligent pour pouvoir intervenir. Encore faut-il agir en montrant que l’on a à coeur de se dépasser en termes d’efforts moraux. Sans quoi toute discussion est vaine, le débat l’étant encore plus, ce dont souffre notre société. Je ne vais pas encourager des comportements qui sont à la source même de ce que je combats. Revenez quand vous ferez partie des perdants de ce monde. Alors votre humour me fera rire, votre légèreté aura du sens, vos réflexions porteront du fruit. A dans quelques décennies et amusez-vous bien jusque là.

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