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Antiféminisme Aimeles

Otto Weininger, le christianisme cathare gay

Publié le 28 juin 2016 par Léonidas Durandal à 16 h 19 min

penser.

Là encore, c’est méconnaître la morale personnelle qui exige l’adaptation pour éviter de froisser les ego par exemple. Il est vrai qu’à un niveau social, ce genre de bipolarité est proprement catastrophique. Elle voit des employées de bureau saccager une ambiance de travail, ou des femmes politiques agir sur des clichés (voir là encore la présidente d’Allemagne Angela Merkel et le traitement des réfugiés, ou bien sa manière de gérer un pouvoir et une puissance dont elle a hérité sans pouvoir la développer). Mais à un niveau personnel, ne pas toujours dire ce qu’on pense, est vital. C’est avoir du pouvoir, c’est aussi avoir la possibilité de l’exercer de manière responsable. Ainsi, l’endroit du ridicule des femmes en politique n’en est pas moins grand que l’envers de la niaiserie des hommes dans l’intimité, toujours prêts à suréagir à la moindre provocation, toujours manipulables, reclus dans la fuite et moins souvent dans la violence pour échapper à la supériorité effective de leur femme au quotidien. Je ne veux pas dire que les femmes et les hommes soient forcément moraux dans leurs fonctions respectives, je veux dire que seuls dans leurs fonctions ils peuvent l’être, car la faiblesse est intrinsèquement source d’abus, et que « l’injustice sera toujours préférable à l’anarchie ».

Il est à propos de rappeler maintenant que la femme a bien une âme contrairement à ce que défend Otto Weininger, justement parce qu’elle a plus souvent conscience d’en manquer que l’homme.

« Cela a été prouvé de manière exhaustive que la femelle est sans âme, et ne possède pas plus d’ego que d’individualité, de personnalité ou de liberté, de caractère ou de volonté. » P207 (version anglaise)

Le seul penchant pour la logique de Dieu ne fait pas âme sinon nous serions tous francs-maçons. Le manque est la conscience aiguë de notre petitesse à l’égard de la création, mais aussi de cette part de divinité vers laquelle nous tendons. Les femmes sentent plus souvent le manque que nous. Nous sentons plus souvent la présence de Dieu. Nous n’en manquons pas moins de la présence de Dieu autant que nous en bénéficions. Comme dans une relation amoureuse, les deux parties de notre être masculin-féminin, plein-manque, discutent avec Dieu et peuvent en être régénérées.

Ainsi le manque de moralité des femmes est plus le manque d’ouverture à des idées différentes de la moralité, à des conceptions plus intelligentes que les leurs, conséquence de la fréquentation d’un environnement masculin pauvre ou dénigré plutôt que d’un vrai manque de morale. La moralité des femmes se comprend aussi dans un équilibre : celui du désir et de l’intelligence. Soyez moraux, désirez des femmes morales, en tant qu’hommes, et vous les aurez. Mais trop souvent, l’homme accepte d’entamer une relation avec une femme en lui cédant tout. La femme appelle cela « amour » et l’incite à ce reniement car elle va jouir au plus profond d’elle même de ce comportement servile qui va rassurer ses peurs. Conséquence d’un monde où les pères ont été dévalorisés, ce genre de relation pathologique n’arrive jamais à équilibrer des femmes malades. Si le mariage n’est « qu’amour », il est maladie, signe d’un profond déséquilibre dans une société où les pères n’ont pas su créer un cadre propre à faire grandir leurs filles, et où ces petites filles immatures peuvent décider des modalités de l’engagement. C’est en ce sens qu’Otto Weininger affirme que les femmes n’ont pas de morale et qu’elles ne méritent pas d’être aimées. Là encore, il n’arrive pas à penser la morale du désir, ni la morale en dehors de la conscience, ni la morale comme un équilibre précaire entre masculin et féminin. Par exemple, la morale pour une femme, ce sera que vous vous rappeliez d’elle, de ces moments d’attention que vous avez eu pour elle, de votre passé amoureux. Otto Weininger n’y voit là que médiocrité. Or il s’agit plutôt d’une morale de la personne, qui se surajoute à la morale universelle kantienne. Car que serait une morale universelle si nous ne savions pas appliquer nos grands principes aux personnes que nous rencontrons ? L’humanité est ainsi tiraillée entre le besoin de vérité et la nécessité de respecter les êtres dans ce qu’ils sont. L’articulation de ces deux modes de réflexion forment la pensée morale, la vraie pensée morale.

 

Morale des hommes contre morale des femmes dans la société

De nos jours, seule la pensée morale personnelle s’impose, et il nous manque un vrai dialogue de pensée morale sociale. Notre société féminisée ne veut voir qu’à travers des “>

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6 Commentaires

  1. Ping de julien le jacobite:

    Le passage, en page 4, sur les « Aspects politiques chez la femme », mérite d’être lu par tous.

    Ces deux mondes sont tout autant complémentaires l’un que l’autre, mais ils régissent le monde en usant de règles bien différentes. Dans le monde des idées dévoué au logos, masculin, la logique, l’excellence, la cohérence et la raison y sont maîtres. La science et la volonté de clarification y sont reines. Dans le monde des sentiments, plutôt féminin, le rapport de force, l’apparence, le respect, les rapports sociaux dominent. L’affect y est une arme, l’attitude une vérité. Bien entendu, ces deux mondes ne cessent de s’entrechoquer, et de se nourrir l’une de l’autre.

    Dès lors la vérité peut avoir tendance à être sacrifiée sur l’autel de la conservation. Cependant, il est à penser que bien des hérésies ont été empêchées par ce mécanisme. Seule la vérité qui s’accommode des êtres humains est permise par le monde des femmes, et en ceci, cette attitude protège l’humanité d’une pensée masculine toute puissante qui ne manquerait pas d’oublier les personnes pour imposer « sa vérité ». Si les femmes empêchent les progrès de l’esprit, elles empêchent surtout que ces progrès prennent des directions folles.

    Et c’est tellement vrai, logique, cohérent, que cela en devient presque politiquement indicible.

  2. Ping de Bonsignore:

    Merci pour cette analyse Leonidas, mon manque d’expérience sur le sujet m’avait fait vivre la lecture de cette oeuvre comme un soulagement dû à la différence de ton entre l’auteur et notre société contemporaine féminisée.

    Cependant, ce soulagement s’accompagnait d’un certain trouble quant à certaines de ses assertions que je trouvais découler de raccourcis dialectiques pressés voire hasardeux.

    Toujours est-il que l’oeuvre mérite d’être lue et que l’auteur, s’il avait pris le temps de vieillir, aurait pu léguer à l’humanité plus riche héritage. Il aurait fallu qu’il se penche sur le catholicisme.

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