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Antiféminisme Aimeles

Otto Weininger, le christianisme cathare gay

Publié le 28 juin 2016 par Léonidas Durandal à 16 h 19 min

cas de souffrance personnels. Elle détourne ainsi les yeux du massacre de milliers d’innocents. Il n’y a qu’à voir comment nous laissons des « réfugiés » espérer être accueillis chez nous tandis que nous leur faisons risquer leur vie inutilement, ou que nous vidons des pays entiers de leurs meilleurs éléments. La morale de l’accueil des réfugiés n’est pas en ce sens contradictoire avec une fermeture des frontières. Sauf qu’aujourd’hui, le phénomène de la morale personnelle, ignoré par Otto Weininger, a pris tout pouvoir dans notre société, les écrits de notre Pape n’en témoignant que trop, si bien que cette morale personnelle ne s’articule plus ou mal, avec une morale sociale qui nous fait cruellement défaut.

Pire, cette morale personnelle fonctionne trop souvent sur le mode de la morale sociale. Les idées d’universalisme, d’égalité, de rentabilité, ne sont plus des concepts juridiques ou sociaux ; ils sont devenus des dogmes qui ont la prétention de régir tous nos rapports intimes. Cette phrase d’Otto Weininger pourrait nous faire croire qu’il s’oppose à ce mouvement :

« On peut parfaitement bien vouloir l’égalité juridique de l’homme et de la femme sans pour autant croire entre eux à une égalité morale et intellectuelle » (p22 VF de l’internet)

Mais il n’en est rien. Dans l’esprit de notre philosophe, l’absence d’égalité morale et intellectuelle entre hommes et femmes doit nécessairement déboucher sur la volonté des femmes de calquer leur psyché sur celle des hommes, de se masculiniser, quand bien même elles en deviendraient moins attirantes. Cette promotion du lesbianisme, hommasse, de la femme indépendante diraient d’autres, comme mode de réalisation personnelle, est pour le moins d’actualité. Otto Weininger préfigure un monde où les femmes se seront masculinisées et pencheront vers la stérilité en reniant leur propre nature, tout cela pour singer le « génie masculin ». Triste pensée moderne occidentale et homosexuelle qui s’est pleinement imposée dans les esprits.

Cette négation de la morale personnelle des femmes et son remplacement par la morale sociale des hommes dans les rapports intimes signe un monde de confusion où rien n’est à sa place. La morale sociale y a été subvertie par la morale personnelle. La morale personnelle est devenue morale sociale autocratique. Ce mélange des genres fait référence à une déstabilisation des psychés masculines et féminines selon la définition que CG Jung en donne. L’image de l’homme chez les femmes a été dévalorisée, tandis que l’image de la femme chez les hommes les a submergés. L’identité féminine s’est masculinisée, et celle des hommes s’est féminisée. Ce double mouvement explique pourquoi les individus de nos sociétés sont si instables, même quand ils réussissent à se perpétuer. Soit ils acceptent une inversion contre-nature, soit ils se réfugient dans des repères traditionnels qui n’ont plus aucune contenance réelle mais qui leur permet de survivre en jouant la comédie d’un monde qui n’aurait pas changé. Vous voyez ainsi des pères faire semblant d’être leur place d’homme dans leur famille tandis que leur assise ne repose sur rien, et des femmes qui les écoutent parce qu’elles sont terrifiées par leur toute-puissance. Ceux qui ne jouent pas ce jeu, succombent au ridicule et finissent bien souvent par se séparer. Ils sont de plus en plus nombreux aujourd’hui.

Si je n’ai rien à redire sur la description d’Otto Weininger concernant l’hystérie, je voudrais souligner qu’il est dommage de ne voir partout ailleurs la femme que par la maladie.

« La femme est comme sous l’empire d’une malédiction. Elle la sent par moments avec angoisse peser sur elle, mais elle ne lui échappe jamais, parce que le poids en est pour elle trop doux. Ses cris sont de faux cris et sa fureur est feinte. C’est lorsqu’elle fait mine d’en être le plus horrifiée que son désir d’y succomber est le plus fort. » (P43 Vf de l’internet)

De plus, celle-là qui oscille entre désirs sexuels inavoués, conscience amorale de ses manques, ne se choisit pas une figure d’attachement masculine au hasard. Cette dernière lui permettra certes d’éviter d’avoir à réfléchir par elle-même, mais constituera une sorte de meilleur repère masculin dans sa psyché par rapport aux précédents. Plus généralement, le pouvoir que les femmes ont de se choisir des modèles masculins leur permet d’exercer une forme de libre-arbitre. Ainsi la servante et la mégère décrites par Otto Weininger, double pôle entre lesquels la femme oscillerait, se comprennent mieux. L’une est contrainte intérieurement par ce que CG Jung appellerait ses « juges », l’autre extérieurement par la société. Aucune des deux ne se doit le mérite individuel de s’être construit sa psyché. Mais disons-le, elles ne se la “>

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6 Commentaires

  1. Commentaire de julien le jacobite:

    Le passage, en page 4, sur les « Aspects politiques chez la femme », mérite d’être lu par tous.

    Ces deux mondes sont tout autant complémentaires l’un que l’autre, mais ils régissent le monde en usant de règles bien différentes. Dans le monde des idées dévoué au logos, masculin, la logique, l’excellence, la cohérence et la raison y sont maîtres. La science et la volonté de clarification y sont reines. Dans le monde des sentiments, plutôt féminin, le rapport de force, l’apparence, le respect, les rapports sociaux dominent. L’affect y est une arme, l’attitude une vérité. Bien entendu, ces deux mondes ne cessent de s’entrechoquer, et de se nourrir l’une de l’autre.

    Dès lors la vérité peut avoir tendance à être sacrifiée sur l’autel de la conservation. Cependant, il est à penser que bien des hérésies ont été empêchées par ce mécanisme. Seule la vérité qui s’accommode des êtres humains est permise par le monde des femmes, et en ceci, cette attitude protège l’humanité d’une pensée masculine toute puissante qui ne manquerait pas d’oublier les personnes pour imposer « sa vérité ». Si les femmes empêchent les progrès de l’esprit, elles empêchent surtout que ces progrès prennent des directions folles.

    Et c’est tellement vrai, logique, cohérent, que cela en devient presque politiquement indicible.

  2. Commentaire de Bonsignore:

    Merci pour cette analyse Leonidas, mon manque d’expérience sur le sujet m’avait fait vivre la lecture de cette oeuvre comme un soulagement dû à la différence de ton entre l’auteur et notre société contemporaine féminisée.

    Cependant, ce soulagement s’accompagnait d’un certain trouble quant à certaines de ses assertions que je trouvais découler de raccourcis dialectiques pressés voire hasardeux.

    Toujours est-il que l’oeuvre mérite d’être lue et que l’auteur, s’il avait pris le temps de vieillir, aurait pu léguer à l’humanité plus riche héritage. Il aurait fallu qu’il se penche sur le catholicisme.

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