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Antiféminisme Aimeles

Otto Weininger, le christianisme cathare gay

Publié le 28 juin 2016 par Léonidas Durandal à 16 h 19 min

La tribu juive n’a rien de particulier en ce sens et si Otto Weininger en exalte tous les défauts, sa haine qui n’est que l’envers d’un amour déçu, l’empêche de voir combien elle n’est qu’un système archaïque par lequel toutes les civilisations sont passées avant de se développer.

En effet, plus que la condition de l’homme, la condition de la femme, surtout sa toute puissance, est aliénation. La femme ne s’en libère pas en allant sur le marché du travail où elle sera amputée de son rôle de mère, où elle tapinera pour un patron. Elle ne s’en libère pas dans la prostitution où elle est le jeu des désirs masculins ainsi que de ses propres désirs. Elle s’y soustrait en devenant femme, mère et épouse dévouée, en quittant son père et ses désirs vénaux, pour se donner à « quelqu’un de bien », non à un « bon parti ». Tel est le sens de l’épître de Saint Paul adressée aux femmes “Soyez soumises à votre mari.” Le mari libère la femme. Il lui donne la possibilité de se consacrer aux autres, tout en restant une personne à part entière, sans s’évanouir dans son environnement. Au yeux de son mari, la femme est quelqu’un de particulier, d’irremplaçable, qu’il sert tout autant qu’elle le sert. Le mari et la femme se libèrent l’un l’autre de leurs aliénations en se mettant au service d’une cause qui les dépasse et qui leur permet d’aller plus loin qu’ils ne l’auraient pu l’espérer en restant seuls. Il y gagneront en spiritualité, en équilibre, et même matériellement. Evidemment, ils ne le feront qu’à mesure qu’ils vivront pour l’autre, qu’ils renonceront au péché, de vénalité par exemple, mais aussi d’orgueil, de paresse, de colère etc etc. en somme qu’ils se tourneront vers Dieu en acceptant de prendre en compte leurs différences.

 

Conclusion :

La contribution d’Otto Weininger est essentielle sur un point : elle fait descendre les femmes de leur piédestal. Il est très important pour un homme de concevoir la femme dans sa réalité, et non de rester enfermé dans les fantasmes du petit garçon avec sa maman. Cependant, cette réalité des femmes ne doit pas éclipser le rôle positif qu’elles jouent dans le sort de l’humanité. L’horizon d’un antiféministe ne peut se résumer à renoncer aux femmes pour échapper au mal.

Notre auteur reproduit en cela l’erreur cathare : les hommes ne pourraient se réaliser pleinement qu’en dehors du mariage. Juif converti au protestantisme, il a cédé à la tentation de la pureté, soit tout l’inverse d’une conception christique de la religion. Il cautionne ainsi la fin de l’humanité, la séparation, et l’enfermement dans la réflexion au sens le plus large du terme. Il est certain que la proximité avec les femmes nous met face à des choix cornéliens. Par exemple, et comme je l’ai déjà évoqué, les femmes aiment que nous abandonnions toute moralité pour elles. Combien de prêtres défroqués ont cédé à la tentation qui leur était offerte ? Cependant, s’il s’agit de réalisation personnelle, aucun homme ne peut se passer d’espérer pour le couple et d’intégrer les femmes à ses raisonnements. Si nous reprenons à notre titre les questions familiales en les soustrayant à l’immense coït féminin qui règne dans la société, nous avons une chance de compenser le déséquilibre qui s’est installé. Pour cela, nous devons prendre en compte notre faiblesse d’hommes et veiller à ce que nos besoins soient satisfaits équitablement. Je pense que nous naviguerons toujours entre une gestion de la mixité et de la proximité avec les femmes. Il faut penser ces deux mouvements. La proximité d’essence personnelle doit se faire dans le respect et donc avec pour visée le mariage. La mixité d’essence sociale permet la rencontre mais doit être conçue pour nous éviter les occasions de chute, ou d’indifférenciation. Or même en améliorant le fonctionnement de notre société, nous ne réduirons jamais le mal à néant. Seule la confession ne pourra jamais compléter les systèmes sociaux que nous mettrons en place, si nous voulons bien entrer dans une forme d’introspection et de reconnaissance du bien et du mal en nous, et dans la société.

6 Commentaires

  1. Commentaire de julien le jacobite:

    Le passage, en page 4, sur les « Aspects politiques chez la femme », mérite d’être lu par tous.

    Ces deux mondes sont tout autant complémentaires l’un que l’autre, mais ils régissent le monde en usant de règles bien différentes. Dans le monde des idées dévoué au logos, masculin, la logique, l’excellence, la cohérence et la raison y sont maîtres. La science et la volonté de clarification y sont reines. Dans le monde des sentiments, plutôt féminin, le rapport de force, l’apparence, le respect, les rapports sociaux dominent. L’affect y est une arme, l’attitude une vérité. Bien entendu, ces deux mondes ne cessent de s’entrechoquer, et de se nourrir l’une de l’autre.

    Dès lors la vérité peut avoir tendance à être sacrifiée sur l’autel de la conservation. Cependant, il est à penser que bien des hérésies ont été empêchées par ce mécanisme. Seule la vérité qui s’accommode des êtres humains est permise par le monde des femmes, et en ceci, cette attitude protège l’humanité d’une pensée masculine toute puissante qui ne manquerait pas d’oublier les personnes pour imposer « sa vérité ». Si les femmes empêchent les progrès de l’esprit, elles empêchent surtout que ces progrès prennent des directions folles.

    Et c’est tellement vrai, logique, cohérent, que cela en devient presque politiquement indicible.

  2. Commentaire de Bonsignore:

    Merci pour cette analyse Leonidas, mon manque d’expérience sur le sujet m’avait fait vivre la lecture de cette oeuvre comme un soulagement dû à la différence de ton entre l’auteur et notre société contemporaine féminisée.

    Cependant, ce soulagement s’accompagnait d’un certain trouble quant à certaines de ses assertions que je trouvais découler de raccourcis dialectiques pressés voire hasardeux.

    Toujours est-il que l’oeuvre mérite d’être lue et que l’auteur, s’il avait pris le temps de vieillir, aurait pu léguer à l’humanité plus riche héritage. Il aurait fallu qu’il se penche sur le catholicisme.

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