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Antiféminisme Aimeles

Otto Weininger, le christianisme cathare gay

Publié le 28 juin 2016 par Léonidas Durandal à 16 h 19 min

loin d’être le cas. La pulsion homosexuelle ne peut donc se comprendre que dans un jeu à 4, comme pour un couple normal, mais jeu à 4 où l’identification homme-femme aurait été inversée pour un membre du couple, et déviée pour l’autre. L’homme féminin se penserait femme et dialoguerait intérieurement avec un homme en lui, tandis que l’homme homosexuel dit masculin d’Otto Weininger serait surtout un homme dont l’image de la femme aurait été perturbée. Après ce détour pour mieux comprendre la psyché homme-femme, revenons-en à notre tyran. La femme dite normale possède donc une identification de femme, et dialogue avec une image d’homme en elle. Mise en danger socialement, la femme va se référer à une image d’homme rassurante pour elle. Ce ne sera plus son père, son frère, ses mentors, mais le tyran. L’État peut chez la femme courcircuiter les rapports personnels. Cela se produit quand l’homme politique prend une position sociale qui domine celle du père. Dès cet instant, la femme n’accède pas à un statut supérieur comme le suppose Otto Weininger, mais dégringole au contraire dans l’échelle du logos. Le dialogue se fait par slogans, en écho à un homme féminisé qui ne pense plus les règles. Le totalitarisme parfois démocratique est alors d’essence matriarcal. Il englobe la société, ne veut plus penser ses règles, agit de manière immanente.

Car côté tyran ou soutien à la dictature, l’homme en question va idolâtrer sa part féminine en lui, souvent à cause de sa mère et/ou de l’absence de père, pour devenir cet homme qui ne pensera plus en terme de vérité, mais de pouvoir. Vous remarquerez combien nombre d’hommes politiques en démocratie sont d’ailleurs des enfants mal sevrés, toujours en recherche de reconnaissance. Cet homme politique décrit comme une prostituée au masculin par Otto Weininger, est surtout aliéné à sa mère. En tant de crise, la souffrance de sa mère et plus généralement des femmes qui l’entourent, va courcircuiter toute réflexion du pôle masculin en lui. L’image de sa mère et sa défense va s’imposer comme d’une évidence, à lui et à bon nombre de personnes qui se gargariseront d’être dans la vérité sans avoir à y réfléchir. Ceux-là sont de droite ou de gauche, indifféremment selon les époques, ils joueront sur les peurs de leurs électeurs, ou la peur de la peur, sans jamais envisager les problèmes qui se posent à nous collectivement, et de manière évidente. Dans ces moments d’émotion, les femmes porteront des caricatures d’hommes au pouvoir pour répondre à des angoisses qui les auront submergées. Bien d’autres mécanismes concourent à établir une dictature. Mais tel n’est pas mon propos ici. Je veux juste montrer l’intelligence collective dont savent faire preuve les femmes pour se protéger. Certes, les femmes ne seront jamais monades, des individualités pensantes de génie. Par contre, Otto Weininger a tort lorsqu’il les prive de tout génie social ou personnel. Au contraire, les femmes dans ce domaine sont bien supérieures aux hommes, pour le pire comme pour le meilleur. Responsabiliser une femme serait donc penser cette différence comme nos ancêtres le faisaient déjà, parfois de manière maladroite en se répartissant strictement les rôle familiaux et sociaux.

 

Penser la différence

Il faut bien comprendre que cette partition a de nombreux avantages et permet d’équilibrer les pouvoirs. Une mixité saine ne sera possible qu’au fur et à mesure que nous comprendrons les qualités et défauts de chacun. Dans notre monde du tout féminisation, nous en sommes bien loin. Et il faudra certainement repasser par une forme de séparation entre hommes et femmes, avant d’espérer retrouver des relations harmonieuses. Car la mixité n’est en soi ni bonne ni mauvaise. Mais la proximité gérée par les femmes est par contre une véritable arme de destruction sociale. Elle sépare hommes et femmes sur les plages quand ces dernières souffrent du manque de désir des hommes. Elle les réunit pour les exciter. Elle met filles et garçons sur les mêmes banc d’écoles pour profiter du savoir et de la science masculine, puis discrimine les garçons en appliquant des critères de sélection scolaires féminins. Elle ouvre l’entreprise aux femmes pour parasiter les secteurs performants, et ne laisse en ces lieux aux hommes que la portion congrue, une apparence de pouvoir bien vite subvertie. Ainsi ne faut-il pas combattre la bêtise chez les femmes, mais cette mauvaise utilisation de leur intelligence collective et personnelle qui pourrit les relations sociales et qui peut détruire n’importe quel homme.

En les ramenant à des bécasses, Otto Weininger a “>

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6 Commentaires

  1. Commentaire de julien le jacobite:

    Le passage, en page 4, sur les « Aspects politiques chez la femme », mérite d’être lu par tous.

    Ces deux mondes sont tout autant complémentaires l’un que l’autre, mais ils régissent le monde en usant de règles bien différentes. Dans le monde des idées dévoué au logos, masculin, la logique, l’excellence, la cohérence et la raison y sont maîtres. La science et la volonté de clarification y sont reines. Dans le monde des sentiments, plutôt féminin, le rapport de force, l’apparence, le respect, les rapports sociaux dominent. L’affect y est une arme, l’attitude une vérité. Bien entendu, ces deux mondes ne cessent de s’entrechoquer, et de se nourrir l’une de l’autre.

    Dès lors la vérité peut avoir tendance à être sacrifiée sur l’autel de la conservation. Cependant, il est à penser que bien des hérésies ont été empêchées par ce mécanisme. Seule la vérité qui s’accommode des êtres humains est permise par le monde des femmes, et en ceci, cette attitude protège l’humanité d’une pensée masculine toute puissante qui ne manquerait pas d’oublier les personnes pour imposer « sa vérité ». Si les femmes empêchent les progrès de l’esprit, elles empêchent surtout que ces progrès prennent des directions folles.

    Et c’est tellement vrai, logique, cohérent, que cela en devient presque politiquement indicible.

  2. Commentaire de Bonsignore:

    Merci pour cette analyse Leonidas, mon manque d’expérience sur le sujet m’avait fait vivre la lecture de cette oeuvre comme un soulagement dû à la différence de ton entre l’auteur et notre société contemporaine féminisée.

    Cependant, ce soulagement s’accompagnait d’un certain trouble quant à certaines de ses assertions que je trouvais découler de raccourcis dialectiques pressés voire hasardeux.

    Toujours est-il que l’oeuvre mérite d’être lue et que l’auteur, s’il avait pris le temps de vieillir, aurait pu léguer à l’humanité plus riche héritage. Il aurait fallu qu’il se penche sur le catholicisme.

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