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Antiféminisme Aimeles

Otto Weininger, le christianisme cathare gay

Publié le 28 juin 2016 par Léonidas Durandal à 16 h 19 min

ne jamais penser leurs limites, d’être toujours dans l’absolu en quelque sorte, ni morales, ni immorales, mais amorales.

« La femme, elle, n’a pas de rapport à l’idée, elle ne l’affirme ni ne la nie : elle n’est ni morale ni antimorale, elle n’a pas de signe au sens mathématique, pas de direction, n’est ni bonne ni mauvaise, ni ange ni démon, elle n’est pas égoïste non plus (car elle pourrait alors être tenue pour altruiste aussi), elle est simplement amorale et alogique. Or tout être est à la fois être moral et être logique. Ainsi la femme est-elle DÉPOURVUE d’être. » P50 (VF de l’internet)

Pourtant combien de femmes, si elles ne pensent pas ces limites, les ressentent au plus profond d’elles-mêmes à travers une angoisse existentielle forte qui les ramène aux hommes. Si la femme est à ce point perdue, la raison en est qu’elle cherche. Tout comme les hommes, les femmes buttent sur les principes de l’existence. Elles n’échappent pas à la vérité. Seulement, tandis que les hommes affrontent une vérité scientifique, les femmes affrontent des vérités personnelles. Les premières nécessitent clarification tandis que les secondes demandent une forme de « Henids » comme l’appelle Otto Weininger, d’activité floue et englobante.

« Cette opposition homme (forme) – femme (matière) se retrouve sur le plan psychique : d’un côté, les contenus articulés, de l’autre, un flot de représentations vagues. » P57 (VF de l’internet)

Dommage que notre auteur en arrive à dénigrer ce qui nous vient des femmes, signe d’un complexe fait de domination/soumission qui entre en résonance avec chacun de nos manques personnels et incompréhensions.

La femme règne par le contact, la proximité dans l’intimité. L’homme par la pensée distante dans le cadre social. Les uns ne sont pas supérieurs aux autres. Ils sont différents, leurs mérites sont égaux et différents. Plus que de se singer comme le propose Otto Weininger, ils doivent cultiver leurs différences et appréhender celle de l’autre. En somme, la conservation importe autant que le changement. Ces deux principes s’incarnent chez les hommes et les femmes. L’homme est changement dans le monde et conservation dans l’intimité. La femme est changement dans l’intimité et conservation dans le monde. La rencontre amoureuse de ces deux entités permet la perpétuation de l’espèce humaine.

 

La fin des temps

Telle est d’ailleurs la raison pour laquelle Otto Weininger en aboutit à l’idée du célibat, et de l’extinction de l’espèce humaine de son propre chef comme vérité eschatologique. Il ne croit pas/plus en l’amour. Sa pensée entièrement masculine s’est desséchée comme fleur dans le désert. Elle est l’antithèse de toutes ces pensées féministes qui jargonnent sans jamais ne rien dire, toutes les deux aussi stériles l’une que l’autre. Si notre monde indifférencié actuel possède une vertu, c’est de nous faire redécouvrir l’impérative nécessité de la différence amoureuse. Les défauts féminins qu’Otto Weininger pointe du doigt existent bien. Cela ne veut pas dire pour autant que les femmes n’aient pas de qualité, ni les hommes des défauts. L’homme ne tend pas forcément vers le bien comme il le suggère, « bien » qu’il confond avec le génie dont il donne une définition masculine. L’homme naît avec la marque du péché originel sur lui, tout comme la femme. Et si cette dernière est une occasion de chute pour lui, la faiblesse de l’homme envers la femme n’en est pas moins coupable. L’une tend la pomme, l’autre la croque. Le serpent rigole des deux.

Dans cette relation à la morale, l’homme se sent toujours directement coupable de son rapport à la femme. Il désire, elle s’adapte, et fait retomber sur lui le poids de son désir car il réfléchit en termes de logique. A l’homme de construire un monde cohérent qui donnerait un cadre ordonné aux sentiments.

En plus d’identifier la femme à la matière et l’homme à la forme donnée, Otto Weininger aurait dû compléter sa description en attribuant le fond à l’homme et la forme à la femme. Il aurait ainsi pu comprendre comment s’articule cette bête à deux dos et quatre jambes. La femme est bien matière, et l’homme donne souvent forme à cette matière. Mais le fond de l’homme a besoin de la matière pour se comprendre, et la forme de la femme, sa beauté intrinsèque, a besoin du désir de modelage de l’homme pour s’épanouir.

« Pour s’arranger elle-même sinon avec science, du moins avec goût, la femme a besoin de l’aide de l’homme. » (P19 Vf de l’internet)

Quelle importance dès lors que le corps nu de la femme soit « objectivement » beau ou “>

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6 Commentaires

  1. Ping de julien le jacobite:

    Le passage, en page 4, sur les « Aspects politiques chez la femme », mérite d’être lu par tous.

    Ces deux mondes sont tout autant complémentaires l’un que l’autre, mais ils régissent le monde en usant de règles bien différentes. Dans le monde des idées dévoué au logos, masculin, la logique, l’excellence, la cohérence et la raison y sont maîtres. La science et la volonté de clarification y sont reines. Dans le monde des sentiments, plutôt féminin, le rapport de force, l’apparence, le respect, les rapports sociaux dominent. L’affect y est une arme, l’attitude une vérité. Bien entendu, ces deux mondes ne cessent de s’entrechoquer, et de se nourrir l’une de l’autre.

    Dès lors la vérité peut avoir tendance à être sacrifiée sur l’autel de la conservation. Cependant, il est à penser que bien des hérésies ont été empêchées par ce mécanisme. Seule la vérité qui s’accommode des êtres humains est permise par le monde des femmes, et en ceci, cette attitude protège l’humanité d’une pensée masculine toute puissante qui ne manquerait pas d’oublier les personnes pour imposer « sa vérité ». Si les femmes empêchent les progrès de l’esprit, elles empêchent surtout que ces progrès prennent des directions folles.

    Et c’est tellement vrai, logique, cohérent, que cela en devient presque politiquement indicible.

  2. Ping de Bonsignore:

    Merci pour cette analyse Leonidas, mon manque d’expérience sur le sujet m’avait fait vivre la lecture de cette oeuvre comme un soulagement dû à la différence de ton entre l’auteur et notre société contemporaine féminisée.

    Cependant, ce soulagement s’accompagnait d’un certain trouble quant à certaines de ses assertions que je trouvais découler de raccourcis dialectiques pressés voire hasardeux.

    Toujours est-il que l’oeuvre mérite d’être lue et que l’auteur, s’il avait pris le temps de vieillir, aurait pu léguer à l’humanité plus riche héritage. Il aurait fallu qu’il se penche sur le catholicisme.

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