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Antiféminisme Aimeles

Otto Weininger, le christianisme cathare gay

Publié le 28 juin 2016 par Léonidas Durandal à 16 h 19 min

laid comme le défend Otto Weininger.

« …l’homme qui aime tombe de haut et est même effrayé lorsqu’il a la révélation que si la femme est belle, elle n’est pas pour autant morale, qu’il accuse la nature de mensonge d’avoir mis “dans un corps si beau tant d’abjection” », (p11VF de l’internet)

En accueillant les fantasmes de l’homme, la femme devient belle, et l’est réellement. Il n’y a pas d’objectivité à cela, sauf à vouloir relativiser toute beauté dans la nature. Car à ce compte là, pourquoi une fleur serait belle, ou un paysage de montagne, ou une rivière au soleil entourée de bois… nous pourrions tous les passer au crible de notre relativisme et ne plus rien apprécier de la vie, et nous tuer comme Otto Weininger l’a fait ? Ou encore de dire que le phallus de l’homme est la chose la plus ridicule qui lui appartienne, comme s’il devait refuser de se perdre de désir pour une femme. En effet, au moment du coït, l’homme est esclave. Il fait don de son énergie à la femme, qui jouit d’être parvenue à ses fins. Il ne se contrôle plus.

« L’homme a créé la femme et il la recrée continuellement tant qu’il est encore sexuel. Tout comme il donne à la femme la conscience, il lui donne aussi l’être. En ne renonçant pas au coït, il suscite la femme. La FEMME est LA FAUTE DE L’HOMME. » p62 (VF de l’internet)

Pire : vouloir le coït ce serait soumettre notre masculinité aux vues d’une femme :

« C’est à la femme que l’homme demande le critère de sa masculinité. Ainsi le nombre des “aventures”, des “liaisons” et des “filles” est-il devenu en fait la légitimation du mâle devant le mâle. Ou plutôt non : car on peut dire dès cet instant qu’il n’y a plus d’hommes. » p92 (VF de l’internet)

Le désir est dangereux. A cause de lui, nous nous mettons risquons la blessure. Cela ne veut pas dire qu’il faille arrêter de désirer pour ne plus souffrir. Cela ne veut pas dire non plus que les femmes ne soient pas, elles-aussi, sous l’emprise du désir des hommes. Encore une fois, il s’agit là d’envisager notre dépendance personnelle et notre interdépendance sociale de manière positive, ce que refuse Otto Weininger, tout comme l’ensemble des féministes. La vraie question ne devrait pas être celle de l’engagement, mais comment vivre cet engagement pour échapper au malheur. Je répondrais personnellement que Jésus nous permet de dépasser nos petites morts, et donc, d’avancer dans nos existences et d’accéder à une vie réelle. Même s’il ne devait s’agir que de nos corps, le contrôle est possible. Nous avons les moyens d’orienter notre nature. Encore faut-il le vouloir.

Apprendre à faire confiance, ne pas s’engager avec n’importe qui, reconnaître les qualités objectives d’une femme. Telles sont quelques uns des nombreux principes de vie pour un homme qui veut désirer sans se perdre dans son désir.

Si l’homme attache moins d’importance au sexe, et si effectivement la femme est tout sexe, tout coït, tout maquerellage, et cherche à acquérir du pouvoir sur l’homme par ce biais, cela ne veut pas dire là non plus que l’un soit supérieur à l’autre.

« Ce n’est que dès l’instant où l’homme devient SEXUEL qu’elle acquiert à la fois existence et signification : son existence est liée au phallus, et le phallus est PAR LÀ son seigneur et maître incontesté. » p61

Car quelle prétention de vouloir supprimer le sexe et la rencontre de l’humanité quand soi-même on est arrivé à la vie par ce moyen. Comme je l’ai écrit plus haut, le sexe peut regrouper/inclure des notions plus étendues d’amour, de respect, d’humanité s’il se conçoit de manière élevée. Une femme qui voudrait progresser devrait pouvoir envisager son tout sexuel de manière morale ; tout comme l’homme devrait savoir rentrer dans la matière à bonne fin, si j’ose m’exprimer ainsi, et abandonner intelligemment sa vie aventureuse pour l’une de celles-là.

Prenons l’exemple de la contraception. Sa maîtrise a permis aux femmes de répandre le coït dans les sociétés occidentales, et donc de gagner en pouvoir. Cependant, il y a eu un revers à cette « libération ». Non seulement, les femmes se sont intoxiquées physiquement mais elles se sont stérilisées de nombreuses autres façons. Quand les femmes auront pris conscience de ce genre d’auto-mutilation, il est à gager qu’elles reviendront sur leurs pratiques sexuelles, ou qu’elles deviendront minoritaires et que d’autres femmes leur imposeront des codes et une morale plus saines (certainement en provenance de l’Islam). Ainsi, elles “>

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6 Commentaires

  1. Ping de julien le jacobite:

    Le passage, en page 4, sur les « Aspects politiques chez la femme », mérite d’être lu par tous.

    Ces deux mondes sont tout autant complémentaires l’un que l’autre, mais ils régissent le monde en usant de règles bien différentes. Dans le monde des idées dévoué au logos, masculin, la logique, l’excellence, la cohérence et la raison y sont maîtres. La science et la volonté de clarification y sont reines. Dans le monde des sentiments, plutôt féminin, le rapport de force, l’apparence, le respect, les rapports sociaux dominent. L’affect y est une arme, l’attitude une vérité. Bien entendu, ces deux mondes ne cessent de s’entrechoquer, et de se nourrir l’une de l’autre.

    Dès lors la vérité peut avoir tendance à être sacrifiée sur l’autel de la conservation. Cependant, il est à penser que bien des hérésies ont été empêchées par ce mécanisme. Seule la vérité qui s’accommode des êtres humains est permise par le monde des femmes, et en ceci, cette attitude protège l’humanité d’une pensée masculine toute puissante qui ne manquerait pas d’oublier les personnes pour imposer « sa vérité ». Si les femmes empêchent les progrès de l’esprit, elles empêchent surtout que ces progrès prennent des directions folles.

    Et c’est tellement vrai, logique, cohérent, que cela en devient presque politiquement indicible.

  2. Ping de Bonsignore:

    Merci pour cette analyse Leonidas, mon manque d’expérience sur le sujet m’avait fait vivre la lecture de cette oeuvre comme un soulagement dû à la différence de ton entre l’auteur et notre société contemporaine féminisée.

    Cependant, ce soulagement s’accompagnait d’un certain trouble quant à certaines de ses assertions que je trouvais découler de raccourcis dialectiques pressés voire hasardeux.

    Toujours est-il que l’oeuvre mérite d’être lue et que l’auteur, s’il avait pris le temps de vieillir, aurait pu léguer à l’humanité plus riche héritage. Il aurait fallu qu’il se penche sur le catholicisme.

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