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Antiféminisme Aimeles

Otto Weininger, le christianisme cathare gay

Publié le 28 juin 2016 par Léonidas Durandal à 16 h 19 min

auront grandi en intelligence en matière sexuelle après nous avoir fait connaître une forme de régression. Car il n’y a d’avenir que dans l’intelligence, qu’elle soit sexuelle ou pas.

D’ailleurs les femmes exercent déjà une forme de science en matière de sexualité. Elles ne choisissent pas n’importe qui et se font coïter après sélection. Il n’est pas vrai de dire comme le suggère Otto Weininger que les femmes sont ouvertes à tout vent. Elles font seulement semblant de l’être pour attirer le mâle. En vérité, elles ont le choix et suivent des impératifs tout autant sociaux qu’individualistes. Car s’il y a bien un domaine où la femme pense à elle, c’est au moment du choix d’un partenaire. Le « henids », le nuage de l’être, n’exclue pas la sélection et l’intelligence sélective (une intelligence dont j’ai déjà parlé ici). La posture passive de la femme peut prêter à confusion. L’homme peut s’imaginer qu’elle n’est rien et ne choisit rien. C’est méconnaître la forme d’intelligence spécifiquement féminine, son art d’évaluer et de comprendre à travers le brouillard des sentiments, de manière très instinctive, d’effectuer un choix éclairé. Il me sera rétorqué qu’aujourd’hui, les femmes ne veulent plus choisir, et restent célibataires. Ou que d’autres se font engrosser par le premier venu. En fait, elles sont devenues d’autant plus dysfonctionnelles avec les hommes qu’elles n’en fréquentent plus de valeureux dans leur jeunesse, et qu’elles attendent tout d’un désir masculin qu’elles briment ou méconnaissent. Les femmes stériles disparaissent naturellement de la société pour son plus grand bonheur, emportant toutefois de nombreux hommes avec elles. Quant aux filles-mères à répétition, elles font s’effondrer la civilisation et permettent une perpétuation de l’espèce qui n’est que temporaire. Les femmes occidentales n’ont donc pas le choix si elles veulent survivre : elles devront opter pour l’intelligence sexuelle ou mourir et faire mourir la civilisation avec elles dans un retour tribal des plus affreux. Mais si ce retour se fait, il ne se fera pas sans hommes.

 

Discussion sur les faiblesses féminines

Il est vrai qu’une forme de mimétisme intellectuel n’est pas absent de la psyché féminine. Elles vont adopter toutes les vues du plus fort, que ce soit celles de leur homme, de leur père ou de la société, selon l’époque de leur vie, selon les époques.

« Le penser et l’agir de la femme sont un penser et un agir d’emprunt, la femme ne parvenant jamais à se faire par elle-même une opinion des choses, ni à abandonner de son plein gré une opinion qu’on lui a mise en tête (en quoi elle montre que loin qu’elle domine sa pensée, c’est sa pensée qui la domine), mais acceptant constamment et avec enthousiasme celle qu’on lui impose et à laquelle elle pourra se raccrocher. C’est bien pourquoi les femmes tolèrent si peu tout ce qui va contre les conventions et les usages, quels qu’ils soient. » (P29 VF de l’internet)

Si l’homme renonce à vouloir les convaincre, et il le doit, il risque de tomber dans le mépris. Pour ne pas ce faire, il doit envisager de manière positive ce pouvoir féminin de sélection des prétendants mais aussi l’existence d’un phénomène psychique symétrique au mimétisme intellectuel de la femme : la perméabilité sentimentale des hommes dans l’intimité. Ils ne formeront plus qu’un comme nous dit la Bible. Cette intimité et l’échange intellectuel/sentimental qui s’en suit, échappent absolument à notre écrivain qui ne voit qu’abaissement en lieu et place de la présence d’un dialogue fécond qui fonde la moralité du couple. Oui, une femme qui voudrait penser le monde par elle-même n’aurait l’air que d’une bécasse à côté de son mari. Un mari qui voudrait contrôler les affects de son couple n’aurait l’air que d’un handicapé. Voilà pourquoi il est préférable que les « femmes tolèrent les conventions et les usages » tandis qu’il est nécessaire que les maris rentrent le soir se coucher gentiment auprès de bobonne, le monde ne s’en portant que mieux. Car imaginez qu’une femme à la vue personnelle veuille gérer la collectivité ou qu’un mari manquant de subtilité dans ses sentiments veuille accorder les uns et les autres dans sa famille. Ce serait la guerre dans la société et la guerre dans les couples. Voilà qui ressemble justement à notre modernité qui cultive chez les hommes et chez les femmes cette folle utopie de l’indistinction.

Ce monde des sentiments est si étranger à Otto Weininger qu’il accuse les femmes de double langage quand elles disent rarement ce qu’elles pensent et défendent toujours ce qu’il faudrait “>

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6 Commentaires

  1. Ping de julien le jacobite:

    Le passage, en page 4, sur les « Aspects politiques chez la femme », mérite d’être lu par tous.

    Ces deux mondes sont tout autant complémentaires l’un que l’autre, mais ils régissent le monde en usant de règles bien différentes. Dans le monde des idées dévoué au logos, masculin, la logique, l’excellence, la cohérence et la raison y sont maîtres. La science et la volonté de clarification y sont reines. Dans le monde des sentiments, plutôt féminin, le rapport de force, l’apparence, le respect, les rapports sociaux dominent. L’affect y est une arme, l’attitude une vérité. Bien entendu, ces deux mondes ne cessent de s’entrechoquer, et de se nourrir l’une de l’autre.

    Dès lors la vérité peut avoir tendance à être sacrifiée sur l’autel de la conservation. Cependant, il est à penser que bien des hérésies ont été empêchées par ce mécanisme. Seule la vérité qui s’accommode des êtres humains est permise par le monde des femmes, et en ceci, cette attitude protège l’humanité d’une pensée masculine toute puissante qui ne manquerait pas d’oublier les personnes pour imposer « sa vérité ». Si les femmes empêchent les progrès de l’esprit, elles empêchent surtout que ces progrès prennent des directions folles.

    Et c’est tellement vrai, logique, cohérent, que cela en devient presque politiquement indicible.

  2. Ping de Bonsignore:

    Merci pour cette analyse Leonidas, mon manque d’expérience sur le sujet m’avait fait vivre la lecture de cette oeuvre comme un soulagement dû à la différence de ton entre l’auteur et notre société contemporaine féminisée.

    Cependant, ce soulagement s’accompagnait d’un certain trouble quant à certaines de ses assertions que je trouvais découler de raccourcis dialectiques pressés voire hasardeux.

    Toujours est-il que l’oeuvre mérite d’être lue et que l’auteur, s’il avait pris le temps de vieillir, aurait pu léguer à l’humanité plus riche héritage. Il aurait fallu qu’il se penche sur le catholicisme.

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