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Patrimoine : les femmes avantagées par rapport aux hommes

Publié le 22 décembre 2014 par Léonidas Durandal à 16 h 39 min

A revenus égaux, à emploi identique, ou diplôme égal, le patrimoine des femmes serait largement supérieur à celui des hommes, de l’ordre de 15 % en moyenne. C’est en tout cas les conclusions d’une étude de l’Insee parue en décembre (tableau 4a et 4b de l’étude 1).

Pour arriver à leurs conclusions, les scientifiques sont partis d’une équation comptable de ce type :

W t+1=(1+r) (Wt + At + Yt – Ct)
avec r : rendement de l’année t. W : stock de patrimoine. A : successions transferts de richesse. Y : revenu de l’année et C : consommation de l’année.

L’équation se lit ainsi :

En l’année t+1, l’accumulation de patrimoine est constituée des transferts de patrimoine et de la différence entre revenus gagnés et consommés, le tout multiplié par la valorisation de ce patrimoine.

Or, en utilisant cette équation, les auteurs de l’étude auraient dû arriver à identifier les différences entre hommes et femmes de manière stricte. Cela n’a pas été le cas. Le patrimoine des femmes s’est révélé certes inférieur à celui des hommes, mais bien moins qu’il n’aurait dû l’être à revenus, diplôme et métier équivalent. En somme, les femmes travaillent moins que les hommes, ont des métiers moins rémunérés, mais se retrouvent proportionnellement avec plus de patrimoine. On pourrait donc en arriver à la conclusion que les femmes sont favorisées par la société française, ou que les hommes sont discriminés.

Nos journalistes, notamment du Figaro, en sont arrivés à la conclusion exactement inverse (2). Ils pensent certainement que leur lectorat est trop bête pour comprendre, et qu’il faut lui donner des chiffres bruts tout en l’abreuvant de pensée commune pour le satisfaire. C’est dommage.

Pour aller encore plus loin, je propose donc à ceux qui seraient curieux de creuser la question de regarder les aspects faux de l’étude. Je veux ainsi montrer quels points pourraient être creusés pour obtenir des chiffres réels, qui ne manqueraient pas de faire apparaître, je n’en doute pas, une domination conséquente des femmes en termes patrimoniaux dans notre société, même en valeur brute.

 

Les défauts de l’étude.

D’abord, il faut souligner que les chiffres bruts ne sont pas disponibles car l’Insee s’amuse à les réserver aux « chercheurs officiels » dans le cadre d’une demande motivée. Ce genre de pratique issue d’un autre âge, permet de contrôler l’information et d’éviter que le microcosme universitaire et des professionnels de la statistique ne soit remis en cause, et n’ait à se justifier. Il y aurait pourtant du travail à faire en ce moment étant donné le niveau général de la recherche en France. En l’absence de chiffres bruts, je n’ai donc pu effectuer mes observations que sur les informations qui nous avaient été transmises par les chercheurs qui ont pu y avoir accès pour leur étude sur les différences hommes-femmes. Celles-ci révèlent déjà pas mal d’incohérences de l’enquête de base. Et la première de celle-ci :

Demander aux Français combien d’argent ils possèdent dans une société où l’argent est tabou…

Avec ce genre de méthodologie, les résultats de l’enquête devraient se révéler particulièrement faux. Et c’est bien le cas.

Grâce au tableau de l’Insee et aux calculs effectués ici, on peut arriver au chiffre de 43 843 000 d’hommes et de femmes dans les ménages en France en 2010. Avec un patrimoine français évalué à 10,203 milliards, on en arrive donc à une moyenne de 232 718 euros par homme ou femme dans les ménages français. Or selon les chiffres de l’enquête de l’Insee, les hommes déclareraient en 2010 un patrimoine moyen de 120 141 euros et les femmes, de 107 595 euros. Même si l’Insee avait attribué un patrimoine aux enfants mâles et femelles, manière de procéder qui serait complètement absurde pour calculer les différences de patrimoine hommes-femmes, même en réintégrant le patrimoine professionnel, il est clair que le fossé resterait abyssal.

L’étude ne peut être considérée comme significative. On pourrait peut-être imaginer qu’hommes et femmes évaluent mal leur patrimoine, exactement de la même manière et que les différences entre eux pourraient être significatives dans cette étude. Or, tout comme on sait par exemple que les femmes répondent moins en matière de relations sexuelles que les hommes, tout comme il apparaît qu’elles ont une aversion pour le risque supérieure aux hommes selon de nombreuses études citées en référence de cette enquête patrimoine, et que cela doit influencer leur manière de répondre etc etc… il est à penser qu’elles ont masqué une partie de leurs réponses. Or cet effet n’est pas étudié. Tout comme, n’y sont pas « >

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12 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Ménages : 8% des hommes font les courses », Tous les budgets.com du ???

    Les auteurs de l’article voient comme une oppression d’avoir le pouvoir de dépenser l’argent du couple…

    • Commentaire de kasimar:

      Oui la propagande occidentale est en plein régime depuis quelques années, c’en devient révoltant. Pour ce qui est des courses, je les fait une fois par semaine, même lorsque j’étais marié, faut bien se nourrir .

  2. Commentaire de Durandal Léonidas:

    « Les femmes sont-elles vraiment nulles en argent ? » Figaro Madame du 03/01/2015, Lucile Quillet.

    Extrait : Aujourd’hui, les familles monoparentales et les divorces sont plus nombreux… Les femmes doivent mener leur barque seule plus fréquemment qu’avant… Ne sont-elles pas plus autonomes tout de même ?
    Réponse de l’auteur du livre :
    Oui mais elles ont encore des progrès à faire sur leur légitimité. À cause de ces tabous et clichés de la femme calculatrice et vénale, elles s’autocensurent. La preuve : les femmes ont du mal à demander une augmentation !

    Ont-elles encore des progrès à faire en termes de divorce ? J’en doute.
    Quant à cette façon de se plaindre d’une stratégie sécuritaire qui leur a apporté un surcroît de patrimoine ces dernières années et qui les protège plus du chômage que les hommes en tant de crise, encore une fois, la plainte féministe est complètement déplacée.

  3. Commentaire de alexandre:

    « A l’abris des risques » car la fonction de maternage implique de la sécurité. Les femmes aux prises aux rudesses de la vie professionnelle développent plus de testosterone, jusqu’à parfois ne plus avoir leurs règles car leur organisme est toujours en alerte, incapable de préparer la nidification…Il ne s’agit pas de dire que dans les sociétés traditionnelles elles se la coulaient douces, juste qu’elles avaient des vies loin du stress fortement occidatif de la vie active, ce qui était bon pour le renouvellement des générations.

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      Disons plutôt qu’il y a un stress que nous aimons en tant qu’hommes, s’il s’agit de travail salarié, d’objectifs, de rendement, tandis qu’il y en a un qui nous convient moins : celui des pressions psychologiques et personnelles. Je pense que c’est l’inverse pour les femmes.

    • Commentaire de kasimar:

      Pour le stress comme je vous l’ai déjà dit précédemment, je suis amplement de votre avis.
      En revanche, pour les femmes qui développent de la testostérone en activité. Hum bof, j’ai envie de dire ça dépend de l’activité. Il peut par exemple s’agir d’une activité commerciale ou autre activité bureaucratique, ne nécessitant pas forcément de force physique. Il y a évidemment un stress énorme, mais les femmes qui travaillent dans les milieux commerciaux, ne développent pas forcément de la testostérone, au contraire, ce sont dans ces milieux que les femmes semblent encore pleine d’oestrogène.
      En revanche, les milieux intellectuels, comme par exemple l’ingénierie, les femmes ont tendance à cause d’un certain impératif de production, développer de la testostérone. Du moins en apparence.
      Je ne sais pas moi-même si je suis plus proche de la vérité, vous avez sans doute raison, mais pour moi, celà reste hypotétique.

      • Commentaire de alexandre:

        Vous avez raison, ce processus varie en fonction du domaine d’activité mais pour être plus précis c’est le fait de ne pas savoir de quoi demain sera fait et donc l’absence de sécurité qui me semble le plus problématique. Le monde du travail c’est le monde de l’instabilité, de la remise en question, de la compétition, tout autant de freins à cette aspiration légitime des femmes d’avoir des enfants. Ne pouvant plus en avoir, celles qui ont cédées aux sirènes du capitalisme en deviennent de parfaits soldats: avidité, consumérisme etc…Quant à celles qui peuvent encore en avoir l’enfant devient alors, souvent, une manne comme une autre et c’est souvent le géniteur qui en fait malheureusement les frais. Et nous rejoignons l’analyse de Durandal sur cette détention de capital supérieure…

        • Commentaire de kasimar:

          Pour ce qui est de la peur du lendemain ce n’est pas moi qui vais vous contredire, car en sentant constamment cette épée de Damoclès au dessus de ma tête, tôt ou tard je ne vais pas y couper malheureusement.
          Le monde du travail est le parfait archétype de cette société tant divisée et individualiste.

  4. Commentaire de alexandre:

    Bon décorticage de la manipulation autour du patrimoine qui rejoint l’analyse que vous aviez faite sur les salaires. Néanmoins les approches quantitatives, dans un sens( la propagande féministe) ou dans un autre(la ré-information critique) ne sont qu’un écran de fumée qui ne sert qu’à cacher l’insondable misère morale de nos sociétés contemporaines hommes et femmes confondus…En outre pourquoi les femmes vivent plus longtemps? je me risque à penser qu’elles ont (avaient) des vies plus simples, à l’abris des risques, protégées par leur hommes qui étaient en première ligne. L’égalité sera atteinte quand la pyramide des ages s’equilibrera. Elles vont tout perdre à vouloir gagner sur tous les plans.
    https://www.youtube.com/watch?v=-U38LDYKsDA

    • Commentaire de kasimar:

      Honnêtement j’évite personnellement de me prononcer sur la raison de la longévité des femmes par rapport aux hommes, tant que je n’aurais pas une étude scientifique crédible. Oui je sais c’est votre opinion, mais je ne veux surtout pas paraître caricatural par rapport aux tiers.
      Pour la longévité je ne crois pas que le fait que les femmes soient restées au foyer « sagement » en soit la raison. En revanche il existe des liens il me semble sur ce même site, si je m’abuse qui démontre que les femmes qui travaillaient de nuit tendaient à développer un cancer du sein.
      Pour l’état psychologique des femmes, les cadres souffriraient de dépression. Pareil il doit y avoir des liens. Désolé trop la flemme de chercher 🙂

      • Commentaire de Ju:

        Les femmes sont bien souvent vaniteuses et prennent donc plus soin d’elles-mêmes et  de leur c…orps. Leur seul argument valable avec leur mauvaise foi. Armé d’une petite salade assaisonnée de mauvaise foi, le monde et la jeunesse vous appartiennent.

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