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Patrimoine : les femmes avantagées par rapport aux hommes

Publié le 22 décembre 2014 par Léonidas Durandal à 16 h 39 min

s’observent plutôt entre couples et individus isolés et qu’entre hommes et femmes !

La plupart des articles étudient les inégalités de richesse entre les sexes en comparant les ménages isolés et les couples. Schmidt et Sevak (2006), sur données américaines (Panel Study of Income Dynamics, PSID), observent ainsi que la richesse nette moyenne des couples est plus de deux fois supérieure à celle des isolés, hommes ou femmes. P4

Or le couple est composé de plus d’enfants. On peut donc considérer que l’état de couple génère un patrimoine véritablement supérieur par adulte à celui d’individu isolé. Cependant une autre constatation est faite par les auteurs : le patrimoine des femmes isolées est dans ce cas inférieur à celui des hommes isolés. Les hommes sont donc plus indépendants financièrement en moyenne que les femmes, moins dépensiers ou gagnant plus d’argent. La « valeur » d’une femme se révèle donc en couple où elle permet à l’homme de conserver son niveau de patrimoine tout en lui/se procurant une descendance. C’est le schéma traditionnel classique auquel personne, même dans notre société dite moderne a su échapper jusque là. D’ailleurs les mères isolées sont les plus pauvres en patrimoine. La société du divorce peut donc être véritablement considérée comme une attaque financière frontale envers les femmes,

Fremeaux et Leturcq (2013) observent ainsi, depuis la fin des années 1980, un recul de la mise en commun des biens du ménage au profit d’une individualisation croissante causée par le recul du mariage et le recours accru au régime de la séparation de biens parmi les mariés. P2

mais attaque décidée par les femmes mêmes, qui dans notre société riche, avec moins de patrimoine, peuvent réussir à vivre correctement. Les femmes utilisent donc le divorce ou refusent de se marier alors que cela les rend moins riches, ou plus pauvres. Il serait intéressant d’étudier leurs raisons, en imaginant bien entendu qu’elles le savent avant d’agir, et je leur ferais personnellement confiance là-dessus.

 

Pour tenter d’avancer un début d’explication, il est à souligner qu’elles veulent atteindre un idéal de perfection qui semble inatteignable, et que ce désir est la source même de leur choix de changement. Je m’explique, on peut distinguer deux motivations différentes chez des femmes qui divorcent ou qui refusent de se marier et qui fondent pourtant famille : celles qui sont animées par un idéal sexuel et individualiste. Et les autres qui déplorent de n’avoir pu construire un idéal de couple comme elles l’imaginaient. Les premières divorcent ou ne se marient pas pour satisfaire objectivement leurs envies. Les secondes parce qu’elles voudraient vivre pour un autre de manière pleine. Dans ce jeu, les montures hommes semblent s’échanger au gré des lubies de ces dames, ce qui ne pousse pas ces premiers à adopter des comportements fidèles, mais au contraire, à devenir de plus en plus séducteurs et à participer donc à des unions de plus en plus instables. La perte de repère de vie en couple, et l’abandon des efforts nécessaires à son accomplissement (tout n’est qu’efforts dans le couple) risque de se payer quand la société deviendra moins riche. Il est alors à penser que les femmes se remettront avec des hommes pour qui elles auront le plus grand mépris et que la situation se dégradera brutalement entre hommes et femmes, sans parler des familles pauvres dont le nombre devrait exploser. En attendant, on peut déjà faire ce constat objectif : l’état marital favorise patrimonialement hommes et femmes, il permet à la société de se perpétuer, et pourtant, cela n’empêche pas les femmes de vouloir divorcer. Les femmes semblent moins soumises/attachées aux questions financières et elles ont les moyens de vivre leur indépendance dans notre société moderne, même si c’est dans une relative pauvreté par rapport aux hommes. La conception du pouvoir chez les femmes ne peut donc se définir stricto sensus en des termes matériels comme évoqué plus haut.

 

La part des anges de l’étude.

Tout mes observations sur l’insuffisance de ce modèle sont d’ailleurs corrélées par un constat des auteurs eux-mêmes. En dehors du revenu, de la carrière ou autre, une part inexpliquée de patrimoine en plus se retrouve dans la poche des femmes, différence qui si elle devait être traduite de manière morale pourrait signifier une préférence pour les femmes ou une domination de leur part, ou encore une forme de misandrie envers les hommes.

Le patrimoine des hommes calculé avec les caractéristiques sur le marché du travail des femmes serait ainsi très « >

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13 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Réforme des retraites : les femmes, gagnantes ou sacrifiées?" L'Obs du 10/12/2019.

    S'il y a la moindre once de justice dans cette réforme des retraites, les femmes devraient être largement perdantes. Mais déjà nos gouvernements socialistes, trop soucieux de protéger leur électorat parlent de points solidarité pour celles-ci…

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Ménages : 8% des hommes font les courses », Tous les budgets.com du ???

    Les auteurs de l’article voient comme une oppression d’avoir le pouvoir de dépenser l’argent du couple…

  3. Ping de Durandal Léonidas:

    « Les femmes sont-elles vraiment nulles en argent ? » Figaro Madame du 03/01/2015, Lucile Quillet.

    Extrait : Aujourd’hui, les familles monoparentales et les divorces sont plus nombreux… Les femmes doivent mener leur barque seule plus fréquemment qu’avant… Ne sont-elles pas plus autonomes tout de même ?
    Réponse de l’auteur du livre :
    Oui mais elles ont encore des progrès à faire sur leur légitimité. À cause de ces tabous et clichés de la femme calculatrice et vénale, elles s’autocensurent. La preuve : les femmes ont du mal à demander une augmentation !

    Ont-elles encore des progrès à faire en termes de divorce ? J’en doute.
    Quant à cette façon de se plaindre d’une stratégie sécuritaire qui leur a apporté un surcroît de patrimoine ces dernières années et qui les protège plus du chômage que les hommes en tant de crise, encore une fois, la plainte féministe est complètement déplacée.

  4. Ping de alexandre:

    « A l’abris des risques » car la fonction de maternage implique de la sécurité. Les femmes aux prises aux rudesses de la vie professionnelle développent plus de testosterone, jusqu’à parfois ne plus avoir leurs règles car leur organisme est toujours en alerte, incapable de préparer la nidification…Il ne s’agit pas de dire que dans les sociétés traditionnelles elles se la coulaient douces, juste qu’elles avaient des vies loin du stress fortement occidatif de la vie active, ce qui était bon pour le renouvellement des générations.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Disons plutôt qu’il y a un stress que nous aimons en tant qu’hommes, s’il s’agit de travail salarié, d’objectifs, de rendement, tandis qu’il y en a un qui nous convient moins : celui des pressions psychologiques et personnelles. Je pense que c’est l’inverse pour les femmes.

    • Ping de kasimar:

      Pour le stress comme je vous l’ai déjà dit précédemment, je suis amplement de votre avis.
      En revanche, pour les femmes qui développent de la testostérone en activité. Hum bof, j’ai envie de dire ça dépend de l’activité. Il peut par exemple s’agir d’une activité commerciale ou autre activité bureaucratique, ne nécessitant pas forcément de force physique. Il y a évidemment un stress énorme, mais les femmes qui travaillent dans les milieux commerciaux, ne développent pas forcément de la testostérone, au contraire, ce sont dans ces milieux que les femmes semblent encore pleine d’oestrogène.
      En revanche, les milieux intellectuels, comme par exemple l’ingénierie, les femmes ont tendance à cause d’un certain impératif de production, développer de la testostérone. Du moins en apparence.
      Je ne sais pas moi-même si je suis plus proche de la vérité, vous avez sans doute raison, mais pour moi, celà reste hypotétique.

      • Ping de alexandre:

        Vous avez raison, ce processus varie en fonction du domaine d’activité mais pour être plus précis c’est le fait de ne pas savoir de quoi demain sera fait et donc l’absence de sécurité qui me semble le plus problématique. Le monde du travail c’est le monde de l’instabilité, de la remise en question, de la compétition, tout autant de freins à cette aspiration légitime des femmes d’avoir des enfants. Ne pouvant plus en avoir, celles qui ont cédées aux sirènes du capitalisme en deviennent de parfaits soldats: avidité, consumérisme etc…Quant à celles qui peuvent encore en avoir l’enfant devient alors, souvent, une manne comme une autre et c’est souvent le géniteur qui en fait malheureusement les frais. Et nous rejoignons l’analyse de Durandal sur cette détention de capital supérieure…

        • Ping de kasimar:

          Pour ce qui est de la peur du lendemain ce n’est pas moi qui vais vous contredire, car en sentant constamment cette épée de Damoclès au dessus de ma tête, tôt ou tard je ne vais pas y couper malheureusement.
          Le monde du travail est le parfait archétype de cette société tant divisée et individualiste.

  5. Ping de alexandre:

    Bon décorticage de la manipulation autour du patrimoine qui rejoint l’analyse que vous aviez faite sur les salaires. Néanmoins les approches quantitatives, dans un sens( la propagande féministe) ou dans un autre(la ré-information critique) ne sont qu’un écran de fumée qui ne sert qu’à cacher l’insondable misère morale de nos sociétés contemporaines hommes et femmes confondus…En outre pourquoi les femmes vivent plus longtemps? je me risque à penser qu’elles ont (avaient) des vies plus simples, à l’abris des risques, protégées par leur hommes qui étaient en première ligne. L’égalité sera atteinte quand la pyramide des ages s’equilibrera. Elles vont tout perdre à vouloir gagner sur tous les plans.

    • Ping de kasimar:

      Honnêtement j’évite personnellement de me prononcer sur la raison de la longévité des femmes par rapport aux hommes, tant que je n’aurais pas une étude scientifique crédible. Oui je sais c’est votre opinion, mais je ne veux surtout pas paraître caricatural par rapport aux tiers.
      Pour la longévité je ne crois pas que le fait que les femmes soient restées au foyer « sagement » en soit la raison. En revanche il existe des liens il me semble sur ce même site, si je m’abuse qui démontre que les femmes qui travaillaient de nuit tendaient à développer un cancer du sein.
      Pour l’état psychologique des femmes, les cadres souffriraient de dépression. Pareil il doit y avoir des liens. Désolé trop la flemme de chercher 🙂

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