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Peut-on forcer un homme à être père ?

Publié le 27 décembre 2013 par Léonidas Durandal à 17 h 32 min

C’est beau la liberté de divorcer. C’est un droit des individus. C’est moderne.
En fait, rien de moderne à tout cela. L’institution du mariage telle que nous l’imaginons, est une pure construction catholique qui n’a jamais existé auparavant sous cette forme. C’était une avancée formidable dans les relations hommes femmes. Le mariage catholique protégeait les femmes, et donnait une place aux hommes dans la famille, une place sûre et certaine pour tous les deux et ceci, chose inconcevable auparavant, selon la volonté libre des deux époux. Les révolutionnaires ont voulu s’attaquer au mariage, ils ont semé la confusion, si bien que Napoléon a dû rétablir son indissolubilité. C’était sans compter sur certaines loges de Francs-maçons qui n’avaient pas renoncé à leur idée du progrès et qui ont fini par nous l’imposer, progressivement, et pour notre plus grand malheur, malgré les nombreux avertissements lancés par les institutions religieuses de notre pays. Depuis que nous avons de nouveau le choix de briser nos engagements, tout est devenu aléatoire. Et le miroir aux alouettes d’une liberté qui n’était qu’un laisser-aller, est en train de révéler sa vraie nature. L’arbre donne de mauvais fruits. Depuis qu’elle s’est généralisée, la régression se constate toujours plus tant elle fait de mal à notre société (solitude, abandons, immaturité). Ces jours-ci, un fait divers est venu éclairer de manière crue cette régression (DNA du 27/12/2013) : une mère célibataire complètement dépassée par son enfant, certainement une de celle-là qui croyait que les différences entre hommes et femmes pouvaient être rayées d’un trait de plume, a abandonné sa fille de 10 ans devant le domicile du père. Le père qui ne voulait pas plus s’en occuper que la mère, a appelé la gendarmerie pour qu’ils viennent la chercher. Ils ont trouvé la petite sur le trottoir avec ses affaires. Les gendarmes l’ont amenée dans un centre social. Sa mère s’est jetée par la fenêtre entre-temps, durant ces fêtes de Noël.

 

Seule

 

On ne peut forcer personne à assumer des responsabilités dans lesquelles il ne se retrouve pas.

 

 

Les commentaires des internautes sur cet abandon du père sont sidérants. Ils voudraient le faire condamner, le forcer à assumer ses responsabilités. Ils le trouvent inhumain. Pourtant, c’est notre société qui a fabriqué ce genre d’hommes. Notre société ne peut dire un jour aux hommes qu’elle peut se passer d’eux, et le lendemain exiger qu’ils assument leurs responsabilités. Ce discours n’est pas cohérent. Personne ne pourra forcer un père à vouloir assumer ses responsabilités seulement quand cela arrange la société. Dans leur désir de domination totalitaire, les féministes ont cru pouvoir éliminer le père de la famille et se mettre en position de concurrence avec les hommes sur le marché du travail, et maintenant, sans même parler de nécessaire complémentarité dans le couple et pour les enfants, elles font courir celles qui les ont crues derrière les pensions alimentaires de géniteurs devenus trop pauvres pour assumer ce genre de responsabilités. Sur le marché du travail, les féministes s’aperçoivent du handicape de mener de front maternité et salariat, et elles hésitent maintenant entre abandonner le travail d’éducation des enfants, et une discrimination positive en leur faveur (Les Maternelles, Mme Najat Vallaud, 09/12/2013 (Rutube car Youtube censuré)), ces deux solutions étant également vouées à l’échec pour des raisons d’efficience, de justice et d’humanité. Du côté des hommes, traités comme des portefeuilles sur couilles, de plus en plus ne veulent même plus s’occuper de leurs enfants tant ceux-là sont devenus synonymes d’aliénation pour eux. ChateaubriandIls travaillent de moins en moins (voir taux d’activité masculins depuis 20 ans). Ils fuient ces responsabilités qu’on ne leur demande plus de prendre ou qui sont à sens unique. Quant aux mères qui sont désormais dépassées par leurs enfants, elles en viennent à les abandonner, soit en ne s’en occupant pas, soit carrément en les confiant à une institution, ou parfois à leur conjoint complaisant, qui du coup, retrouve un rôle social qu’il avait perdu ! Bien entendu, il y a encore quelques couples qui permettent à leurs enfants de s’épanouir, des couples traditionnels, mais personne ne peut plus nier que nous descendons collectivement une pente bien triste. Et il était immanquable que nous la suivions. M De Chateaubriand « >

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16 Commentaires

  1. Ping de Hancel de sexe male:

    Si vous n’avez pas encore consacré un article entier à la fraude à la paternité, il serait peut-être temps de s’y coller. C’est un sujet fascinant, une tromperie cynique aux conséquences parfois dramatiques. Le viol était un délit avant que les féministes n’en fassent un crime. Inversement, la fraude à la paternité était un crime et elles en ont fait un simple délit, voire rien du tout. Selon une étude, un père sur cinquante élève un enfant qu’il croit être le sien mais qui n’est pas le sien. Des pères se sont donné la mort en découvrant que leurs enfants n’étaient pas leurs vraies enfants. Il faut lancer une pétition en ligne pour quémander une loi qui criminalise ce genre d’escroquerie ignoble et pour simplifier les tests de paternité et les rendre gratuits comme les couches pour les femmes. Allo Schiappa !

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Mon très cher Hansel, j’ai peur de vous dire que vous êtes loin du compte. La loi française reconnaît de facto le père qui a été désigné par la mère. Vous pourriez vous dire que depuis l’avènement des tests d’ADN, la situation a forcément changé. Eh bien non. Les juges les interdisent toujours pour contester une paternité après plus de 30 ans de pratique, au cas où ils seraient vraiment fiables !!! Et le meilleur pour la fin : si vous l’avez reconnu, vous l’avez reconnu. Si encore, vous avez un doute (mais qui a un doute quand la femme joue les mielleuses jusqu’à la reconnaissance de paternité ?), vous pouvez tenter avant une action juridique qui n’aboutira à rien, car il suffit à la femme de prouver l’existence d’une « rencontre » pour valider la paternité. Je me rappelle de notre président d’association de pères citer l’article de loi concerné avec une certaine forme de sadisme, sous les yeux éberlués du pauvre type qui n’arrivait pas à y croire. Quand les pères s’amenaient dans l’association, il leur fallait au moins 3 séances pour admettre que la réalité n’était pas celle d’une domination patriarcale, et encore fallait-il généralement qu’ils soient passés par la case « garde à vue » ou « non représentation d’enfant non sanctionnée », après des mois de procédure pour se remettre en question, un peu. Le temps qu’ils comprennent, il était souvent trop tard. C’est en partie ce qui m’a fait comprendre qu’il fallait travailler en amont.

      Quant aux articles, j’en ai fait beaucoup sur le sujet à une autre époque. Mais ça ne sert à rien. Les hommes disent d’un autre homme « bien fait pour sa gueule », « il est riche, il a pas de problèmes », « il doit assumer », et le plus souvent lui sont complètement indifférents d’où le maigre succès de ce genre d’article à une époque où pourtant, je n’étais pas censuré. Vous n’avez qu’à taper « Dati » dans la barre de recherche pour Rachida Dati, et vous comprendrez : le type des casinos barrière malgré son fric, n’a pu se défendre. Si les tests ADN ne sont jamais autorisés quand les pères les demandent, par contre, ils sont systématiquement acceptés si une mère en a besoin, et si l’homme refuse de s’y plier, il est considéré quasi automatiquement comme le père de l’enfant. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à notre ami des casinos barrière, qui en plus, a dû manger son chapeau pour éviter que le scandale médiatique ne se prolonge. On l’a vu poser en bon ami aux côtés de Rachida Dati par la suite. C’était ça où les ennuis politiques en série, la mauvaise publicité, le manque de soutien du réseau, et attirer les contrôles fiscaux etc… Honnêtement, si vous ne comprenez pas quelle est votre situation en tant qu’homme dans la société française après ce qui lui est arrivé, alors qu’il avait des moyens énormes pour se défendre, eh bien, il n’y a plus rien à faire. Le type qui s’amène vers moi dans une quelconque manifestation et qui me dit « liberté égalité fraternité, loi de la république », je comprends tout de suite que j’ai affaire à un puceau.

      PS : les fausses paternités sont beaucoup plus nombreuses que vous le mentionnez. Nous le savons depuis les tests ADN justement. De 5 à 20% selon les pays. Mais je gage qu’elles vont disparaître au fur et à mesure que les tests adn s’imposeront ou que les enfants seront fabriqués génétiquement purs par insémination, voire incubation. Il faut savoir que les meurtres par empoisonnement, principalement pratiqués par des femmes, ont subitement disparus dès que les analyses chimiques se sont améliorées (j’ai édité une vidéo sur le sujet mais elle n’est plus accessible pour l’instant à cause de la censure des serveurs). Ce cloaque matriarcal ne va pas résister longtemps en la matière aux tests adn quasi gratuits et faciles d’accès. Elles nous entuberont différemment, car notre problème n’est pas vraiment l’absence de moralité de nombre de femmes, mais notre propre faiblesse d’hommes.

      • Ping de Hansel de sexe male:

        Ah d\’accord, c\’est pire que ce que je croyais. J\’ai été naïf sur ce coup, pourtant j\’en ai vu des choses, et perso je suis pas puceau (malheureusement, j\’aurais dû le rester, la vie m\’était plus belle, les filles plus fascinantes).

        Aujourd\’hui, j\’ai lu sur le site sputnik.fr une affaire pathétique de fraude à la paternité. Ça se passe au Cameroun, mais ça aurait pu se passer en France (le principe féminin est le même partout sur terre). Après avoir découvert de la bouche de l’amant de sa femme qu’il n’était pas le père biologique de ses trois enfants, un homme s’est ôté la vie, et l’affaire a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux.

        J’ai relevé cette excuse particulièrement cynique: «Sur le plan culturel, la société traditionnelle africaine ne reconnaît véritablement la qualité d\’épouse qu\’à une femme qui a donné un enfant à un homme. Malheureusement certains hommes défaillants dans l\’aptitude à la procréation, mais l\’ignorant ou le déniant, contraignent involontairement leurs conjointes à recourir à une substitution de géniteur».

        https://fr.sputniknews.com/afrique/202101301045151193-au-cameroun-un-drame-familial-ouvre-un-debat-sexiste-autour-du-test-de-paternite/

      • Ping de Cyrus de sexe male:

        Paraît-il qu'après la Seconde Guerre mondiale, un général américain avait dit que nous n'avions pas combattu le bon ennemi. 

        Remarquez que l'ennemi a mis la France à terre en trois semaines et l'a dominé de toute sa force virile pendant 4 ans.

        Ça fait réfléchir.

        Cyrus

      • Ping de François de sexe male:

        A peine croyable ! Cela donne du grain à moudre à tous ceux qui pensent que les gens de l'élite sont des pervers sexuels. Ces lois, quoique portées par des féministes femmes, sont pourtant bien rédigées et votées par des hommes. Pour aller à ce point contre l'intérêt et la dignité la plus élémentaire des hommes, faut vraiment trouver son plaisir ailleurs que dans une femme (genre homosexuel ou pédophile !)

        Un autre aspect qui mériterait peut-être un article de votre part M. Durandal, c'est le cas des "avocats noirs" dans le cadre des affaires familiales. "Avocat noir" signifie en jargon juridique, un avocat qui joue contre son client (par corruption par exemple).

        Deux cas m'avait marqué suite à des vidéos : à chaque fois, l'avocat était une avocate, probablement parce que les pères (ou pas) pensent qu'une femme avocate sera mieux écoutée par la JAF dans notre société hyper féministe. Mauvais calcul !

        1er cas : une vidéo de la chaîne YouTube "Juste Papa" que vous m'avez fait découvrir. Le pitch : la femme se barre avec la gosse pendant que le père est au boulot, enchaîne les saloperies les plus immondes dont celle-là : le père de l'épouse conseille au papa de voir un psy pour l'aider à traverser cette mauvaise passe, puis la femme réclame la garde exclusive au prétexte que le papa est instable psychologiquement puisqu'il voit un psy (habile !) et le jour de l'entretien avec la JAF pour déterminer les droits de visite, l'avocate du papa qui n'a pas dit UN mot de toute l'entrevue, se croit autorisée à dire : "C'est vrai que mon client a besoin de soutien psychologique !" Du coup la JAF donne la garde exclusive à la mère avec obligation de soin psy au papa et 2 heures de visite par mois !

        2ème cas : une vidéo à la télé y'a longtemps sur ces pères qui qui découvrent qu'ils ont un enfant depuis des années après un coup d'un soir. Le pitch : le mec découvre qu'il a un fils depuis 7 ans parce que la femme avec qui il a tiré un coup fait le calcul suivant : 1000 € de pension alimentaire qu'il aurait dû me payer depuis 7 ans, çà fait 7 x 12 x 1000 € = 84.000 € et de mandater une  JAF pour avoir la monnaie. Plusieurs histoires dans ce goût là. Et l'avocate, interviewée par le journaliste, sur ces pères qui découvrent leur enfant des années plus tard de dire : "Ces pères ont tous un point commun. Ils se sentent coupable de pas s'être occupé de leur enfant" ! Incroyable, on vous cache votre enfant pendant des années et vous devriez vous en sentir coupable ! Et elle leur met la paternité dans les pattes (alors que beaucoup n'en veulent pas) !

        Deux explications : soit ces avocates sont des incompétentes crasse et l'idéologie féministe leur tient lieu de notions de droit (et de morale), soit l'effet ruche (je reprend votre appellation M. Durandal, elle est excellente) passe par dessus toute déontologie et toute notion de justice.

        Si un jour en tous cas je dois me retrouver devant une JAF (ce qui ne devrait pas arriver), c'est certain, je prendrai un avocat homme !

        • Ping de Léonidas Durandal:

          Vous soulevez un problème à ce point précis que je ne pourrai jamais l’aborder. Désormais, je ne côtoie plus les associations de pères. Mon rôle se situe ailleurs. Et du coup, je manque d’expérience sur le sujet. Il faudrait le président d’une association de papa pour écrire un tel article, encore faudrait-il qu’il m’ait lu effectivement, pour donner à son expérience un peu plus d’envergure.

          Il est vrai que je ferais plus confiance à un homme désormais. Cela ne m’enlève pas de l’idée que dans des milieux féminisés, il n’y a souvent qu’une femme pour vous protéger d’une femme. Tous les arguments d’un homme, elles les rendent inopérants. Et la manière de fonctionner personnelle d’une femme échappe à ces mêmes hommes, qui de toutes les manières n’atteindront jamais le niveau d’une femme, ou seront jalousés pour cela. Il faut savoir ce qu’on veut : dans un milieu féminisé, s’il s’agit de gagner, il faut se mettre sous la protection d’une femme. S’il s’agit de se battre pour que sa position d’homme soit respectée, il faut prendre un homme. A noter que la présence de deux hommes ensemble, face à un groupe de femmes, est plus gênante pour elles, que de se retrouver entre elles. Face à deux hommes, elles risquent de perdre la considération d’un justiciable, mais surtout d’un collègue. C’est beaucoup plus gênant de leur point de vue de ruche. Le collègue, même masculin est considéré devoir adhérer à la décision qui va être prise.

          M.D

          PS : comme vous l’aurez noté, nous sommes très loin de considérations de « justice ».

          • Ping de François de sexe male:

            Je comprends. Cà fait beaucoup de choses à prendre en compte, tout çà comme vous le dites en restant très loin de la notion de justice. Cornélien ce choix entre s'aplatir pour gagner et garder la tête haute pour perdre.

            Evidemment il reste toujours la 3ème voie, que je ne peux conseiller aux gens, mais qui existe : se rendre justice soi-même.

            (Et quand je disais que le sujet mériterait un article, c'est juste une manière de parler.)

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Le Sénat vote le doublement du congé paternité, dont sept jours obligatoires" Figaro du 14/11/2020.

    Pour obtenir l'égalité, il faut handicaper les hommes. Pas de meilleur exemple de nivellement par le bas grâce aux marxistes. 

  3. Ping de Emily:

    Bonjour.Je suis un peu attristée de voir que vous laisser tomber le combat. Je comprends parfaitement qu’affronter les juges, les éducateurs, les avocats, les services sociaux (et j’en passe) est épuisant. Cela dit, si vous laisser tomber, vous laisser tomber des enfants, qui vont se retrouver sans repère, avec des connasses ( alors, je vais être franche, autant le reste des propos tenus sur le site m’agacent, autant, appelons un chat un chat, ces femmes, c’est des connasses désolée d’être vulgaire mais je trouve pas d’autres mots), vous laissez tomber vos droits.Je ne vais pas vous dire ce que vous avez à faire, loin de moi cette idée, mais les actions me semblent plus porteuses (de toute façon, faut bien vous dire qu’arrêter de se battre pour son enfant donne raison aux féministes et aux autorités, puisque en faisant ça, ça leur donne raison, par un habile raisonnement : s’il se bat pas c’est que c’est pas un père et les mecs c’st tous des méchants, vous êtes témoin madame la juge, au passage augmentons la pension alimentaire).@Alexandre : si vous connaissiez la raison pour laquelle mon ami a vu la garde de ses enfants retirée, elle est pas mal non plus. Je n’en dis pas plus, je deviens un peu parano avec tout ça, et si on me voit en parler j’ai peur que ça se retourne contre lui.Rien à voir, la case des commentaires est complètement décalée, ce qui fait que j’écris dans la bordure, c’est mon navigateur ou bien ?

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Non, les bordures, c’est ma programmation qui est défaillante et comme l’affichage après est presque correcte, je fouette d’autres chats.
      Vous avez raison de ne pas parler de dossiers personnels en public. Vos propos pourraient nuire au dossier de votre conjoint.

  4. Ping de ALEXANDRE:

    Je vous comprends Leonidas, vous avez entièrement raison sur le fond bien que la forme puisse heurter les (fausses) oreilles chastes de nos detracteurs…J’en suis au point que vous decrivez. M’etant occupé de ma fille jusqu’à ses 5 ans et ayant été privé de ce droit pour une histoire sordide de pension je me suis battu quelques mois. Au bout de 14 mois sans voir ma fille et sentant qu’on essayait de me pousser à la faute j’ai arreté de me battre. Je ne souhaitais pas être un père au rabais qui mendiait comme un misérable sa pitance. J’ai accepté l’idée que cet enfant n’était plus le mien, au prix d’un travail intense sur moi-même et d’une grande souffrance. N’ayant plus aucun rôle fondamental à jouer, mon rôle symbolique ayant été fortement altéré, j’ai donc abandonné la partie, le jeu étant de toute façon biaisé.Je change de sujet: ER vous a mis en avant pour article sur les soi-disantes discriminations sur le marché du travail. Petit à petit le message grandit.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Depuis le début j’entretiens de bonnes relations avec ER. J’espère que ça va continuer.

      Sur votre témoignage personnel et sur ce que j’ai écrit : j’essaie de donner des perspectives aux pères. Peut-être êtes-vous plus sensible à ce message étant donné votre vécu, mais tous les autres pères ne sont pas plus père que vous. Ils le sont par procuration comme je l’écris dans mon article. Il faut sortir de cette paternité par procuration et entrer dans une paternité d’affirmation. Nous n’avons pas à courir après nos enfants dans un système roue qui ferait tourner la tête à plus d’une personne. Combien se sont suicidés à vouloir s’acharner ? Ne nous acharnons pas là où nous sommes faibles et redirigeons nos forces dans des combats plus petits mais où nous pouvons vaincre. Ce combat, c’est un témoignage, une lecture, une préoccupation. Tout sauf le déni. Sur ce chemin, je veux mener les pères qui me liront plus loin qu’ils n’auraient pu imaginer. Quand ils auront accepté d’user de leur pouvoir, les féministes, les juges et les autres ne pourront rien contre nous. Il n’est pas vraiment possible de réussir à faire taire une personne libre d’esprit, ni de lui indiquer ce qu’elle doit penser ou faire. L’autorité repose sur l’assentiment de l’autorité. Si une personne ne reconnaît plus une autorité, celle-ci est morte. Elle pourra tout mettre en oeuvre contre cette personne qui refusera son autorité, elle pourra la priver de liberté, la torturer, l’étouffer socialement, elle ne retrouvera pas, pour autant, son autorité si la personne ne se décide pas à la lui redonner.

      • Ping de ALEXANDRE:

        J’ajouterai à votre excellente observation qu’il faut, j’ai envie de dire, avoir le courage d’être lâche envers sa femme, c’est à dire battre en retraite au risque de n’être, comme le dites, qu’un père par procuration, et ce même si par la suite elle dressera un portrait de vous peu reluisant à l’enfant. Ce lacher prise m’a renforcé et, comme vous le dites, on ne fait pas taire une personne libre d’esprit; à l’inverse dans ma phase de « mendiant » je n’étais plus rien, j’avais peur du moindre mot de travers de crainte que cela ne compromette les chances de revoir ma fille, elle me tenait pas les c….Ce recul n’en est pas un, en effet, à condition d’oeuvrer sur le terrain des idées et plus encore de la politique. A ce sujet Kasiar sur la page commentaire de votre vidéo paru sur ER se défend très bien ainsi que Ravenor qui publie un commentaire superbe, on dirait du Durandal. Très bonne fin d’année à vous.

        • Ping de Léonidas Durandal:

          Il faut avoir le courage de sa lâcheté puis le courage de son affirmation. Alternativement. Bien et mal absolu n’existent pas. Seule la protection des âmes existe.
          Quant aux commentaires sur ER, vous avez raison : d’autres que moi défendent nos idées, et ils apprennent à le faire, de mieux en mieux. C’est un bon signe, ça aussi.

          Bonne année !