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Pirater un cerveau politiquement correct

Publié le 4 avril 2018 par Léonidas Durandal à 10 h 59 min

et c’en est fini. Dans ce cas, n’essayez surtout pas de vous défendre, vous renforceriez l’impression d’être un nazi facho etc… A toutes les étapes, il faut vérifier que vos paroles sont acceptées. Si elles ne le sont plus, il ne faut pas continuer.

Ici, le photomontage joue sur le cliché « Ils fuient la guerre » propagé par les gauchistes. L’image de 39-45 fait appel à notre inconscient collectif et à nos valeurs à partir desquelles nous sommes enclins à protéger nos familles en cas de guerre. En même temps, un cerveau formaté ordinateur à l’excès n’y verra qu’une apologie un peu niaise du migrant et dans le meilleur des cas, il pourra relayer cette image.

 

Exemple n°3 : un débat féministe. Vous soulevez que ce qui était un droit pour les femmes, le travail, est devenu une obligation mal rémunérée qui précarise la situation des femmes. Il vous est répondu qu’il faut mettre fin aux discriminations salariales envers les femmes et que cela ira mieux. Plusieurs stratégie. Comme en n°1, en revenir à des considérations personnelles : « dans mon milieu de travail, enseignement, soins, justice, journalisme, les femmes sont majoritaires et mieux payées que moi, je ne comprends pas très bien ces statistiques, moi qui vit une discrimination » (renvoyer l’image de jaloux féministe aux féministes). Ou bien : « Les hommes non plus y arrivent de moins en moins, vous pouvez me croire ! » (revenir au nœud du problème : la production de richesse dans un pays). Ou bien outré « Et si les femmes veulent moins travailler que les hommes, vous allez les forcer ? ». Bien insister sur le lexique du forçage qui renvoie à un arrière plan de viol qui justifie toute la démarche féministe. Etc…

Dans cette vidéo courte, le robot progressiste n’est pas obligé de comprendre tout de suite. En n’y prêtant pas garde, il voit l’image d’un joli bébé sans s’apercevoir qu’il se transforme en machine. La voix est inquiétante. Le discours est politiquement correct. Tout est discordant. Pour résoudre la dissonance cognitive, le robot devra faire un effort de compréhension. 

Exemple n°4 : exemple de piratage donné par une de mes internautes : « Un jeune homme a passé les tests pour être réserviste dans la gendarmerie, il avait dans son groupe une fille qui était toujours à la traîne, alors il l’a prise sous son aile. Je lui ai posé la question si il aurait fait la même chose avec un garçon? Il n’a pas compris m’a question. »

Il ne l’a pas comprise, mais elle va lui rester en mémoire, et elle lui donnera l’occasion de comprendre plus tard.

Le piratage d’un cerveau-ordinateur c’est souvent comme l’histoire du petit poucet. Il s’agit de poser des pierres, non pas comme dans le conte, pour retrouver notre propre chemin, mais pour que l’autre puisse s’y retrouver quand il sera perdu.

Pour pirater un cerveau-robot, il ne faut pas que celui-là sache si c’est du lard ou du cochon. La première règle est donc de reprendre à l’identique le discours officiel. Cela évite que le progressiste puisse se dire tout de suite, « c’est un fachonazi », car dès lors, la réflexion, le photomontage seraient ratés. Il faut au moins que durant une ou deux secondes, le robot fasse encore appel à la partie humaine qui lui reste et mette une logique en branle pour décrypter les intentions de son locuteur. C’est le minimum. Une communication réussie ira jusqu’à le convaincre mais il ne faut pas trop y compter. Aller trop vite, c’est surtout risquer le blocage et pour paraphraser notre Pape, il faut prendre les gens là où ils en sont. Il faut prendre la société là où elle en est.

Plus vous piratez un cerveau d’une personne proche de l’élite, plus vous touchez de personnes. Ainsi le piratage d’un seul individu peut en entraîner des 100aines d’autres. Il y a des lieux de mixité qui vous donnent parfois accès à de telles rencontres. Cependant, les personnes sélectionnées pour appartenir à l’élite, maîtrisent bien mieux le politiquement correct que la moyenne (elles ont participé à le créer). Du coup, c’est plus difficile. Mais ne vous inquiétez pas si vous n’avez pas l’occasion de parler à ceux-là ou si vous n’avez pas le niveau. Un ordinateur cerveau piraté de grade inférieur, va aussi devoir en référer à un maître de la doxa, ce qui par ricoché influencera plusieurs centaines d’autres personnes. Cela dépendra en tout et pour tout, de la qualité du piratage.

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3 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Les images symboliques d’étudiants algériens brandissant un faux cercueil de Bouteflika », L’Obs du 26/02/2019.

    En Algérie, les manifestants ont le droit de mettre en bière leur président. En France, ceux qui organisent sa décapitation fictive, vont mis en prison. La grande démocratie française.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « L’ensauvagement du web : comment le numérique fragilise notre pacte social », L’Obs du 22/04/2018.

    C’est vrai qu’internet est devenu une quasi faillite, exceptée financière. Cependant, les comportements dénoncés dans l’article agissent comme une soupape de sécurité envers des institutions comme l’Obs qui n’ont plus aucune légitimité. Quelque part, nos gauchistes devraient s’en réjouir au lieu de regretter de ne pas avoir les commentaires qu’ils méritent.