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AIMELES Antiféminisme

Pour une définition du socialisme

Publié le 17 décembre 2019 par Léonidas Durandal à 16 h 55 min

Dans ma quête de vérité, je m’y suis forcément pris à l’envers. Contrairement au bien, le mal n’est pas une multitude de petits ruisseaux qui se rejoignent pour arriver à la mer. Il fonctionne plutôt à l’envers. Sa source unique, cachée, se diffuse chez tout le monde et dans la société, et grossit au fur à mesure qu’elle se développe, comme un cancer. Pour le traiter, il faut remonter le temps, revenir en arrière jusqu’au point de départ, ce que nous catholiques appelons le « péché originel ».

D’abord, je suis parti du féminisme et de ses effets. Voilà qui était le plus évident. Par là, je suis remonté jusqu’à sa filiation socialiste. Je me suis donc intéressé aux conséquences du socialisme sur la société et à sa relation au féminisme tout en oubliant un point central dans ma réflexion, celui de définir le socialisme en tant que tel. Je comble ce manque aujourd’hui même. Qu’est-ce que le socialisme ?

La société

Pour partir d’une réflexion familière à mes lecteurs, le socialisme est à la société, ce que le féminisme est au féminin. Une exagération ou un rapport inversé. La société est utile aux individus. Groupés, les individus deviennent plus forts et peuvent atteindre des objectifs inaccessibles s’ils sont isolés. Notez qu’il faut une certaine homogénéité entre individus, sinon le groupe aura des attentes différentes et dissipera ses énergies.

Peut-être est-ce là un des premiers défauts inhérents au groupe : le groupe cherche l’homogénéité de manière atavique. Il peut l’appeler égalité ou défense de la race, de manière indifférente. L’idée à retenir est que la masse est d’autant plus efficiente qu’il n’y a pas de différences entre individus. Et elle est d’autant plus efficace que les différences entre individus sont marquées. Cette tension entre efficience (rationalisation des moyens mis en œuvre) et efficacité (résultat performant) met la société sous tension et lui permet de se complexifier (entropie croissante). La société s’améliore donc en gérant des contradictions de plus en plus grandes.

De la société au socialisme

Sur ce chemin plusieurs embûches peuvent mettre fin à l’expérience collective. La première de celle là, je crois, c’est le renversement des priorités de la société. Le groupe génère un pouvoir extraordinaire. La tentation est alors grande pour des individus 1 De s’approprier ce pouvoir à leur propre compte. 2 De demander aux individus de servir la société au lieu qu’elle ne les serve.

Nous n’avons pas résolu le premier problème que je décris, mais nous l’avons parfaitement identifié. Dans notre société, tous les individus ou presque sentent que l’abus de pouvoir est latent, possible et dangereux. Bien des moyens ont été mis en œuvre pour éviter l’autodestruction du groupe par ce biais. Le progrès en passe par là. Les conflits d’intérêts s’ils ne sont pas toujours sanctionnés, sont régulièrement dénoncés, les dépenses somptuaires épinglées, les abus pourchassés. Il est vrai que nous avons bien du mal. Et beaucoup sont alors tentés de légitimer les pratiques arbitraires pour éviter le mal.

Voilà où ressurgit la deuxième proposition : les individus sont prêts à abandonner une partie de leurs libertés pour éviter l’abus de pouvoir de quelques uns. Ce mouvement, bien plus fort que le premier, car l’abus de pouvoir s’évanouit de lui-même dans l’anarchie, légitime nombre de renversements et nombre d’abus sur les personnes.

Le rôle primordial de la jalousie en société

Avec l’expérience, je me suis aperçu que beaucoup de gens préféraient être plus pauvres que de voir leur voisin s’enrichir. L’être humain est jaloux et emprunt d’irrationalité. Là où le gagnant-gagnant devrait s’imposer, car de quoi la richesse de l’autre me prive-t-elle ? l’individu jaloux préfère y perdre en faisant perdre l’autre. Voilà tout un pan de l’économie qui est à réviser. La richesse est aussi mue par la destruction et la jalousie du consommateur, pas seulement par l’égoïsme de producteur, mais je vais y revenir.

Le socialisme, c’est donc ce moment où la société s’autonomise de l’individu pour exercer un pouvoir injuste sur lui, au nom de la lutte contre les abus de pouvoir ou autre.

Par exemple, « >

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48 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Féminisme et aides sociales : Comment font-elles le tour du monde grâce aux Assedic ? » L’observateur du 07/12/2020.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Julie Lavet. Une macroniste à nouveau recrutée chez les GAFA" breizh du 04/02/2021.

    En socialisme, la collusion est complète entre le secteur privé et public. Les élus et fonctionnaires passent de l'un à l'autre. La corruption est passive mais elle est là. Et ici elle est double, puisque Apple contrôle une partie de l'information qui sert à faire élire les politiques. 

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    "GPA, mixité, promotion des minorités… Quand les entreprises redéfinissent le bien et le mal" figaro du 01/02/2021.

    Croire que les entreprises décideraient de leur propre chef d'un tel mouvement, sans voir que toutes les institutions corrompues socialistes les ont préalablement poussées en ce sens (éducation, état…) c'est d'une naïveté.