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Pourquoi est-il dit que la France a la droite la plus bête du monde ? (leçon politique)

Publié le 19 mars 2021 par Léonidas Durandal à 9 h 22 min

une politique en soi, une sorte d’invariant politique, lorsqu’il ne s’agit que de fatuité.

Dans ce cas précis, vous pourriez m’opposer que le fils de Philippe Egalité prendra le pouvoir quelques années plus tard. Oui, son sacrifice n’aura pas été totalement vain à un niveau personnel. Sa progéniture régnera 18 ans en France, appliquant la même politique « mesurée » que son père. Et il finira par être dégagé aussi brutalement que lui, tout en ayant fait le lit des idées progressistes qui vaincront par la suite. Les chats ne font pas des chiens. De nos jours, vous avez pléthore de Philippes Egalité à droite, de ces espèces d’héritiers qui pourtant vous vendent le progrès inévitable comme d’un but en soi, ou tout au moins, dont nous devons faire acte. Mesurés, et sachant « prendre en compte une situation », ils drainent derrière eux une partie notable de la bourgeoisie française frileuse et enracinée qui entend bien continuer à survivre sans trop se poser de questions, et pour qui le consensus pacifique est préférable en toute circonstance. Ceux-là accompagnent l’inévitable décadence des institutions puis les enterrent vivantes en temps de crise.

Mais passons à un des gros morceaux de mon article. Alors quoi ? Nous ne devrions pas critiquer Napoléon parce qu’il représenterait une sorte d’icône internationale de notre histoire. Il aurait fait briller l’aura de la France bien au-delà de nos frontières. Intouchable ? Pas en ce qui me concerne. Car voilà le prototype du sauveur de droite avec qui tout change pour que rien ne change à gauche. Par contre, « Sauveur de la révolution française », je crois pouvoir dire que ce titre n’est pas usurpé, même s’il n’est pas une qualité en soi. Effectivement, la révolution française ne s’en sortait pas de la pauvreté et des massacres qu’elle avait générés. Ce système instable et mal pensé avait besoin d’un roi qui ne fut pas un roi, pour sauver la face. Elle choisira un Napoléon pour ce faire. Et celui-ci remplira son office au-delà de toute espérance. Il rétablira l’ordre si cher à la droite, pour que les idées de gauche puissent s’imposer.

De nos jours, les droitards n’ont pour seule ambition que de stopper l’immigration pour sauver un système socialiste et étatiste. Ils défendent une police garante de l’oppression du petit blanc. Triste conséquence d’une conception absolue de l’ordre. Pour revenir à Napoléon, ses lois peuvent être perçues comme d’une période de transition nécessaire avant l’avènement d’une société entièrement socialiste telle que la nôtre. Ca c’est en interne. A l’extérieur, il mettra un joli clou dans le cercueil des monarchies, et unifiera le peuple allemand dont la puissance devait faire notre malheur les 150 ans qui allaient suivre. Au passage, il fera crever des millions de Français en se lançant dans une épopée dite glorieuse. Il suscitait l’adhésion de ses troupes paraît-il ? Voilà un souvenir qui n’a pas toujours été partagé dans les campagnes françaises pourtant remplies de petits propriétaires que le socialisme rebutait. A ce point qu’il aura fallu légiférer pour que les gens du terroir arrêtent d’appeler leurs cochons « Napoléon ».

La droite française qui aime Napoléon, se retrouve aussi dans l’image de chef qui est la sienne. Mais la personnification du chef est-elle véritablement de droite ? A mon avis, c’est parfois l’inverse. L’individu fort, oui, c’est bien de droite. Mais le chef qui transcende un groupe qui n’aurait rien fait sans lui, c’est du socialisme primitif, tel qu’il se concevait déjà du temps de pharaon. Et cette conception du chef est tout à l’inverse de celle d’un individu capable de réussir par ses propres moyens, parce qu’il en possède les qualités.

Dans l’acception socialiste, le chef n’est que l’incarnation de la force du groupe, de la société, il est l’individu grâce à qui 1+1 = 3, le symbole de l’énergie démultipliée par le facteur coopérant. Dans l’acception de droite, le chef est une personne particulière, meilleure à son poste que tous les individus qui sont sous ses ordres. Il n’incarne pas le pouvoir de la masse, il la sert et la surplombe. L’élection d’un chef de premier type, procède d’un goût prononcé pour la magie. L’élection du second, d’un amour du réel très terre à terre. Voilà aussi pourquoi les Napoléon ou les Louis XIV échouent systématiquement, tout en faisant suer sans et eau à leur peuple. Ils font rêver les masses grégaires. Quant aux seconds, ils n’entendent pas être déifiés, mais veulent faire le boulot, tout simplement. Ils sont haïs par tous ceux qui s’ennuient « >

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