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Pourquoi les Français sont de plus en plus terrifiés par les prêtres célibataires

Publié le 16 janvier 2020 par Léonidas Durandal à 11 h 47 min

vivre éternellement sur le dos des pauvres, ou pour mieux diriger un système d’économie politique, mais comme d’une chance de se sauver et de les sauver en même temps.

Aujourd’hui, à peu de chose près, l’économie capitaliste nous a guéris de la pauvreté comme jamais aucun autre système ne l’a fait avant. Mais il subsiste bien des misères dans notre monde qui concernent riches et pauvres. Il serait peut-être temps pour notre Eglise de commencer à éduquer le riche et non plus de combattre la pauvreté. Car là, les besoins sont immenses, il n’y a qu’à voir dans les maisons de retraite, dans nos familles, dans le jeu social. Le mal y est vainqueur pendant que nous cherchons désespérement à nous donner bonne conscience avec les derniers pauvres qui nous restent. Ou à en fabriquer artificiellement par l’immigration. Tout simplement ridicule.

Je pense ici qu’il va nous falloir redécouvrir la culture de l’Église concernant la pratique des vertus et des péchés individuels, les ausculter en profondeur, déjà chez nous, pour avancer, avant d’en faire notre message pour le monde. Dès lors, notre manque de courage nous apparaîtra pour ce qu’il est : une incrédulité, une lâcheté face au diable, un engraissement spirituel.

Pour ce faire, je veux illustrer mon propos par le premier exemple qui me vient à l’esprit, celui du cardinal Barbarin qui a été injustement traîné devant les tribunaux pour de fausses accusations de complicité de pédékirastie. Viendrait-il à l’esprit d’un catholique de permettre à nouveau qu’un innocent soit accusé devant un tribunal avant d’être mis en croix, sans protester ? Laisser Jésus se faire empaler une deuxième fois en quelque sorte. Voilà pourtant ce qui s’est joué durant ce procès. Tant que l’Église s’est confondue en excuses, a essayé de « prendre en compte les victimes », s’est écrasée, eh bien le diable a pu mentir, et continuer à l’affaiblir tout en se payant un innocent. A partir du moment où le cardinal Barbarin a commencé à répondre aux mensonges par quelques vérités évidentes, le diable a compris qu’il devait reculer.

En somme, je pense qu’un catholique bien au clair sur ses péchés réels, est plus apte à affronter le monde. Si par contre il cherche à plaire à ce monde, à le prendre en compte, gonflé de son importance de pauvre pécheur, et finalement pactisant avec le diable, je veux dire avec nos institutions républicaines, ces mêmes institutions feront tout pour le faire disparaître jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. La seule étoile directrice pour un croyant ne peut être que la croix de Jésus. Et ne pas se défendre hardiment, en l’occurrence, c’était salir une deuxième fois la croix par peur de la foule.

Dans la même veine, l’Église s’est mise en tête d’indemniser les victimes de pédékirastes monétairement. Encore une fois, nos prélats ont dû se faire conseiller par une de ces catholiques qu’ils ont cru compétente en communication parce qu’elle était bien intégrée socialement. Une femme, et avec un bon métier, vous pensez ! Du socialisme à l’état brut, une des plaies de notre milieu. Et du coup, avons-nous vu apparaître de nouvelles « victimes », trop contentes de pouvoir toucher un billet sans avoir rien subi, pendant que l’indemnisation était d’un montant ridicule individuellement pour les vrais plaignants, tout en étant suffisante pour plonger dans le rouge les comptes de notre Institution qui ne roule pas sur l’or.

Si dans ce cas, notre Institution s’était posée des questions théologiques pour apporter une réponse aux victimes, elle ne nous aurait pas amenés dans une telle ornière. D’abord, elle se serait aperçue que les punitions collectives relevaient du paganisme (car ce sont les catholiques pratiquants qui vont payer finalement). Ensuite, l’indemnisation monétaire d’un préjudice relève pour le coup, d’un tribunal civil (plutôt américain et qui n’a rien à voir avec la culture juridique française). Enfin, je ne vois pas bien ce que de l’argent va réparer moralement dans le coeur de ces âmes blessées, ce qui est pourtant du ressort de notre Sainte Eglise. En vérité, voilà une décision qui nous a bien soulagés de toute réflexion tout en nous permettant de nous donner bonne conscience à bon compte. Du très bon gauchisme.

Evidemment, une décision institutionnelle plus virile aurait remué la société, un peu plus. Mais nous ne nous serions pas retrouvés avec un problème qui n’est pas réglé, qui ne le sera jamais « >

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4 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Une campagne de prévention adressée aux pédophiles : inédite en France, elle leur propose une prise en charge avec un numéro de téléphone dédié." figaro du 31/01/2021.

    Voilà qui était du rôle traditionnel des prêtres. Et pour cause, il était difficile pour l'état d'être juge et partie. Ici, la démarche de confession est bonne. Mais comment le pédékiraste pourra-t-il faire confiance à un état qui sanctionne la "non dénonciation de crime". Voilà une énième limite du modèle laïcard. L'état veut s'occuper de tout. Il interdit le secret de la confession pour les prêtres et compte les remplacer par ses numéros verts. Un essai positif qui n'aboutira jamais. Car il sera reproché aux "écoutants" laïcs de ne pas avoir dénoncé le crime. Et s'ils le dénoncent, plus personne n'appellera jamais ce genre de numéro. Il vaudrait mieux laisser les prêtres faire leur travail. L'état ne peut pas tout.  

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Affaire Preynat: Ses agissements dévoilés, il a été mis à l’écart pendant quelques mois, avant de reprendre une activité au contact d’enfants." Le Figaro du 15/01/2020.

    Ce que les athées ne comprennent pas, c'est l'incapacité de la plupart de nos ministres à gérer les affaires courantes. Faisons un effort miséricordieux pour leur expliquer de temps en temps les situations quand l'occasion se présente. Sinon nous n'y arriverons pas.