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Pourquoi les Français sont de plus en plus terrifiés par les prêtres célibataires

Publié le 16 janvier 2020 par Léonidas Durandal à 11 h 47 min

de cette manière, avec des victimes insatisfaites par de telles décisions.

Il faut aussi parfois donner des limites à celui qui a été victime. Voilà en tout cas ce que m’a appris ma virile expérience. Sur ce point, j’ai connu une victime de prêtre qui après avoir obtenu gain de cause devant les tribunaux, s’était mise en tête de racketter son agresseur. Il a fallu modérer notre jeune homme pour qu’il revienne sur terre. Sans repères paternels forts, s’étant rapproché de ce prêtre pédékiraste non sans raisons familiales (absence de père), il ne savait plus où était le bien et le mal. Le laisser poursuivre sa vengeance n’était ni un bon moyen psychologique de l’aider, ni un bon moyen spirituel. Voilà pourtant la démarche dans laquelle s’est engagée notre Institution en s’aplatissant toujours plus devant ces « pauvres » victimes, qui n’en restent pourtant pas moins humaines.

Et vous pourriez multiplier les exemples actuels à l’infini sur ce manque de virilité de notre Eglise qui pose problème, qui veut accueillir les pédés sans jamais leur rappeler la voie de la rédemption, qui laisse communier des hommes remariés parce qu’ils sont célèbres et donc puissants (mais en cachette), qui dévoie la liturgie car il ne faut pas déranger les paroissiens qui ne vont qu’une fois à l’année à la messe. Pourtant, il y a beaucoup de spectacles d’un très bon niveau dans le monde, parfois même aussi gratuits qu’une messe de Noël, et où ils trouveraient une satisfaction supérieure.

La foule n’a pas toujours tort. Elle est dans l’erreur quand elle assassine Jésus. Mais elle a raison quand elle le suit. Les gens qui expriment leur défiance face à l’attitude des prêtres doivent nous interloquer quant à notre manière d’être et aux décisions que nous prenons. Pas jusqu’au point de céder à toutes leurs demandes, mais en les intégrant en ce qu’elles nous permettent de progresser, de comprendre le monde, de nous comprendre en séparant le bon grain de l’ivraie chez chacun d’entre nous et chez les autres.

Alors…

Cette foule a peur du célibat à cause de l’apparente féminisation des prêtres. Elle imagine qu’en couple, attirés par le sexe opposé, ils seraient plus « masculins ». Ce serait un gage pour elle que ces prêtres, capables de bander pour une femme, ne seraient pas pédés/pédékirastes (ici aussi il y a une méconnaissance de la pulsion homosexuelle). Or le célibat des prêtres ne saurait être jugé de ce seul point de vue irrationnel sans nous faire sombrer dans toujours plus de féminisation. A vrai dire, je ne suis pas assez fort en théologie pour juger du célibat des prêtres ou non, je ne suis pas décisionnel au sein de notre Institution, mais je sais que cette raison pragmatique est intrinsèquement mauvaise.

Le questionnement de la foule sur le célibat cache en vrai la peur de voir définitivement sombrer l’Institution dans le tout féminisation. Si nous réglions ce problème de « masculinité », nous pourrions tout à la fois répondre à la foule et éviter de prendre des décisions sous le coup de la menace. Il faut des vertus de courage pour cela, et d’humilité. 

Le mariage des prêtres ne réglera en rien les problèmes de pédékirastie. Comme le suggèrent les textes (Luc 9 62, Mat 22 1-14), il aura tendance à multiplier les problèmes (pourquoi pas des prêtres accusés de violences conjugales ou de harcèlement sexuel etc…). Nos ministres ordonnés doivent donc se poser la question d’un strict point de vue théologique pour apporter une réponse à notre monde. Sans cela, l’Institution sera ballottée au gré des vents et perdra en légitimité auprès de la population. Car comment croire une institution qui loin de détenir la vérité, ferait comme si la société athée devait lui dicter ses lois ? Ce serait une forme de cléricalisme telle que le dénonce le Pape François. 

4 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Une campagne de prévention adressée aux pédophiles : inédite en France, elle leur propose une prise en charge avec un numéro de téléphone dédié." figaro du 31/01/2021.

    Voilà qui était du rôle traditionnel des prêtres. Et pour cause, il était difficile pour l'état d'être juge et partie. Ici, la démarche de confession est bonne. Mais comment le pédékiraste pourra-t-il faire confiance à un état qui sanctionne la "non dénonciation de crime". Voilà une énième limite du modèle laïcard. L'état veut s'occuper de tout. Il interdit le secret de la confession pour les prêtres et compte les remplacer par ses numéros verts. Un essai positif qui n'aboutira jamais. Car il sera reproché aux "écoutants" laïcs de ne pas avoir dénoncé le crime. Et s'ils le dénoncent, plus personne n'appellera jamais ce genre de numéro. Il vaudrait mieux laisser les prêtres faire leur travail. L'état ne peut pas tout.  

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "Affaire Preynat: Ses agissements dévoilés, il a été mis à l’écart pendant quelques mois, avant de reprendre une activité au contact d’enfants." Le Figaro du 15/01/2020.

    Ce que les athées ne comprennent pas, c'est l'incapacité de la plupart de nos ministres à gérer les affaires courantes. Faisons un effort miséricordieux pour leur expliquer de temps en temps les situations quand l'occasion se présente. Sinon nous n'y arriverons pas.