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Pourquoi les puissants défendent le féminisme

Publié le 28 novembre 2016 par Léonidas Durandal à 9 h 03 min

J’entends déjà les complotistes répondre qu’ils cherchent à détruire l’humanité parce qu’ils sont méchants, et qu’ils veulent la mort des gens.

Cependant, la vérité est autrement plus simple : le puissant est un crétin qui veut faire le bien de l’humanité. Et si son discours porte autant, c’est qu’il rencontre la bêtise et la faiblesse des populations dominées.

Quand à l’ONU, le puissant favorise la stérilisation des populations par la contraception, l’avortement, la scolarisation ou le travail des femmes, à aucun moment, il ne se dit qu’il va stériliser les populations. Il pense tout simplement que nous sommes trop nombreux sur terre, et que les populations sont incapables de se réguler elles-mêmes. Le pauvre pense-t-il, doit devenir riche, et si pour ce faire, il continue à avoir 10 enfants par femmes, il n’y arrivera pas. Il faut donc l’aider en lui donnant accès à la contraception, à l’avortement et en sortant les femmes de leur foyer par des études longues et une priorisation de l’insertion professionnelle. Lui, il sait comment devenir riche et heureux. La preuve, il l’est. Donc il veut absolument donner sa recette aux autres. Cependant, il est complètement à côté de la plaque en pensant que les populations ne vont pas se réguler naturellement. Et son intervention artificielle, loin de participer à l’équilibre de la planète, la dérégule complètement.

Prenons le cas de la France par exemple. Il lui a fallu presque mille ans pour doubler et passer de 20 à 40 millions d’habitants en 1950, tandis que la richesse faisait bien plus que décupler. Ainsi, malgré les progrès de la science et de l’hygiène, les peuples français ont su grandir de manière intelligente pourrait-on dire, en respectant les ressources disponibles. Ils ont su minorer leur développement démographique par rapport à leur développement économique.

Si après la guerre, la natalité a été forte, c’est parce qu’il fallait rattraper des années de retard, mais aussi parce que nos pays recevaient les fruits d’années de progrès technique et qu’ils pouvaient se développer. Loin de nous aider en favorisant les infanticides par avortement, ou la baisse du nombre d’enfants par femmes, le puissant de nos contrées a amplifié des mouvements de restriction qui n’avaient pas besoin de l’être. Très vite, d’ailleurs, en même temps qu’il favorisait la stérilisation des populations françaises de souche, il a fait appel à l’immigration en toute bonne conscience. Car les gens, loin d’être trop nombreux, lui manquaient ! Mais le riche ne s’est pas posé plus de question que cela. Faisant fi des erreurs du passé, il s’est dit qu’un pauvre de France valait bien un autre pauvre d’ailleurs, et qu’en important de nouveaux pauvres dans les pays riches, il faisait d’une pierre deux coups. Il permettrait aux pays pauvres de se délester de leur trop plein de population et de les faire entrer dans un système qui abaisserait leur niveau de fécondité. Il croyait aussi permettre à l’Occident de survivre. Seulement, les populations ne se remplacent pas comme cela. Et conséquence de ce raisonnement bête : les populations du tiers monde ne se sont pas régulées ; et nos populations de souche se sont stérilisées. Désormais, le riche doit cacher son échec complet en truquant les statistiques. Il y arrive de moins en moins bien, tant la réalité finit toujours par s’imposer.

 

Le riche veut faire le bien de l’humanité

Au 19ème siècle, il est de gauche, et colonise l’Afrique pour la civiliser, car il se croit supérieur. Il n’a plus besoin de la religion, bien entendu. Il apporte les progrès de la technique à des pays qui ne peuvent se l’approprier et crée ainsi des distorsions gigantesques dans leur natalité. Par la suite, alors qu’il a créé artificiellement une augmentation de population dans ces régions, il cherche à les stériliser comme il a fait en Occident. Et comme il sait très bien qu’il est responsable de la situation, il veut aussi accueillir toute la misère du monde sur son territoire. C’est une idée complètement absurde, mais comme il est riche, il se croit tout puissant, et à l’égal de Dieu. Et au lieu de se mêler de ses affaires, il détruit le système qui a permis à quelques pauvres de s’en sortir chez nous. Dans ce cadre, le féminisme est au croisement de la propagande des riches et des complexes féminins. Cette idéologie agit comme un amplificateur des mécanismes de contrôle de population par les riches et de domination des femmes sur les hommes.

 

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31 Commentaires

  1. Ping de richard:

    Bonsoir,

    Votre article avait l’air très attrayant ( avec la somptueuse revendication firefox) jusqu’a ce que je tombe sur votre phrase sur les personnes aisées financièrement, (un jugement péjoratif assez explicite, ce sont les  bouc-émissaires idéales dans cette névrose généralisée)

    A partir du moment ou je lis ce genre d’ineptie, j’en conclue que vous êtes en plein coeur du système, car un français qui fustige l’argent, c’est un oriental qui cultive le riz, ou un oiseaux qui prend son envol (clichés systématiquement réitéré).

    Expliquer moi comment un individu peut il se revendiquer subversif et émancipé, dès le moment où il est dépendant d’une structure économique ultra hièarchisée qui maintien l’hégémonie des castes séculaire tout en faisant figure d’autorité sur le “néo-tiers état”.

    La dépendance économique est un moyen infaillible de soumission, il empêche au pauvre prolétaire d’être vraiment libre, je le répète, dans une société ou vous ne pouvez pas vous couper des autres, vous n’êtes pas libre car vous restez influencé par vos pairs et sous tutelle, le mot liberté est un terme aseptisé qui est utilisée à outrance dans la société occidentale actuelle pour que le prolétaire ne puisse pas s’apercevoir de la prison à ciel ouvert dans laquelle il est conditionné.

    Le fantasme absolue du salarié qui n’en a que faire de l’argent est une hérésie totale, si l’argent est inutile voir mauvais, pourquoi y a t’il autant de moutons le matin sur les quais de la gare?

    Combien de personne se réveille en etant épanoui et heureux de partir travailler? Je vois très peu de sourires dans les transports, pourquoi la consommation d’antidépresseur est t elle aussi élevé dans le fameux pays de l’égalité et la fraternité où les politiques proviennent tous de l’ENA, la même nation où les franchouillard vous diront que l’argent est inutile??? le même système de penser ou des parents se réjouissent de la précarité de leurs enfant au nom de ”l’aprentissage de la vie”, nous somme dans une république névrosée.

    Quand votre vie est mené par l’hyprocrisie, la résignation, la dépendance, le conformisme, et l’aliénation, vous restez un esclave mon chers….. Et ces valeurs que je viens de citer rassemblent tout ce que je vois en entreprise, chaques jours. ( j’ai travaillé dans 20 entreprises)

    Le salarié modeste est un vulgaire pantin manipulé par une personne morale, un mouton tondu par l’administration fiscale au nom de la gratuité d’une école qui conditionne et d’un système de santé “gratuit” qui vous réclame une mutuelle payante…

    Je ne suis pas encore riche, mais ca reste l’une des clés (pas l’unique) de l’émancipation totale,  cordialement. 

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Je voudrais vous faire remarquer que j’ai parlé de riches et non de richesse. Bien entendu que l’argent est émancipateur. Tel n’est pas du tout mon propos.
      J’étudie seulement les mécanismes corrupteurs sur les hommes qui font dire à un Jésus qu’il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille que d’aller au paradis pour un riche. Un riche peut très bien être une personne morale. Mais elle a un sacré travail à faire sur elle-même, preuve en est tous ces riches qui se disent féministes et qui financent la subversion. A un stade élevé, le riche devient même plus riche en mettant en concurrence la sous-classe entre elle, par l’immigration par exemple. Elle tue tout en se donnant bonne conscience, avec de grands idéaux. Et la classe moyenne suit par asservissement. Il faut donc sortir de cette mécanique de mort. Et, je vous le dis, vous n’en sortirez pas en gardant l’esprit d’un serf. Vous aurez beau gagner votre émancipation par l’argent, vous resterez un serf si vous pensez en serf.

      La liberté , vous ne la gagnerez pas grâce à l’argent, mais parce que vous saurez utiliser votre argent, parce que votre esprit sera libre. D’ailleurs, je n’aime pas tellement ce terme de liberté, ni d’indépendance. Ce sont des rêves. Le mieux que nous puissions gagner en ce monde, c’est notre autonomie. Croire que nous pourrions nous passer des autres, est une mauvaise idée à la base, source de grands désordres. Le riche qui échoue est d’ailleurs l’une de ces personnes qui croient avoir acquis le pouvoir de se passer des autres. Il devient dès lors un monstre. Il le sent si bien qu’il culpabilise comme je l’ai écrit dans mon article, et qu’il se met à vouloir faire le bien de l’humanité à tort et à travers.

      En somme, je ne propose pas une stigmatisation du riche, mais au contraire, une forme d’émancipation pour lui. S’il est incapable de se remettre en question, c’est un esclave.

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