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Prendre la place des hommes : Camille s’en va en guerre (contre Daech !)

Publié le 30 novembre 2015 par Léonidas Durandal à 17 h 01 min

Les Français et les Françaises, désarmés par l’Etat se trouvent avoir été tirés comme des lapins de kermesse lors des derniers attentats. Cela stimule l’activité neuronale. Le sentiment d’insécurité a grandi et ces événements servent désormais de révélateur pour notre société dans bien des domaines, psychologiques, sociologiques politiques.

En matière de relations hommes-femmes, un article m’a interpellé, celui du JDD du 27/11/2015 où une jeune demoiselle veut s’engager comme militaire pour retrouver une forme de paix intérieur (« Je ne me sentirai pas en sécurité dans mon pays tant que je ne serai pas militaire »). L’article a été bien relayé preuve que son message interpelle, ce que vient corroborer les derniers chiffres en matière de recrutement de l’armée.

L’optimisme de mise a pourtant du mal à estomper le caractère curieux du propos. Le premier trait saillant est l’absence de confiance. Considérant que nos institutions ont échoué à les protéger, nos concitoyens envisagent tout de même d’intégrer ces institutions. Ils ne le font donc pas parce qu’ils croient en l’Etat, mais plutôt pour venir à son secours ou dans l’optique de se servir des compétences qu’ils auront acquises au sein de l’armée pour « protéger leur famille ». Dans l’article sus-mentionné, les préoccupations d’ordre général semblent totalement étrangères à la demoiselle. Sa vision individualiste peut surprendre dans un corps de métier où il faut savoir donner de soi et se sacrifier pour la communauté. Bientôt femme, elle réfléchit déjà tout en femme. Elle veut acquérir des compétences seulement pour pouvoir protéger les siens, sa famille, les personnes qui habitent en France aussi, et surtout se sentir elle-même en sécurité. L’idée de pays ou de civilisation est bien loin de ses préoccupations.

Le fait qu’elle soit une femme dans une profession traditionnellement masculine, ne semble déranger personne, surtout pas elle. Camille_pics_390Au contraire, le joli minois, la femme dans un métier d’homme, la jouvencelle pleine de bonnes intentions, tout semble devoir émoustiller le lecteur. Elle se dit sensible, mais cela ne va pas l’empêcher de trouver sa place car l’armée va « la rendre plus forte ». Elle ne veut pas « jouer à la guerre » en théâtre extérieur, mais surtout défendre le territoire. Je retrouve ici la vieille distinction entre filles qui veulent s’occuper des questions domestiques, et garçons qui veulent partir loin, à l’aventure. Ces filles désirent surtout protéger, non pas faire des conquêtes. Elles veulent sécuriser, être en sécurité, non pas affronter ou risquer. Et plus encore, elles veulent être servies (elles, leur famille) au lieu de servir (les autres, leur nation). Le vocabulaire dénigrant du « jouer à la guerre » rajoute au mépris de cette femme pour un métier dans lequel elle veut s’engager mais qu’elle déteste au fond d’elle, et qu’elle voudrait voir changer. Elle veut protéger les gens de son pays, mais dans l’absolu dans un métier où elle n’aurait pas à tuer d’autres personnes.

Cette façon de penser est à relier directement aux homélies féminisées de certains de nos prêtres qui estiment que la paix sociale est d’abord une question intérieure pour le catholique. S’il n’y avait pas de gens pour faire la guerre, il n’y aurait pas de guerres. Ils ignorent l’altérité. Car c’est l’ennemi qui nous choisit (Carl Schmitt) et le laisser agir c’est lui donner les moyens d’opérer un massacre, et moralement d’être responsable de ce massacre. Cette jeune fille ne propage en cela qu’une vision féminisée de l’ordre social qui est le nôtre. S’il suffisait de se défendre pour pouvoir survivre… A l’inverse, la pratique du combat propre aux hommes leur apprend que la meilleure défense est parfois l’attaque. La violence, l’injustice, le sang, sont consubstantiels d’une action guerrière de protection ou d’agression. La vie elle-même demande une force d’engagement, le sacrifice de soi, et de l’agressivité, si ce n’est de détruire (des plantes, des animaux pour se nourrir par exemple).

 

De mère à mère sans passer par le père

Sa relation avec sa mère est étrange. En faisant l’armée, elle considère accomplir son destin de femme eu égard à ce que sa mère lui a transmis. Sa mère trouve que le monde va mal, l’engagement social de sa fille serait une réponse aux difficultés que nous connaissons. Quant à cette future « génitrice », elle ne se voit pas accomplir son destin en tant que maman, elle veut transposer sa façon féminine de voir la famille à toute la société, supposant ainsi que le questionnement de sa mère généralisé à tous pourrait être « >

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53 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Humiliations, blessures et escroquerie : une étudiante dénonce des abus lors de sa garde à vue" OBS du 23/12/2019.

    Brave Margaux; très féminin cette viande saoule qui veut jouer au dur face aux fonctionnaires puis qui chiale pour rien alors qu'elle ne se rappelle même plus de son comportement. Mais madame La Juge veille au grain. 

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    "À 6 ans, elle demande à une entreprise de fabriquer des figurines de femmes soldats" Figaro madame du 19/09/2019.

    Au lieu de se recevoir une grande tarte dans sa petite tronche, une journaliste publie l'article. 

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Florence Parly demande des sanctions contre un colonel qui a critiqué la stratégie en Syrie », AFP du 28/02/2019.

    Parce qu’à part la ministre, il y a quelqu’un en ce monde qui pense que notre stratégie en Syrie a été bonne ?

     

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    « CRS et gendarmes mobiles: des femmes derrière les boucliers «  L’Express du 26/12/2018.

    Heureusement que les gilets jaunes sont gentils.

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