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(Présidentielles 2017) Une femme ou le candidat des femmes

Publié le 24 avril 2017 par Léonidas Durandal à 12 h 07 min

La putréfaction de notre pays progresse implacablement. L’incohérence d’une gauche inconséquente et divisée aura été sanctionnée par un échec. L’inconséquence d’une droite à papa à côté de la plaque aura abouti à une défaite. Ce deuxième tour des présidentielles 2017 vient de faire souffler un vent de dissidence contre les institutions. Mais pour quel résultat ?

Il est vrai qu’à travers François Fillon, c’est toute une bourgeoisie conservatrice et plutôt provinciale qui devait être cocue. C’était son destin. Déjà, lors des dernières municipales de Paris, celle-là avait choisi d’investir Nathalie Morizet pour des questions de boboïtude. Votant par intérêt et non pour défendre ses idées, contre le mouvement de la manif pour tous, elle avait réussi l’incroyable exploit d’échouer en sus. Loin de s’être amendée, ce même parti politique avait renouvelé cette performance durant la primaire des Républicains en votant François Fillon, contre Jean-Frédérique Poisson. Celui-ci n’aura même pas eu le temps de cocufier son électorat en endossant un costume présidentiel trop large pour lui, il l’aura fourvoyé avant, en menant une campagne gagnée d’avance qui devait les conduire à la défaite. Tous, des serial loosers qui n’auront même pas eu l’excuse de perdre avec honneur. Pour tout panache, François Fillon aura appelé à voter le soir même de son marasme pour celui qui l’avait pris par derrière en lui sortant des affaires venues de nulle part, et soutenu en cela par tout le complexe médiatique et militaire dévoué à la cause libérale-libertaire sans une once de concession. Cocu et pédéraste, il fallait le faire.

A gauche, le tableau n’en aura pas moins été pitoyable. Le rabatteur habituel de la gauche, Jean-Luc Mélenchon, se sera servi de son brio naturel masquant un communisme crasse pour surclasser l’homme choisi par le PS et ayant les mêmes convictions que lui. Tout cela pour faire élire le représentant de la banque. Là encore, une belle leçon de cocufiage au vu et au su de tous ceux qui voudront bien ouvrir un tant soit peu les yeux. Mais à gauche, le libertinage passera plus facilement qu’à droite. Le beau Macron vaincra les fausses réticences anti-libérales de ses détracteurs grâce à ses idées libertaires qui leur feront avaler la pilule encore une fois, envers et contre tout, surtout face à un Front National érigé en épouvantail pour donner bonne conscience à des électeurs sans religion.

Le système a donc été vaincu par le peuple qui sent bien le vent tourner, depuis plusieurs années, mais par qui et pour quoi ?

Le pour quoi est simple. Il est celui d’une France partagée de manière cohérente entre un idéal libéral-libertaire, et l’utopie d’un socialisme local. Entre une France qui se voudrait de droite et de gauche, et une France qui se voudrait ni de droite, ni de gauche. Entre une France mondialiste qui s’enrichit sur la misère de peuples dont elle se croit l’ami, et une France enracinée qui subit comme tous les autres pauvres de la terre, la férule de cette bourgeoisie à bonne conscience. Avec ses médias, sa finance, sa richesse, son côté rassurant car représentatif de l’élite, il faudrait un miracle pour que le peuple des oubliés prenne le pouvoir. Cependant il n’est pas de mon propos d’analyser ces questions sur ce blog. Je laisse à d’autres le soin de le faire. D’ailleurs, ce fond idéologique laisse plutôt une impression de cohérence, même si beaucoup d’électeurs en sentent l’amertume. Aujourd’hui, je veux plutôt m’intéresser aux personnes qui incarnent ces idéaux et montrer comment, plus que dans le fond idéologique, notre système est corrompu parce qu’il s’est choisi des personnes qui miment sa corruption.

Car loin de représenter un changement, Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont les deux faces d’une même pièce décadente qui pense devoir en passer par une féminisation complète de la société pour s’en sortir. Les institutions masculines ne sont plus légitimes. Les femmes seraient la solution. Rien de neuf sous notre soleil civilisationnel déclinant. La droite fait appel à l’image de Jeanne d’Arc. La gauche élit la caricature du chéri de ces dames. Entre une femme et le candidat des femmes, au contraire du choix idéologique entre libéral-libertaire et souverainiste-socialiste, l’option personnelle sera univoque. Les hommes seront absents de ce second tour de l’élection présidentielle.

Du général de Gaulle à François Hollande, la descente aura été vertigineuse en ce sens. Le général de Gaulle n’ignorait pas le pouvoir des femmes, mais il avait su le contenir jusqu’en mai 1968. Il était encore l’exemple vrai du chef de famille responsable, avec ses défauts et ses qualités, rappelé « >

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51 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    ""Je t'aime Jilly" : la déclaration de Joe Biden à son épouse avant son investiture" figaro du 21/01/2021.

    C'est marrant, tout se répète trait pour trait. Joe Biden suit exactement la même voie qu'E Macron.