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AIMELES Antiféminisme

(Presque) Toutes les jolies salopes, que j’ai refusé de baiser

Publié le 15 mai 2021 par Léonidas Durandal à 13 h 14 min

Aucune provocation dans cet article. Ni volonté de jeter l’opprobre sur ces femmes. Je l’écris seulement pour éclairer mes auditeurs les plus jeunes sur la nature des relations hommes femmes. Certains les idéalisent, d’autres affirment qu’il faut être riche et puissant pour y avoir accès. Il n’en est absolument rien. Plus j’ai été pauvre, et mal inséré, plus j’ai baisé. D’ailleurs, si vous lisez bien mon article jusqu’au bout, vous serez surpris de toutes les différences de milieu, d’âge, ou encore de physique et d’attitude de mes prétendantes. Une femme peut aimer n’importe qui en vérité pour peu qu’il lui plaise, qu’elle en ait envie, qu’elle soit remplie d’un besoin narcissique d’être aimée, que cet homme soit animé d’un fort désir pour elle etc, etc…

Les femmes ne sont pas, non plus, plus chastes que les hommes. Voilà une image maternelle qui leur permet de régner socialement, mais qui est complètement fausse comme vous allez le voir. Je pense au contraire, que chaque homme devrait se pencher sur la question de sa propre chasteté au lieu de projeter un idéal ou des défauts sur l’autre sexe. Il est ridicule de reprocher aux femmes, notre propre perméabilité au beau sexe. Les hommes qui se comportent ainsi sont méprisés par les femmes à juste titre car ils ne représentent aucune altérité vraie pour l’une de celle-là. Et puis, ils n’ont aucun désir propre, aucune de leurs partenaires ne sera particulière à leurs yeux. Ce genre d’homme cherche un trou et à vrai dire, quoi de plus répugnant pour une femme qui se respecte que d’être confondue avec n’importe quelle autre.

De même, le bon parti qui se fera jeter comme une merde, mettra toute sa vie à comprendre ce qu’il en est. Mince, il croyait remplir toutes les cases, avoir tout compris. Et du jour au lendemain, il finit comme un gros sac à merde sur le trottoir. Or au-delà de vous comporter comme l’homme parfait que votre maman a modelé, qui êtes-vous vraiment et qu’avez-vous à transmettre ? Que comprenez-vous vraiment des femmes ? N’avez-vous pas confondu votre femme avec votre mère ? Ou avec l’image idéale que vous vous faisiez de LA femme ? J’y reviendrai dans un prochain article sur la reproduction. En attendant, redescendons sur terre ensemble. Voici une partie de ces femmes que j’ai refusé de baiser.

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Passons sur l’immensité de toutes les petites écervelées du collège qui voulaient se faire une expérience « amoureuse » à bon compte. Nous étions dans l’âge ingrat, soit. Au lycée, il y a dans la classe une jolie blonde avec de merveilleux yeux bleus. Elle est à l’apogée de son physique. Elle le sent. Elle le sait. Son papa très compatissant avec sa petite chérie, lui a payé un appartement dans le centre ville. Son petit ami qui a 7 ans de plus qu’elle, différence significative à cet âge entre celui qui est inséré dans la vie professionnelle et celle qui étudie encore, la toise d’un oeil jaloux. Quand il ne travaille pas… Comme dans le « journal d’un séducteur » de S Kierkegaard, cet imbécile a choisi une jeune fille plus jeune que lui, car il est persuadé de pouvoir ainsi la contrôler. Et il est rétribué à la hauteur de ses attentes. La jeune fille en question m’a invité dans son appartement. Mais je n’arrive pas à déconnecter corps et sentiments (est-ce un défaut ?). Elle me plaît physiquement seulement et je m’en vais sans avoir enlevé cette culotte de deux jours très propre selon ses propres termes.

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A la fin du lycée, le petit jour ne va pas tarder à se lever et la soirée dansante se termine. Nombre de fêtards gisent à même le sol pour récupérer un peu avant de s’en aller. Seule une fille plantureuse cheveux bruns longs et soyeux, s’est langoureusement installée sur le canapé, sans aucune trace de culpabilité eu égard à la situation des autres. De nature habituellement joviale, je ne manque pas l’occasion de lui faire remarquer l’injustice. Et comme elle ne veut pas plaisanter, j’insiste, pour la mettre mal à l’aise. Seulement, elle me prend aux mots, et m’autorise à la rejoindre. Il y a méprise sur mes intentions, mais du coup, elle a réussi à me clouer le bec et à me mettre, moi, mal à l’aise. Là encore, très jolie, généreuse comme je les aime, collés l’un à l’autre, parce qu’il n’y aurait pas eu de place autrement, je ne vous fais pas un dessin sur la suite des événements à un âge où les pulsions ne sont jamais aussi fortes. Je suis resté à terre. Je ne crois pas qu’une histoire d’amour puisse commencer par une partie de jambe en l’air, aussi belle soit-elle. Et avec l’âge, j’en suis désormais certain. Mais ce n’est pas ce qu’elle cherchait.

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A la fac, je vais retrouver une de mes bonnes copines du lycée. Cette petite bourgeoise catholique blonde au carré organise une sauterie pour son anniversaire. Elle m’attire depuis toujours. Je lui ai fait savoir bien maladroitement, et elle m’a renvoyé sur les roses quand nous étions plus jeunes. Si j’avais vraiment su ce que je voulais, si j’avais été quelqu’un de sérieux, j’aurais insisté. Bref, nous voilà à boire un peu, à manger quelques crêpes en souvenir du passé. Son copain est là. La soirée est bien avancée quand il me faut rentrer dans mes pénates. Seulement je suis à pieds, il fait nuit, et elle s’inquiète de ma pauvre petite personne. Elle a plus pitié de moi que je n’ai pitié de moi-même pour tout dire. Elle insiste donc pour que je dorme dans sa chambre, par terre, à côté de son lit une place. Son copain cherche à négocier, furax, il n’a aucune autorité sur elle, il n’en revient pas. Mais elle lui fait accepter la situation. A vrai dire, elle ne lui laisse pas vraiment le choix. Durant la nuit, elle susurre doucement mon nom pour que je la rejoigne. Moi, je crois rêver, puis je trouve là une bonne occasion de me venger de ses refus précédents. Petit, idiot, mesquin, lâche, c’est vrai, combien de fois l’ai-je été, et ici, je la laisserai sur sa faim, en me punissant. Elle ne me le pardonnera jamais. Les femmes sont ainsi. Elles peuvent vous passer toutes les maltraitances possibles et imaginables, mais jamais votre refus de les prendre alors qu’elles se donnaient. Bien des années après, je peux rassurer son copain de l’époque, il n’a pas été cocu pour l’occasion. D’une certaine manière. Après ses études, elle se mariera avec un autre, une sorte de bon parti me ressemblant vaguement, et qu’elle méprisait déjà ouvertement le jour de son mariage. J’espère pour lui qu’il était excité à l’idée de porter de longues cornes. En me remémorant son visage, ça me rassure de croire que oui. Quant à nous deux, ce dossier est désormais classé dans la longue série des histoires étiquetées : « déroulé à jamais inconnu par refus d’y croire ».

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Je ne m’étalerai pas trop en longueur sur la bonne Sarah, prolétaire aux cheveux noirs et longs, étudiante en psychologie sur laquelle j’ai refusé de m’étaler cette fois physiquement alors que nous étions jeunes vigoureux, intelligents et que nous nous entendions bien, mais que je considérais comme une copine.

Ma pauvre Sarah, tu m’as donné ton corps, oui ton corps… et tu ne fus pas la seule dans ce cas là. Il y a deux autres amies et qui m’étaient chères avec qui c’est arrivé. L’une encore pendant mes études, et l’autre alors que je n’étais devenu qu’un pauvre hère. Suite à ces refus, je ne les ai plus jamais revues. Les jeunes de maintenant appellent cela la « friend zone ». Difficile de ne pas avoir une demi molle pour celle qu’on considère comme son pote. En conclusion de ce paragraphe, et pour toutes les fois où le copain/copine a voulu devenir plus/moins qu’un copain/copine : il n’y a pas d’amitié entre hommes et femmes. IL N’Y A PAS D’AMITIE ENTRE HOMMES ET FEMMES.

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Bondissant de sa couche en costume de nuit

Ma voisine affolée vint cogner à mon huis

En réclamant mes bons offices

Vous aurez peut-être reconnu ici, un extrait de l’orage de G Brassens. Il est dit que les femmes sont particulièrement sensibles à ce genre d’ambiance électrique. La peur et l’envie d’être rassurées se mêlent chez elles pour les attendrir. Dieu sait qu’elles en auraient besoin plus souvent avec leur légitime. Bref. Ce soir là, nous ne sommes pas loin de Sète, et mon bon Georges Brassens se rappelle à notre souvenir. Le ciel n’est pas content à en faire craquer les murs. La violence de cet orage méditerranéen inquiète surtout dans cette cité universitaire désertée. Car en cette fin de semaine de vacances, la très grande majorité des étudiants est rentrée chez elle. Ma nouvelle beurette de voisine a été transférée dans mon couloir afin de ne pas rester isolée. Et elle fait de l’huile sous les assauts de Zeus. Seulement, elle n’en reste pas là. Au lieu de se blottir sous ses draps dans sa couche, et d’attendre que ça passe, elle vient toquer à ma porte, en nuisette. En tout bien, tout honneur bien entendu. Désolé ma sœur, mais ce n’est pas haram pour le bon catholique que je ne suis pas encore. Notre petite conversation lui aura au moins permis de reprendre contenance et de retourner chez elle rassérénée, l’orage est en passe de se calmer. Pour mon bonheur et mon malheur, j’aime trop prendre ce qui ne se donne pas, et me détourner de ce qui m’est acquis. La pauvre ne demandait qu’à être revigorée dans des bras impies. Mais la bagatelle m’a toujours fait peur si elle n’était pas accompagnée de sentiments. 

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Allez, passons sur toutes ces fanfreluches universitaires. J’étais promis à un bel avenir professionnel. Mes lecteurs pourraient imaginer que mon potentiel fût le déclencheur de toutes ces histoires. Mais tel n’était absolument pas le cas ainsi que la suite va amplement vous le démontrer.

Comme d’habitude, mon absence totale d’ambition terre à terre m’a mis en porte-à-faux avec mon environnement. Cette fois, mon sentimentalisme m’a entraîné dans un trou de province sans réelle perspective d’avenir, si ce n’est de devenir fonctionnaire. Mais je suis affectivement attaché à cette petite ville poussiéreuse de notre vieil ouest. Alors j’insiste dans un appartement miteux de centre-ville. A côté de chez moi, ma jeune voisine esthéticienne, ne l’entend pas de cette oreille. Très ambitieuse, elle entend réussir autant professionnellement que familialement grâce à ses longs cheveux blonds et son corps rempli d’intelligence. Elle va la croquer cette pomme qui lui est tendue par la vie. Sauf qu’un soir, son amoureux ne veut pas suivre son plan de carrière. Il préfère aller se pinter avec ses copains tandis qu’elle fera le pied de grue à demeure. Voilà qui force mon respect. Je ne peux qu’admirer cet homme qui a choisi de se détendre un peu avant d’en prendre pour 40 ans sans remise de peine. Après moult éclats de voix sur mon palier, puis un claquement de porte, notre gonze n’a pas cédé. Il s’est barré, optant pour une soirée entre amis plutôt qu’avec sa tendre et douce harpie. J’entends la fille étouffer ses pleurs, probablement sur son canapé, et je me dis que je vais enfin finir par avoir la paix lorsqu’on toque à ma porte. La jeune fille en larmes est venue se faire consoler chez le voisin. Et comme je ne comprends pas assez bien ses intentions, elle m’affirme avec conviction qu’il le paiera et qu’elle se vengera. Seulement ce ne sera pas grâce à moi. Je n’aime vraiment, vraiment pas être instrumentalisé, quand bien même j’en eusse joui pour l’occasion. Elle retournera bien sagement chez elle et trouvera certainement un autre intermédiaire pour organiser sa vendetta.

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Accélérons, accélérons, je sens que je vais finir par lasser mon lecteur. Quelques années après, une jeune épouse qui n’arrive pas à avoir d’enfant avec son mari, se présente sur le pas de ma porte. Je crois qu’elle me demande de faire le boulot. Son mari est un bon copain. J’étais au mariage. J’ai dansé côte à côte avec son père. L’idée de cocufier un ami me fait horreur. Elle quittera le village sans avoir obtenu satisfaction… avec moi. A noter : combien de fois j’ai croisé dans le regard de femmes mariées, la volonté de se faire sauter par le copain du mari. Ce comportement saugrenu pour un homme homme, s’explique très bien du point de vue de la femme femme. Si celle-ci arrive à ses fins, elle contrôle d’autant mieux l’entourage de son mari. Par exemple, en cas de séparation, elle aura beau jeu de lui avouer la vérité pour le couper de ses meilleurs soutiens.

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Et puis, voilà le tour de la jeune fille placée dans une famille d’accueil qui vient juste d’atteindre la majorité. Des problèmes familiaux en veux-tu en voilà. Son avenir : se faire engrosser le plus rapidement possible pour bénéficier d’allocations familiales et survivre. Pour tout dire, elle avait beau avoir 18 ans, je ne me sentais pas à la hauteur de la situation. Elle a été frapper à une autre porte avec succès.

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Une fois, à la fin d’un festival, je voiture une jolie instrumentiste jusqu’à sa ville d’attache. Elle veut absolument écarter les cuisses mais il lui faut une excuse. Elle imagine alors que je joue bien du pipeau qu’elle a vu dans mes bagages (si si, ça ne s’invente pas). Malgré toutes mes dénégations, il faut que je la subjugue avec mon instrument. Le résultat est là, je suis un médiocre exécutant. Elle se demande alors pourquoi elle a été attirée par moi, et met cela ouvertement sur le compte des phéromones.  Excuse cette fois-ci plus proche de la réalité et qui nous permettra de terminer le voyage sans encombre. A la gare son copain l’attend pour l’amener plus loin. Un vrai violoniste d’orchestre instrumental lui, le regard noir de jalousie, les cheveux mi-longs en bataille, beau comme un dieu grec, mais trop sec pour espérer pouvoir me mettre une raclée. Quand il comprend que nous sommes restés seuls sur plus de 100 kms de trajet en voiture, il redouble d’agitation. Il faut dire qu’il la pratique depuis assez longtemps pour comprendre qu’il est amoureux d’une salope, même s’il n’arrive pas à en tirer de conclusions.  Cette fois-ci, il aura été cocu sans l’avoir été. Mais en la matière, je ne gage ni de la suite, ni des précédents dans sa relation.

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Celle-là pratique l’amour libre en accord avec son copain qui l’a initiée à la pratique. Je ne sais pas si elle y gagnera à la fin. Je suis sûr que non en vérité. En attendant, elle se ferait bien un sandwich avec moi. Je dis oui alors que je ne suis pas au courant de la situation. Je dis non aussitôt après. Je suis peut-être vieux jeu et vaniteux, mais je trouve que je mérite mieux.

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Cette bonne copine devait dormir chez moi suite à son divorce. Et moi, avec ma naïveté qui confère souvent à la bêtise, je l’accueille les bras ouverts (la pauvre, elle allait pas dormir dehors). La nuit venue, elle veut me rejoindre dans mon lit, et je refuse catégoriquement. Mais elle s’y prend si bien que je cède en me jurant que je contiendrai mes pulsions. Orgueil quand tu nous tiens… Je ne les contins pas, c’est pourquoi je peux vous dire avec tant de certitude que l’expérience précédente du canapé se serait mal terminée.

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Une autre qui avait un copain, passe le week-end chez moi avec les mêmes intentions. Je connais le gazier et quand je lui demande comment elle l’envisage, elle me fait comprendre que ça ne me regarde pas vraiment. Tout était dit. Elle n’aurait pas plus obéi à mes ordres qu’aux siens, ce que la suite me prouva. Je la laisse donc seule dans son lit et j’espère bien qu’elle a pété une durite à cette occasion.

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Puis il y eut cette jeune maman aux mensurations de mannequin d’origine paysanne. Je crus retrouver mon impertinente du lycée quelques années plus tard, mariée avec son homme plus âgé, l’un et l’autre ayant imaginé que la différence d’âge stabiliserait forcément leur union. Mais l’expérience arrivant aussi chez la nymphe, elle s’aperçut que son homme n’était qu’un homme, et face aux difficultés de la vie, elle finit par perdre confiance en lui. Je représentais alors l’autorité dans mon milieu et elle aurait bien aimé que je me mette au service de sa famille, plus que par des conseils spirituels. Or comment se fut transformée une autorité qui aurait délégitimé l’autorité première du mariage ? Là aussi, c’était joué d’avance. Elle cherchait des limites. Je les lui donnai. Cela ne sauva pas son mariage. Mais j’aime à penser que mon choix mit un frein à sa volonté de toute-puissance destructrice.

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Le temps accomplissant son œuvre, ce fut cette fois une mère de famille de la grande bourgeoisie avec des enfants d’âge moyen qui voulut se donner à moi, exactement pour les mêmes raisons que la mère précédente d’origine paysanne. Je précise que j’étais alors au chômage. Par ailleurs, elle n’eut jamais d’autres velléités de tromper son mari. Contrairement à ma précédente « relation »qui en usa et en abusa avec d’autres que moi.  

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La dernière de mes rebuffades consista à refuser un plan à 3 avec de jeunes mamans divorcées bien décidées à finir la fête au village dans les meilleurs termes. Elles se sont consolées entre elles.

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Voilà, que celles que j’ai oubliées me pardonnent. Dans l’ensemble, j’ai cédé bien des fois aux femmes, autant que je me suis refusé à elles. Maintenant, je sais qu’il n’y a pas beaucoup de vie en dehors du mariage, et de manière privilégiée, du mariage d’amour quand on est jeune. Il est vrai que maris et femmes en arrivent à se disputer et parfois, à se haïr. Mais la séparation, si elle s’avère nécessaire, est d’une des pires solutions. Le rôle d’une société devrait être de protéger le couple et d’essayer de ramener les adultes à la raison quand ils cèdent à leurs mauvais penchants. Dans notre société, c’est tout l’inverse qui arrive. Les pires excès sont encouragés, et personne n’y trouve son compte, malgré une immaturité crasse qui abaisse les attentes de chacun.

De la femme, il y en a, en veux-tu en voilà. Mais où est la qualité des relations que nous voulons entretenir ? Je me le suis demandé bien des fois. Dans notre société de la séparation, nous semblons condamnés à devoir nous donner de l’affection par corps interchangeables. Ce qui explique une partie de la tristesse de notre époque. La sexualité féminine s’impose dans toute sa démesure et son hystérie, et des hommes trop proches de leur maman en France, ont bien du mal à faire contrepoids à un tel pouvoir. Car si les autres hommes avaient agi avec autant d’autorité que je l’ai fait, en général, nous n’en serions pas là. J’en suis certain. La faiblesse des hommes, leur naïveté surtout, explique aussi la catastrophe. Quant aux femmes, elles ne sont que des femmes. Il ne faut pas leur en demander plus qu’elles ne peuvent donner en les idéalisant. 

Pour aller plus loin dans la réflexion, j’ai l’impression que mon ambition sentimentale s’est heurtée tout autant à mes limites qu’à l’état de la société. Nous ne semblons plus voir que par le sexe. Le sexe est la réponse à tout à notre époque. Ce penchant ne nous mène à rien. Il nous enferme plutôt dans des relations fugaces et non construites, voire destructrices. Alors quand je pense à tous ces jeunes garçons pour qui avoir accès au sexe, représente une sorte de solution ultime, j’ai envie de me taper la tête contre les murs. Qui les fait courir après de telles chimères ? Est-ce là leur seule ambition dans la vie, une ambition à ce point pitoyable ? Devenir le mâle alpha d’une meute de chiennes ? Une sorte de prédateur sexuel que la société abattra en fin de parcours ?

 

Existe-t-il une possibilité de construire une relation stable et en parallèle vivre de relations instables ?

Ces désirs féminins de sexualité sans sentiment ou de sexualité précédent un engagement m’ont fait peur, parce qu’intérieurement, je me suis toujours méfié des grands écarts de cohérence. D’un côté, j’aurais baisé et de l’autre, j’aurais vécu avec l’idée d’une possible relation durable ? Or baiser à tout va, c’était renoncé pour moi à l’idée d’entretenir une relation suivie.

Notre monde cultive l’idée que tout est possible. Et les individus de ce monde, flattés en ce sens, souscrivent trop souvent à ce mensonge. Mais tout n’est pas possible. Le monde est fait de limites, et les hommes ont un rôle particulier à jouer dans l’édification de limites réfléchies. Or en me laissant aller, j’aurais donné toute licence à la bête en moi, et j’aurais perdu toute maîtrise, voire j’aurais tué le Père en mon âme. L’asservissement aux pulsions ne va pas sans une perte des libertés. Et je ne crois pas qu’il y ait d’homme assez fort psychologiquement pour ne pas perdre pied en adoptant une telle démarche de vie, ou alors ce sont des personnes insensibles prompts à pourrir leur entourage. 

Il est vrai que certains mènent une double vie. Les uns reproduisent à l’envie deux unions stables en deux lieux différents. Mais quelle est leur légitimité en tant qu’homme pourvoyeur de règles ? Aucune. Ils sont tout juste des animaux dont leurs femmes se servent pour se reproduire. Si la vérité se sait, et elle finit toujours par se savoir ou par se sentir, ils ne sont plus rien et leurs familles non plus. D’autres trompent leur compagne à tout va. Ils reviennent au foyer la queue entre les jambes, ou pire, avec l’idée de l’asservir à tous leurs désirs. Les uns sont déconsidérés dans leur foyer. Les autres déconsidèrent leur famille. Parasites, ils vivent aux dépens les uns des autres, et leurs enfants en subissent les conséquences. 

A la fac, j’avais un copain bougnoule et un négro qui sortaient ensemble presque tous les soirs pour choper des filles. Même en semaine. A l’image d’une paire de couilles, inséparables. Ils me faisaient mourir de rire tous les deux, car ils s’habillaient comme des princes, histoire d’appâter le goujon, jouaient sur tous les clichés du bougnoule bien intégré et du négro exotique, pour arriver à leurs fins. Je me serais joint à eux et nous aurions formé une équipe sponsorisée par Benetton, black blanc beur. Mais comme je l’ai mentionné un peu plus haut, je n‘avais pas de tels désirs. Et puis, ça marchait déjà très bien sans moi. Au petit matin mon bougnoule disait aux filles de prendre leurs affaires et de dégager illico presto. Il détestait celles-là même qu’il avait baisées, mais il ne pouvait s’empêcher de recommencer le lendemain. C’était comme une drogue. Autant il était devenu perméable au sexe, aux femmes, autant il était imperméable à l’amour.

Tout homme ne respectera qu’une femme unique qui ne sera pas centrée sur sa propre jouissance. Un homme sait par instinct qu’une femme qui se donne à n’importe qui, ne l’envisagera jamais comme quelqu’un de particulier. L’inverse n’est pas vrai. Voilà pourquoi nombre d’hommes qui trompent leurs femmes, rentrent chez eux honteux, plus soumis et pitoyables que jamais, et que parfois ladite femme, y trouve son compte par l’humiliation du père. Un homme se sent trompé si une femme couche avec un autre. Une femme se sent trompée si un homme en aime une autre. Mais l’un et l’autre jugent par rapport à leurs propres critères. L’homme qui en aime une autre sans coucher avec, a l’impression d’être fidèle. Il ne le restera pas longtemps. Une femme qui couche avec un autre, pense que ça ne l’engage pas affectivement, jusqu’au jour où…

Ces femmes à qui je me suis refusé, ne me manquent pas. Il me manque juste d’avoir vécu une belle relation qui semble hors du champ du concevable dans notre pays. Rien n’y concourt, ni les institutions, ni les moeurs, ni les médias, ni le débat intellectuel, ni les lois, ni bien entendu la nature bestiale de l’homme, ni l’éducation que nous recevons. A ce point que le temps est passé pour moi, et pour bien d’autres au vu des statistiques dans notre pays.

Pour finir, en tant que vieux machin, je vais donc me permettre de donner un de ces conseils que la jeunesse ne suit jamais, mais qui sait… : lors d’une rencontre, concentrez vous sur ce que vous ressentez, pas sur ce dont vous avez envie. Si ce que vous ressentez vous fait du bien, vous êtes dans le vrai. Si vous vous dégoûtez de vous même et des autres comme mon copain bougnoule alors même que vous avez suivi votre envie, vous filez un très mauvais coton.

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