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Profils de tueurs en série : de la décomposition familiale au terrorisme

Publié le 29 avril 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

et qu’il va tuer d’autres personnes. Il est abattu par les services de police.

 

Famille :

Les journalistes n’ont pas fait leur travail et certaines informations essentielles manquent. Ils parlent systématiquement du père, de la maison de son père, jamais de sa mère en tant que telle, comme si ce jeune qui habitait « chez ses parents » était issu d’une famille recomposée. Ce genre de détails n’en sont pas quand on veut comprendre les raisons d’une souffrance personnelle (Rapport unicef 2014).

Son double nom pointe du doigt une identité filiale fragile, ce que corrobore son profil psychologique (lien). Dans tous les cas, l’exemple qu’aura reçu Martin n’aura pas été suffisant pour qu’il réussisse sa vie familiale. Il aura divorcé de sa femme peu après la naissance de leur enfant, il y a 3 ans. Depuis, il voyait régulièrement sa progéniture, jusqu’à ce que sa mère le lui refuse sous prétexte qu’il se serait converti à l’Islam en avril 2013.
Socialement :

Il avait monté une entreprise de nettoyage mais avait fait faillite. Il vivait encore chez « ses parents ».  Au vu de son parcours, on peut supposer que ses résultats scolaires n’ont pas été formidables. Mais là encore, cette question ne semble pas vouloir intéresser nos journalistes.

Psychologiquement :

Souffrance identitaire dit le psychologue. Certainement, mais il serait plus intéressant d’en définir l’origine. Martin était un bon vivant comme le montre sa photo un peu plus haut, il s’intéressait à son enfant. S’il s’est radicalisé brutalement, il y a des raisons.
Explication :

Souffrant d’une perte d’identité à cause d’un modèle parental défaillant, Martin a raté ses études, puis il a raté son mariage, et enfin quand il a voulu se reconstruire une identité avec l’Islam, la mère de son enfant en a profité pour couper définitivement les liens avec lui, apparemment avec l’assentiment complet de la justice canadienne. Pour Martin, cela aura été la goutte d’eau de trop. Il ne pouvait plus supporter la société dans laquelle il vivait et qui l’ostracisait progressivement en toute bonne conscience. Il s’est donc attaqué aux signes de l’autorité au Canada.
Dans les journaux canadiens, qu’ils soient de langue anglaise ou française, Martin semble être devenu terroriste malgré une éducation parfaite. D’où l’absence presque totale de références précises quant au vécu familial de ce jeune dans les journaux, ou bien par exemple,  l’acceptation étrange de l’argument de la conversion à l’Islam pour qu’une mère soit autorisé à priver un père de voir son enfant. Pour l’occasion, la société canadienne, incapable de s’interroger sur elle même, aura mis l’Islam au centre de la question terroriste, oubliant qu’il s’agissait ici de la conversion d’un Canadien « de souche » qui n’aurait eu aucune raison d’agir ainsi s’il avait été heureux dans sa société.

 

 

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NEMMOUCHE Medhi :

 

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Franco-Algérien de 29 ans au moment des faits, il entre dans le musée juif de Bruxelles le 24 mai 2014, tire sur le gardien, les passants, et tue 4 personnes en tout. Il est arrêté le 30 mai 2014 lors d’un simple contrôle douanier.

Famille : né de père inconnu, on le retire de l’environnement de sa mère dès l’âge de 3 mois parce qu’elle est incapable de s’en occuper. « Elle aime avoir des enfants, mais elle les abandonne » selon les services sociaux. Le père de sa mère semble également absent de la famille. Ses soeurs nées d’un autre père sont toutes placées à l’assitance publique. Par la suite, il bénéficie du bon exemple d’une famille française stable psychologiquement et dont les deux fils sont devenus ingénieurs. Mais excédée par ses rebuffades, cette dernière le lâche à 16 ans juste avant sa première incarcération. A sa sortie de prison, le juge le confie à sa grand-mère. Il a 17 ans. Toujours aussi ingérable/incapable de supporter les autres, il dort parfois dans sa voiture. Il n’en demeurre pas moins intéssé par sa culture d’origine et demande même la circoncision.

 

Socialement : capable de faire preuve d’un comportement sociable quand les circonstances l’exigent, il aurait pu obtenir son bac professionnel s’il n’était pas tombé malade cette année là. Par la suite, attiré par le droit et les règles, il essaie de passer sa capacité. Manquant de persévérance, il sombrera dans la délinquance très rapidement.

 

Psychologiquement : instable affectivement, il recherche une autorité légitime, celle de ce père qu’il n’a pas connu. Il vit son abandon dans la culpabilité, comme beaucoup d’enfants qui ne connaissent pas leurs parents biologiques. Plutôt intelligent, il s’enfonce dans le non-sens et le mensonge. Le contact avec la religion aura été pour lui l’occasion d’acquérir des repères radicaux dans « >

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47 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "La dérive de Sara et Thomas qui rêvaient de faire sauter la tour Eiffel (les noms ont possiblement été changés par l'Obs)" L'Obs du 15/11/2019.

    Ils ont interpellé la jeune fille le 10 février 2017, menottée au pied de son lit, chez sa mère assistante maternelle dans la région de Montpellier. Sara venait d’avoir 16 ans. 

    Et ça doit pas être mieux pour notre Thomas. 

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « PMA : les pères sont-ils obsolètes ? », Le Point du 24/12/2018.

    Références sur le manque de père des enfants terroristes.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Quand le FBI dresse le portrait-robot des auteurs de fusillades », Les Echos du 22/06/2018.

    Comme d’habitude, les Américains ne réfléchissent pas aux causes. Ils vont droit au but pour régler le problème dans l’urgence. Du coup, nous n’apprenons pas grand chose. Le type est stressé, en conflit familial ou professionnel, a des problèmes psychologiques et avec l’autorité, la surprise…

    Etude comportementaliste inutile disponible en Anglais ici.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    « David Puaud, chercheur monstre », L’Express du 07/05/2018.

    Pas l’ombre du début d’une explication familiale ? Le problème serait la désindustrialisation et l’alcoolisme ? Ca sent un peu fortement la forfaiture intellectuelle. Parce qu’en matière de désindustrialisation, j’ai connu une telle région, et heureusement que l’immense majorité des gens ne se sont pas transformés en psychopathes tueurs d’autostoppeurs. Ce sont vraiment des explications superficielles.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « Fusillade en Floride: Nikolas Cruz, encore un ado solitaire et amateur d’armes », AFP du 15/02/2018.

    Apparemment, les « repères masculins » de l’entourage de sa mère adoptive, n’auront pas suffit à celui-là. L’Express, l’AFP comme les autres journaux ne s’étendent pas sur le sujet. Ils préfèrent que les gens n’aient pas d’armes et crèvent de leurs souffrances, en silence.

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    « Interrogations autour d’un secret d’enfance de Nordahl Lelandais », L’Express du 10/02/2018.

    Papa est absent, le directeur pédophile homosexuel en profite pour lui apprendre l’amour.

  7. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « La vérité sur la tuerie de Sutherland Springs » ER du 13/11/2017.

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