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AIMELES Antiféminisme

Quand les femmes remplacent les derniers hommes dans la mode et la publicité

Publié le 22 juillet 2014 par Léonidas Durandal à 13 h 34 min

Ce qu’il y a d’incroyable avec les femmes, c’est leur capacité de retourner les situations en leur faveur, contre toute attente. Notre stagiaire nubile du Figaro pour cet été, Aasma Maad vient encore de nous en donner une illustration superbe (3). Manque de vacances, frustration d’ordre sexuel, fuite de son petit ami, on ne le saura certainement jamais. Par contre, le résultat est là. Des articles hystériques (1, 2) qui se multiplient dans les colonnes du Figaro Madame depuis que le soleil joue à cache cache avec nous cet été. Et si cela me fournit matière à écrire, je préférerais réellement qu’un homme fasse don de son corps pour nous sauver. L’information est une chose. La haine revencharde en est une autre. Un peu comme l’équipe de foot du Brésil qui est arrivée beaucoup trop loin dans la compétitQuand les femmes remplacent les derniers hommes dans la mode et la publicitéion mondiale par chance (et parce qu’elle a été outrageusement pistonnée), Assma Maad devrait bientôt croiser l’équipe d’Allemagne et se prendre un 7 à 1, puis un 3-0 dans la petite finale. La fin de la compétition est proche pour elle, j’ose l’espérer, à la fin des vacances.

Ici, elle nous relate l’histoire de Dov Charnay, créateur de son entreprise de mode et qui en a été expulsé suite à de simples accusations de harcèlement sexuel de la part d’une de ses stagiaires. Elle fait le parallèle avec Terry Richardson, le photographe qui avait créé le mouvement du « porno chic » dans les années 2000, et qui vient d’être blacklisté pour les mêmes raisons. Il est aujourd’hui privé de contrats. Elle en conclut que le milieu de la mode et de la publicité, est misogyne. Or une journaliste réellement lucide ne devrait-elle pas s’étonner au contraire, du pouvoir gigantesque de « simples » femmes soit disant exploitées par le système. En effet, comment des hommes parmi les plus influents dans leur catégorie ont pu être remerciés du jour au lendemain sans qu’une forme de domination s’exerce envers eux ? Et comment cela a pu s’accomplir dans un système de « domination patriarcale » ? En vérité cela aurait été tout à fait impossible si les hypothèses de base féministes avaient été vraies. Si une domination s’exerce réellement, il semble que ce soit plutôt des hommes qui la subissent.

 

Le maquillage, une spécialité féminine.

Or pour que ce soit bien le cas, il faudrait réussir à cacher en parallèle ce pouvoir extraordinaire qui s’affiche à la vue de tous. Et pour ce faire, il faudrait une sacrée capacité à maquiller la réalité. C’est là que le concept de « sexisme » intervient. Car tandis que ce sont uniquement des femmes qui profitent de ce système de mode, consommatrices, top modèles, stagiaires, ou souvent des hommes à pulsions féminines, grâce à ce concept, les femmes peuvent désormais apparaître en victimes, contre toute attente. Comment ? Le peu d’homme qui reste est brocardé et on généralise à partir d’eux. Par exemple, quand Assma Maad relaye l’initiative de deux féministes sensées dénoncer le sexisme dans la mode en détournant le travail de Terry Richardson et Dov Charnay, qu’elle en ait conscience ou pas, notre journaliste française participe objectivement à ce camouflage. En inversant les réalités, elle permet une forme de domination féminine objective. Les femmes qui font virer ces hommes (le peu d’hommes qui survit encore dans le monde de la mode) peuvent se justifier individuellement parce qu’elles auront été magnifiées dans le rôle de pauvres victimes de « stéréotypes sexistes » et ceci grâce à ce genre d’articles de presse, ou bien dans la vulgate des conversations ou encore par ce genre de montages photos politiques. Mais étudions de plus près cette  «arme médiatique » du détournement qui a été utilisée dans ce cas précis :

 

L’original 1/5 :


1Jurgee Teller pour Jacobs

On voit ici le talent extraordinaire du photographe : la femme consommatrice, qui assouvit sa pulsion sexuelle dans l’achat. Cette photo est autant réussie d’un point de vue esthétique que subversif. Cette photo pourrait être même considérée comme féministe si ces dernières n’étaient pas si insensibles et incultes.

Le détournement féministe de Lauren Wade :
1 Lauren Wade
Plat, sans signification : est-ce que ce sont les hommes qui vont dans les magasins et qui sont majoritairement prescripteurs de dépenses ? Non. L’image a perdu tout son sens.

L’original (2/5) :
2 Charnay pouyr american appeal
La femme utilise son bas comme une arme en direction de l’homme qui la regarde (sorte de lance pierre invitation/piège). C’est une femme qui s’assume et qui domine la situation grâce à une forme de libération sexuelle dont elle joue sans en être dupe. Encore une fois, cette image aurait pu être reprise par des féministes si l’idéologie n’avait jamais compté pour elles.

Le détournement féministe de Lauren Wade :
2 Lauren Wade
Qu’est-ce que fait un homme en bas ? A-t-il un quelconque pouvoir entre ses cuisses dans cette position ? L’image ne parle absolument plus. Sauf peut-être pour des personnes à pulsions homosexuelles ? Et encore, j’en doute.

 

L’original (3/5) :

 

3 Terry richardson pour sisley

Une femme attachée semble complètement libre en pensée. Elle a l’air de se dire « Mais qu’est-ce qu’il me veut ce con ? » L’homme soumis à sa pulsion tente de profiter d’une femme dont il restera à jamais insatisfait, à jamais prisonnier. Encore une image de femme forte.

Le détournement féministe de Lauren Wade :
3 Lauren Wade
Le mec n’a plus la même expression. On dirait une espèce d’homosexuel qui reproche au spectateur d’assister à la scène. Cela n’a aucun sens. Complètement vide.

L’original (4/5) :

4 Terry richardson

Voilà ce qu’on appelle techniquement une belle branlette espagnole. Le sexe du mâle identifié au parfum est engoncé entre de jolis roploplos. La femme utilise ses mains et son pouvoir de séduction (identifié par le rouge à ongles) pour attraper le sexe de l’homme. Encore une femme dominatrice par Terry Richardson. Image de domination féminine qui est faite pour vendre à des hommes dont la maman a été bien trop présente.

 

Le détournement féministe de Lauren Wade :

4Lauren Wade

La poitrine de l’homme est-elle un attribut sexuel ? Le rouge à ongle signifie-t-il que l’homme est disponible pour la fécondation ? Que fait un pénis sur la poitrine d’un mâle ? L’image a perdu tout son sens car la symbolique des corps différenciés entre hommes et femmes a été ignorée.

 

L’original (5/5) :

5 certainement terry

La blancheur, la pureté, la fragilité, qui avec son regard « chaud », nous invite à une bonne grosse pénétration . Cette femme a envie d’être prise et joue les vierges. Impossible de se retenir pour l’homme lambda. Le pouvoir de la femme fragile est magnifié. La femme consommatrice peut s’identifier. C’est une femme désirante qui veut être pénétrée. Ici, je comprends que cette image soit inadmissible pour une féministe surtout si elle est lesbienne.

Le détournement féministe de Lauren Wade :5 Lauren Wade

Le regard de veau de l’homme n’exprime rien, nada, encéphalogramme plat. La blancheur d’un homme ? Est-ce que Lauren Wade comprend le principe même de masculinité, de force, de prise de risque, de salissure ?

La faillite subversive au féminin.

Quand une personne qui n’a aucun talent (Lauren Wade) essaye de détourner le travail d’un vrai artiste, il faudrait pouvoir en rire. Seulement, ce détournement médiocre d’un travail de base qui était plein de sens, se retrouve promu par les féministes du monde entier organisées en réseau. Et les hommes talentueux qui ont été virés grâce à la mentalité féminine, se retrouvent mis au banc de la société à cause d’elles sans pouvoir s’en défendre. Eux qui ont été doublement victimes de ségrégation parce qu’ils étaient des hommes et parce qu’ils avaient du talent, ont été remplacés symboliquement par des femmes incompétentes qui ont inversé, sans le maîtriser, les images masculines et féminines. L’une de leurs complices a même pu se permettre titrer « Quand les hommes remplacent les femmes dans les publicités sexistes » tandis qu’en vérité, au moment même où elles remplaçaient des hommes par des femmes dans leur détournement photographique féministe, c’étaient bien des femmes qui usurpaient les postes que des hommes avaient acquises par leur talent. De même si on devait répondre à l’article original en Anglais (4) qui titrait « Qu’est-ce qui se passerait si les publicités caricaturaient les hommes de la même manière que les femmes ? », en voyant le comportement de toutes ces dames, on pourrait avancer : « Le monde économique s’effondrerait. L’art et la publicité seraient à jamais déconnectés. Les photos d’hommes et de femmes seraient indifférenciées et nous perdrions donc un pan central de notre culture ».

Nous y arrivons.

 

1 « Les taux d’agressions élevés dans les familles non biologiques aux USA », Aimeles du 19/06/2014.

 

2 « La patronne la mieux payée du monde est transsexuelles », Figaro Madame du 13/06/2014.

 

3 « Quand les hommes remplacent les femmes dans les publicités sexistes », Figaro Madame du 21/07/2014.

 

4 « What If Fashion Ads Objectified Men the Same Scary Way They Do Women ? », Takepart.com du 09/07/2014.

 

19 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Le très étrange défilé GUCCi hiver 2018 par Alessandro Michele – Luciférisme », ? 2018

    En même temps les hommes équilibrés qui aiment les femmes pullulent dans le milieu de la mode…

    • Ping de 8mars@8connes:

      Monsieur Léonidas,
      Cher Léo,

      Un petit mot pour vous dire que je vais bien et j’espère qu’il en va de même pour vous, en ce 8 mars,  journée des droits des femmes …. ….. ….. ….. .

      Je viens de finir le livre « Les féministes n’auront pas l’alsace et la Lorraine ». Je vous le recommande. C’est très drôle et bien écrit.

      Je vous prie d’agréer, Monsieur Léonidas, Mon Cher Léo, l’expression de mes salutations virils et fraternelles.Et comme disent les anglo-saxon :

      Bad times create strong men.

      Strong men create good times.

      Good times create weak men.

      Weak men create bad times (repeat)

  2. Ping de gastirad39:

    Léonidas:

    Je commence à me demander sérieusement si, derrière les dénonciations il n’y aurait pas une volonté féminine de dégommer les « rivales potentielles ».

    En effet bon nombre de ces femmes ont atteint des postes en vue grâce à des « mentors masculins plus âgés »  et commencent elles-mêmes à se rider. Empêcher la mixité serait alors la manifestation de cette bonne vieille rouerie féminine qui consiste à éliminer les rivales, plus jeunes et désirables …

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Un célèbre photographe français accusé de harcèlement sexuel : l’enquête du « Boston Globe » », L’Obs du 17/02/2018.

    La mixité devient impossible et provoque l’élimination professionnelle des hommes lorsque la moindre femme est dérangée. De l’épuration sexuelle en bon et due forme.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    «  »C’était un prédateur » : le photographe Mario Testino accusé de harcèlement sexuel », L’Obs du 14/01/2018.

    « Treize personnes l’accusent de leur avoir fait des avances, voire d’avoir franchement tenté d’initier un rapport sexuel. »

    « Tenté d’initier un rapport sexuel » oula le vilain primate qui cherche à se reproduire maladroitement.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « Harcèlement sexuel : pour Carla Bruni, il n’y a aucun problème dans l’industrie de la mode », Konbini du 25/10/2017.

    Tu m’étonnes…

    Et ces pauvres journalistes de sembler ignorer combien les hommes hétérosexuels blancs de plus de 50 ans sont une espèce en voie de disparition dans ce milieu.  Pathétique. Par contre, de source sûre, les jeunes hommes sont très sollicités…

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    « VIDEOS. William Leymergie: 32 ans de Télématin en quatre moments gênants », L’Express du 03/06/2017.

    Le milieu médiatique, c’est un peu comme celui de la mode. Les derniers vieux représentants blancs mâles de plus de 50 ans doivent dégager selon Delphine Ernotte. A leur suite… le néant, une télé toujours plus poubelle.

  7. Ping de Léonidas Durandal:

    « Isabelle Huppert : « Je ne crois pas au cinéma féminin » », Figaro du 22/05/2017.

    Elle ne croit pas au cinéma féminin, mais ne supporte pas la concurrence avec les hommes. Et cette critique du cinéma américain masculinisé qui réussit 100 fois mieux que le nôtre. Quel culot. Enfin, le type du groupe Arnaud qui défend les femmes alors qu’ils discriminent les hommes dans son entreprise en en employant que 40 %. Ah bah c’est vrai, ce sont aussi des femmes à qui ce crétin intéressé vend ses sacs de merde…

  8. Ping de Léonidas Durandal:

    Ca continue en direction des créateurs de mode :

    « Femmes je vous hèle », Le Monde du 01/10/2014

  9. Ping de gastirad39:

    Oui, tout ce qui est média, littérature, cinéma, publicité, communication,propagande , y compris enseignement, semble leur revenir de droit !  Est-ce bien par hasard, ou par choix délibéré ? De plus, pourquoi le pouvoir les laisse-t-elles faire, voire même les encourage dans cette voie ? C’est sans doute pour cela que les religions se devaient d’être masculines. Mais de nos jours, même nos églises semblent entre des mains féminines, malgré nos prêtres !

  10. Ping de kasimar:

    Ah les femmes et leur « talent » pour diriger le monde, il risque de nous emmener bien loin … dans les profondeurs abyssales

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