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Qui est le père Noël (100% spoiler)

Publié le 25 décembre 2018 par Léonidas Durandal à 19 h 23 min

L’autre jour, je me retrouve dans la galerie marchande d’une grande enseigne, et l’inénarrable père Noël était là, malgré le mouvement des gilets jaunes. Des mères s’empressaient de faire poser leur enfant avec lui et les bambins, très impressionnés, étaient à la limite des larmes. Mais qu’est-ce que pouvait bien leur vouloir leur mère en leur racontant cette histoire qui prenait vie sous leurs yeux ?

A la télévision, une autre femme asiatique affirmait que faire poser son enfant avec le père Noël c’était placer son avenir sous le signe de l’abondance. Père Noël, figure à l’international, qui parlerait à toutes les cultures, il ne manquait plus que ça.

D’habitude, les contes restent dans l’imaginaire de l’enfant. Mais là, nous nous évertuons à donner une matérialité à cette histoire, ce qui la rend d’autant plus marquantes pour des petits. Pourquoi ?

Tout a été dit sur ses origines antiques, sa récupération par coca cola, la palette de ses représentations et la concurrence déloyale qu’il a déployée contre Saint Nicolas.

Mais qui est vraiment le père Noël et qu’est-ce qu’il nous dit aujourd’hui de notre société et de notre époque. Voilà un thème qui me semble peu abordé, alors qu’il pourrait nous en dire long sur le rapport que nous entretenons entre autre, à la figure paternelle dans nos familles.

Le père Noël, un capitaine d’industrie au service de maman

Objectivement, le père Noël est un gros bonhomme industrieux, à ce point que les enfants ne le voient jamais car il travaille toute l’année, et grâce à qui l’univers des enfants (le jouet) existe. Sans lui, les enfants ne seraient pas forcément privés dans nos sociétés de la surabondance, mais ils n’auraient pas d’image à laquelle se rattacher pour se donner une explication concernant le fonctionnement du monde.

“Le monde est construit par les papas” ont toujours eu tendance à affirmer les enfants, au grand damne des féministes qui y voient là un signe de l’effroyable domination patriarcale. Or, dans notre monde où les femmes ont un taux d’activité proche des hommes, les enfants continuent à avoir tendance à le penser. Il faut dire que le monde, c’est l’extérieur du ventre maternel, et qu’un enfant qui ne le penserait pas, et ils sont de plus en plus nombreux dans ce cas, confondrait le monde avec le ventre maternel et se confondrait lui-même avec le monde.

Une des maladies issue de cet enfermement, c’est le féminisme, qui rend inapte la femme atteinte à faire oeuvre de logique. Elle peut occuper un poste à l’université de sciences humaines, manipuler les idées et les concepts, mais dans un sens délirant, et ceci à cause d’une articulation particulière qui exclut les réflexions alternes si elles ne valident pas sa vision du monde. Au yeux du malade, le concept de “domination patriarcale” apparaît alors comme une image floue et toute puissante de tout ce qui lui échappe, qu’il ne connaît pas et qui lui fait peur. Pour ce genre de personne, le père est tout, le père n’est rien. Jamais il n’est vrai.

Le père Noël : parce que les mères ont besoin d’images de pères productifs pour leurs enfants

Les enfants ont donc besoin de se créer une image alternative à celle de la mère, qui fait médiation entre ce qu’il désire et ce qu’il perçoit. Si le père était bien installé dans notre société, il n’y aurait pas besoin de père Noël, ni de “domination patriarcale”. Le père Noël est un substitut à cette image paternelle défaillante, tout comme l’est le concept de “domination patriarcale”. Voilà pourquoi il a pris une telle ampleur dans notre société qui se féminise de manière totalitaire.

Dans les années 50, des catholiques ont senti le vent tourner. Ils ont organisé des happenings, dirait-on avec le langage d’aujourd’hui, pour brûler le père Noël en place publique. Cette image mercantile commençait à s’imposer à la place du concept plus spirituel de Dieu, et ces croyants voulaient défendre les prérogatives de l’Eglise sur les imaginaires. Mais ils ont perdu la bataille. Si je “>

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2 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “La fillette qui a parlé à Donald Trump croit toujours au père Noël”, L’Obs du 26/12/2018.

    Quand j’écrivais que priver un enfant de cadeaux pour Noël pour mauvais comportement, pourrait vous amener à perdre la garde de vos enfants. Ici, la simple surprise de Donald Trump face à l’immaturité de la gamine provoque une sorte de scandale jusqu’en France. 

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