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Qui est le père Noël (100% spoiler)

Publié le 25 décembre 2018 par Léonidas Durandal à 19 h 23 min

comme le faisaient de manière moins brutale les contes de l’ancien temps, il risque aussi de le pousser à une forme de sentiment de toute puissance, car il est basé sur l’idée qu’il pourrait tout seul obtenir son salut. Combien de vieux dans les maisons de retraite s’aperçoivent bien tard qu’ils ne maîtrisent pas grand chose à leur vie, qu’ils ont basé sur des illusions, devoir se débrouiller seul et autres fadaises.

Père Noël, libéralisme et socialisme

Cet usage du père Noël est si répandu qu’il serait bien difficile d’y échapper pour des parents qui voudraient aujourd’hui mener un autre travail éducatif avec leurs enfants. Cette croyance collective s’impose avec force, parfois même à celui qui entend lutter contre, car l’humain libéral, ou l’humain en situation d’extrême survie, ne doit jamais constituer un poids pour le collectif au risque de l’entraîner à sa perte. D’où l’effet de groupe.

L’extrême richesse, tout comme la nécessité d’une survie collective urgente, sont des mouvements qui sont freinés par les moins rentables, les handicapés, les moins formés, les enfants mêmes à l’extrême. Dès lors, il faut comprendre la volonté d’euthanasie des vieux ou des enfants, ou des handicapés, pour ce qu’ils sont : un mouvement général contradictoire autodestructeur et d’édification de la société.

Car au terme de ces sociétés, la question se pose de savoir pourquoi avoir des enfants, pourquoi garder en vie des personnes malades psychiquement ou physiquement, et bien d’autres questions qui nous coupent d’une solidarité collective, questions qui menacent donc elles-mêmes notre survie.

Le socialisme qui se pose en réponse à cet aspect négatif du libéralisme, finit par le renforcer. Car personne ne soigne des coeurs malades à coup de subventions. Au contraire, les personnes privées d’autonomie, dépendantes de l’état tendent à subir la double contrainte du libéralisme et de l’ogre étatique. Elles finissent par être déclarées non rentables par les deux, éliminables, et perdent tout espoir de réinsertion en même temps qu’elles désapprennent l’autonomie. Quant aux personnes ponctionnées, elles se déshabituent à la charité, remplacées dans leurs oeuvres par une assistance sociale publique qui les contraints plus ou moins contre leur gré.

En période normale, les pauvres sont la variable d’ajustement. Quand la crise survient, ce sont de larges pans de la société qui doivent accepter de se suicider. D’abord poussés à aller dans les maisons de retraite, les personnes non rentables sont désormais poussées à se suicider directement. Beaucoup le font d’ailleurs sans même bénéficier d’assistance. Plus souvent, elles passent leur temps à culpabiliser de simplement exister, angoissées et soumises, sentiment partagé par de plus en plus de personnes rentables. Les gens sont aussi appelés à avoir moins d’enfants, et ceux qui résistent à cette injonction sociale sont montrés du doigt, accusés de se reproduire comme des lapins et maintenant de remettre en cause l’avenir de la planète (sic). Les enfants à naître également sont manipulés génétiquement pour devenir plus rentables (moins malades vous diront les bonnes âmes), et il est à penser que ceux qui ne le feront pas, ne devraient plus être pris en charge sous peu par l’assurance sociale puisque leurs parents auraient pu l’éviter.

Petite aparté : dans un système socialiste l’assurance sociale renforce cette injonction sur tout le groupe, tandis que dans un système libéral, ce coût supplémentaire de l’enfant imparfait sera supporté par l’individu, qui rationnellement agira pour s’en prémunir. Les deux concourront à l’élimination ou à la modification génique d’humains, se renforçant l’un l’autre dans leur action puisque aucune société n’est purement libérale, aucune n’est purement socialiste.

A noter aussi que les pauvres sont ceux qui n’ont rien à perdre. Ils sont donc dangereux, et il faut donc réussir à les tenir par la propagande ou les élections, ou les subventions tant qu’il y en a. Le discours socialiste ménage alors la logique libérale, les deux se nourrissant encore ici l’un de l’autre.

Je te mange à la fin

Quand ce processus est arrivé à son terme, les populations se cannibalisent entre elles, même celles qui sont rentables. Voilà où nous en sommes d’ailleurs arrivés et pourquoi

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10 Commentaires

  1. Ping de Cyrus de sexe male:

    Madame Manuela,

    Joyeux Noel et bonne année 2021 à vous et à votre famille. Santé, joie, prospérité et succès.

    Meilleurs voeux, 

    Cyrus

  2. Ping de Cyrus de sexe male:

    M. Durandal,

    Joyeux Noel et bonne année 2021, avec beaucoup de santé, de joie, de prospérité et de succès dans vos projets.

    Que Dieu vous couvre de ses bénédictions.

    Cordialement,

    Cyrus

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    "Blois : insulté et menacé, le Père Noël donne sa démission" Figaro du 17/12/2020.

    C'est vrai qu'un père Noël qui ne peut pas tout, ça frôle l'arnaque. 

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) "C'est le pére Noël qui l'a dit …."  Juste papa du 01/12/2019.

    Et moi, je veux que les hommes dirigent leur famille, bien.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « La fillette qui a parlé à Donald Trump croit toujours au père Noël », L’Obs du 26/12/2018.

    Quand j’écrivais que priver un enfant de cadeaux pour Noël pour mauvais comportement, pourrait vous amener à perdre la garde de vos enfants. Ici, la simple surprise de Donald Trump face à l’immaturité de la gamine provoque une sorte de scandale jusqu’en France. 

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