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Antiféminisme Aimeles

Rapport du HCE : la grammaire politique des féministes

Publié le 7 novembre 2015 par Léonidas Durandal à 13 h 34 min

Les modifications grammaticales devraient être validées par l’Académie française. C’est son rôle. Seulement, comme notre noble institution ne veut pas abandonner la logique de notre langue à des intérêts politiques républicains grossiers, des « hauts conseil à l’égalité » et autres sont chargés par l’État de passer par-dessus son autorité pour accomplir ce travail de régression.

J’ai déjà montré comment la question de la féminisation de la langue telle que les féministes la proposaient, constituait un repli culturel (1). Les internautes du Figaro le résume bien par des remarques humoristiques (2) :

La féminisation totalitaire de la langue…

  • Change le sens du propos et lui donne un tour ridicule  :

– “cafetier” pourrait devenir “cafetière”. Ou le balayeur municipal danser un tango avec sa balayeuse municipale…

al.cheitane

« Parmi les gars de la Marine, les appellations vont changer, on aura:
Les garces de la marine
Un matelot une matelote
Un maître une maîtresse
Un premier maître une première maîtresse

Un major une majorette
Un aspirant une aspirine
Puis on verra, Compte-rendu de punition:
“Pour faute graves, j’ai couchée ma seconde maîtresse sur le cahier de punitions l’ai mise au rapport, Ma Adjudante.” (“Mon” étant l’abréviation de Monsieur, “Ma” devient l’abréviation de Madame) »

Le 06/11/2015 à 09:46

ailleurs :

– “un entraîneur” et “une entraîneuse”

  • Enlaidit la langue :

– « les sapeuses-pompières »

  • Est carrément impraticable :

– Quant à la forme “sénateur.rice.s”, é.e.s et j’en passe, cela est pénible à lire et imprononçable.

  • Va créer de nouvelles contre-pétries :

– un élève au lycée: « Bonjour Madame la Censeure »

  • Nie les cas de sexuation de la langue qui sortent du cadre d’un rapport de « domination patriarcale » :

– Je ne serai pas le sentineau (le mâle de la sentinelle) de la langue française mais si elle décline j’appelerai la sapeuse-pompière au 18.

ou encore

– Appelons alors le Pape “son Sainteté”, le Cardinal ” son Emminent”, l’Ambasseur “son Excellent” et le soldat qui monte la garde ” le sentineau”.

  • entraîne une suppression du neutre qui fait perdre du sens à la langue :

– Ou comment faire fi du genre neutre dans la langue française… Bientôt, pour “il pleut”, il faudra écrire “il.elle pleut” ?

Pour comprendre les évolutions que les féministes veulent nous imposer, il n’est donc pas possible de se référer à un cadre grammatical strict, mais politique. Ce serait une erreur grossière de vouloir continuer à leur répondre seulement en faisant appel à leur bon sens tandis qu’elles mènent une guerre. Aujourd’hui après la parution des recommandations de ce haut conseil à l’égalité (3), je voudrais montrer quelles sont les revendications réelles de féminisation totalitaire qui se cachent derrière les revendications grammaticales officielles.

La guerre c’est vouloir avoir raison contre le reste du monde. Les féministes l’expriment bien par la formule :

« Sans une vigilance continue, les stéréotypes de sexe sont reproduits, parfois de manière inconsciente » (p3)

Pour les féministes, ce sont les conditions éducatives qui déterminent les différences de langage entre hommes et femmes, non une quelconque réalité. Le terme « d’inconscient » révèle qu’il s’agit là de s’introduire dans l’intimité la plus profonde de l’être humain, en dehors de son libre arbitre. Il faut rééduquer des enfants bernés, et non pas convaincre des adultes responsables.

La guerre se poursuit au nom des bons sentiments. Elle s’accomplit pour étendre les possibilités humaines :

« Les stéréotypes de sexe… se manifestent par…un enfermement des femmes et des hommes dans un répertoire restreint de rôles et de situations, limitant de fait leurs possibilités d’être et d’agir. » (p3)

Mais il faut aussi libérer les gens de leurs propres aspirations. Les femmes qui préféreraient le masculin pour nommer les métiers qu’elles exercent, seraient les victimes d’elles-mêmes. Cet argument là reprend le même raisonnement communiste que celui de la « dictature du prolétariat ». Le prolétariat se laisserait corrompre par l’idéologie bourgeoise si on ne le préservait de lui-même en instaurant une dictature pour défendre ses intérêts. Ici aussi, il faut défendre les femmes d’elles-mêmes car elles ne sont, soit pas assez fortes pour se protéger d’un milieu masculin, soit elles sont trop irresponsables. (p9 l’argument de prestige)

En matière de guerre, il faut savoir s’appuyer sur des alliés puissants. Les féministes comptent donc sur l’État pour envoyer le message de l’indifférenciation :

« Pour renverser cette tendance, l’Etat et les collectivités territoriales se doivent d’être exemplaires, notamment via l’utilisation de l’argent public destiné à la communication. » (p3)

Un travail de réseautage important a également été mené au niveau européen depuis un bon moment :

« Le Conseil de l’Europe a adopté, en 2008, une recommandation visant « l’élimination du “>

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19 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “Le « New York Times » se paie l’Académie française”, Le Point du 05/03/2019.

    Voilà ce qui se passe quand on cède aux revendications féministes. La meute vient déchiqueter le membre faible de la troupe.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Note pour les académiciens : oui, la langue française est sexiste”, L’Obs du 28/02/2019.

    C’est le monde et la réalité qu’elles appellent “sexisme”. Changer les mots ne changera pas le monde, mais l’opprimera.

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