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Antiféminisme Aimeles

Rapport du HCE : la grammaire politique des féministes

Publié le 7 novembre 2015 par Léonidas Durandal à 13 h 34 min

sont des femmes. Par ailleurs, se pose-t-on la question de savoir si la nomination de leurs époux (« Monsieur le préfet » ?) concurrence les hommes exerçant ce métier ? Et que faire si « Monsieur le préfet » est marié à un homme ? Les usages langagiers doivent s’adapter aux usages sociaux » (p9)

Elles oublient de dire que la cohérence cache ici un appauvrissement culturel dû à l’indifférenciation. La confusion des sexes par féminisation des métiers d’hommes se traduit pratiquement dans la langue par un sens devenant de plus en plus obscur. Les distinctions de mari-femme de tel institutionnel en poste deviennent impossibles, parce qu’ils ne peuvent être grammaticalement désignés, et parce que effectivement, en faisant la promotion des unions de duos, il n’y a plus de possibilités de voir le couple comme un tout. Ce sont des individus qui sont en poste, et non des familles. Ici encore, l’individu seul, grammaticalement et pragmatiquement parlant, devient le pion isolé et stérile d’un système pour qui il vit, au lieu de travailler pour sa famille. D’ailleurs la première proposition du texte vise bien à faire fi de la position familiale de l’employé :

« ÉLIMINER TOUTES EXPRESSIONS TELLES QUE CHEF DE FAMILLE, MADEMOISELLE, NOM DE JEUNE FILLE, NOM PATRONYMIQUE, NOM D’ÉPOUSE ET D’ÉPOUX, EN BON PÈRE DE FAMILLE » (p11)

En société , la présentation des femmes devra se faire par le nom, le prénom, le métier (proposition 5). La femme ne doit surtout pas se définir par sa famille, son intimité, mais son rôle social. Pourquoi ? Parce que la famille est inférieure à la société. La famille est perçue comme un enfermement, où le sexe faible serait dominé. Il s’agit de plaindre les femmes d’une position qui leur est pourtant favorable, pour leur faire envier d’autres positions où les féministes désirent asseoir collectivement une nouvelle forme de domination.

Pour les féministes, « la » femme n’existe pas (proposition n°7). Il faut lui préférer « les » femmes, comme si toute norme devait être effacée. L’identité sexuelle est une norme qui ne doit pas être retranscrite dans le langage, parce que langage c’est la société et qu’il n’y a aucune connexion entre le corps et la culture. Ni la maternité, ni la sexualité ne sont fondatrices en elles-mêmes, et quand les féministes avancent « les femmes », elles veulent surtout dire « les individus ». Dans le même ordre d’idée, il faudrait remplacer les « droits de l’homme », par les « droits humains ». A tout faire, les « droits de l’humain » aurait été plus juste logiquement, car des « droits humains » enlèvent le caractère d’absolu que les « droits de l’homme » intègrent.

Proposition 8 : diversifier les représentations de métiers. Il ne s’agit plus ici de langage à proprement parlé, mais d’un de ses aspects particuliers, la communication. En 2011, l’éducation nationale pour réussir une de ces campagnes de communication, joue sur tous les archétypes masculin/féminin : l’homme à la pointe de la technologie, dans l’action va réaliser ses ambitions, tandis que la femme sentimentale et avide de culture va trouver la paix et la sécurité. Cette campagne horripile notre haut conseil à l’égalité qui s’en sert comme d’un contre-exemple :

 

hce langage

La publicité a pour but de réussir à faire vendre un produit. Elle s’adresse donc aux hommes et aux femmes tels qu’ils veulent être, et non tels que les commanditaires les fantasment. Une campagne de communication qui oublierait les archétypes masculin/féminin serait certaine d’échouer (le secteur privé ne s’y trompe pas). Les féministes demandent donc à l’état de ne pas avoir des campagnes performantes, mais de changer le monde à leurs vues. Il suffirait ici comme ailleurs d’imposer une forme de « dictature du genre » contre les aspirations des personnes elles-mêmes, trop bêtes pour savoir ce qu’elles désirent vraiment, pour que le monde aille mieux. La réalité doit naître d’un mensonge, et cela n’a rien de gênant puisqu’un autre mensonge a servi à la construire (falsification de l’histoire), que tout n’est que construction, et que la vérité n’existe pas. La logique passée n’est ni comprise, ni acceptée.

Proposition n°9 va jusqu’à demander de trafiquer les photos, la réalité, pour que les femmes soient autant représentées que les hommes sur les images institutionnelles. Parfaite définition de l’hystérie. Il faudrait aussi inviter, nommer des personnes, non pour leurs compétences, mais à cause de leur sexe. Ce haut conseil à l’égalité sait qu’il doit son existence à un rapport de force et non pour des questions de réussite. Il pense donc que le monde peut fonctionner ainsi, comme tout bon marxiste qui se respecte. Le communisme est aussi une « >

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20 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Débat passionnant sur le politiquement correct avec l’excellent Mathieu Bock-Côté (03/04/19) », The boss du 04/04/2019.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Le « New York Times » se paie l’Académie française », Le Point du 05/03/2019.

    Voilà ce qui se passe quand on cède aux revendications féministes. La meute vient déchiqueter le membre faible de la troupe.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Note pour les académiciens : oui, la langue française est sexiste », L’Obs du 28/02/2019.

    C’est le monde et la réalité qu’elles appellent « sexisme ». Changer les mots ne changera pas le monde, mais l’opprimera.

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