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Rapport Jouanno au Sénat : les mensonges féministes sur les jouets pour enfants

Publié le 19 décembre 2014 par Léonidas Durandal à 23 h 06 min

des parents penseraient que la mixité n’est pas assez développée. (ndt : en matière de jouets) (p41). En somme, les parents ont déjà accepté la rééducation là où leurs enfants résistent encore. Quand les féministes accusent la société de vouloir plaquer des réflexes culturels sur les gens, il est à se demander si elles ne se voient pas en miroir. Notre réflexion sociale en est à ce point ubuesque que même les grands-parents issus d’une génération plus morale se font convaincre d’acheter ce que le féminisme dénonce mais ce qu’il a contribué par tous les pores de sa peau à diffuser :

Mona Zegai

 

Bien que les grands-parents soient souvent choqués par ces jouets, qu’ils peuvent juger violents ou vulgaires, ils les achètent pour faire plaisir à leurs petits enfants. (p42)

La machine de la libération sexuelle ne s’arrêtera pas, tant qu’on ne l’aura pas dénoncée en tant que telle…

Le manque de bon sens des féministes en matière sociale m’amène à penser que derrière ce désir de contrôler les achats des gens, il y a peut-etre un autre désir de forme totalitaire. La réalité a plié, on pourrait dire a cassé, sous le poids de l’injonction féministe. Il lui faut désormais investir un autre champ pour réussir à se donner raison :

Comme l’a rappelé Brigitte Grésy lors de la table ronde du 27 novembre, l’enjeu est double (ndt : celui de la lutte contre la sexuation des jouets) :

– lutter contre la binarité artificielle du monde des jouets, qui crée des univers garçons/filles séparés, plus stéréotypés et inégalitaires que la réalité ;

Les dernières résistances dans le réel seraient dues à un manque de contrôle de l’imaginaire des enfants, et donc du monde du jouet. Les représentants de cette industrie sont alors sommés de se présenter devant la commission sénatoriale, de faire profil bas, et de mettre en avant les efforts qu’ils ont accomplis :

 

moggio-michel

…ces gammes pour filles résultent de la préoccupation des fabricants d’ouvrir aux filles des jouets traditionnellement perçus comme réservés aux garçons, ainsi que l’a relevé Michel Moggio, directeur général de la Fédération française des industries jouet – puériculture, lors de son audition le 20 novembre 2014.

 

Ainsi, certains jouets ont pour but de tromper les petites filles pour les faire jouer à des jeux qui appartiennent traditionnellement aux garçons. L’industrie du jouet utilise ses compétences marketing pour satisfaire les objectifs féministes. Elle montre sa bonne volonté. Cependant, pour les féministes, tout signe d’allégeance reste et restera à jamais insuffisant, tant elles vénèrent leur plainte en matière de domination patriarcale alors que la souffrance des femmes leur est véritablement accessoire. Quant à celle des enfants…

 

Replis stratégique en matière de théorie du genre.

Il y a peu, les tenants de la théorie du genre affirmaient haut et fort que tout était culturel. Devant l’évidence d’une telle ânerie, ils reculent désormais, mais n’en restent pas moins attachés à leurs mensonges. Et si les féministes commencent à admettre que les besoins biologiques entre petites filles et petits garçons sont différents, pour elles, ces différences ne doivent pas justifier, en quoi que ce soit, des différences culturelles. Les hormones appartiennent aux petits « mâles » et aux « petites femelles », tel est le vocabulaire employé dans le rapport sénatorial et l’être humain n’aurait rien à voir là-dedans. Des chercheurs bien sélectionnés viennent alors à la rescousse des féministes en couvrant de leur aura, une discussion philosophique qui ne leur appartient pas. Ainsi, pour le chercheur en neurosciences mandaté durant les discussions au Sénat :

 

bouvet-jean-francois

Jean-François Bouvet a toutefois souligné que cette différence entre homme et femme, qui paraissait corroborée par ces études, ne saurait être un frein à l’objectif d’égalité et qu’il n’était pas question d’en déduire quelque inaptitude que ce soit du cerveau féminin en matière d’apprentissage, quelle que soit la discipline. (p43)

 

Les différences biologiques ne pourraient justifier l’arrêt de la poursuite de l’objectif d’égalité… D’où vient une affirmation aussi péremptoire ? Comme si quelqu’un avait déjà vu culture et nature évoluer de manière distincte. On croit rêver. Le chercheur en neurosciences s’exprime en philosophe. Son propos est immédiatement repris comme expertise. Cependant, quand on fait des recherches en biologie, qu’on constate des différences entre sexes, qu’on passe même sa vie à ça, et qu’on se met soudainement à lutter contre le résultat de ses « >

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