Accueil » Enfance détruite » (Rapport Unicef 2014) La jeunesse française familialement torturée
Antiféminisme Aimeles

(Rapport Unicef 2014) La jeunesse française familialement torturée

Publié le 23 septembre 2014 par Léonidas Durandal à 17 h 26 min

les riches dont les parents individualistes se déchirent.

 

Un début d’explication

Penchons-nous plutôt sur le manque de père dans les statistiques du rapport de l’Unicef. Les adolescents en difficulté sont aussi ceux qui, bizarrement, vivent dans des familles monoparentales, ne voient pas leur père et souffrent particulièrement d’un manque par rapport à cela. Et contrairement à ce que le commun en pense, c’est encore pire dans les familles recomposées ! Dans tous les cas, ils sont 4,2% à ne pas pouvoir compter sur leur mère, et ils sont 11% à ne pas pouvoir compter sur leur père. Si 23% ne se sentent pas valorisés par leur père, ils sont 11% à avoir ce sentiment pour leur mère. Remarquons au passage la question orientée du rapport de l’Unicef. Un père n’a pas à « valoriser » son enfant, mais à réussir à lui faire prendre des risques. De même, je ne comprends pas le taux d’enfants qui seraient « valorisés » ou non sur les réseaux sociaux internets. La question sur un environnement qui devrait être forcément maternant induit peut-être ici la réponse et en dit surtout long sur la mentalité de notre élite…

Les filles sembleraient souffrir un peu plus de l’absence de père (1,38 fois plus de tentatives de suicides que les garçons pour celles qui ont des difficultés avec leur père, et 1,7 fois plus parmi celles qui ont des « idées suicidaires »). Mais il faudrait ici vérifier si les garçons sont surtout capables d’assumer ouvertement, dans un questionnaire, leurs manques et leurs souffrances… Or à un autre moment, on constate que la plainte des filles est plus importante : 18,3% des filles se sentent en situation de privation contre 15,9% des garçons à questions et situations égales (p17 du rapport complet, il faut dire que les questions posées aux enfants mélangent questions subjectives (4), questions objectives (7) et réponses nécessairement identiques entres filles et garçons (6)). D’ailleurs le critère le plus important qui différencie les enfants en état de privation n’est pas le sexe, mais l’âge, les adolescents âgés se sentant plus privés (24,1%) que les enfants alors qu’on imagine bien que leur niveau financier familial est le même (ce qui prouve une grande forme de subjectivité dans les réponses de l’étude). Il faudra donc parler ici de « sentiment de manque » et non de manque réel. Il faudrait aussi vérifier que parmi le nombre de suicides effectifs, les garçons ne sont pas 3 fois plus nombreux que les filles comme lorsqu’ils deviennent adultes. Mais sur ce genre de chiffres objectifs, nos journaux officiels ainsi que l’étude restent muets.

 

Des valeurs d’indifférenciation causes de malheur.

Alors que nos adolescents souffrent de manque de différenciation, ils voient parallèlement la société indifférenciée comme positive puisqu’ils sont 80% à penser que les adultes ne font pas de différences entre filles et garçons. Là encore, au lieu d’exposer des chiffres sans lien entre eux, l’étude devrait plutôt expliquer ceci par cela. L’indifférenciation est une catastrophe qui se traduit chez presque tous les adolescents par une illusion d’indifférenciation. La société a réussi la rééducation de nos enfants et en retour, ces derniers sont les victimes de ce genre de valeurs. Il n’y a qu’à voir la proportion de jeunes favorables aux unions de duos pour comprendre l’ampleur du désastre. Ce sont les mêmes qui désirent profondément un père et une mère stables.

Nos journaux et l’étude elle-même ne souligne pas les résultats quand ils sont défavorables aux garçons. On voit ainsi que les garçons se sentent presque deux fois plus discriminés à l’école par les adultes (4,4%) que les filles (2,8%) (p23) tandis que les chiffres sont similaires s’il s’agit d’enfants entre eux, ou dans le quartier (bien qu’ils restent supérieurs pour les garçons). Alors qu’on a prouvé un peu plus haut que le sentiment de subjectivité était plus accru chez les filles, on peut donc imaginer ici, que ces chiffres devraient être objectivement relevés, en défaveur des garçons.

 

Manque d’interprétation du côté des journalistes.

Si les journalistes voient les résultats de cette étude comme obscurs (à cause de la dialectique de l’étude elle-même), pour moi, ils sont plutôt limpides : à force de nier le rôle de chacun, nous assassinons psychiquement des centaines de milliers d’enfants.

 

La caution du système : un nom célèbre au service du manque de remise « >

Lire la suite

26 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Jeunes : trop de tabac, d’alcool, de porno et de jeux vidéo », AFP du 08/06/2018.

    Voilà à quoi a abouti la libéralisation du cannabis et du reste par les gauchistes.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Abusées par leurs médecins, elles demandent l’interdiction des rapports sexuels avec les patients », L’Obs du 27/03/2018.

    A part la criminalisation des remarques de médecins (!), voilà une revendication qui me semble très légitime.

    Finalement, il suffirait de rétablir le serment d’Hippocrate tel qu’il était il y a plusieurs milliers d’années de cela, pour en revenir à une situation normale dans la médecine : interdiction d’abuser de son pouvoir de soignant pour avoir des relations sexuelles, interdiction des infanticides par avortement etc…

    Ici, les victimes de notre société enfants, se retrouvent en situation de fragilité adultes, ce qui les exposent à d’autres abus.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Maltraitance infantile. Une carte interactive pour aider et être aidé », Breizh du 21/11/2017.

    La seule réponse de notre société pour endiguer les maltraitances, a été la permissivité au niveau du divorce. Résultat, la maltraitance n’a fait qu’empirer.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    « Le Défenseur des droits recommande à l’école de « détruire » les stéréotypes de genre », L’Obs du 20/11/2017.

    Nos enfants sont bien défendus ! Le défenseur des droits veille à ce qu’ils reçoivent une éducation sexuelle très jeune pour lutter contre les différences sexuelles dont certains adultes veulent les priver. Si ce n’est pas de la maltraitance ça.

    • Ping de Manuela:

      C’est drôle parce qu’avec ma collègue justement on se posait la question de comment réagir, nous avons un garçon de huit ans qui se met dans les cheveux des scoubidous roses.

      Si les adultes n’agissent pas de toutes façons la cour de récré s’en chargera, et en ce moment c’est la vague « harcèlement à l’école ». Alors qu’est ce qu’ils nous préconise de concret ces dégénérés doit-on encourager le gamin, doit on plutôt dédramatiser la chose… Ca devient vraiment grave.

      • Ping de Léonidas Durandal:

        Finalement, aujourd’hui, si vous voulez lui permettre de s’intégrer à la société, il peut vous être reproché de l’avoir fait, de ne pas avoir respecté sa petite « personne ». Décrédibilisée auprès de l’enfant, il ne vous fera pas confiance et s’enfoncera dans son erreur. Voilà les résultats du féminisme : l’impossibilité à faire le bien.
        D’un autre côté, un garçon qui fait ça souffre soit de gros troubles hormonaux, soit d’une mère indigne. Je ne crois plus que ce soit du ressort du prof, mais plutôt du psy, des services sociaux, du médecin etc…
        Encore faudrait-il que notre société veuille l’aider.
        Enfin quand même, c’est du rôle de l’adulte de lui dire qu’il y a des normes sociales et qu’en ne les respectant pas, il se met en position d’être rejeté (est-ce que c’est ce qu’il veut ?)

        • Ping de Manuela:

          Exactement en fait on ne sait plus comment faire.

          Mais je ne me vois pas laisser l’enfant s’enfoncer dans son délire surtout qu’il est apparemment, très souvent chahuté dans l’école par un petit groupe d’enfants issu de la communauté des gens du voyage (portugaise) alors quand tout ça se rencontre imaginez un peu, d’un côté des enfants dans un milieu traditionnel et de l’autre un enfant de parents séparés très proche de sa mère.

           

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « Au tribunal : une fois mère, cette danseuse de ballet n’a plus fait l’affaire », L’Obs du 10/11/2017.

    6 mois de prison avec sursis pour un licenciement parce qu’il s’agit d’une femme ! Et personne ne s’est interrogé sur cette mère qui allait laisser à l’abandon son enfant en reprenant un travail aussi prenant. Elle, son enfant lui sera laissé.

    Laisser un commentaire

    Premier commentaire ou VPN ? Le commentaire sera mis en attente de validation

    -

    Votre sexe SVP :

    -

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.