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(Roman) La grande libération #1, le mariage de Caroline

Publié le 25 mars 2020 par Léonidas Durandal à 12 h 06 min

d’entrain. Quant à Georges, son cerveau était aux abonnés absents comme depuis toujours. Il avait toujours agi d’instinct et n’avait exprimé aucune émotion à l’annonce qui avait précédé la dématérialisation.

Donald se jeta donc le premier sur Georges dont il savait qu’il le menaçait, en principal. Il n’échappa pas à tous ses coups de poings cependant qu’il réussit à l’étrangler. Veillant bien à exposer Georges aux coups de Bill, ce dernier comprit quel était son rôle. Il fonça sur Georges et fit pleuvoir sur lui une pluie de châtaignes au niveau de l’estomac jusqu’à ce qu’il se relâche et crache le sang.

Assez rapidement, Donald put abandonner Georges qui était hors d’état. Telle une bête sauvage, Donald sauta sur Bill sans coup férir. Celui-ci fit mine d’esquiver tout en se protégeant habillement des attaques et donner ainsi le change d’une retraite désordonnée. Il encaissa du mieux possible, lançant quelques attaques hasardeuses. Après un coup plus appuyé de Donald et bien placé, il mima le k.o.

Donald resta seul, vainqueur au milieu de l’arène et c’est à ce moment là que Caroline fixa toute son attention sur lui. Précédemment, elle avait suivi le combat plus par politesse que par intérêt. Le résultat lui était indifférent. Elle connaissait le dénouement d’avance. Donald était le plus fort physiquement, ce fait lui était connu. Elle l’avait intégré depuis longtemps. Par contre, il lui fallait être certaine qu’il ne plastronnerait pas. Elle avait en horreur la morgue plus que tout, cette puérilité d’enfant que certains garçons développent face aux difficultés et qui en fait des être manipulables à souhait. Allons quoi, Caroline valait mieux qu’un vulgaire abruti qui courrait au devant du danger à la moindre promesse de sussucre. C’était tout au moins, son ambition à elle. Beaucoup d’autres femmes trouvaient cet orgueil rassurant et n’auraient jamais envisagées de se marier avec un homme qui n’en fasse pas preuve. Elles auraient même été affolées qu’il n’en soit pas ainsi. Caroline, elle visait au-dessus de la moyenne dans sa sélection, ambitionnant l’emploi d’un super alpha, condition sine qua non pour développer une progéniture digne de ce nom après ses enfantements.

Voilà pourquoi ses copines s’étaient un peu moquées d’elle. Elisabeth, Marlène et Lou n’auraient jamais pris un tel risque. Celles-là avaient joué la carte de la sécurité, un homme de leur niveau, apte à les comprendre et à les servir et qu’elles domineraient par la culpabilité ou le sexe, ou le confort, contrairement à Caroline qui cherchait l’humilité. Ou plutôt, un compagnon capable d’humilité qui connaîtrait sa position d’inférieur, tout en l’acceptant. La perle rare en somme. Car si Caroline avait compris une règle de vie à son âge, c’était la vacuité des êtres humains à pouvoir tricher avec leur personne, surtout s’ils voulaient réussir. Et Caroline renfermait une ambition dévorante qui ne serait assouvie qu’avec un tel profil psychologique.

Donald s’était relevé de la lutte, plein du sang de ses adversaires. Agnès avait déclaré : « le combat est terminé » et Caroline le fixait donc intensément. De son côté, Donald n’était pas un type ordinaire. Certes, il bouillait d’orgueil d’avoir vaincu, comme tous les autres. Cependant, un instinct encore plus grand lui avait fait cacher cet orgueil aux yeux du monde. Il fit semblant de regarder ailleurs, comme absorbé par une scène du dehors de la sphère, sans toutefois baisser le regard, ce qui aurait pu éveiller les soupçons de Caroline. Enfin, ses yeux dévièrent en direction des femmes, plus intensément jusqu’à se fixer sur la novellante. Celle-ci en fut troublée. Le regard de Donald exprimait de l’envie, une envie pure de toute volonté d’écrasement et elle sut à cette instant qu’elle le sélectionnerait.

Agnès commanda la dématérialisation et les trois combattants disparurent, puis elle se tourna vers Caroline pour enregistrer son choix :

_ « Je suppose que vous optez à titre définitif pour Donald ?

_  Oui.

  • Très bien, voici le formulaire prérempli, nous enregistrons votre commande. Voilà l’endroit où se trouve le petit texte que vous devez lire. Vous êtes prête ?

_ Oui.

_ Alors allez-y.

_ En appelant à la complaisance du grand comité, moi Caroline Mortanvi, je demande à toutes les reines l’usage à titre exclusif de l’homme enregistré sous la référence Donald7841126. Je m’approprie l’usage de sa force physique, les fruits de son travail et sa semence. En contrepartie, je m’engage à donner mes enfants femelles à la ruche dès leur majorité et mes enfants mâles dès l’âge de 3 ans. Sororité. Que je ne trahisse.

_ Très bien, tout est enregistré. Votre mari vous sera livré la semaine « >

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