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(Scénario économique) Crime statistique et planche à billets : de la féminisation à la tyrannie

Publié le 24 janvier 2015 par Léonidas Durandal à 12 h 10 min

pourtant le décideur). Et cela semblait fonctionner dans ce qui apparaissait à l’époque comme d’un juste équilibre. L’inflation semblait créer de l’emploi, la dévaluation monétaire serait notre éternelle planche de salut, la société devenait riche, heureuse, capable de tout, même au milieu de la corruption. Mais notre monde prospérait surtout avec l’idée fausse que l’incompétence et la morale n’avaient aucune importance.

 

La rupture.

Dès 1973 avec l’augmentation des prix du pétrole, notre économie tributaire d’importations coûteuses subit un premier coup de semonce220px-Raymond_Barre. Mince, l’inflation ne créait plus d’emplois. Cependant l’arbre du pétrole cacha surtout la forêt d’une société décadente qui voulait vivre au-dessus de ses moyens. Les temps de reconstruction étaient passés, les recettes idiotes ne masquaient plus nos difficultés de gestion. On fit enfin appel à un vrai économiste, Raymond Barre, juste avant que sa politique ne soit reniée à droite comme à gauche par une France qui voulait en revenir à des solutions magiques menée par de vendeurs de mirage.

 

L’Allemagne prend définitivement le dessus.

Progressivement l’Allemagne avec sa politique monétaire s’imposa donc par la force de sa bonne gestion. Contraints et forcés par leur faiblesse, les autres pays européens furent obligés d’étalonner leurs monnaies par rapport au Deutsch Mark. Ce processus unificateur atteignit son apogée avec l’introduction de l’euro comme monnaie unique. Il faut donc comdeutschmark-europprendre que l’entrée de notre pays dans l’euro n’a pas été de l’ordre du choix, nos gouvernants ont dû d’ailleurs se passer du nôtre.
A cause des mensonges de nos dirigeants, nous étions devenus progressivement incapables de réformer nos économies, et notre monnaie subissait des attaques que nous ne pouvions plus contenir dans une économie intégrée. L’euro nous sauva donc de la débâcle pour un court instant. Et il aurait continué à le faire, si nous avions mené une vraie politique de développement économique au moins égale à celle de l’Allemagne, tout en appliquant les critères stricts d’une bonne gestion des finances publiques qui avaient été décidées au moment de la fusion monétaire. Ces critères devaient éviter de faire sombrer les Etats Nation, mais aussi l’euro, dans les mêmes travers que ceux qui avaient entouré la disparition du Franc. En effet, sans politique budgétaire contenue, les Etats qui s’endettent avec une monnaie unique sont menacés de faillite s’ils sont obligés de rembourser leur dette alors que cette monnaie a tendance à s’apprécier. L’unification monétaire devait donc profiter au plus fort comme c’est toujours le cas en théorie économique et malgré tous les discours idiots qui se faisaient gloire à l’époque de désigner les pays pauvres comme la menace ultime. L’Europe nous imposait donc un double défi avec la monnaie unique : devenir une Nation capable de gérer notre budget et réussir à hisser notre économie au niveau d’efficacité de celle de l’Allemagne. Double défi qui était for présomptueux dans notre France du déni.

 

Et ce qui devait arriver arriva.

Dès la première crise économique sévère que nous avons connue en 2008, notre gouvernement français, mais aussi quelques autres gouvernements au sein de l’Europe du sud reprirent très vite leurs bonnes vieilles habitudes. Au lieu d’obliger leurs économies à s’adapter à la crise, ils crurent pouvoir contraindre l’économie à leurs délirent. Ils firent donc exploser leurs déficits publics croyant pouvoir être réélus en amortissant les effets négatifs de la baisse de croissance et ce, jusqu’à ce que la situation revienne à la normale. Le résultat ne se fit pas attendre. Le remboursement de la dette en monnaie forte devint d’autant plus difficile, voire impossible pour des pays comme la Grèce. La mauvaise gestion de ces pays doublée d’une situation économique structurellement déficitaire fit flancher la monnaie européenne. nicolas-sarkozy-va-t-il-applaudir-ce-brin-image-208572-article-ajust_930L’Europe fut obligée de soutenir ces pays mais d’envisager leur sortie de l’euro tant la situation était devenue inextricable. Seulement ce qui était tout juste possible pour un pays comme la Grèce ne l’était pas du tout pour un pays de la taille de la France. L’irresponsabilité du gouvernement français de Monsieur Sarkozy en matière budgétaire ne menaça donc pas uniquement notre pays, elle mit une épée de Damoclès au-dessus de toute la construction européenne. Evidemment, l’Allemagne ne voulut pas payer pour notre train de vie déficitaire en plus de celui “>

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99 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “La loi de 1973.” IDL du 04/02/2019.

    Et dire qu’Etienne Chouard a enseigné la gestion…

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