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AIMELES Antiféminisme

Serge Charnay, l’homme qui provoque l’horreur et la fascination

Publié le 25 juillet 2014 par Léonidas Durandal à 16 h 50 min

et consensuel, on eut un homme Français moyen persuadé d’être en terrain conquis. On attendait de l’extraordinaire, un leader, un maître de la langue de bois, on s’est pris en pleine tronche une réaction de bon sens que nous aurions pu tous avoir dans une conversation intime. Et quelle réflexion que celle qui disait tout des hommes de notre monde. Pour l’oreille de celui qui a bien voulu entendre, chaque mot prononcé par Serge Charnay a pesé comme un révélateur de l’état de notre société et du fossé qui s’est creusé en son sein entre image féministe des rapports hommes femmes dans la famille, et sa réalité :

  • « Ces bonnes femmes » : terme péjoratif adressé à l’endroit de dames, soit le pire tabou social actuel. Quoi, des femmes seraient capables de faire le mal ! Ah non, pas de ça chez nous. Les femmes sont une espèce fragile à protéger, dont aucune parmi elle ne devrait être critiquée. Vous ne saviez pas cela Serge ?
  • « qui nous gouvernent » : comment cela, vous n’admettez pas que nous sommes dans un patriarcat et que seuls les hommes dirigent. Pour votre gouverne, si des femmes dirigent notre monde, c’est au service de la « domination patriarcale » même quand toute la politique familiale et judiciaire leur est spécialement dédiée.
  • « se foutent de la gueule » : langage du commun, doublement péjoratif et vulgaire. Les femmes, ces êtres délicats, ne « foutent » pas, et n’emploient pas le terme de « gueule ». Seuls les hommes sont capables de mettre de tels mots dans leur bouche.
  • « papas » : terme utilisé dans l’intime. Le papa en plein débat social, ça fait très homme-féministe. Or Serge, vous ne pouvez être féministe puisque vous contestez les droits des mères.
  • « elles pensent toujours » : sous-entendu qu’elles sont pleines de préjugés, puisqu’elles pensent « toujours » et qu’elles n’ont donc pas été capables d’évoluer dans le temps.
  • « qu’on ne sait pas changer la couche » : mépris pour le travail historique de la mère et/ou pire encore, volonté de s’approprier le travail de la mère, travail qu’on méprise et qu’on ne juge pas bien compliqué.
  • « gamin » : terme familier et péjoratif. Les hommes ont plus de distance avec leurs enfants. Ils les éduquent et parfois ils les rudoient un peu. Ils peuvent donc les appeler « gamins ». Mais cela n’a rien à voir avec le travail de maternage décrit juste avant. Ainsi dans cette fin de phrase, un homme qui croit pouvoir remplacer une femme parce qu’il juge que son travail est anecdotique, ne comprend pas en quoi il a une vision différente concernant l’éducation des enfants. Et il s’imagine qu’en tant qu’homme singeant une femme, il serait capable de faire aussi bien, ce travail qu’il vient pourtant de mépriser ouvertement. La totale.
  • – « et s’en occuper » : comme si on « s’occupait » d’un « gamin », comme s’il ne s’agissait pas en premier lieu de lui donner l’amour différencié d’un père et d’une mère.

 

 

Le discours égalitaire dans la bouche de Serge Charnay.

On voit ici comment Serge Charnay n’est qu’un homme de notre époque et qu’il n’a même pas dû comprendre qu’il lui en soit fait reproche (1). Car, Serge Charnay en prononçant cette phrase a incarné l’idéal égalitaire féministe par bien des aspects :

  • – Il a parlé d’égal à égal à des femmes.
  • – Il a jugé que le rôle des hommes et des femmes étaient interchangeables.
  • – Il a dit vouloir s’occuper des tâches domestiques et des enfants.
  • – Il a montré toute sa fragilité d’homme.
  • – Il a eu des expressions de prolétaire. Il ne pouvait donc se faire un représentant de la « domination patriarcale ».

Dès lors, comment comprendre que ces médias toujours à même de faire la promotion du féminisme, remplis de journalistes femmes de plus en plus acquis à la cause, n’aient pas voulu faire de Serge Charnay leur idole et que ce dernier ait jeté l’effroi parmi eux mais aussi parmi une grande partie de la population :

 

En vérité, l’image des femmes et de leurs aspirations véhiculées par le féminisme ne représentent absolument pas leurs désirs profonds. Les femmes et les féministes ne défendent pas des idées comme se l’imaginent de nombreux hommes, mais leurs intérêts, raison pour laquelle elles ne pouvaient adhérer aux propos de Serge « >

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Un commentaire

  1. Ping de Serge #PPDE CHARNAY:

    Excellente analyse… l’une des meilleures… il y en a très peu qui ne passent pas complètement à côté de la vérité… à quelques détails près quand même… tout le monde semble souhaiter qu’il y ait un un but extraordinaire… et si ce n’était tout simplement pas le cas…?
    Serge #PPDE CHARNAY

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