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Antiféminisme Aimeles

Sur Facebook, on peut torturer les hommes, pas les animaux.

Publié le 30 avril 2014 par Léonidas Durandal à 8 h 54 min

Il y a quelques semaines, internet se mobilise contre une personne qui a cassé une patte à un chat et publié la vidéo sur Facebook. Tout le monde s’offusque, les appels au meurtre fusent, les réflexions ridicules aussi. Le type est condamné à un an ferme pour avoir martyrisé cet animal (1). Peu de temps après, nos députés reconnaissent les animaux comme étant doués de sensibilité (4). Plus en arrière encore, quand un groupe comme le MIF essaye de faire de l’humour sur les femmes grâce à sa page, il se fait impitoyablement censurer, à plusieurs reprise. Qu’on veuille faire réfléchir sur le rapport hommes-femmes avec humour, et la levée de boucliers est presque générale surtout si l’on se met à parler un peu vrai, comme le prouve les réactions au dernier témoignage que j’ai publié (2) ou la censure dont j’avais fait l’objet en septembre (5). A la moindre pensée différente, les fous furieux débarquent en terre inconnue, en masse, insultent, signalent, dévastent, puis s’en vont plus loin avec leurs certitudes en n’ayant pas avancé d’une once. Pour eux, on ne doit pas écorner l’image d’une femme. L’animal est quant à lui un être sacré.

Et les hommes ?

Si l’image des animaux et des femmes est protégée aussi bien par les mœurs que par la charte du plus célèbre des réseaux social, je m’étonne donc qu’une autre espèce ne le soit pas : celle des hommes. Dernièrement, un contact m’a transmis le lien de ce groupe (MasterAnt). Dans celui-ci, les hommes et les femmes affichent sans scrupule leur déviance, leur jeu sexuel qui consiste à humilier ou être humilié en cherchant à nouer des contacts avec des simili prostituées pour cela. Et contrairement à un groupe comme le MIF avec les femmes, il ne s’agit pas de second degré envers les hommes. Mon jeune contact a essayé de faire interdire le groupe… sans succès. On lui a répondu que celui-ci ne contrevenait pas aux règles de fonctionnement de la plate-forme. Facebook

Pourquoi le deux poids deux mesures ?

L’individualiste moderne répondra que c’est de la sexualité librement consentie entre adultes, que chacun fait ce qu’il veut dans notre société, qu’on n’a pas à censurer les pratiques sexuelles. Or je m’interroge : si l’image des chats, des nains ou des femmes est protégée par la loi, rêvons un peu, est-ce que l’image des hommes ne pourrait pas l’être un jour ?

Le rôle du mariage homosexuel dans la banalisation des pratiques déviantes et dans l’écrasement des hommes.

L’exposition publique des pratiques sexuelles s’est subrepticement banalisée depuis que les revendications homosexualistes ont été admises petit à petit. Il fallait que le lobby LGBT nous en fasse passer par là pour que nous acceptions de faire de ses moeurs une construction familiale. Or ce raisonnement défaillant a introduit l’idée que tout se valait, toutes les pratiques sexuelles en particulier. Certains diront que la tolérance a avancé. Je pense plutôt que la maladie s’est propagée. En effet, outre les revendications de groupes pédophiles qui ont suivi de près la « libération sexuelle » (3), on voit maintenant le tout à chacun pouvoir exposer sa déviance en public : ici le sado-masochisme.

L’image d’hommes torturés ne provoque aucun émoi.

Les animaux ne peuvent pas être martyrisés. Ils sont protégés par la loi alors même qu’on ne peut pas mettre en jeu leur consentement. Leur sensibilité est maintenant reconnue. Et ne parlons même pas des femmes qui traumatisées par une expérience d’abandon dans un métro face à une drague lourde, des mots déplacés, et des mains baladeuses, font condamner l’auteur des faits à 18 mois de prison ferme (6). Les juges auront puni ici, non des faits graves, mais l’émotion que l’agresseur aura suscité chez sa victime. Par contre, les hommes se mettant en scène dans ces positions et publiant ces images au vu de tous, qui dégradent donc l’image de l’homme en général et au plus haut point, sans parler de l’atteinte à leur propre corps, ne seront même pas censurés par Facebook.  Qu’ils acceptent ou non d’être maltraités n’a d’ailleurs véritablement aucun sens.  Seuls des pervers peuvent rechercher la douleur pour le plaisir, il est bon de le rappeler en ces temps de contestation de la « civilisation judéo-chrétienne » alors que ce dolorisme laïc ne se traduit pas lui en transcendance mais en abrutissement pur. Or accepter ce genre de groupe public au nom d’une liberté “>

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61 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Faut-il écouter les amis des animaux et boycotter le “Téléthon” 2018 ?”, L’Obs du 07/12/2018.

    Elle est bonne celle-là. Depuis des années le téléthon expérimente ses non avancées sur de petits humains, mais la gauche ne se réveille que lorsque des animaux sont concernés ?

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