Accueil » C'était mieux avant » Tatouages, prénoms bizarres et jeans : le retour du tribalisme
AIMELES Antiféminisme

Tatouages, prénoms bizarres et jeans : le retour du tribalisme

Publié le 25 avril 2018 par Léonidas Durandal à 11 h 46 min

Vos corps ne vous appartiennent plus, ou de moins en moins. Ils appartiennent à vos mères desquelles vous aurez de plus en plus de mal à vous détacher. Du coup, pour vous rassurer, il vous faudra tout un tas de signes sur la peau, qui vous protégeront de « l’extérieur », qui vous sécuriseront. Ils vous permettront, le croyez-vous, de vous construire une identité, en fait une identité que vous cherchez.

Malgré toutes les rationalisations que se donnent ses adeptes, tel pourrait être le résumé je crois, de la pratique du tatouage dans notre monde actuel. Dans les tribus traditionnelles polynésiennes, le tatouage marquait le lien avec les ancêtres. Lui-aussi avait pour but de rassurer les individus mais aussi de les fondre dans une communauté hiérarchisée. Cette dernière fonction est moins évidente dans notre société. Les tatoués semblent se reconnaître entre eux et devoir former culture mais à l’exact opposé des tribus maoris, ils sont d’abord issus de la plèbe. Le tatouage marque donc l’appartenance à un groupe certes, mais à un groupe social de blancs pauvres et peu cultivé, en souffrance.

Entre eux, j’imagine que les tatoués se jaugent et se différencient à l’aune des symboles qu’ils se choisissent, des phrases dont ils se marquent la peau et désormais des empreintes sonores qu’ils y laissent :

 

 

Cependant, de l’extérieur, cette apparente profusion de sens laisse une étrange apparence d’uniformité : même classe sociale, ils semblent tous se fondre dans des repères psychologiques identiques, culte du corps, superstition, rapport à la mère fort, violence à fleur de peau. Dans notre monde féminisé, le nombre de ces profils est en pleine expansion. Le tatouage tend donc à se voir et à s’afficher comme d’une normalité.

Anges de la téléréalité saison 5

Il n’y a qu’à jeter un œil sur les émissions de téléréalité pour voir combien les candidats y sont de plus en plus tatoués, de plus en plus cultureux. Ils font écho à ces actrices de porno qui elles-aussi paraissent de plus en plus tatouées et pour qui le sexe est une manière de retrouver une maîtrise dans leurs relations (probablement suite à des abus).

Aujourd’hui, il est assez facile de repérer une fille instable à ce qu’elle se désigne elle-même, par des tatouages, vous signifiant ainsi qu’elle est mal dans sa peau, qu’elle a eu une enfance difficile, et que si sur le plan sexuel vous pourriez faire des bonds avec elle, ce sera plus difficile en matière sentimentale.

Open cuisses

Des enfants maltraités, des personnes abîmées, des abus, il y en a toujours eu. Ces personnes sont mes semblables. Ce mode d’expression pose un vrai problème à partir du moment où il enferme un individu dans son cri. Or cette manière démonstrative de s’affirmer qui se vit personnellement comme une libération signale au reste du monde un élément pris dans ses propres chaînes, incapable de supporter les règles sociales à cause d’affects débordants. Ce faisant, ce marquage « au fer rouge » freine les possibilités de rédemption mais aussi de mixité sociale.

« famille » Yakuza

Tatoué, vous appartenez à la tribu des instables, vous vous identifiez à la tribu des instables, vous ne sortez pas de la tribu des instables. Tribu des instables qui a aussi tendance à être pauvre. Le marginal se revendique alors comme marginal et fier de l’être, par le tatouage, comme l’illustrent à l’extrême les mafias de Yakuzas. Et s’il veut pas porter ce regard négatif sur lui, la société va avoir tendance à le juger comme tel.

Voilà un des jolis résultats de l’idéologie marxisante bourgeoise. En assimilant culture d’élite à culture bourgeoise, elle a poussé les pauvres à refaire culture seuls, à ne plus appartenir au reste de la société en brisant l’unité des aspirations, et à saboter les fragiles mécanismes d’ascenseur social qui avaient été bâtis à force de bon sens. Aujourd’hui, le bourgeois se repaît de la sous-culture du pauvre qui agit en lui de manière ambivalente, sous forme de répulsion attirance. Le bourgeois déteste le rap, il est fasciné par le rap. Pourquoi pense-t-il, les pauvres n’auraient pas le droit de se tatouer ? Mais quand il voit une personne tatouée, il sait très bien ce que cela signifie.

Une mère et sa fille

La tribu qui, chez les polynésiens représente l’ultime modèle social, se révèle être chez nous une forme de régression. Le tatoué est celui dont le père a été dévalorisé, ou objectivement, s’est mal comporté. Ainsi, le tatoué en revient-il à une sorte de passé mythifié construit de toute pièce, qu’il s’enfonce dans la peau et qui a pour but de lui donner une généalogie glorieuse, encore liée à la mère mais personnelle, prisonnier qu’il est d’un inceste symbolique. Les croix que se font graver certaines de ces personnes ne sont pas loin de représenter le martyre d’un Christ du vendredi Saint, d’avant la rédemption.

 

A cette vue, le bourgeois de gauche peut constater sur la peau du pauvre, les stigmates qu’il lui a infligés de manière indirecte en favorisant l’éclatement des familles, en promouvant la libération sexuelle jusqu’à la pédophilie et l’inceste, le brouillage des codes sociaux en général. Ce n’est pas lui, en principal, qui avec son argent, paiera les pots cassés. Au contraire, la sodomisation des classes inférieures sera pour lui l’occasion de conserver ses prérogatives en marquant son territoire, mais surtout, en se payant une bonne conscience face à tant de « pas de chance », tant de faux choix.

Pour lui encore, Dieu sera le méchant exploiteur des consciences des classes laborieuses, tandis qu’il Le rejettera pour cette raison officielle afin d’éviter officieusement d’avoir à se poser de vraies questions. Voilà encore pourquoi l’élite bourgeoise est plutôt de gauche, et pourquoi l’élite populaire est plutôt de droite. L’élite du peuple sait qu’un individu fragile a besoin de repères, d’institutions, et malheureusement de sécurité, ce dernier penchant risquant toujours de faire sombrer le peuple dans une féminisation totalitaire pleine et entière. Cette élite mise donc sur le travail et le talent, dans le pire des cas jusqu’à l’abrutissement ou la singerie du riche. L’élite gauchisante, elle, se contenterait bien d’une fausse liberté, qui s’appelle en vérité pouvoir de faire tout et n’importe quoi, nommée « progressisme », profitant toujours, ne faisant jamais d’efforts intérieurs, parasite d’un monde où elle n’a pas le luxe de pouvoir se regarder dans une glace. L’homophobie violente du pauvre lui paraîtra bien étrange, alors que celle-ci ne sera qu’un réflexe de survie au milieu du délitement provoqué par son idéologie.

Un gentil Kévin

Ce clivage s’est encore renforcé par le libre choix des prénoms. Les familles d’antan se seraient bien gardées de donner des dénominations ubuesques à leurs enfants. De toutes les manières, la loi le leur interdisait. Mais depuis les années 90, le verrou légal a sauté en France. Les officiers en charge de l’état civil laissent tout passer à quelques exceptions près (comme « Djihad »…). Les Kévins, Dylans, Océanes, Kimberleys, Jordans, des séries télévisées américaines se sont multipliés sans même que leurs parents ne s’aperçoivent qu’ils marquaient au fer rouge leur progéniture.

Un personnage de roman vous plaît, vous pouvez donner son nom à votre enfant. Vous trouvez un acteur de série mignon, idem. Et ainsi de suite jusqu’à ce que par goût, les « jolis petits prénoms chrétiens » ne soient réservés qu’à des athées soucieux d’être les derniers à sombrer, ou à des familles catholiques vivant sur leur île. Les classes sociales se sont marquées elles-mêmes au fer rouge, mais en plus, le niveau général a eu tendance à diminuer.

Une troupe de Jordan

Pauvre petit qui voudra sortir de sa condition en portant l’unique prénom de Mohammed ou de Kimberley. Le gauchiste vous répondra que la société n’a qu’à être plus tolérante, tandis que l’intégration sociale dépend expressément de la propension d’un individu à servir les autres, et que ce genre de choix personnel du prénom présagera d’une volonté de n’en faire qu’à sa tête et d’imposer au reste de la société ses repères. Quand bien même ce sera faux, et que ces enfants auront réussi à se libérer des chaînes transmises par leurs parents pour accepter le jeu social, il faut comprendre le préjugé.

Israël Nisand. Il s’est bien intégré lui. Quant à dire qu’il sert la civilisation française….

Le risque sera évident, tant l’environnement dans lequel nous grandissons nous conditionne, ce que l’idéologie gauchiste érige d’ailleurs en ce moment comme une vérité indépassable. Or la civilisation, en particulier française, ne tolérera jamais les individus qui veulent se servir, sauf contrainte et forcée par une élite profitant de ses prérogatives, et dans ce cas, ce sera une catastrophe nommée corruption des mœurs, népotisme, abus de pouvoir, et à l’extrême, disparition de la France dans le tribalisme, ce qui nous menace actuellement.

En résumé, cet enfant qui n’aura pas un second prénom d’intégration sera normalement rejeté, à cause de parents paumés et trompés par quelques gauchistes avides de préserver leur pouvoir. Il aura été lancé dans la société pour faire plier la civilisation et en revenir à des considérations uniquement familiales, tribales.  Et même s’il dépasse ce claustra, la société aura tendance à se protéger de lui. D’où le probable cloisonnement. 

Aucune chance de remporter l’élection présidentielle

 

Mais pourquoi il n’a pas décroché le poste ?

L’habillement est en cela significatif d’un autre laisser aller dans notre société. Chacun son jean, tous égaux, avec le même uniforme et le monde se portera mieux. D’un côté, des choix personnels à l’extrême, tatouage, prénom (libéralisme). De l’autre, l’uniforme soit-disant populaire pour tromper la violence (communisme). L’habit du dimanche, le peuple le portait. Et il ressemblait à celui du bourgeois. Tout au moins avait-il une noblesse équivalente, voire supérieure quand on songe à la magnificence des lointains habits traditionnels. Lors du dernier enterrement auquel je me suis rendu, j’ai été frappé de voir que tout le monde ou presque, jeunes vieux, riches pauvres, portait des jeans. Si habit du bourgeois il y a, il est aujourd’hui calqué sur le plus bas qui soit : le bleu de travail du peuple, le jean. Pour trahir le peuple, il faut faire peuple. Ainsi, la dernière conférence à laquelle je me suis retrouvé, remplie de tout ce que la ville avait de plus valeureux en termes de spiritualité, a-t-elle aussi été pour moi l’occasion de faire ce même constat. Hommes comme femmes étaient en jean. Qu’ils aient été catholique n’y changeait rien. Dans la foule, je n’ai aperçu qu’une seule personne qui avec moi, dérogeait à la règle.

Paradoxalement, seul le respect des règles sociales peut faire des personnalités originales. Il faut avoir connu quelques Japonais pour cela. A l’inverse, tous ces gens qui veulent se différencier, sont superficiels et finalement tous d’une banalité affligeante. Personnalités communes, machos, filles de mauvaise vie, carpettes soumises à la société, faux rebelles, voyous frustrés, tous le petit chéri spécial de leur maman, tous identiques, mis facilement à la marge quand ils ne cherchent pas à s’y mettre d’eux-mêmes.

Le vrai problème c’est la féminisation totalitaire. L’habillement, le tatouage, les prénoms, ne sont que des symptômes. Ils sont relatifs à une société qui se tribalise, en choisissant des prénoms par goût sentimental au sein de familles mono éducantes, en autorisant des enfants mal dans leur peau dans ces mêmes « familles » à expurger leur violence en se scarifiant aux yeux de tous, en indifférenciant les habillements par hypocrisie et laisser-aller (faire à l’extérieur comme chez soi, d’où des slogans de type Mac Donald « Venez comme vous êtes » sous entendu manger la même bouffe dégueulasse). Les pauvres petits bébés de leur mamounette ne doivent pas être brusqués. Ils peuvent s’habiller en pyjama le plus longtemps possible, faire ce qu’ils ont envie, comme ils en ont envie, quitte à changer de sexe, sinon ils piquent leur petite crise. Et s’ils souffrent, ce n’est bien entendu, jamais de leur faute, mais celle de la « société ». Par contre, s’ils font souffrir leur maman, ils ne sont pas gentils.

Laisser des individus dans ce genre d’illusions permet de les contrôler. Maltraités, enfermés dans l’inceste, ils chercheront à transmettre leurs souffrances à la génération suivante. Si un père ne sera jamais parfait, son autorité aura au moins le don de donner une issue à toutes ces problématiques (s’il n’est pas lui-même féminisé…).

L’élite gauchisante méprise le peuple en favorisant les destructions familiales. Elle a cru que la disparition des familles profiterait à toute la société. Elle a réinventé la tribu, avec ses relations totalitaires. Le tatouage, les prénoms débiles, et les habits faussement cool, en sont le signe. 

 

Pour aller plus loin :

« 50 tatouages qui lient à jamais les mamans et leur fille », dailygeekshow.com

41 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « États-Unis : Mon week-end chez les musclés – L’Effet Papillon – CANAL+ », Canal+ du 11/07/2018.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Ne l’appelez plus jamais Le Pen », L’Express du 18/05/2018.

    Enfin !

    J’avais oublié les double prénoms dans les questions tribales.

  3. Ping de Cyrus:

    Bonjour Monsieur Durandal,

    Je vous remercie INFINIMENT d’avoir écrit ce texte. Il est EXCELLENT et recèle une analyse de haut niveau, à laquelle je souscris entièrement. Il met en mots tout mes constats. Je vous avais demandé d’écrire un tel texte il y a un an ou un an et demi, et voilà que c’est fait. Je vous REMERCIE GRANDEMENT d’avoir répondu à mon vœu, d’autant plus que vous m’aviez répondu à l’époque qu’il n’était pas certain que vous puissiez le faire, malgré la pertinence d’un tel sujet, dans la mesure où vous aviez beaucoup d’articles en retard de publication, d’autres à développer, une actualité à suivre sans parler de vos responsabilités de toutes natures en dehors d’aimeles blog.

    Ravi je suis de vous lire. Il était temps qu’un tel sujet soit abordé intelligemment. Vous avez raison de souligner que les gens qui se tatouent cherchent toujours à rationaliser leur action. C’est une constante chez eux. Je l’ai aussi remarqué. Le Québec et Montréal en particulier, grouille d’hommes et de femmes tatoués. C’en est dégoûtant. Les filles de la bourgeoisie, dont plusieurs étudient en droit, en médecine ou en comptabilité, sont celles qui ont LE MOINS de propension au tatouage. Néanmoins, elles sont souvent des féministes, en particulier de la troisième vague. Elles soutiennent donc les inepties sociétales gauchistes et capitalistes. Par contre, face à un homme indétectable, malgré des convictions politiques et des valeurs radicalement contraires, elles demeurent calmes et souriantes, souvent même sympathiques, pour ne pas dire aguicheuses et voulant flirter…

    Il y a des types d’hommes, très rares en nombre et en qualité, qui échappent à leur furie. Les gauchistes eux-mêmes font attention.

    Je vous remercie encore de votre contribution au débat. Cela fait du bien de vous lire.

    Cordialement,

    Cyrus

    P.S. Le printemps est de retour et cela redonne le sourire. Un souffle d’air revigore l’âme et nous fait nous envoler vers les cymes, où le parfum céleste se confond avec celui des roses. Faire la cour aux demoiselles au printemps a quelque chose de charmant et un goût d’éternité.

  4. Ping de Manuela:

    Génial j’ai presque envie de le recopier.

    Les gauchistes avides de préserver leur pouvoir, il faut leur planter un pieu dans le cœur.

    Les gauchistes sont des vampires ils sont damnés jamais ils ne s’en sortiront et ils ne veulent pas s’en sortir de toutes façons, ils se suicident à petit feu (alcool drogues… ce sont eux les véritables cas sociaux) Ils ont peur de la Vérité.

    Les pauvres eux sont comme des enfants gâtés, les enfants gâtés peuvent tout se permettre, ils ne connaissent pas le politiquement correct le dialogue avec les bourgeois gauchistes est impossible, c’est pour cela que le gauchiste ne met jamais les pieds dans les quartiers pauvres, sauf quand il y a la presse.

    Ils souffrent des mêmes perversions.

    Le bourgeois gauchiste utilise un vocabulaire très soutenu pour ne jamais se faire comprendre des masses laborieuses.

    Si vous voulez convertir des coeurs allez rencontrer des pauvres ne perdez pas votre temps chez les démons.

    Les gauchistes sont surtout avides d’être aimés, mais ils finissent par être détestés et pire encore par être ignorés.

    Ce sont des pervers qui ont besoin que les pauvres aient besoin d’eux, même quand la réalité les rattrape.

    http://www.madmoizelle.com/harry-potter-philosophie-270797

    • Ping de Cyrus:

      Bonjour Madame Manuela,

      Comment allez-vous ? Comment va la santé ? Avez-vous atteint le bel âge de 30 ans ? J’espère que vous et votre famille vous portez bien.

      Si je suis globalement d’accord avec vous, j’ajouterais seulement qu’à vos cas, il y a l’exception des « hommes indétectables ». Vous souvenez-vous ? J’en ai parlé dans un message sur ce blog il y a quelques mois et vous m’aviez donné l’exemple de votre mari. Ce sont des hommes d’exception, qui suscitent une fascination-répulsion de la part des riches ET des classes moyennes ET des classes populaires ET des pauvres (lumpenprolétariat et autres). Comme s’ils étaient issus d’une autre dimension spatio-temporelle, d’une autre structure mentale, que personne n’arrive à détecter et « lire ». Monsieur Durandal dit faire partie de ces hommes. Je le crois. Ce sont des hommes à la fois très détestés et très aimés, par tout-un-chacun. Ils suscitent une peur terrible, surtout chez les gauchistes, qui ont l’impression instinctivement de faire face à une forme supérieure et synthétique et achevée d’archnémésis. Indétectable au radar, même leur silence, leur solitude, leurs expressions faciales, leur façon de marcher, leur façon de se tenir à l’écart en pleine rue ou en pleine réception suscite de la méfiance… et de l’attirance.

      Au plaisir de vous lire,

      Cyrus

      • Ping de Manuela:

        Bonsoir Cyrus.

        Nous allons bien je vous remercie, j’espère que vous aussi? Je prends mes 30 ans en septembre, j’ai encore quelque mois dans la vingtaine.

        Oui je reconnais là mon mari qui suscite une fascination. Mes tantes, mes cousines les femmes en général, sont toujours à ses p’tits soins tout le monde est à son service, et tout cela se produit naturellement. Quand je vois le comportement qu’ils adoptent en sa présence dans leur regard, il me donne l’impression d’avoir épousé le Messie. Je ne suis pas jalouse, je plaisante mais quand même, il a déjà suffisamment d’orgueilleux… D’ailleurs pour l’embêter je l’appelle « votre majesté. »

        Parfois ça m’agace un peu qu’il soit autant craint par pas mal de personne. Je crois que c’est une forme exacerbée d’admiration.

        Si j’avais été un homme j’aurais aimé être comme lui.

         

        • Ping de Cyrus:

          Bonjour Madame Manuela,

          Oui, je vais bien. Merci beaucoup. Vous avez de la chance d’avoir marié un tel homme, car ils sont franchement rare. Très rare. Je pense aussi qu’ils ne sont pas du type, avant le mariage, à vouloir être en relation avec beaucoup de femmes et même d’avoir des relations sexuelles. Je pense qu’ils apprécient leur pureté et celle de la gent féminine. C’est le genre d’homme qui attire les femmes, mais ne pourrait pas sortir avec n’importe laquelle compte tenu de ses standards, mais je crois aussi que beaucoup de femmes ressentent une peur instinctive de ce genre d’homme. La dynamique est plutôt celle de : attirée-se retient, attirée-se retient, attirée-se retient. Le résultat étant qu’un tel type d’homme est seul, profondément seul, SAUF s’il a la chance de rencontrer une femme exceptionnelle qu’il mariera avec confiance et joie. C’est votre cas. Vous êtes donc une femme exceptionnelle. Vous étiez une des très rares femmes qu’il pouvait marier. Autrement, c’eût été impossible. Et vous avez pu rencontrer un homme d’un type très rare.

          En tout cas, je vous félicite de votre réussite. Pour fonder une famille, c’est l’idéal.

          Cordialement,

          Cyrus

          • Ping de Manuela:

            Pour être honnête vos compliments me touchent et me gênent à la fois. Je crois sincèrement qu’il existe autour de nous des femmes avec un grand cœur, mais elles se cachent.

            Concernant mon mari vous avez visé juste, mon mari a toujours été à la recherche de la vie de famille idéale (famille nombreuse et surtout femme au foyer). Nous nous sommes fréquenté très jeunes pourtant, 18 ans pour moi et 22 ans pour lui mais nous savions déjà à l’époque ce que nous voulions.

            Je vous souhaite également de trouver votre idéal féminin, vous le méritez.

          • Ping de Léonidas Durandal:

            Je vous félicite pour ce joli subjonctif plus que parfait (excusez moi, je sors)

          • Ping de Manuela:

            Subjonctif ou conditionnel?

          • Ping de Léonidas Durandal:

            Va falloir avoir recours à l’académie.
            Le conditionnel passé deuxième forme est identique au subjonctif. Conditionnel et subjonctif ont la même fonction. Le subjonctif s’introduit en général par une conjonction. Ici, elle ne semble pas y être, mais étudions d’un peu plus près la dite phrase :
            « Vous étiez une des très rares femmes qu’il pouvait marier. Autrement, c’eût été impossible. »
            Notons que le subjonctif était de mise sur le « pouvait marier ». « eût pu marier » eût été plus juste.
            En reconstituant la phrase et en supprimant l’effet de style :
            « Vous étiez une des très rares femmes qu’il eût pu marier cependant qu’en d’autres circonstances, ce mariage n’eût pu se conclure »
            Je pense qu’en ce cas, la conjonction est cachée par l’effet de style, et que le style exprime une sorte d’exclamation relative parfois, à l’emploi du subjonctif.
            Cependant, je n’ai jamais tellement compris ce conditionnel passé distingué du subjonctif.
            Sur internet les débats font rage. Apparemment, ce conditionnel passé deuxième forme serait une sorte de subjonctif sans conjonction. Mais essayons d’en revenir au sens pour y voir plus clair. Est-ce que « c’eût été impossible » exprime une condition ou un fait irréel. A mon avis, un peu des deux, cela dépend ce qu’à voulu dire l’auteur. Mais je soupçonne Cyrus d’avoir voulu exprimer le côté fantasmatique de l’affaire, plus qu’une impossibilité logique, encore que les deux ne se tinssent.

          • Ping de Cyrus:

            Bonjour Madame Manuela,

            Je vous remercie de vos encouragements. Même si j’ai renoncé au mariage, je peux étonnamment me laisser surprendre par une rencontre d’une qualité exceptionnelle. Je crois au mariage ; je ne crois pas en ce qu’il est devenu. Nominalement, ce l’est encore. Dans la substance, ce ne l’est plus.

            Bonjour Monsieur Durandal,

            Je vous remercie beaucoup de m’avoir corrigé. Je dois admettre que je déteste faire des fautes de grammaire et que ma curiosité intellectuelle conjuguée à mon perfectionnisme ne peuvent que me faire apprécier ce genre de correction. Contrairement aux autres, je ne vous traiterais pas de « grammar nazi », une expression stupide au demeurant, témoignant du rejet maladif de l’autorité, même celle du savoir établi. Orgueil, orgueil, quand tu nous tiens !

            Cependant, je dois vous admettre en toute humilité que le conditionnel passé deuxième forme m’est théoriquement inaccessible. En d’autres termes, on ne me l’a jamais enseigné. Ni au Québec, ni en Europe. Malgré que je suis un enfant des années 1990, dans une école primaire pas encore infectée des « progrès » de la réforme pédagogique québécoise, sans parler de l’adolescent des années 2000, là encore protégé des bouleversements à venir de la réforme de l’enseignement du français, nos enseignants ne nous ont jamais enseigné le conditionnel passé deuxième forme. Votre correction est de loin supérieure en qualité et je vous demande pardon pour la formulation quelque peu erronée. N’hésitez jamais à me corriger dès lors que vous constatez des erreurs dans mes textes. J’en fais peu, mais j’en fais encore.

            Enfin, je crois enfin avoir trouvé quelque chose qui pourrait vous intéresser dans le développement intellectuel de votre site web, dans la lignée des « hommes indétectables ». À ma grande surprise, le monde anglo-saxon avait deux ans d’avance sur moi (depuis 2016) dans l’élaboration d’un nouveau concept, visant d’ailleurs à dépasser une dichotomie qui peut s’avérer aliénante pour beaucoup d’hommes : la dichotomie alpha male/beta male. Roosh V mise beaucoup sur cette dichotomie. Mais, le concept qui émerge de plus en plus, c’est celui de sigma male (notez l’utilisation de l’alphabet grec). Je crois, Monsieur Durandal, que vous vous y reconnaîtrez. Votre mari aussi, Madame Manuela.

            Voici quelques liens : https://www.youtube.com/watch?v=e1iyE3zhY2o

            Son texte de la vidéo (en plus développé) : https://messagestomillennials.com/2016/01/26/memoirs-of-a-sigma-female/

            Sa contrepartie féminine : https://www.youtube.com/watch?v=Lzd_raMF1aQ

            Sigma Personality Archetype : https://www.youtube.com/watch?v=uaoW1FoKLvA

            Mysterious Sigma : https://www.youtube.com/watch?v=jyM9S4ca30o

            Quelques textes permettant de mieux cerner cette notion : du moins bon au meilleur (même si le moins bon n’est pas si « moins bon » que cela) :

            https://www.lovepanky.com/men/essentials-for-men/sigma-male

            http://en.wikimannia.org/Sigma_male

            Le meilleur pour la fin : http://daxgray.com/what-is-a-sigma-male/

             

          • Ping de Léonidas Durandal:

            Soit dit en passant, je n’ai pas eu la prétention de vous corriger. Au contraire, j’ai apprécié la tournure de style. Vous employez un français plus correct que la plupart de nos contemporains. Chacun progresse selon ses possibilités et son désir dans cette langue. Au minimum, votre potentiel est bon.

            Vous savez, je suis très dérangé par ces classifications animales. C’est très anglo-saxon. Je connaissais déjà cette dichotomie qui est issue de l’éthologie des loups. Les mouvements d’hommes n’inventent rien en l’occurrence. C’est intéressant au niveau intellectuel, mais j’ai très peur que la réalité soit encore plus complexe.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Alain Soral sur Marsault, Papacito et le Raptor Dissident », ERTV du 23/04/2018.

    Et pourtant, ces 3 là ont énormément de talent, et ils sont loin d’avoir toujours tort :

     

     

    Laisser un commentaire

    Premier commentaire ou VPN ? Le commentaire sera mis en attente de validation

    -

    Votre sexe SVP :

    -

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.