Taux d’intérêts négatifs : un monde sans désir

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La plupart des théories économiques se basent dans leurs développements sur l’avidité des individus. Implicitement, elles supposent que nous orienterions notre consommation, nos investissements, notre épargne en fonction de l’intérêt monétaire que nous aurions à le faire. Mais cette règle connaît de nombreuses exceptions. Les élasticités prix des produits ne sont pas tous égales à 1, ce qui veut dire en gros qu’une augmentation du prix de 1 ne se traduit pas par une baisse de 1 de leur consommation. Le pétrole, par exemple, est un cas typique de consommable dont le prix peut être augmenté autant et autant sans que ses ventes ne baissent, enfin jusqu’à un certain point, nous l’avons découvert ces dernières années. A partir d’un moment, les gens finissent par s’organiser différemment, et se tourner vers d’autres comportements/produits de substitution. L’idée reste pourtant que l’individu minimise, dans une certaine mesure, ses dépenses, et choisit tel ou tel achat par avidité. Pourtant le manque d’élasticité de ce genre de produit ne peut s’expliquer uniquement par leur manque de substituabilité avec d’autres ou les efforts coûteux pour changer de comportement pour un individu. Une autre variable entre en jeu, une variable qui a bien été identifiée par le marketing : le désir.

Dans une société de survie, la question de l’élasticité ne joue pas. Les produits deviennent tous substituables entre eux, car il en dépend de la vie du groupe et de la société entière d’adopter les comportements rationnellement les plus efficients. Voilà d’ailleurs vers quoi des ultra-libéraux comme Gaspard Koenig cherchent à nous faire revenir : un monde simple où nous nous ajusterions de manière naturelle à notre nature d’homo economicus. Evidemment, ce monde, c’est aussi le nôtre. Tel que l’énonce la théologie catholique : nous devons vivre en correspondance avec la loi naturelle. Ce genre de théorie comporte donc des aspects très séduisants. Mais en même temps, en misant toujours sur notre animalité, notre avidité, il lui arrive d’être complètement à côté de la plaque. La vie d’un homme ne peut se résumer à ses aspects matériels, et des psychologues comme Maslow nous ont d’ailleurs avertis sur ce point : nous suivons des besoins de plus en plus élaborés qu’il serait plutôt convenable d’appeler désirs pour nombre de ceux-là. Pire, nous ne suivons pas un chemin linéaire en matière de désirs, et des hommes peuvent très bien vouloir satisfaire leurs « besoins » de spiritualité ou de reconnaissance sociale bien avant nos nombreuses aspirations matérielles.

Ainsi, dès que nous sortons d’une économie de survie, se pose la question de nos désirs. Ceux-là font économie et l’oriente selon la spiritualité que nous nous donnons. Et dans une économie moderne, vu le niveau de richesse que nous avons atteint, ces désirs devraient être au centre de nos équations. Pourtant si le champ du désir reste très étudié en matière de propagande, il l’est très peu en matière d’orientation économique. L’avidité semble avoir tué la spiritualité définitivement et nous ne l’intégrons plus dans nos calculs. Nous assimilons désir et avidité, et évacuons ces questions spirituelles compliquées et jugées inutiles. Or par un retour de bâton prévisible, là où notre spiritualité a créé les conditions propices à l’apparition d’une forte prospérité, notre manque de spiritualité est en train d’hypothéquer notre futur.

Pour les besoins de la démonstration, imaginons donc qu’au lieu d’avidité, les hommes soient mus par le sens de leur existence anthropologie et donc, leur capacité à désirer, espérer, aimer. Imaginons que les crises économiques que nous avons connues, n’aient jamais été, à aucun moment, des crises financières ou de survie (dans nos sociétés de surproduction).

 

Difficultés liées à l’opinion commune en matière d’histoire économique

Dans l’esprit des gens, la finance est souvent responsable des situations dramatiques sociales extrêmes que nos ancêtres ont vécues. La crise de 1929 serait une crise financière. La crise de 1973 et 1979 deux crises pétrolières. La crise de 2008, une crise des subprimes. Et pourtant, une analyse correcte de ces périodes de nos histoires montre qu’en 1929, plus qu’une crise boursière, la société de l’époque surproduisait des biens de consommation. Idem en 1973 et 1979, la crise pétrolière cacha un retournement réel de l’économie et dont les signes avant coureur auraient pu être identifiés au vu des dévaluations successives en France notamment. De suite, de nombreux pays occidentaux utilisèrent des politiques monétaires/budgétaires agressives qui permirent à leurs gouvernants de rester en place en se donnant l’apparence de la réussite auprès de leurs populations. Ce genre de dumping budgétaire fit entrer les pays européens dans une fuite en avant, les uns contre les autres, et fragilisa la monnaie des pays faibles comme la France. Pour beaucoup de ceux-là, l’euro apparu comme une porte de sortie prompte à leur permettre de continuer à emprunter dans de bonnes conditions sans être obligés de dévaluer. En 2008, commença le bouquet final budgétaire. Beaucoup de personnes politiques mis en face de la situation réelle de leur pays, firent exploser les taux endettements de leur nation pour conserver leur mainmise sur le pouvoir. Ils faillirent faire exploser l’Europe et rançonnèrent l’Allemagne qui en tant que pays le mieux géré profitait pleinement des fruits de l’union monétaire. Il fallut dévaluer l’euro par des choix de banque centrale de plus en plus permissifs. Les pays occidentaux faibles s’étaient tant et tant montés les uns contre les autres en augmentant leurs déficits publics et en jouant sur des liquidités de plus en plus douteuses, qu’ils en avait oublié leur économie réelle qui battait de l’aile. Enfin seulement certains d’entre eux, mais qui entraînèrent les autres parce que notre économie s’était globalisée. Aujourd’hui en 2016, le déni est si grand que les banques centrales en sont venues à rendre possible les emprunts à taux d’intérêts négatifs. Même Etienne Chouard n’aurait pas imaginé une solution aussi stupide. Certainement croient-ils réinventer l’économie. Pour ma part, je pense qu’il est urgent de sortir de ce cadre d’analyse reliant avidité et politiques monétaires/budgétaires et revenir à la racine de nos maux actuels : le désir.

 

L’endettement masque l’état dégradé de nos économies

Ces crises ne peuvent pas s’expliquer financièrement parlant. A partir du milieu des années 70, des monceaux de monnaie ont été injectés dans l’économie française, et pourtant son état n’a cessé de se dégrader (chômage, désindustrialisation…). Les déficits publics ont seulement permis de cacher notre affaiblissement structurel, tant et si bien que si nous devions les rembourser ou si nous devions mettre un terme à ce système, notre patrimoine national en France serait amputé automatiquement d’1/7ème de sa valeur (de mémoire, la valeur patrimoniale en France est équivalente à 7 fois le PIB alors que nous avons emprunté 1 fois la valeur de notre PIB). Ce chiffre grandit au fur et à mesure que l’endettement public augmente. Il peut paraître faible, mais son remboursement serait lourd de conséquences, entraînant une perte immédiate de valeur générale de nos actifs de 16,6%. L’annulation de la dette serait encore pire, puisqu’une partie de nos actifs nationaux perdrait de sa valeur, mais aussi ceux placés à l’international puisqu’en réaction, d’autres pays ne manqueraient pas d’annuler leur dette. A cela, il faudrait rajouter une perte de croissance d’au moins 4 points par an puisque cette dernière est financée à auteur de 4 %/PIB/an par des déficits publics.

En vérité, nous sommes déjà en récession depuis un bon bout de temps. La possibilité de faire exploser nos taux d’endettement nous a masqué cette situation. Nous entamons une fraction toujours plus importante de notre capital national pour éviter de voir la récession. Ce faisant nous nous empêchons d’apporter des solutions à des problèmes que nous faisons mine d’ignorer. Et nous détruisons la richesse passée accumulée, petit à petit.

 

L’insuffisance de la loi naturelle

Mettre fin à ce système d’entame du patrimoine national ne mettrait pas une fin à nos problèmes structurels. Nous passerions officiellement en récession, simplement. Les économistes néo-libéraux ont bien pris conscience du problème. Ils nous proposent d’éliminer les faibles en revenant à un état de nature, en jouant sur la matérialité de notre société. Pourtant à bien y réfléchir, si leurs solutions sont parfois acceptables, c’est bien une avidité sans borne qui nous a plongé dans la crise actuelle. Avidité des gouvernants qui ont voulu se faire réélire, avidité des citoyens qui les ont élus pour éviter toute remise en question sur leurs croyances, en particulier matérielles, avidité des financiers qui ont proposé des produits pour faire tourner cette immense machine, avidité allant jusqu’à l’illégalité. Ainsi, un retour à une loi plus naturelle et à son avidité, ne suffira pas à nous sortir de la crise présente. Il faudrait encore que nous retrouvions le désir d’acheter. Or il semble bien que le marketing ait atteint ses limites en la matière.

 

Une analyse historique économique basée sur le désir

Les crises passées peuvent s’expliquer par une baisse de désir, ou un désir désorienté. En 1929, l’industrie permet de produire des denrées alimentaires à foison. L’estomac d’un être humain étant limité, les prix agricoles finissent par baisser, puis par s’effondrer. Les consommateurs sont écoeurés de tant de nourriture ou de tant de produits manufacturés dont ils n’ont plus besoin. Le chômage se propage, les inégalités de revenus aussi, ainsi que la déflation dans beaucoup de pays. A cette époque le marketing échoue à susciter assez de désir pour écouler les capacités de production, et donc à renouveler ses gammes. Le désir de produire a lui aussi été perverti par une recherche de gain aveugle. Il semble avoir disparu.

Le désir va renaître grâce à la tutelle des états, grands travaux aux USA, programme d’industrialisation sous l’Allemagne hitlérienne pour ne citer qu’eux. Le désir du public va donc être réorienté grâce à l’intervention de la force publique vers l’édifice d’une société plus moderne, confortable et prospère. Ce désir sans frein d’expansion pour l’Allemagne provoquera aussi la seconde guerre mondial qui mettra un terme définitif à la crise du désir de 1929. En effet, à cette occasion, les Occidentaux se retrouveront dans une telle pénurie qu’ils se feront une joie de consommer après guerre sans se poser de questions. Enfin, les progrès dans les sciences appliquées seront tels que de nouveaux produits émergeront renouvelant sans cesse l’intérêt du consommateur. Cela ne se compliquera qu’à partir des années 70. Jusque là, l’incompétence totale des gouvernements n’aura pas été un frein à la croissance dans les pays d’économie libérale pour les raisons citées précédemment.

A partir des années 70, si tout le monde ou presque a une voiture, une télévision, de quoi manger, un téléphone, de quoi s’habiller, ou peut espérer le posséder bientôt, il ne reste plus grand-chose à conquérir. L’informatique, oui, les téléphones portables pourquoi pas, si ce n’est qu’ils concentrent le désir vers des activités destructrices d’emplois. En vérité, depuis cette période, le monde nous apparaît de plus en plus pour ce qu’il est : un monde matérialiste et du superflus qui perd de son sens au fur et à mesure qu’il comble nos attentes sans nous rendre heureux.

Cette baisse tendancielle du désir est un mouvement long. D’abord l’individu qui est comblé matériellement ne souhaite plus rien que de jouir. Si ses conditions matérielles d’existence s’améliorent, il ne voit pas sa vie d’humain progresser. Pire, il va même pouvoir constater que l’argent et l’individualisme détruisent ses ancrages sociaux. Ensuite, et avec d’autres, il va pouvoir prendre conscience des effets négatifs du progrès, sur l’environnement par exemple. Il faut plusieurs générations pour qu’une population comprenne que l’hygiénisme, au contraire de la propreté, coupe l’être humain de sa nature, que la quantité rime souvent avec médiocrité, que la pollution finit par se concentrer dans nos organismes, que la consommation ne fait pas le bonheur. Lorsqu’un individu l’a compris, il ne veut plus forcément la croissance et le travail qui va avec. Son désir baisse, et celui des ses compatriotes baissant d’autant, la crise s’installe. Sa dépression n’est plus uniquement psychologique.

Pour faire renaître ce désir, l’intervention de l’État telle qu’elle s’est pratiquée en 1929 n’est plus possible car il s’étend déjà au-delà des limites du raisonnable. Devenus impuissants parce qu’omnipotents, les gouvernants des années 70 ont donc recours à l’immigration et au surendettement. En ce qui concerne l’immigration, ils pensent que l’introduction d’êtres humains avides de consommer et de produire va résoudre la crise. Là encore, cela fonctionne durant un temps jusqu’à ce que le désir meure aussi chez ces gens là et surtout leurs descendants, démultipliant ainsi le problème. L’endettement stimule l’économie au détriment du patrimoine national en favorisant des investissements non rentables. Après avoir donné de l’argent “au petit bonheur la chance”, et l’avoir fait supporté par le capital collectif, sur les générations futures diraient d’autres, nos gouvernants constatent leur incapacité à empêcher la dégringolade. Ils imaginent alors rémunérer les investisseurs pour stimuler l’économie. Ce faisant, ils permettent d’emprunter à des taux d’intérêt réels négatifs et cherchent ainsi à provoquer l’avidité des uns et des autres. Or cela ne fonctionne pas, car l’avidité n’est plus la question principale et ne suffit plus à entretenir le désir dans un monde riche.

 

Pour résumer

L’intervention étatique est devenue négative jusqu’à l’emprunt à des taux maintenant négatifs, et le recours à l’immigration n’est plus une solution alors qu’elle se pratique largement. Les politiques monétaires, simples jeux comptables de réajustement, sont incapables de résoudre cette baisse du désir. Mais par contre, nous sommes encore for heureusement encore dans une de ces crises de surproduction et non de sous-production. Nous avons donc les moyens de nous en sortir sans nous entre-tuer.

 

Faire renaître le désir

Le désir est mort chez nous, certes face à l’abondance de biens, mais surtout à cause de la perte de sens. L’être humain est spirituel par nature, il a besoin de placer sa croyance dans un Dieu probant. La croyance matérielle lui a fait abandonner sa famille, abandonner ses amis, sa paroisse, bien qu’au début, cela ait stimulé sa consommation. Désormais le voilà déstructuré, finissant seul ses jours, abandonné et prêt à se suicider. Car dans ce cadre moderne, il a bien conscience de coûter à la société plus qu’il ne rapporte au fur et à mesure des années. N’étant qu’un être matériel et sa matérialité disparaissant, il doit être éliminé. De même, les enfants deviennent un empêchement à l’avidité individuelle pour une personne dans la force de l’âge. Ils sont négligés, s’il reste des personnes pour en désirer. Or sans enfant, pas de société. Il faut donc avoir encore recours à l’immigration qui déstabilise toujours plus le corps social en introduisant des individus qui veulent peut-être travailler, mais qui ne sont pas forcément prêts à adhérer brutalement à un système de valeurs mortifère. Le serpent se mord la queue et le marketing n’y peut plus rien.

 

Le désir ne renaîtra pas sans homme

En féminisant la société de manière totalitaire, en la sexualisant à outrance, nous avons tué le désir. Nous avons permis que des règles immorales et personnelles s’installent. La femme pense à protéger son ventre pour pouvoir accoucher, il est difficile de lui demander de régler tous les problèmes sociaux en sus. Dans ce cas, les sentiments personnels et le contrôle autocratique prennent le dessus. Nous y sommes. Notre Etat n’a jamais autant voulu aider ses membres tout en les dirigeant dans leur intimité. Il a développé un remède anti-économique en son sein comme mode de fonctionnement : l’avidité maternelle. En vérité, notre monde n’aime plus le risque dont les hommes raffolent. Il n’aime plus les règles morales qui font le bonheur des peuples mais qui font horreur aux femmes malades et à leurs fils. Il voit dans le désir masculin, un abus, un danger, voire une perversion. La virilité est poursuivie. Pourtant sans elle, notre monde ne saura pas retrouver le chemin du désir. Il voudra sans pouvoir. Il fera sans aimer. La crise du désir qui est la nôtre est une crise d’érection. Nous avons gaspillé toutes nos énergies dans des désirs bêtes, sexualité et autres laisser-aller, il ne nous reste plus de forces du tout pour construire et désirer ardemment un monde meilleur.

La survie de notre monde en passera par une volonté spirituelle qui redonnera à l’homme sa place qui redonnera à la femme sa place qui redonnera à la nature sa place. Sinon, nous poursuivrons notre long suicide par étapes successives jusqu’à pourquoi pas, la survenance d’une crise de sous-production. L’avidité n’est pas le moteur de l’économie, elle en est son déséquilibre nécessaire et insuffisant. Elle doit être strictement encadrée par des impératifs moraux qui lui resteront à jamais supérieurs. Car ainsi naît la prospérité des nations. Les pays protestants l’illustrent bien, eux qui se sont développés plus que les autres en mêlant individualisme et règles morales plus strictes que chez les catholiques. Désormais que l’individualisme est en train d’emporter leur spiritualité, leurs sociétés se désagrègent en entraînant les autres dans le désordre tout comme elles les avaient poussées auparavant à croître.

23 réponses à “Taux d’intérêts négatifs : un monde sans désir”


  1. Avatar de Léonidas Durandal

    “Sandra Muller : “La France n’a rien compris à #Metoo””, L’Obs du 10/10/2018.

    “”Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit”. #Balancetonporc, conclut-elle rageusement.

    Voilà comment #BalanceTonPorc a commencé. Celle-là, elle aurait mieux fait d’assumer ses désirs avec celui qui l’a draguée.


    1. Avatar de kasimar
      kasimar

      Ben entre un risque de fausses accusations (soit dit en passant, même quand on est seuls devant une inconnue dans un ascenseur le risque est présent), et des femmes de plus en plus inaccessibles, je comprends leur choix dans le fond. Puis bon c’est un moindre mal, puisqu’ils ne pratiquent pas le péché de chair, non ?


  2. Avatar de Léonidas Durandal
    Léonidas Durandal

    “Pour relancer la croissance, il faut «investir dans le capital, y compris humain»”, Figaro du 17/10/2016.

    La pauvre, elle est encore dans le déni, après tant d’échecs. Nous anticipons les effets du suicide occidental, tel est le bon calcul fait par les épargnants. Les agents économiques ne sont pas idiots, en tous cas, moins que ceux qui les dirigent quand il s’agit de préserver leurs intérêts financiers.


  3. Avatar de Léonidas Durandal
    Léonidas Durandal

    “L’effet boomerang des taux négatifs sur les banques centrales”, RITV du 03/05/2016.

    Vraiment étranges ces taux d’intérêts négatifs. Je n’ai pas souvenir d’une telle mesure dans l’histoire économique. Prise de risque, création de bulle, et destruction de l’épargne… comment peut-on détruire l’épargne et vouloir favoriser l’investissement en même temps ? C’est du jamais vu. Cette société croit aux chimères, notamment qu’une croissance pourrait être invoquée par une politique monétaire. Pratique magique confinant à l’absurde.


    1. Avatar de gastirad39
      gastirad39

      Léonidas: Notre système économique tout entier est une absurdité …VOULUE ! Il repose sur plusieurs absurdités qui s’étayent les unes les autres. Les banques reposent sur le crédit quasi gratuit à volonté. Ce crédit est gratuit, grâce à l’inflation. Mais cette inflation génère la dette et la dévaluation. Peut importe, la catastrophe ne se verra que plus tard et les manipulations monétaires la repoussent sans cesse . Autre ex, notre PIB ne retient que les consommations, pas les productions. Hors, avant qu’un gâteau puisse être consommé, il doit être produit. Peut importe encore. On s’arrange pour rentabiliser sans cesse la production, quitte à la mondialiser. A terme, les pays “riches” ne produiront plus rien. Même les technologies de pointe partiront ailleurs… (c’est déjà le cas pour l’informatique). Les taux négatifs sont la suite logique de cette suite d’absurdités. Pour qu’un Etat continue à emprunter, sans avoir à rembourser, au moins en apparence, il doit pouvoir rembourser moins qu’il n’emprunte !

      Tout cela montre bien que ce système repose sur une absurdité POLITIQUE, car seuls les Politiques ont tout pouvoir sur la monnaie. Hors, il y a 50 ans environ, ils ont décidé de favoriser les consommatrices au détriment des producteurs pour des raisons électorales évidentes. Depuis, les effets économiques négatifs s’enchaînent inéluctablement. Mais peu importent à nos dirigeants. Etant des parasites du corps social qui les hébergent, leur seul but est de prospérer le plus longtemps possible. Le jour où ce corps social en mourra, nos parasites auront déjà migré vers d’autres paradis…fiscaux !

      Un dernier détail: le système politique qui permet aux parasites de perdurer et de prospérer depuis 50 ans s’appelle … le féminisme .


  4. Avatar de Léonidas Durandal
    Léonidas Durandal

    “Cette nuit en Asie : Trois ans d’assouplissement et toujours zéro inflation au Japon”, Les Echos du 25/03/2016.

    La question c’est : de l’argent pour quoi faire ?


  5. Avatar de gastirad39
    gastirad39

    Léonidas: Un article de Noam Chomsky sur les électeurs de D. Trump :

    http://reseauinternational.net/chomsky-donald-trump-est-en-train-de-gagner-parce-que-lamerique-blanche-est-en-train-de-mourir/

    Ceux qui en sont particulièrement affectés sont les Américains blancs, mâles, sous-éduqués, d’âge moyen. Alors que les Américains d’autres tranches d’âge et d’autres groupes ethniques vivent plus longtemps qu’ils ne l’ont jamais fait auparavant, cette tranche de la population meurt de plus en plus tôt.

    Une étude sur la question a révélé que le taux de mortalité grandissant de cette partie de la population n’est pas dû aux causes habituelles de décès de tant d’Américains, comme le diabète et les maladies cardio-vasculaires, mais à une épidémie de suicides, de maladies du foie dues à l’abus d’alcool, à des overdoses d’héroïne et à des opiacés obtenus sur ordonnances.

    « Aucune guerre, aucune catastrophe », dit Chomsky, « n’a provoqué la hausse du taux de mortalité pour cette couche de population, juste l’impact sur une génération des politiques suivies, l’ont laissée en colère, sans espoir, et frustrée, provoquant son comportement auto-destructeur. »

    Le constat est cruel. Les politiques suivies mettent les hommes en danger de mort. Et les femmes n’ont pas à s’en réjouir ! A chaque pic de suicide masculin correspond un pic de suicide féminin.


    1. Avatar de arturo
      arturo

      La petite minorité “blanche” du sommet de la société a détruit la majorité blanche de la base à coup d’immigration, de féminisme et de chômage et maintenant le but du jeu est de détourner la colère contre les immigrés et de provoquer de jolies petites émeutes interraciales avec plein de morts tout partout.


    2. Avatar de Léonidas Durandal
      Léonidas Durandal

      Comme elles meurent 3 fois moins que nous, nous savons qui survit à la fin…
      Ces enfoirés du gouvernement ont publié des chiffres pour 2012 du suicide en France en baisse (observatoire du suicide). Je me demande comment ils ont réussi ce tour de passe-passe. Maintenant quand je vois autour de moi tous ces gens qui sont dans le déni en matière de suicide, comme pour tous ces accidents de la route douteux, je comprends mieux pourquoi ce gouvernement nous ressemble tant, et pourquoi cette population préfère la mort à la réaction.


  6. Avatar de Léonidas Durandal
    Léonidas Durandal

    “Les femmes créent plus d’entreprises que les hommes”, Figaro madame du 04/09/2014.

    En plein marasme, se réjouir de la féminisation de l’économie, de mieux en mieux…


    1. Avatar de kasimar
      kasimar

      Créer une entreprise est gage d’intelligence c’est vrai …


  7. Avatar de Léonidas Durandal
    Léonidas Durandal

    “M. Lemoine (Edmond de Rothschild) : “La réforme du Code du travail risque d’avoir un impact négatif sur la croissance””, Les echos du 29/02/2016.

    Dans le cadre actuel et par rapport à un postulat de croissance du PIB comme critère de réussite, l’analyse se tient.

    A noter tout de même que la libéralisation des contrats de travail n’est pas une solution dans le cadre d’une économie entièrement ouverte à l’immigration, et non à cause du manque d’adaptabilité des employés les plus précaires. L’élévation de leur niveau de formation en matière numérique n’y changerait rien à court terme. En vérité ce genre de contrepartie serait un paravent (difficultés de formation, manque de moyens, submersion par les flux migratoires…).


  8. Avatar de gastirad39
    gastirad39

    100% d’accord ! Le facteur humain est prépondérant dans l’histoire. D’abord les politiques qui pour asseoir leur pouvoir ont tripatouillé l’économie au profit apparent des femmes, créant les féminomics aux dépends des producteurs. Puis devant les effets négatifs de leur guerre des sexes sur l’économie réelle manipulant la monnaie à coup d’assouplissements monétaires de plus en plus incontrôlables. Résultat: couples à la dérive, suicides et dépressions à la hausse, économie sinistrée et désir en berne ! Les apprentis sorciers sont condamnés à faire toujours pire. Le peuple doit reprendre le contrôle de la machinerie politique avant la catastrophe finale inévitable.


    1. Avatar de kasimar
      kasimar

      A défaut de sortir les meilleurs instruments de l’échaufaud de l’Histoire de France …


  9. Avatar de gastirad39
    gastirad39

    Léonidas: Sur ce sujet, il existe un site intéressant:

    : http://la-chronique-agora.com/comment-dollar-et-dette-ont-tout-change/

    L’auteur donne une date pour le début du bouleversement économique: 15 Août 1975 (ou 1971 ?):

    “Qu’est-ce qui a mal tourné ? Après l’invention du moteur à explosion, les gens en Europe… puis aux Etats-Unis… se sont enrichis quasiment année après année. Les bénéfices grimpèrent. La richesse augmenta. Puis, dans les années 70, après deux siècles, l’Occident cessa de progresser.

    Il y avait plus de diplômés que jamais… plus de chercheurs… plus d’ingénieurs… plus de capitaux… plus de connaissance… plus de prix Nobel… plus de machines… plus d’usines… plus de brevets… sans compter l’invention d’Internet… Et pourtant, en tenant compte de l’inflation, l’homme américain moyen ne gagne pas plus en 2015 qu’il y a 40 ans. Pourquoi ? ”

    Et moi je constate que les années 1972 … marquent le début du féminisme triomphant qui surgit soudain partout dans le monde prôné par tous les partis politiques … Ce fut aussi la fin du désir partagé entre les sexes, la femme endossant son costume de victime et l’homme celui du bourreau !


    1. Avatar de Léonidas Durandal
      Léonidas Durandal

      Nous sommes en contradiction avec l’auteur.

      Il s’appuie sur une explication financière des événements, et moi humaine.
      La finance n’est pas toujours négative en matière économique, au contraire, elle est facteur d’amélioration de gains de productivité dans le secteur réel. Elle pousse toujours plus l’économie réelle à devenir rentable pour augmenter ses profits. Or malgré cette pression à la rentabilité, nous subissons bien une récession depuis nombre d’années. En fait la finance masque un phénomène de récession qu’elle n’a pas créé. Il ne faut pas reprocher aux financiers d’avoir acheté des obligations que les Etats avaient émises, ou de s’être retrouvés avec des liquidités directement fournies par les banques centrales. C’est donc tout le contraire. Ce n’est pas politiquement correct de le dire, mais sans la finance, il y a bien longtemps que nous aurions dû remettre en cause nos politiques macro-économiques. Pour une fois que je critique le rôle des politiciens et de celles qui ont choisi de les élire… Les politiciens ont toujours tendance à vouloir trouver des boucs émissaires à leurs erreurs. Ici, c’est bien le cas. Les mouvements boursiers ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Ils faussent notre perception de la réalité, mais ne la change pas.


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