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« Tomboy » : le film des blancs dégénérés.

Publié le 1 avril 2014 par Léonidas Durandal à 9 h 59 min

fourvoyer, forcément, comme la petite Laure. Les enseignants qui ont amené des enfants voir ce film ont eu bien tort de le faire, sauf s’ils ont expliqué à leur classe l’histoire comme je viens de le faire. Or, j’ai bien peur que la mentalité qui ait animé ces militants LGBT ait été à l’inverse de celle qu’il aurait fallu avoir. Comme je l’ai compris, les militants LGBT qui veulent faire voir ce film à des enfants, désirent en faire un hymne à la « tolérance ». Pour eux, loin de réprimer ce genre de comportement, il faut que la société et l’école l’acceptent. Non pas éduquer, mais « laisser l’être s’épanouir ». Or si l’être s’épanouit sans repère, que fait-il si ce n’est reproduire les choix plus ou moins incestueux de ses parents, et au mieux, opter pour des choix individualistes qui le coupent toujours plus de la société, mais aussi de la réalité humaine sexuée ou de sa culture, comme la petite Laure. En confondant manque d’éducation, désirs déviants des parents, et laisser-faire, le lobby LGBT fait ainsi de sa position intellectuelle, ici comme ailleurs, un soutien explicite à la maltraitance par abandon. Dans un avenir proche et si nous continuons collectivement dans cette voie, il est à parier que nous n’aimerons qu’être seuls et parfois même seuls au milieu des autres afin de les contrôler. Sommes-nous bien certains de vouloir vivre ce genre de vie ?

« Poor white trash », la misère du bourgeois blanc boulet pour le blanc pauvre.

La petite fille issue d’un milieu familial dégénéré apparaît sous les traits d’un enfant blond aux yeux bleus entouré d’une majorité de petits noirs équilibrés. Le contraste est saisissant. La peinture qui y est faite est celle d’une banlieue qui ne serait pas vraiment pauvre et où toutes les ethnies vivraient dans la paix et l’harmonie. L’intégration serait en marche ! Au-delà du constat béat qui ne fera avancer en rien la question de la fracture sociale en France, ce film fait la promotion de la désintégration sociale en croyant offrir une vision unifiée de notre société. Car si dans des milieux « riches » de Paris, il est amusant de faire le croquis de blancs dégénérés qui ne dépareillent pas entre eux, par contre, dans des milieux plus pauvres, le petit blanc du quart monde perdu au milieu de personnes étrangères plus cultivées que lui, n’a vraiment pas besoin de ce genre de film à sa gloire pour espérer s’intégrer.

Or la question de la classe sociale y est abordée sans vraiment y être traitée. Le mélange ethnique apparaît en toile de fond normé sans aucune aspérité culturelle. L’indifférenciation est là aussi. La blanche bourgeoise auteur voit le monde à travers ses yeux d’enfants et non tel qu’il est vraiment, surtout sans vouloir s’y confronter et sans recul. Les différences sont rassurantes, elles ne sont jamais vraies. L’intégration a déjà réussi… de son point de vue de riche.

En fait, je pense que l’auteur ne connaît rien à la pauvreté. Si cela avait été le cas, elle saurait qu’une fille de 10-11 ans ne risque pas de prendre le dessus d’un garçon leader en banlieue du même âge. Elle saurait aussi que la petite sœur de Laure, même âgée de 6 ans, n’ouvrirait pas à un inconnu surtout sans vérifier 100 fois qui est derrière la porte. Tout cela sent le resucé d’une enfance cossue transposée à un semblant de milieu pauvre pour intéresser le bourgeois blanc dégénéré. En installant Laure au milieu de la différence ethnique et sans signifier son propre statut, l’auteur a certainement voulu faire contraste, peut-être même l’a-t-elle vécue ainsi. Cependant c’était ignorer les différences de capital culturel et de richesse entre protagonistes. La réalité en est maquillée car le point de vue retranscrit n’est pas celui de tous les enfants, mais celui d’une classe sociale dominante et aveugle. Faire ce même film entre blancs bourgeois ou en montrant les différences de classe sociale aurait été beaucoup plus significatif. Cependant, où ce film qui aurait fait ressortir le contraste entre une élite complètement corrompue et le reste de la population, aurait-il trouvé des subventions ? Non, il fallait plutôt prouver qu’en nous acceptant tous naturellement, comme en est capable la petite sœur de Laure, notre société deviendra plus harmonieuse et tout cela sans différence de classes, des différences qui de toutes les manières n’existent pas !

Malheureusement ce genre de leçons ne profitent qu’aux riches et à l’inverse, « >

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4 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Angelina Jolie et Brad Pitt persistent dans l’éducation de leur fille », NDF du 05/04/2014

    Quand elle leur demandera l’opération chirurgicale, qu’est-ce qu’ils lui répondront exactement ?

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    Le Qatar doit donner des leçons de civilisation à l’Occident :

    « Campagne pro-pudeur du Qatar sur les réseaux sociaux », NDF du 04/06/2014

    Un comble !

  3. Ping de kasimar:

    C’est marrant comme les films et séries ont tendance à masculiniser les femmes (en en faisant des guerrières, d’ intrépides flics, …) et féminiser les hommes :http://www.20minutes.fr/cinema/1331678-jean-francois-livi-se-souvient-d-alain-resnais De plus en plus il y a des films où on se retrouve avec un homme d’intérieur aux petits soins et une femme d’extérieur. J’ai l’impression que l’on file tout droit vers les stéréotypes inversés, c’est à dire ce qui est unanimement vrai pour l’homme, l’est pour la femme et vice-versa. Toutes les séries adoptent la tendance consistant à rendre une femme forte, inconsciente voire invincible ce qui n’est évidemment pas le cas dans la vraie vie. Tout celà conforte les nouvelles générations dans le fait qu’une femme peut faire des trucs comme des roues arrières en bécane sans casque (par exemple) et encourage l’homme à faire du tricot en regardant son feuilleton dans son canapé. Je me souviens lorsque j’étais enfant, je vivais encore en province, du film « un flic à la maternelle » de Schwartzenegger. Je me demande si ce film n’était pas une version de Tom Boy en vaseline, bien que je retiens son côté humoristique. En tout cas si le but de l’éducation nationale était de rendre insouciant d’innocents gosses quand au fait que les enfants en bas-âge, nécessitent une figure maternelle pour leur apporter douceur, réconfort, câlins, plutôt qu’un camionneur; celà explique pourquoi moi et mes contemporains sommes devenus longtemps féminisés.Merci à la thérapie du docteur Durandal, Soral et d’autres, car sans les rares figures masculines que j’ai croisé dans mon existence virtuellement ou pas, je serais resté dans cette féminisation ambiante.

  4. Ping de gastirad39:

    J’ai visionné ce film en accéléré. Il s’agit ni plus ni moins d’un film de propagande pour faire avancer la Cause du Genre !Aucune parcelle de réalité là dedans ! Ni psy, ni sociale, ni … Seulement la chasse aux subventions et aux récompenses « officielles »Un tableau éloquent de la pauvreté intellectuelle de cette notion de genre, simple avatar du féminisme.  A mon sens, aucune chance que ça intéresse des enfants  !

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