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AIMELES Antiféminisme

Un homme dans la crise

Publié le 17 mai 2022 par Léonidas Durandal à 16 h 26 min

Un homme est rare, la plupart des hommes ne réussissant jamais à s’extraire de leur environnement, le plus prégnant de ceux-là étant celui de leur mère. Voilà pourquoi la possibilité de décider pour le collectif doit être réservée à ces hommes, rares, qui ont de l’expérience et qui se sont construits en visant leur indépendance affective et professionnelle. Soit dit en passant, tout l’inverse d’un Emmanuel Macron qui s’est construit affectivement sur la dépendance la plus terrible, et qui est issu d’un large réseau d’influences étrangères.

Voilà encore pourquoi la démocratie est inopérante, lorsqu’elle a la prétention de diriger les destinées individuelles. Les individus sont les plus à mêmes de servir leurs intérêts et de les défendre avec force. Quand ils votent, ils obtiennent le droit de faire prévaloir leur intérêt individuel contre celui de la collectivité. Ils ne vont pas choisir un homme compétent, mais un homme qui défendra leur bifteck personnel. D’où l’état de notre pays bien avant Emmanuel Macron. Une démocratie qui décide en dehors du champ strictement collectif, est donc tyrannique par essence, et vouée à l’effondrement. Reste qu’il y a des domaines collectifs, qui doivent favoriser l’individu sans que ce dernier n’ait la possibilité de le faire lui-même : ce sont les compétences dites régaliennes de l’état.

Surtout dans notre modernité, le citoyen ne peut se faire militaire du jour au lendemain. La défense d’un territoire est donc d’ordre essentiellement collectif. Tout comme la protection d’activités économiques définies comme stratégiques, surtout quand celles-ci dépassent le cadre strictement national.

La justice aussi est par nature collective, elle qui prive de revanche une victime sous prétexte d’éviter des excès personnels ou communautaires. Une justice qui agit pour réprimer les « troubles à l’ordre public » sans définir lesquels n’est d’ailleurs pas une justice au sens premier du terme, mais au contraire un organe de contrôle chargé de faire régner une tyrannie collective sur l’individu, souvent victime, comme je l’ai développé ailleurs. Une justice administrative est contradictoire dans les termes mêmes. Plus largement, le but d’une société ne peut être la pacification des rapports inter-individuels, par peur de la violence mimétique, sans qu’elle ne devienne une tyrannie molle, où des secondes mères usurpant le rôle de chef, sont chargées d’éviter au citoyen toute friction, les privant ainsi d’assumer leurs propres responsabilités. Voir les excès assurantiels dans la société, ou l’utilisation des radars de contrôle. La justice doit être assise sur une vérité acceptée par un peuple. Elle doit être violente envers les riches et les pauvres, et amorale, c’est à dire ne pas chercher à sonder les reins et les coeurs, domaine qui appartient à la religion. Cela peut prêter à rire à notre époque. Cependant notre justice dévoyée ne pourra que provoquer un retour en force de l’ordre moral et religieux dans son champ. C’est déjà le cas dans nos tribunaux où les décisions morales font florès, même si cela ne se dit pas.

La police elle, est régalienne par défaut. Dans une société saine, chaque individu est en charge de la police, car cet individu est dit policé, c’est à dire civilisé, donc apte à se battre dans la rue. Dans une société décadente qui n’est plus civilisation, au contraire, féminisée, la civilité s’exprime par la volonté de ne pas entrer en conflit ouvert avec d’autres individus. Ce qui est le cas de notre société. Dans celle-ci, la police s’est arrogée le droit de violence légitime, comme d’un monopole, elle qui devrait tout juste avoir ce droit, dans des circonstances exceptionnelles. L’arrestation d’un malfrat appartient au peuple, ou même à un individu seul. Sa présentation devant la justice aussi. Pour des questions pratiques, une police est parfois souhaitable, mais comme au Japon, son intervention devrait être une honte pour des individus qui n’ont pas réussi à se policer eux-mêmes.

Enfin dans les rôles traditionnels dévolus à l’état, il reste le devoir de battre monnaie. Comme Charles Gaves, je pense que cette prérogative devrait être limitée à quelques règles simples et de bon sens d’accroissement de la masse monétaire en corrélation avec la croissance générée par un peuple. Un bon logiciel informatique pourrait régler l’affaire.

Je ne suis pas foncièrement opposé à toute forme d’intervention étatique, et il me semble même surprenant que la construction des voies de communication, électroniques incluses, n’ait pas été définie comme une fonction inaliénable de l’état. L’empire romain s’est notamment construit sur l’édification de routes, constructions qui ne pouvaient être financées, ni décidées, par un individu seul.

De même , si l’état n’a aucun rôle à jouer dans la gestion pratique de la santé publique, ou l’écologie, l’instruction publique, ou encore l’industrie rentable (avec des coûts fixes raisonnables par rapport à ses coûts variables), pourtant doit-il légiférer pour que le consommateur soit parfaitement informé de la nature des produits qu’il achète, leur toxicité par exemple, afin d’éclairer le choix de tous. Il est aussi de son rôle de vérifier que les labels ne soient pas usurpés. L’état n’a pas à décider à la place de l’individu, mais il doit veiller à ce qu’il puisse décider dans de bonnes conditions, que l’information circule, une information la plus contradictoire et juste possible, pour que l’individu trouve son intérêt de la manière la plus éclairée qui soit.

Dans un dossier comme celui de l’amiante, l’état n’avait pas à autoriser ou interdire ce produit. Par contre comment se fait-il que personne n’ait fini sa vie derrière les barreaux pour empoisonnement ? Au lieu de faire son travail ici comme ailleurs, l’état s’est piqué d’autoriser ou d’interdire à la place du consommateur, et ce faisant son action a été très néfaste pour la collectivité puisqu’il a permis à un produit dangereux de continuer à se vendre.

Dans l’ensemble, nous voyons que dans tous ces domaines, nos institutions étatiques actuelles démissionnent, et pire, jouent à contre courant. Elle investissent tout un tas de domaines qui devraient appartenir à l’individu, école, santé, logement, propriété privée. Et elles empêchent le débat contradictoire de se faire par la censure ou le monopole, laissant les routes se détériorer, manipulant la justice à son propre compte, s’occupant d’industrie tout en augmentant les charges sur l’emploi, et laissant l’armée dans un délabrement total et sous influence étrangère (l’otan des Américains). Il semble que nous ne sachions plus nous choisir des chefs et que ceux-là se soient arrogés des missions qui ne concernent par le collectif à strictement parler.

Il faut dire que dans un système féminisé, décadent, tribal, le fonctionnement de l’état est inversé. Le domaine collectif est laissé à l’abandon, tandis que l’état « soutient » les individus, les familles, pour mieux les contrôler, et en particulier les femmes qui bénéficient toujours et majoritairement des subsides publics. Le contrôle est d’ordre maternel car l’individu de ce genre de société est persuadé que l’état va lui permettre d’accéder à un bonheur qui ne dépend plus de lui. Il se sent enfant ou il se veut mère. Pour ce faire, il exige toujours plus de contrôle, même pour lui, face à ce qu’il juge comme des débordements d’éléments dangereux, définis comme des abuseurs d’un système patriarcal, de grands capitalistes, etc.. des personnes dont en fait, il est jaloux, par mimétisme. La tentation de régression, de mise à l’arrêt, de contrôle, d’abus, est alors partout.

Notez combien cette posture est de nos jours défendue par la bourgeoisie en France (les masques inutiles portés sans discernement), signe d’une dégénérescence complète de notre système qui a promu des ratés en son sein, ratés qui favorisent à leur tour la décadence, et dont les enfants sont plus dégénérés et stériles que jamais (vous n’avez qu’à écouter les idées qu’ils défendent, ou parfois simplement voir leur allure).

Mais ne nous intéressons pas trop à ce qui est déjà mort, et tournons-nous vers le beau, le bon, le vrai, notamment l’homme capable de décisions collectives en tant de crise, et de son caractère. Tout ce que notre société imbuvable feint d’ignorer ou combat.

L’homme de décision est d’abord une personne qui entretient une communauté de vie avec le risque. Il est très dommageable que les décideurs politiques et militaires ne soient plus envoyés en première ligne des combats. Eux ou leurs enfants d’ailleurs. Actuellement, nous n’aurions aucun problème avec la Russie, de quelque nature que ce soit. Au minimum ces décideurs, devraient être passés par quelques années de sport de combat et de sport collectif. Avoir l’habitude d’exposer son corps au danger est une des meilleures manières d’appréhender le risque, même si ça ne suffit pas.

Appréhender le risque consiste à se faire une idée juste d’une situation donnée. L’homme d’action est donc un homme mesuré, ni lâche, ni tête brûlée. La décision qu’il va prendre, il la sait imparfaite, car il a acquis la certitude que le monde est complexe. Ainsi a-t-il renoncé aux solutions simples de l’enfance, où les problèmes qu’il rencontrait allaient se résoudre de manière magique ou par l’intermédiation d’un adulte. L’homme en tant de crise n’a donc pas peur de la crise, du conflit en général, ou plutôt, il ne laisse pas la peur le déborder, car il est sain d’avoir peur face à une situation délicate. Peur de mal faire, peur de tuer des gens, peur des conséquences de ses actes, peur de son ignorance, mais peur qui n’empêche jamais la prise de décision, peur qui n’empêche jamais de penser et qui n’obstrue pas le rationnel.

L’homme d’action est donc une personne qui a des sentiments, mais qui ne se laisse jamais manipuler par ceux-là. Quand il entend que l’armée adverse viole pille et déflore les jeunes filles, il se dit que c’est bien malheureux. Mais il se dit aussi que la propagande des va-t-en guerre cherche peut-être à orienter sa décision, et qu’il devra agir en ne prenant en compte que les éléments matériels ou spirituels dont il dispose. Matériellement, il se sait mal informé par un entourage qui va chercher à l’influencer pour avoir du pouvoir. Il se sait donc seul, irrémédiablement seul, ne pouvant faire confiance à personne, sauf à Dieu. Spirituellement, il connaît le danger des 7 péchés capitaux, qui gouvernent les hommes sans Dieu, et même les autres, dont lui. Il sait que le diable règne en ce monde et cherche la destruction.

En général, l’homme de crise ne peut pas être compris par les lâches. Et s’il est entouré d’un peuple de lâches ou de va-t-en guerre, il ne pourra agir, car il suscitera l’incompréhension. Les femmes seront particulièrement enclines à ne pas le comprendre, elles qui privilégient l’entente inter-personnelle et le conflit social à leurs propres fins, elles qui ont peur pour leurs enfants et vivent des relations aux autres, ne concevant aucunement l’indépendance d’action. Elles seront contre la guerre s’il s’agit de protéger leurs enfants. Elles seront pour la guerre s’il s’agit de protéger les pauvres petits enfants victimes du méchant envahisseur. Et les raisonnements de l’homme politique féminisé, le relais de cette femme, qui l’a bercé trop près du mur, seront du même ordre. Ou bien ce dernier, se jouera-t-il des sentiments féminins pour assouvir son ambition d’enfant avide. L’un entraînant l’autre.

En plein conflit entre l’otan et la Russie, la Finlande dont le gouvernement est dirigé par une femme, prend la décision de rejoindre l’otan alors qu’elle est frontalière de la Russie. Une telle décision marque un manque de sang froid évident qui alimente le conflit au lieu de le pacifier. Car un homme de crise ne cherche pas la guerre. Il se méfie de la surenchère. Il ne cherche pas à montrer les muscles, ou à soigner son complexe de castration mal résolu, mais à être raisonnable, car il sait trop le prix de la guerre. Cette erreur finlandaise est si grossière qu’il est facile d’imaginer combien la corruption règne dans nos démocraties européennes qui encouragent cette demande d’adhésion.

En France aussi, alors que nous n’avons jamais été aussi amoindris dans notre diplomatie, une femme va symboliquement prendre la tête de notre gouvernement. Je gage qu’elle ne fera pas mieux qu’Edith Cresson et que comme d’un signe indien, elle sera en poste le jour de l’effondrement. Ca c’est toujours passé comme cela, et ça se passera toujours comme cela, des salons de l’ancien régime avec Marie-Antoinette, de la Rome antique avec les matrones, jusqu’à ces jours-ci chez nous. A la tête de l’Europe nous avons une Ursula qui a déjà fait du bon travail en ce sens, notamment avec les vaccins, ou concernant la censure des opinions politiques. Le bilan d’Angela Merkel jugé mirifique se révèle tout aussi catastrophique avec le temps. Les deux décisions phares qui lui sont attribuées, la fin du nucléaire et l’accueil des immigrés en masse, ont sabordé l’Europe comme jamais, écologiquement, politiquement, diplomatiquement, et civilisationnellement parlant. Elle avait une situation en or entre les mains et elle a réussi à tout gâcher en deux décisions prises sous le coup de l’émotion (suite à Fukushima et après les guerres de Libye et de Syrie).

Car pour diriger les nations asservies, il n’y a même plus besoin d’hommes corrompus, féminisés, avides, élevés chez l’ennemi (à Rome ou parmi les young leaders) comme c’était le cas par le passé. Il suffit d’y placer directement des femmes, surtout au poste de ministre des armées. A part des Margareth Tatchers ou des Catherine II de Russie qui étaient profondément antiféministes, quelle femme peut comprendre quelque chose à la guerre ? Mais dans nos démocraties où tout se vaut, et surtout où tout doit se valoir, une femme a les mêmes compétences qu’un homme, forcément.

Or l’homme dans la crise, qui doit prendre des décisions pour le collectif, n’est pas un homme commun. Non seulement il se distingue des femmes, mais il se distingue encore des autres hommes. A l’inverse, les hommes promus par la ruche sont des faibles, des impuissants rassurants qui ont l’apparence de la force, d’horribles notables. La ruche élimine les véritables hommes, impitoyablement, car ils sont une menace pour son ronron. Voilà encore pourquoi les femmes compétentes qui ont réussi sont forcément antiféministes et encore plus rares que les hommes : elles ont dû s’affronter à leur propre sexe et sont parties au départ avec un handicap culturel certain. 

Dans le cas général, seuls les hommes peuvent se juger entre eux pour les affaires publiques. La hiérarchie entre hommes est aussi stricte que la hiérarchie entre femmes. Et tout aussi incompréhensible pour l’autre sexe. Chez les femmes, la hiérarchie est basée sur la beauté, la position dans la société, et actuellement la continence, c’est à dire la capacité à se retenir de manger. Elle sont relatives à une capacité à se contrôler et à contrôler les autres. Chez les hommes, la hiérarchie est basée sur le contrôle de ses peurs, souvent physiques, en situation problématique. Celui qui est capable de prendre des décisions, d’assumer et de mener le bateau à travers la tempête, de faire taire les neuneus ou de les écouter quand ils ont un propos juste, est reconnu comme le dirigeant et le maître. Pas celui qui est doué d’une bonne position sociale. Et pas celui qui oblige sans raison. C’est l’inverse chez les femmes qui en dehors des sentiments, et de la domination inter-personnelle, ne voient souvent que par la position sociale et sont d’une crédulité abyssale concernant les compétences publiques réelles d’un individu.

Au moins faudra-t-il reconnaître à ces femmes leur capacité à discerner les compétences humaines chez ces hommes, mais qu’elles prennent souvent pour de la faiblesse tant elles s’imaginent qu’une bonne maîtresse de maison doit diriger sa barque comme elle l’entend. La très grande majorité des femmes ne devraient pas s’occuper de décisions publiques, ou en les censurant quand elles perturbent leur intimité. Les femmes en politique comme dans l’intimité, ne devraient avoir qu’un pouvoir de censure, ce qui est déjà une énorme responsabilité. Valeurs masculines et féminines sont à jamais opposées dans le domaine public et de l’intime. Aux hommes la décision publique. Aux femmes l’intime dans une société qui n’est pas dégénérée.

L’homme dans la crise prend donc des risques, mesurés, connaît son affaire, ne se laisse pas emporter par ses sentiments ou le cours des événements, mais sait trancher et opposer une résistance au va-tout collectif. Il est droit dans ses bottes, avide de justice, de vérité, il n’est pas corrompu moralement, ou plutôt moins que la moyenne. Sûr de lui, apparaissant aux yeux du public comme dominateur, il est en vérité d’une grande humilité parce qu’il a exploré ses limites. L’exact inverse de tous les ronds de cuir pleins de fausse modestie. Il s’assume, ses défauts avec. Dans une société décadente où la compétence n’est rien, il fait peur car il apparaît comme une personne qui va restreindre le pouvoir des incompétents, incompétents qui se sont multipliés car dans de telles sociétés, personne n’est responsable de ses actions et que l’échec n’apparaît pas directement à cause du surcroît de richesse dilapidé dans des causes corruptives.

L’homme dans la crise n’est pas simplement compétent d’ailleurs. Des personnes compétentes qui ont fait le malheur du monde (Clémenceau?), il y en a des tonnes. L’homme dans la crise est aussi animé par l’idée du bien et du mal, inspiré par Dieu, proche de Jésus, qu’il en ait conscience ou pas. Il sait plier le genou devant Dieu mais assumer ses propres décisions sans attendre tout de Lui, car Dieu n’intervient jamais pour nous empêcher de grandir. D’ailleurs l’homme dans la crise sait combien il a été incompétent par le passé. Il a appris de ses échecs. Il s’en sert à chaque fois pour se dépasser. Il n’a pas peur d’échouer, il a échoué beaucoup plus que la moyenne, mais il est terrifié à l’idée de rester à terre en se donnant de fausses excuses. Il abhorre aussi les fausses réussites. Il n’y a pas de réussites sociales pour lui. Il n’y a que des réussites spirituelles. Mais en cela, il ne se distingue pas de la bonne épouse qui doit se défier des fausses apparences de réussite familiale. 

Un commentaire

  1. Ping de Cyrus de sexe male:

    Bonsoir M. Durandal,

    Lorsqu'on veut mettre fin à la crise, on écoute ceci :  PAPACITO PARLE DES FEMMES – YouTube

    Cordialement,

    Cyrus

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