Un homme ne peut survivre en démocratie

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Livre 8 de La République de Platon

Leurs prédécesseurs mettront les meilleurs d’entre eux à la tête de l’État; mais comme ils en sont indignes, à peine parvenus aux charges de leurs pères, ils commenceront de nous négliger, quoique gardiens, n’estimant pas comme il conviendrait d’abord la musique, ensuite la gymnastique. Ainsi vous aurez une génération nouvelle moins cultivée. De là sortiront des chefs peu propres à veiller sur l’État, et ne (547) sachant discerner ni les races d’Hésiode, ni vos races d’or, d’argent, d’airain et de fer. Le fer venant donc à se mêler avec l’argent, et l’airain avec l’or, il résultera de ces mélanges un défaut de convenance, de régularité et d’harmonie – défaut qui, partout où il se rencontre, engendre toujours la guerre et la haine. Telle est l’origine qu’il faut assigner à la discorde, en quelque lieu qu’elle se déclare.

 Platon

Platon a très bien décrit comment sa République idéale peut devenir d’étapes en étapes, une tyrannie puis redevenir une démocratie dans un cycle qui ne s’arrête pas. Le plus important dans sa réflexion ne sont pas les exemples qu’il emploie mais la logique qu’il déploie : des mécanismes internes à la démocratie la font pencher immanquablement du côté du totalitarisme. Chez lui le conflit entre créateurs de richesses et pauvres finit par changer une démocratie en tyrannie. Cependant, il est bien d’autres mécanismes qui poussent la démocratie à devenir tyrannie.

 

 

Vivant une époque orgueilleuse, nous n’avons pas accepté de faire nôtre ses leçons en nous croyant plus « évolués ». Et ayant oublié volontairement de cultiver ses leçons, notre système de gouvernance subit une décadence qui était bien prévisible.

Parmi ces mécanismes de décadence j’aimerais étudier plus particulièrement la place respective que tiennent les hommes et les femmes au sein du système électoral dans une nation démocratique en utilisant l’exemple de la France.
Selon le cadre d’analyse de Platon, notre pays serait récemment passé du système presque parfait, la royauté, au système le pire durant la révolution de 1789 : la tyrannie, puis par alternance, de cette royauté, au contrôle oligarchique, et enfin à la démocratie que nous connaissons actuellement. Platon avait donc raison et tort : dans l’ensemble son plan s’est réalisé, mais avec quelques accrocs (dont de brusques soubresauts démocratiques). Selon lui, le prochain stade que nous devrions connaître sera celui de la tyrannie quand pauvres et riches seront montés les uns contre les autres (par paranoïa ou à juste titre). Et il est vrai que de forts mécanismes penchent en ce sens dont un que je voudrais étudier plus particulièrement : celui de la répartition du pouvoir entre hommes et femmes, phénomène que Platon ne pouvait connaître puisqu’il n’existait pas de manière directe d’influence des femmes dans le domaine politique (hommes et femmes étant nécessairement solidaires dans leur complémentarité et du fait de leurs unions poursuivaient les mêmes intérêts).

 

Que s’est-il passé au niveau du vote des femmes ?

Le suffrage censitaire ou la censure de classe a été la règle durant le plus clair du 19ème siècle. Les hommes riches influencés par leurs épouses gouvernaient la France. L’oligarchie de l’argent et du pouvoir selon Platon. On ne peut donc parler de sexisme à cette époque, puisque la femme de bourgeois avait énormément plus d’influence que le moindre paysan. Progressivement, les institutions ont élargi les possibilités de voter, d’élire et d’être élu. Au début, seuls les hommes riches le pouvaient. Progressivement tous les hommes ont été appelés aux urnes, sans qu’ils n’aient la possibilité d’être élus puis en ayant la possibilité de l’être. Enfin, les femmes et tous les hommes des métiers dits « sensibles » (militaires) ont pu accéder au vote, et être élus. Cela ne veut pas dire qu’une forme d’oligarchie n’a pas persisté et on le voit bien encore aujourd’hui : tout le monde peut être élu, encore faut-il en avoir les moyens. Les systèmes de réseaux, de classe-sociales, d’alliances d’intérêts, le coût d’une campagne électorale, le système des partis politiques, tout cela concourt à réduire le pouvoir de l’électeur, qu’il soit homme ou femme. Ainsi, l’élection présidentielle qui est la plus proche du peuple et donc, où les taux de participation sont les plus élevés, se fait au suffrage universel direct. Pour se présenter, il aura toutefois été nécessaire de regrouper la signature de 500 élus, de 500 notables pourrait-on dire, ce qui limite drastiquement, là-encore, les possibilités de choisir et de se présenter. Mais, il faut tout de même le reconnaître : la démocratie a fait son œuvre. Les électeurs ont pris de l’assurance, ils ont appris à s’organiser politiquement, à se situer, à exercer leur influence, raison paradoxale pour laquelle, la démocratie est certaine de s’effondrer.

 

L’effondrement programmé de la démocratie.

Comme le souligne Platon, la démocratie ne va pas mourir pour avoir été supplantée par un autre système politique, mais parce que la démocratie tend naturellement vers la tyrannie. Que se passe-t-il dans une démocratie pour que la liberté débouche nécessairement sur l’absence de liberté ?

 

Le problème de la démocratie n’est pas tant la liberté qui est toujours contenue par des intérêts divergents, mais l’égalité. Cette « passion de l’égalité » corrompt toute démocratie disait M De Tocqueville. Aujourd’hui nous pouvons voir que l’égalité des chances est une bonne chose, mais que cette égalité des chances s’est rapidement muée en égalité tout court et maintenant en égalitarisme. Tout doit être égal, hommes et femmes, riches et pauvres. Or on n’arrive à cette forme d’égalité qu’en privant les gens de liberté et de manière restrictive, voire en augmentant les inégalités. Car en retour, les riches renforcent leur pouvoir caché. Tout cela a été déjà étudié et c’est bien le chemin que nous suivons immanquablement de nos jours. Encore faudra-t-il décrire le rôle des hommes et des femmes dans ce cadre, ce qui n’a pas été encore réalisé.

Le rôle de la majorité.

« La foi dans l’opinion commune y deviendra (ndt :en démocratie) une sorte de religion, dont la majorité sera le prophète. » (Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique)

Mais qui peut faire majorité en démocratie et qui est donc capable de créer cette « opinion commune » ? Quand, après 1946, le suffrage est réellement devenu universel et malgré toutes les entraves institutionnelles que j’ai énumérées un peu avant, un long travail de « fabrication de majorité » a commencé. De manière étrange, après la guerre, catholiques et communistes se sont retrouvés côte à côte pour former majorité. Les femmes qui pouvaient voter n’avaient pas encore investi pleinement ce pouvoir. Elles se sentaient encore étrangères à cette question et beaucoup plus que les hommes, elles votaient en petit nombre (1, 3). Cependant les femmes ont très vite compris leur intérêt, au-delà des luttes partisanes et idéologiques. Et à partir de l’élection présidentielle au suffrage universel direct, leur pouvoir a été tel qu’elles ont fait élire leur président à toutes les élections excepté celle où François Mitterrand a été élu la première fois, en 1981 soit 8 élections sur 9 (2, 3). Pour 6 élections sur 9, elles ont élevé la moyenne du score du candidat gagnant. Pour 4 élections, elles ont même réussi à faire élire leur candidat en opposition à celui des hommes (les hommes n’y sont arrivés qu’une fois en 1981 pour faire élire M Mitterrand). Pour pondérer ce tableau édifiant, on peut remarquer que depuis le début de la phase de retournement de croissance (1974), le choix des hommes et des femmes tend à se niveler, bien que les femmes restent encore meneuses d’opinion (les hommes n’élisent que des hommes très favorables aux femmes).

Tableau PDF des présidents de la République élus par les hommes ou les femmes (ou les deux)

Format open office

Format excel

Références 2, 3, 5, 6, 7, 8. (en rose, les élections présidentielles en France où les femmes ont fait gagner le Président de la République, en bleu l’élection où les hommes ont réussi à imposer un président de la République contre les femmes, en gris les situations où le candidat masculin et féminin à l’élection présidentielle a été le même).

Le pouvoir des femmes en démocratie, la fin des hommes.

L’idéologie est morte avec la multiplication des minorités. Au fur et à mesure que la majorité féminine a pu décider de l’avenir de notre société, nos représentants politiques ont multiplié les lois en faveur des femmes, faisant payer toujours plus l’indépendance de ces dernières sur le dos des hommes (allocations familiales, mères isolées, fonctionnariat…). Les hommes en minorité n’ont pas su résister à ce tsunami politique. Ils ne l’ont même pas compris. Encore aujourd’hui, ils perçoivent mal la solidarité féminine sur ce point quand ils ne l’encouragent pas inconsciemment (en votant, contre les électrices femmes mais pour défendre les femmes, en faveur de M Mitterrand en 1981). Ce mouvement a été encore renforcé par le fait que cette majorité de femmes a su apparaître comme une minorité oppressée et qu’elle a pu regrouper autour d’elle d’autres minorités : LGBT, étrangers. Ainsi dans nos démocraties occidentales modernes, ce sont ces « minorités » qui font la loi. Les femmes constituent une très grande majorité d’électeurs qui va bien au-delà de leur majorité numérique. Cette majorité qui pouvait contrôler toute la société sans démocratie, peut désormais faire sentir son pouvoir de manière directe (12). Or j’affirme que c’est un mouvement naturel à nos démocraties : quand le scrutin devient universel, les femmes, beaucoup plus solidaires que les hommes s’approprient progressivement le résultat des scrutins. De plus, la tendance historique de la femme à apparaître comme un individu social devant être protégé, renforce encore ce pouvoir auprès de ces hommes qui pensent devoir voter pour protéger ces femmes et non défendre leurs intérêts. Si on rajoute à cela le vote féminisé homosexuel des hommes et des femmes, le bilan est tout simplement catastrophique pour les hommes : ils ne peuvent plus regrouper de majorité qui puisse défendre leurs intérêts, le système démocratique est progressivement phagocyté par l’idéologie féminisée, et tout esprit masculin devient antisocial tandis qu’une société saine devrait justement pouvoir s’appuyer en priorité sur ses hommes en ce domaine. La maternité nécessitant toujours de s’occuper de soi et de sa famille, les femmes seront généralement inaptes à prendre en compte les autres familles autrement que comme les leurs (10, 11). A l’inverse l’homme qui a toujours dû réfléchir pour deux d’un point de vue distant et social, est beaucoup plus compétent quand il s’agit de ce genre de questions.

 

La démocratie tue l’idéologie.

Au début, les groupes minoritaires peuvent encore réfléchir en rapport au « bien être général », mais très vite, ce sont les intérêts de classe-sociale qui s’imposent (communisme), puis les intérêts de l’individu seul face à la masse (socialisme). La démocratie est la recherche de son propre profit individuel en dehors du champ économique. Ce qui fonctionne assez bien en matière financière devient contre-productif dans le champ politique. Tel est le péché originel de la démocratie pourrait-on dire. Seul un reste de Timocratie (pouvoir de l’honneur pour Platon) qui persiste en démocratie sous la forme républicaine et telle que Régis Debray l’a définie (4) peut contrer ce mouvement général. Cependant ce mouvement d’honneur et de conscience collective s’efface au fur et à mesure qu’une Nation s’éloigne du temps où elle s’était donnée un système royal sain pour gouvernance. L’honneur qui sous-tend ce système idéologique plus ou moins complexe du passé, laisse place à l’intérêt pur qui est une sorte de retour au culte de la nature (La main invisible d’Adam Smith) dans le champ politique. Or sans croyance, une société évoluée ne peut survivre. Elle régresse au stade animal. Les humains qui font sa richesse s’individualisent totalement au fur et à mesure qu’ils descendent dans l’échelle de l’humanité. Cette régression est vécue durement pour les plus croyants d’entre eux, et à l’inverse comme un grand progrès de la part de ceux qui ont fini par vouer un culte à l’égalité/l’état. Ainsi certains humains peuvent souscrire à leur déchéance tout en s’en défendant. Croyant avancer vers plus de démocratie, ils se préparent en inhumanité à soutenir quelque tyran qui saura répondre à leur soif d’absolu déviante.

Comme le pressent Platon, n’importe quel système politique doit avoir des bases religieuses saines pour le soutenir. Or l’intérêt financier transféré au champ politique (socialisme) tend à remplacer la religion catholique qui lui a permis d’émerger et de survivre, par la croyance en sa propre valeur collectiviste. En cela la religion protestante, est mieux équipée, dans un premier temps pour résister. L’individu y a une telle force, qu’il fait contre-poids à ce collectif constitué de réseaux d’intérêts oligarchiques. Cependant, même cette religion protestante finit par être sapée d’autant plus rapidement que des mécanismes d’Eglise unitaire n’existent plus en son sein. Quant aux autres religions, elles sont balayées en quelques années, ou bien leurs sociétés doivent refuser le développement économique. Il ne reste plus alors place pour le lien social qui fait aussi de nous des êtres humains. Les individus assoiffés de leur propre liberté, mais ne supportant pas que leurs voisins soient plus égaux qu’eux, et n’ayant plus les moyens catholiques de gérer cette contradiction (serment de réconciliation, communion au corps du Christ, reconnaissance de son péché), finissent par s’enfermer, se contrôler les uns les autres et surtout surveiller que personne ne dévie du groupe, tout en se croyant individuellement supérieurs et collectivement plus évolués.

A ce stade, nous sommes plus proches que jamais d’une forme de catharsis mimétique telle que l’a définie René Girard. Malheureusement, cette catharsis ne prend plus l’apparence d’un déchaînement de haine collective. Ce genre d’exaction serait trop facile à identifier dans une société d’héritage chrétien. Non, la société s’étant individualisée de manière socialiste, la haine collective peut s’exercer sur des individus de manière isolée, et surtout sur les plus faibles d’entre eux. Les suicides, les dépressions, les personnes jetées à la rue (principalement des hommes), les infanticides (principalement quand l’enfant est encore dans le ventre de sa mère) sont les nouveaux Christ que notre civilisation sacrifie. Ils peuvent mourir par millions sans que personne ne s’en émeuve. Sans rien y laisser paraître, la bête a pu se rassasier collectivement et faire grandir la culpabilité refoulée de chaque individu.

 

La démocratie finit par tuer les hommes (principe masculin).

Les hommes ne peuvent souscrire à un système démocratique où aucun pouvoir social ou familial n’arrive à limiter la tendance à ce qu’ils soient opprimés. Les hommes, les vieux, les enfants ne peuvent devenir l’unique variable d’ajustement d’une société qui se féminise totalement, et qui donc, régresse entièrement. Nous ne pouvons revenir à un système tribal en pleine modernité, du moins, je ne le crois pas. Pour que la société puisse survivre, les hommes vont devoir apprendre à en rabattre dans les années qui viennent : non, hommes, vous n’êtes pas en position de force dans votre environnement naturel, et vous ne l’avez jamais été (9). Non, vous ne devez pas vous comporter en femmes pour espérer sauver cette société, même si cette attitude favorisait temporairement votre insertion sociale. Oui, vous êtes le sel de la terre et sans votre lutte acharnée et vos sacrifices glorieux, rien ne se fera de bon et de bien dans notre société. Les enfants naîtront toujours sans vous, mais pour le malheur. L’Eglise même a besoin de vous, en particulier, pour survivre. Une Eglise féminisée est comme une société féminisée, elle ne porte aucun fruit viable, elle ne peut s’extraire de son péché.

 

Le rejet du système politique actuelle.

Nous ne pouvons donc plus accepter dans sa forme actuelle cette République qui devient progressivement une démocratie. Le retour des hommes suppose un système institutionnel nouveau, à l’inverse d’une tyrannie qui est le summum de la féminisation (et que Platon définit déjà comme essentiellement parricide). Aujourd’hui, nous nous dirigeons à grands pas vers cette tyrannie. Les moyens modernes de contrôle et d’extermination n’ont jamais été autant au point sans que nous n’ayons pu élaborer de contre-pouvoir, sans même que nous ayons les moyens de les dénoncer. Il est urgent que nous réfléchissions à un système alternatif catholique républicain, ou royal, rien n’étant exclu en la matière, tant que ce système saura défendre le peuple contre les réseaux d’intérêts (LGBT, puissances d’argent…) mais aussi contre la médiocrité contrôlante. Le progrès humain ne s’étant jamais développé que dans notre soumission à Dieu et la maîtrise de notre environnement, puissent les servants de cette future Nation respecter ce fragile équilibre entre ces deux tendances antagonistes qui signe là encore, notre condition pécheresse.

 

1 « Editoriaux d’une résistante sur le vote des femmes », aimeles de mars 2013.

 

2 « Comment votent les Françaises », Figaro du 25/04/2012.

 

3 « L’évolution du vote des femmes », Janine Mossuz Lavau

 

4 « Etes-vous démocrate ou républicain ? », Régis Debray 1995.

 

5 « Le général de Gaulle et le droit de vote des femmes », Solange Troisier, Site Charles de Gaulle.

 

6 « Le vote des femmes en France 1945-1993 », Persée.fr.

 

7 « Les paradoxes du gender gap à la Française », Mariette Sineau, 2007.

 

8 « Le vote des femmes au premier tour de l’élection présidentielle 2012 », Terra femina avril 2012.

 

9 « La domination féminine », Vincent Dussol, 2011.

 

10 « Féminisation, incompétence et totalitarisme à l’Assemblée Nationale », Dailymotion du 08/02/2014.

 

11 « Féminisation de la politique : des décisions sentimentales et individualistes », Rutube du 15/04/2013.

 

12 « Féminisation du milieu politique, le dernier bastion tombe », Rutube janvier 2013.

 

87 réponses à “Un homme ne peut survivre en démocratie”


  1. Avatar de Léonidas Durandal
    Léonidas Durandal

    Commentaire de 2011 déplacé ici :

    Jeannette Bougrab, secrétaire d’état à la jeunesse et aux sports désirerait interdire tous les partis qui porteraient atteintes aux droits des femmes (en particulier ceux issus de la révolution arabe) :

    http://tempsreel.nouvelobs.com//monde/20111203.OBS5925/jeannette-bougrab-ne-connait-pas-d-islamisme-modere.html

    Interdire la démocratie chez les Arabes au nom du droit des femmes, voilà tout un programme… français, et difficilement exportable.


  2. Avatar de Léonidas Durandal
    Léonidas Durandal

    “Des rues de Paris renommées pour honorer des femmes”, Figaro madame du 26/08/2015.

    L’espace public ne devrait pas être le terrain de guerres jalouses envers les hommes. Irresponsable.


  3. Avatar de Léonidas Durandal
    Léonidas Durandal

    “Jean-Marie Le Pen se battra jusqu’au bout de ses forces”, Figaro du 12/05/2015.

    La naïveté des hommes sur les femmes dans toute son ampleur : la seule explication que trouve Jean-Marie Le Pen à son exclusion décidée par sa fille, est qu’elle serait victime d’une manipulation. Il n’imagine pas qu’elle ait joué les communicantes à son service durant des années en sachant que c’était le prix à payer pour y arriver et pouvoir l’évincer. Il a cru la contrôler durant des années et il ne veut envisager que 1 Il se soit fait duper 2 Elle puisse contrôler son entourage. La perméabilité presque complète des hommes aux femmes rend l’exercice du pouvoir périlleux en cas de mixité, démocratie ou pas.


    1. Avatar de observateur
      observateur

      Ou alors variante, il joue lui aussi le rôle de la marionnette qui ignorait ce qui etait en cours pour mieux rendre acceptable al fusion UMP-FN en un parti politique appelé les républicains, alignés sur le parti US du meme nom.


      1. Avatar de Léonidas Durandal
        Léonidas Durandal

        Il a compris que le FN n’avait plus les épaules pour une fusion qu’il souhaitait. Il essaie de rattraper le cataclysme provoqué par le choix de sa fille en essayant de la dédouaner pour qu’elle change d’avis, en essayant de se dédouaner aussi. On ne peut pas lui reprocher son intelligence politique, qui se débat au milieu d’un flot d’incompréhension envers les femmes (voir son histoire passée, ses mariages etc…).


  4. Avatar de Léonidas Durandal
    Léonidas Durandal

    “USA : Les blancs minoritaires en 2040”, RITV du 24/04/2015.

    Au début, en démocratie, les femmes prennent le pouvoir. Puis les communautés prennent le pouvoir. Puis la communauté nationale n’existe plus.


  5. Avatar de gastirad39
    gastirad39

    Leonidas Une nouvelle fois, je souscrit à l’essentiel de vos propos, sauf en ce qui concerne l’origine du féminisme. Pour moi cette origine est à rechercher chez les hommes politiques. Créer la désunion des couples, en présentant les femmes comme victimes des hommes, puis donner le vote aux femmes pour empêcher le pouvoir du peuple (et des hommes)était tout à fait logique.Dès 1869 (?) Stuart Mill écrivit “The Subjection of women) qui fut bien accueilli par un Parlement anglais totalement masculin (http://www.avoiceformen.com/gynocentrism/john-stuart-mill-on-chivalry/) L’histoire apporte maintes preuves de la participation active des Politiques au Féminisme. Avant même que ce mouvement existe. Et c’est grâce à la désunion des couples et donc du féminisme que les Politiques actuels peuvent se moquer impunément de leurs électeurs et piller nos “démocraties” en nous inondant de fausse monnaie.
    La seule solution, c’est de faire prendre conscience aux femmes de l’énorme Arnaque qui s’est mise en place sous le couvert de la Défense de leurs droits, puis de changer de fond en comble le système politique actuel. Je suis pour INTERDIRE LES ELECTIONS !


    1. Avatar de kasimar
      kasimar

      La seule solution, c’est de faire prendre conscience aux femmes de l’énorme Arnaque qui s’est mise en place

      Eh bien bon courage très cher 🙄


      1. Avatar de gastirad39
        gastirad39

        kasimar: la tâche semble insurmontable. Sauf si on l’aborde sous l’angle des dégâts commis par les Politiques qui s’arrogent le droit d’être les dispensateurs de “Bienfaits sociaux” aux “victimes”. On s’aperçoit alors qu’ils se servent les premiers, avant les “victimes” et que leur bienveillance n’est que le manteau dont ils couvrent leur avidité.En réalité, hommes et femmes ont tout à gagner en se débarrassant de ces parasites. Nous venons de voter pour des Binomes de Conseillers départementaux (ou Généraux)qui gèrent l’aide sociale. Ils sont généreux avec l’argent de nos impôts… Mais croyez bien qu’ils ne s’oublient pas en passant et qu’ils créent plus de votants-assistés (surtout des assistées)qu’ils ne créent de richesses. Au contraire, ils épuisent notre économie à force d’impôts et de recours à la planche à billets et de dettes ! Cela est un message qui devrait éveiller l’attention des femmes.


        1. Avatar de Léonidas Durandal
          Léonidas Durandal

          N’oublions surtout pas de nous remettre en question en tant qu’hommes. Les hommes perméables d’hier, sont les mêmes qu’aujourd’hui. Nos faiblesses ont permis leurs excès. Les excès ne sont pas moins condamnables que tous ces hommes qui se laissent aller à leur sous-statut d’esclave domestique masochiste. Quant aux hommes politiques, ils nous ressemblent tellement. François Hollande et sa France normale, Nicolas Sarkozy et son avidité. Ce sont eux, ce sont nous. J’ai assez d’expérience de la vie en groupe, et les dernières élections devrait vous le prouver, pour savoir que la France n’a pas choisi par hasard ses représentants.


          1. Avatar de kasimar
            kasimar

            Tout à fait, c’est une interrogation que je me suis posé bien souvent récemment dans ma tête : ” méritons-nous les politiciens qui nous dirigent ? “


          2. Avatar de Léonidas Durandal
            Léonidas Durandal

            Nous les méritons à 100000%.


          3. Avatar de gastirad39
            gastirad39

            Léonidas et Kasimar: Bien sûr nous sommes responsables. En partie. Si nous étudions de près les résultats des votes, on ne peut que constater que nos Politiques ne représentent jamais une majorité de Français, mais une majorité de VOTANTES dont pas mal d’assistées ou d’employées de l’Etat Féministe qui nous mène en bateau depuis 50 ans ou plus.Nos élections sont un simulacre de choix du (de la) plus apte à diriger. Il semble bien que la France depuis longtemps choisissent trop souvent le meilleur renard apte à plumer le poulailler. Et bien sûr, la priorité de tous ces renards est de se débarrasser des coqs trop enclins à protéger les poules.


  6. Avatar de Léonidas Durandal
    Léonidas Durandal

    Transfert des commentaires de l’article effacé “honte aux femmes en pantalon” du 09/10/2012 :

    kasimar
    Envoyé le 11/10/2012 à 0 h 01 min

    Hello Leonidas :

    Hello Leonidas :

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/romney-tente-de-seduire-l-electorat-femninin_1172986.html

    Léonidas Durandal
    aimeles.over-blog.com/
    Envoyé le 11/10/2012 à 5 h 51 min | En réponse à kasimar.

    53% des électeurs = une majorité d’électrice. 56% à voter Obama = solidarité entre elles.

    Nous sommes loin du compte en tant qu’hommes. Il y a longtemps que la démocratie ne nous représente plus. Il n’y a qu’à voir le ministre des femmes et tout et tout…


  7. Avatar de Léonidas Durandal
    Léonidas Durandal

    La démocratie vecteur de décadence en même temps que de féminisation ? La France en tête de l’amoralité et de l’immoralité :

    NDf du 20/04/2014


  8. Avatar de kasimar
    kasimar

    “d’autant que plus une femme travaille et plus elle vote à gauche”Je ne  crois pas personnellement que plus une femme travaille et plus elle vote à gauche. La gauche joue énormément la fibre de l’émotionnel. Certaines femmes l’ont très bien compris et ne se laissent pas duper, d’autres certainement plus faibles soit par manque de maturité, soit par manque de jugeote ou encore simplement par machiavélisme, se prennent au jeu. Mais je suis d’accord avec vous sur un point, c’est que tous les politiques ont favorisé la féminisme, car les femmes, comme les immigrés représentent une force électorale non négligeable.Mais encore une fois, on a beau louer nos différences hommes-femmes, il n’en demeure pas moins que tous les hommes et toutes les femmes entre eux/elles sont également différent


    1. Avatar de Léonidas Durandal
      Léonidas Durandal

      En fait, je pense que M Gastirad a aussi consulté les documents en lien. Les femmes actives votent plus à gauche. Et celles au foyer, plus à droite. Mais cela est logique en un sens.


  9. Avatar de gastirad39
    gastirad39

    Très intéressant.  Les études du vote des femmes montrent bien que ce sont elles qui décident du résultat des élections et cela depuis 1965. Aux USA également. Sans les femmes, Obama n’aurait pas été réélu !  On comprend mieux alors l’intérêt des Politiques pour le féminisme, d’autant que plus une femme travaille et plus elle vote à gauche.Il est donc tout à fait logique de penser qu’un dirigeant pour se faire élire doit favoriser le travail des femmes, même s’il doit pour cela détruire des emplois masculins ou bousiller notre économie !  Et c’est bien ce qui se produit depuis 40 ans !


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