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Un homme ne peut survivre en démocratie

Publié le 19 mars 2014 par Léonidas Durandal à 14 h 50 min

Livre 8 de La République de Platon

Leurs prédécesseurs mettront les meilleurs d’entre eux à la tête de l’État; mais comme ils en sont indignes, à peine parvenus aux charges de leurs pères, ils commenceront de nous négliger, quoique gardiens, n’estimant pas comme il conviendrait d’abord la musique, ensuite la gymnastique. Ainsi vous aurez une génération nouvelle moins cultivée. De là sortiront des chefs peu propres à veiller sur l’État, et ne (547) sachant discerner ni les races d’Hésiode, ni vos races d’or, d’argent, d’airain et de fer. Le fer venant donc à se mêler avec l’argent, et l’airain avec l’or, il résultera de ces mélanges un défaut de convenance, de régularité et d’harmonie – défaut qui, partout où il se rencontre, engendre toujours la guerre et la haine. Telle est l’origine qu’il faut assigner à la discorde, en quelque lieu qu’elle se déclare.

 Platon

Platon a très bien décrit comment sa République idéale peut devenir d’étapes en étapes, une tyrannie puis redevenir une démocratie dans un cycle qui ne s’arrête pas. Le plus important dans sa réflexion ne sont pas les exemples qu’il emploie mais la logique qu’il déploie : des mécanismes internes à la démocratie la font pencher immanquablement du côté du totalitarisme. Chez lui le conflit entre créateurs de richesses et pauvres finit par changer une démocratie en tyrannie. Cependant, il est bien d’autres mécanismes qui poussent la démocratie à devenir tyrannie.

 

 

Vivant une époque orgueilleuse, nous n’avons pas accepté de faire nôtre ses leçons en nous croyant plus « évolués ». Et ayant oublié volontairement de cultiver ses leçons, notre système de gouvernance subit une décadence qui était bien prévisible.

Parmi ces mécanismes de décadence j’aimerais étudier plus particulièrement la place respective que tiennent les hommes et les femmes au sein du système électoral dans une nation démocratique en utilisant l’exemple de la France.
Selon le cadre d’analyse de Platon, notre pays serait récemment passé du système presque parfait, la royauté, au système le pire durant la révolution de 1789 : la tyrannie, puis par alternance, de cette royauté, au contrôle oligarchique, et enfin à la démocratie que nous connaissons actuellement. Platon avait donc raison et tort : dans l’ensemble son plan s’est réalisé, mais avec quelques accrocs (dont de brusques soubresauts démocratiques). Selon lui, le prochain stade que nous devrions connaître sera celui de la tyrannie quand pauvres et riches seront montés les uns contre les autres (par paranoïa ou à juste titre). Et il est vrai que de forts mécanismes penchent en ce sens dont un que je voudrais étudier plus particulièrement : celui de la répartition du pouvoir entre hommes et femmes, phénomène que Platon ne pouvait connaître puisqu’il n’existait pas de manière directe d’influence des femmes dans le domaine politique (hommes et femmes étant nécessairement solidaires dans leur complémentarité et du fait de leurs unions poursuivaient les mêmes intérêts).

 

Que s’est-il passé au niveau du vote des femmes ?

Le suffrage censitaire ou la censure de classe a été la règle durant le plus clair du 19ème siècle. Les hommes riches influencés par leurs épouses gouvernaient la France. L’oligarchie de l’argent et du pouvoir selon Platon. On ne peut donc parler de sexisme à cette époque, puisque la femme de bourgeois avait énormément plus d’influence que le moindre paysan. Progressivement, les institutions ont élargi les possibilités de voter, d’élire et d’être élu. Au début, seuls les hommes riches le pouvaient. Progressivement tous les hommes ont été appelés aux urnes, sans qu’ils n’aient la possibilité d’être élus puis en ayant la possibilité de l’être. Enfin, les femmes et tous les hommes des métiers dits « sensibles » (militaires) ont pu accéder au vote, et être élus. Cela ne veut pas dire qu’une forme d’oligarchie n’a pas persisté et on le voit bien encore aujourd’hui : tout le monde peut être élu, encore faut-il en avoir les moyens. Les systèmes de réseaux, de classe-sociales, d’alliances d’intérêts, le coût d’une campagne électorale, le système des partis politiques, tout cela concourt à réduire le pouvoir de l’électeur, qu’il soit homme ou femme. Ainsi, l’élection présidentielle qui est la plus proche du peuple et donc, où les taux de participation sont les plus élevés, se fait au suffrage universel direct. Pour se présenter, il aura toutefois été nécessaire de regrouper la signature de 500 élus, de 500 notables pourrait-on dire, ce qui limite drastiquement, là-encore, les possibilités de choisir et de se présenter. Mais, il faut tout de même le reconnaître : la démocratie a fait son œuvre. Les électeurs ont pris de l’assurance, ils ont appris à s’organiser politiquement, à se situer, à exercer leur influence, raison paradoxale pour laquelle, la démocratie est certaine de s’effondrer.

 

L’effondrement programmé de la démocratie.

Comme le souligne Platon, la démocratie ne va pas mourir pour avoir été supplantée par un autre système politique, mais parce que la démocratie tend naturellement vers la tyrannie. Que se passe-t-il dans une démocratie pour que la liberté débouche nécessairement sur l’absence de liberté ?

 

Le problème de la démocratie n’est pas tant la liberté qui est toujours contenue par des intérêts divergents, mais l’égalité. Cette « passion de l’égalité » corrompt toute démocratie disait M De Tocqueville. Aujourd’hui nous pouvons voir que l’égalité des chances est une bonne chose, mais que cette égalité des chances s’est rapidement muée en égalité tout court et maintenant en égalitarisme. Tout doit être égal, hommes et femmes, riches et pauvres. Or on n’arrive à cette forme d’égalité qu’en privant les gens de liberté et de manière restrictive, voire en augmentant les inégalités. Car en retour, les riches renforcent leur pouvoir caché. Tout cela a été déjà étudié et c’est bien le chemin que nous suivons immanquablement de nos jours. Encore faudra-t-il décrire le rôle des hommes et des femmes dans ce cadre, ce qui n’a pas été encore réalisé.

Le rôle de la majorité.

« La foi dans l’opinion commune y deviendra (ndt :en démocratie) une sorte de religion, dont la majorité sera le prophète. » (Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique)

Mais qui peut faire majorité en démocratie et qui est donc capable de créer cette « opinion commune » ? Quand, après 1946, le suffrage est réellement devenu universel et malgré toutes les entraves institutionnelles que j’ai énumérées un peu avant, un long travail de « fabrication de majorité » a commencé. De manière étrange, après la guerre, catholiques et communistes se sont retrouvés côte à côte pour former majorité. Les femmes qui pouvaient voter n’avaient pas encore investi pleinement ce pouvoir. Elles se sentaient encore étrangères à cette question et beaucoup plus que les hommes, elles votaient en petit nombre (1, 3). Cependant les femmes ont très vite compris leur intérêt, au-delà des luttes partisanes et idéologiques. Et à partir de l’élection présidentielle au suffrage universel direct, leur pouvoir a été tel qu’elles ont fait élire leur président à toutes les élections excepté celle où François Mitterrand a été élu la première fois, en 1981 soit 8 élections sur 9 (2, 3). Pour 6 élections sur 9, elles ont élevé la moyenne du score du candidat gagnant. Pour 4 élections, elles ont même réussi à faire élire leur candidat en opposition à celui des hommes (les hommes n’y sont arrivés qu’une fois en 1981 pour faire élire M Mitterrand). Pour pondérer ce tableau édifiant, on peut remarquer que depuis le début de la phase de retournement de croissance (1974), le choix des hommes et des femmes tend à se niveler, bien que les femmes restent encore meneuses d’opinion (les hommes n’élisent que des hommes très favorables aux femmes).

Tableau PDF des présidents de la République élus par les hommes ou les femmes (ou les deux)

Format open office

Format excel

Références 2, 3, 5, 6, 7, 8. (en rose, les élections présidentielles en France où les femmes ont fait gagner le Président de la République, en bleu l’élection où les hommes ont réussi à imposer un président de la République contre les femmes, en gris les situations où le candidat masculin et féminin à l’élection présidentielle a été le même).

Le pouvoir des femmes en démocratie, la fin des hommes.

L’idéologie est morte avec la multiplication des minorités. Au fur et à mesure que la majorité féminine a pu décider de l’avenir de notre société, nos représentants politiques ont multiplié les lois en faveur des femmes, faisant payer toujours plus l’indépendance de ces dernières sur le dos des hommes (allocations familiales, mères isolées, fonctionnariat…). Les hommes en minorité n’ont pas su résister à ce tsunami politique. Ils ne l’ont même pas compris. Encore aujourd’hui, ils perçoivent mal la solidarité féminine sur ce point quand ils ne l’encouragent pas inconsciemment (en votant, contre les électrices femmes mais pour défendre les femmes, en faveur de M Mitterrand en 1981). Ce mouvement a été encore renforcé par le fait que cette majorité de femmes a su apparaître comme une minorité oppressée et qu’elle a pu regrouper autour d’elle d’autres minorités : LGBT, étrangers. Ainsi dans nos démocraties occidentales modernes, ce sont ces « minorités » qui font la loi. Les femmes constituent une très grande majorité d’électeurs qui va bien au-delà de leur majorité numérique. Cette majorité qui pouvait contrôler toute la société sans démocratie, peut désormais faire sentir son pouvoir de manière directe (12). Or j’affirme que c’est un mouvement naturel à nos démocraties : quand le scrutin devient universel, les femmes, beaucoup plus solidaires que les hommes s’approprient progressivement le résultat des scrutins. De plus, la tendance historique de la femme à apparaître comme un individu social devant être protégé, renforce encore ce pouvoir auprès de ces hommes qui pensent devoir voter pour protéger ces femmes et non défendre leurs intérêts. Si on rajoute à cela le vote féminisé homosexuel des hommes et des femmes, le bilan est tout simplement catastrophique pour les hommes : ils ne peuvent plus regrouper de majorité qui puisse défendre leurs intérêts, le système démocratique est progressivement phagocyté par l’idéologie féminisée, et tout esprit masculin devient antisocial tandis qu’une société saine devrait justement pouvoir s’appuyer en priorité sur ses hommes en ce domaine. La maternité nécessitant toujours de s’occuper de soi et de sa famille, les femmes seront généralement inaptes à prendre en compte les autres familles autrement que comme les leurs (10, 11). A l’inverse l’homme qui a toujours dû réfléchir pour deux d’un point de vue distant et social, est beaucoup plus compétent quand il s’agit de ce genre de questions.

 

La démocratie tue l’idéologie.

Au début, les groupes minoritaires peuvent encore réfléchir en rapport au « bien être général », mais très vite, ce sont les intérêts de classe-sociale qui s’imposent (communisme), puis les intérêts de l’individu seul face à la masse (socialisme). La démocratie est la recherche de son propre profit individuel en dehors du champ économique. Ce qui fonctionne assez bien en matière financière devient contre-productif dans le champ politique. Tel est le péché originel de la démocratie pourrait-on dire. Seul un reste de Timocratie (pouvoir de l’honneur pour Platon) qui persiste en démocratie sous la forme républicaine et telle que Régis Debray l’a définie (4) peut contrer ce mouvement général. Cependant ce mouvement d’honneur et de conscience collective s’efface au fur et à mesure qu’une Nation s’éloigne du temps où elle s’était donnée un système royal sain pour gouvernance. L’honneur qui sous-tend ce système idéologique plus ou moins complexe du passé, laisse place à l’intérêt pur qui est une sorte de retour au culte de la nature (La main invisible d’Adam Smith) dans le champ politique. Or sans croyance, une société évoluée ne peut survivre. Elle régresse au stade animal. Les humains qui font sa richesse s’individualisent totalement au fur et à mesure qu’ils descendent dans l’échelle de l’humanité. Cette régression est vécue durement pour les plus croyants d’entre eux, et à l’inverse comme un grand progrès de la part de ceux qui ont fini par vouer un culte à l’égalité/l’état. Ainsi certains humains peuvent souscrire à leur déchéance tout en s’en défendant. Croyant avancer vers plus de démocratie, ils se préparent en inhumanité à soutenir quelque tyran qui saura répondre à leur soif d’absolu déviante.

Comme le pressent Platon, n’importe quel système politique doit avoir des bases religieuses saines pour le soutenir. Or l’intérêt financier transféré au champ politique (socialisme) tend à remplacer la religion catholique qui lui a permis d’émerger et de survivre, par la croyance en sa propre valeur collectiviste. En cela la religion protestante, est mieux équipée, dans un premier temps pour résister. L’individu y a une telle force, qu’il fait contre-poids à ce collectif constitué de réseaux d’intérêts oligarchiques. Cependant, même cette religion protestante finit par être sapée d’autant plus rapidement que des mécanismes d’Eglise unitaire n’existent plus en son sein. Quant aux autres religions, elles sont balayées en quelques années, ou bien leurs sociétés doivent refuser le développement économique. Il ne reste plus alors place pour le lien social qui fait aussi de nous des êtres humains. Les individus assoiffés de leur propre liberté, mais ne supportant pas que leurs voisins soient plus égaux qu’eux, et n’ayant plus les moyens catholiques de gérer cette contradiction (serment de réconciliation, communion au corps du Christ, reconnaissance de son péché), finissent par s’enfermer, se contrôler les uns les autres et surtout surveiller que personne ne dévie du groupe, tout en se croyant individuellement supérieurs et collectivement plus évolués.

A ce stade, nous sommes plus proches que jamais d’une forme de catharsis mimétique telle que l’a définie René Girard. Malheureusement, cette catharsis ne prend plus l’apparence d’un déchaînement de haine collective. Ce genre d’exaction serait trop facile à identifier dans une société d’héritage chrétien. Non, la société s’étant individualisée de manière socialiste, la haine collective peut s’exercer sur des individus de manière isolée, et surtout sur les plus faibles d’entre eux. Les suicides, les dépressions, les personnes jetées à la rue (principalement des hommes), les infanticides (principalement quand l’enfant est encore dans le ventre de sa mère) sont les nouveaux Christ que notre civilisation sacrifie. Ils peuvent mourir par millions sans que personne ne s’en émeuve. Sans rien y laisser paraître, la bête a pu se rassasier collectivement et faire grandir la culpabilité refoulée de chaque individu.

 

La démocratie finit par tuer les hommes (principe masculin).

Les hommes ne peuvent souscrire à un système démocratique où aucun pouvoir social ou familial n’arrive à limiter la tendance à ce qu’ils soient opprimés. Les hommes, les vieux, les enfants ne peuvent devenir l’unique variable d’ajustement d’une société qui se féminise totalement, et qui donc, régresse entièrement. Nous ne pouvons revenir à un système tribal en pleine modernité, du moins, je ne le crois pas. Pour que la société puisse survivre, les hommes vont devoir apprendre à en rabattre dans les années qui viennent : non, hommes, vous n’êtes pas en position de force dans votre environnement naturel, et vous ne l’avez jamais été (9). Non, vous ne devez pas vous comporter en femmes pour espérer sauver cette société, même si cette attitude favorisait temporairement votre insertion sociale. Oui, vous êtes le sel de la terre et sans votre lutte acharnée et vos sacrifices glorieux, rien ne se fera de bon et de bien dans notre société. Les enfants naîtront toujours sans vous, mais pour le malheur. L’Eglise même a besoin de vous, en particulier, pour survivre. Une Eglise féminisée est comme une société féminisée, elle ne porte aucun fruit viable, elle ne peut s’extraire de son péché.

 

Le rejet du système politique actuelle.

Nous ne pouvons donc plus accepter dans sa forme actuelle cette République qui devient progressivement une démocratie. Le retour des hommes suppose un système institutionnel nouveau, à l’inverse d’une tyrannie qui est le summum de la féminisation (et que Platon définit déjà comme essentiellement parricide). Aujourd’hui, nous nous dirigeons à grands pas vers cette tyrannie. Les moyens modernes de contrôle et d’extermination n’ont jamais été autant au point sans que nous n’ayons pu élaborer de contre-pouvoir, sans même que nous ayons les moyens de les dénoncer. Il est urgent que nous réfléchissions à un système alternatif catholique républicain, ou royal, rien n’étant exclu en la matière, tant que ce système saura défendre le peuple contre les réseaux d’intérêts (LGBT, puissances d’argent…) mais aussi contre la médiocrité contrôlante. Le progrès humain ne s’étant jamais développé que dans notre soumission à Dieu et la maîtrise de notre environnement, puissent les servants de cette future Nation respecter ce fragile équilibre entre ces deux tendances antagonistes qui signe là encore, notre condition pécheresse.

 

1 « Editoriaux d’une résistante sur le vote des femmes », aimeles de mars 2013.

 

2 « Comment votent les Françaises », Figaro du 25/04/2012.

 

3 « L’évolution du vote des femmes », Janine Mossuz Lavau

 

4 « Etes-vous démocrate ou républicain ? », Régis Debray 1995.

 

5 « Le général de Gaulle et le droit de vote des femmes », Solange Troisier, Site Charles de Gaulle.

 

6 « Le vote des femmes en France 1945-1993 », Persée.fr.

 

7 « Les paradoxes du gender gap à la Française », Mariette Sineau, 2007.

 

8 « Le vote des femmes au premier tour de l’élection présidentielle 2012 », Terra femina avril 2012.

 

9 « La domination féminine », Vincent Dussol, 2011.

 

10 « Féminisation, incompétence et totalitarisme à l’Assemblée Nationale », Dailymotion du 08/02/2014.

 

11 « Féminisation de la politique : des décisions sentimentales et individualistes », Rutube du 15/04/2013.

 

12 « Féminisation du milieu politique, le dernier bastion tombe », Rutube janvier 2013.

 

84 Commentaires

  1. Ping de Cyrus de sexe male:

    Bonjour M. Durandal,

    Le rappel qu'une '' autre politique '' fut possible, mais comme vous l'avez si bien dit, M. Durandal, un homme, surtout un homme seul, ne peut survivre en démocratie : «La politique française meurt de ne plus avoir des hommes comme Philippe Séguin» (lefigaro.fr)

    Un excellent article dans Le Figaro. Cependant, il oublie un élément essentiel que vous rappelez souvent : le peuple a changé et s'il fait ou non ses chefs, depuis le REJET massif de De Gaulle (car il s'agit bien d'un rejet populaire massif et non d'un '' départ ''), il n'y a plus de chef en France. Les Français n'en veulent plus et donc, ça explique tant l'impossibilité pour Séguin de gagner, la conception '' gestionnaire '' de la politique qui finit par s'imposer partout que Maastricht et la sortie de la France de l'Histoire.

    Cordialement,

    Cyrus

  2. Ping de Cyrus de sexe male:

    Bonjour Madame Manuela,

    Je profite de ce message pour vous saluer chaleureusement. Comment allez-vous ? Comment vont votre mari et votre fils ? Votre santé ? Le travail ? Comment vivez-vous la trentaine jusqu'à maintenant ? Je sais que vous n'avez plus 29 ans et je me demandais si la trentaine vous sourit. 

    Je vous transmet mes meilleurs vœux ainsi qu'à vos proches.

    Cordialement,

    Cyrus

    • Ping de Manuela de sexe femelle:

      Bonsoir Cyrus.

      Nous allons bien merci beaucoup et j'espère que vous allez bien aussi. 

      En effet comme vous je prends 32 ans cette année, la trentaine ne m'a rien changé en fait, ça fait plus sérieux je pense nous sommes des ados chez les adultes, pas assez expérimentés pour les uns, suffisamment pour d'autres.

      Au travail les femmes cinquantenaires m'appelle la petite jeune, par contre celles de notre âge m'appelle la vieille, pour me taquiner.

      Vous êtes confinés vous aussi?

       

       

      • Ping de Cyrus de sexe male:

        Bonsoir Madame Manuela,

        Je suis ravi de vous lire. Oui, je vais bien. La vie continue, entre plan terrestre et plan divin. Je suis effectivement confiné, pour une double raison. La première, c'est que j'ai subi un accident de travail à quelques mètres de l'entrée de mon lieu de travail lorsque j'ai glissé sur la glace le 18 février. J'ai subi une opération et depuis, je suis à la maison. J'ai fini l'hiver à la maison. Depuis le lundi  6 avril 2020, avec l'autorisation du médecin orthopédiste, je suis retourné au travail, bien que j'ai toujours une attelle. Le fait est que dû au coronavirus, mes collègues et moi travaillons à la maison, le télétravail. Ce n'est par conséquent guère difficile pour moi de travailler. Je travaille dans le service à la clientèle. J'ai seulement besoin d'un téléphone, d'une paire d'écouteur avec un microphone et un ordinateur portable. Et j'ai tout cela, installée par ma patronne, venue chez moi pour l'occasion. 

        Je suis heureux de pouvoir de nouveau gagner ma vie, en ne dépendant pas des prestations gouvernementales. Ça occupe mes journées et je me rend utile. Pendant ce temps, mon bras continue de guérir. Bref, le meilleur des deux mondes. Je dois aussi dire que dû au chômage forcé, je me considère encore chanceux d'avoir un travail. 

        En somme, je vis un double confinement, mais ça passera. 

        Je suis heureux de vous savoir en santé et heureuse. 

        Cordialement,

        Cyrus

      • Ping de Cyrus de sexe male:

        Rebonsoir Madame Manuela,

        J'oubliais une chose. C'est quelque chose qui m'apparaît bizarre. Si, aux yeux de beaucoup de gens, je suis une vieille âme, la plupart des gens, dont beaucoup de filles et de femmes, n'imaginent pas un instant que j'ai 32 ans. J'apparais comme un homme de 24 ans. Comme FIXÉ à 24 ans. Étrange, n'est-ce pas ? 

        J'eux 24 ans en 2012. En 8 ans, l'on dirait que mon visage n'a pas pris les atours d'un trentenaire, bien que les traits de ma personnalité s'approchent davantage d'un trentenaire (le rejet de la politique de ma vie pour quelqu'un dont les ennemis voyaient le potentiel d'un futur Premier ministre du Québec en est un exemple).

        Cordialement,

        Cyrus

  3. Ping de Cyrus de sexe male:

    Bonsoir M. Durandal,

    J'espère que vous allez bien. Je me demandais la chose suivante. Vous m'aviez déjà dit que le système électoral n'était pas le véhicule que vous jugiez le plus adapté pour faire oeuvre utile au sein de l'État. Néanmoins, j'aimerais savoir si Dieu voulait, avec un peuple enthousiaste vous solicitant, faire de vous le Roi de France, l'accepteriez-vous ? Êtes-vous en état d'assumer le gouvernement de la France si jamais la république s'effondrait ? Si demain, littéralement demain, la république s'effondrait, seriez-vous en état d'assumer le gouvernement seul ou du moins de constituer un Conseil des Ministres autour de votre personne ?

    Un détail qui n'en est pas un : comme résidence officielle, choisiriez-vous l'Élysée, le Louvre ou Versailles ?

    Enfin, sur une toute autre note, avez-vous vu tous les films de la saga Jason Bourne et si oui, l'avez-vous aimé et qu'en pensez-vous ?

    Cordialement,

    Cyrus

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Salutations Cyrus,

      Si une telle situation se présentait, je n’aurais pas le choix. Il faudrait que je me mette à son service, quoi que je puisse en penser, quelque désagrément que cela puisse occasionner dans ma vie, quand bien même cela me remplirait de dégoût et de désespoir.

      Premier livre de Samuel :
      « 06 Samuel fut mécontent parce qu’ils avaient dit : « Donne-nous un roi pour nous gouverner », et il se mit à prier le Seigneur.

      07 Or, le Seigneur lui répondit : « Écoute la voix du peuple en tout ce qu’ils te diront. Ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent : ils ne veulent pas que je règne sur eux.

      08 Tout comme ils ont agi depuis le jour où je les ai fait monter d’Égypte jusqu’à ce jour, m’abandonnant pour servir d’autres dieux, de même agissent-ils envers toi.

      09 Maintenant donc, écoute leur voix, mais avertis-les solennellement et fais-leur connaître les droits du roi qui régnera sur eux. »

      10 Samuel rapporta toutes les paroles du Seigneur au peuple qui lui demandait un roi.

      11 Et il dit : « Tels seront les droits du roi qui va régner sur vous. Vos fils, il les prendra, il les affectera à ses chars et à ses chevaux, et ils courront devant son char.

      12 Il les utilisera comme officiers de millier et comme officiers de cinquante hommes ; il les fera labourer et moissonner à son profit, fabriquer ses armes de guerre et les pièces de ses chars.

      13 Vos filles, il les prendra pour la préparation de ses parfums, pour sa cuisine et pour sa boulangerie.

      14 Les meilleurs de vos champs, de vos vignes et de vos oliveraies, il les prendra pour les donner à ses serviteurs.

      15 Sur vos cultures et vos vignes il prélèvera la dîme, pour la donner à ses dignitaires et à ses serviteurs.

      16 Les meilleurs de vos serviteurs, de vos servantes et de vos jeunes gens, ainsi que vos ânes, il les prendra et les fera travailler pour lui.

      17 Sur vos troupeaux, il prélèvera la dîme, et vous-mêmes deviendrez ses esclaves.

      18 Ce jour-là, vous pousserez des cris à cause du roi que vous aurez choisi, mais, ce jour-là, le Seigneur ne vous répondra pas ! »

      19 Le peuple refusa d’écouter Samuel et dit : « Non ! il nous faut un roi !

      20 Nous serons, nous aussi, comme toutes les nations ; notre roi nous gouvernera, il marchera à notre tête et combattra avec nous. »

      Seul le service de Dieu à ce poste compenserait tous les désagrément occasionnés. Je réduirais donc l’appareil d’état au maximum. J’apprendrais à mon peuple qu’un roi, ou qu’un état en général, c’est comme la police : un mal nécessaire. Je leur dirais qu’ils doivent tout penser en dehors de moi, et tout le reste en Dieu. Je leur dirais que les seules personnes qu’ils doivent prendre pour exemple dans leur vie, ce sont les saints. Je leur dirais de se défier de mes paroles. Je leur dirais que la force d’un peuple, ce sont les individus qui le composent : car il n’y a de richesse que d’êtres humains. Et la première et la seule mesure qui serait obligatoire pour que je gouverne un tel peuple, ce serait qu’il accepte de renoncer aux infanticides, notamment par avortement. Jamais, je ne gouvernerai un peuple qui assassine ses enfants. Mon peuple a attiré à lui la sainte colère de Dieu. Les cris des enfants sont parvenus jusqu’à ses oreilles, béni soit-Il. En vérité, les hommes se sont damnés en ne respectant pas Ses règles. Et ils vont continuer à en payer le prix, jusqu’à ce qu’ils aient compris. Si j’étais roi, je serais un roi impitoyable pour un tel peuple car il a besoin de tout repenser à l’envers, et je ne vois pas donc comment, à ce jour, un tel peuple de mécréants me choisirait, puisqu’il a choisi le malheur et la damnation. Mais oui, s’il le faisait, je devrais y voir le signe de Dieu, surtout vu son état.

      Maintenant pour la logistique : c’est assez simple pour moi. Je renifle les incompétents à des kilomètres. Je suis impitoyable pour ceux qui se laissent aller quand ils sont au service du groupe. Je tire toujours le meilleur de mes hommes. Pour moi, c’est très facile de diriger. C’est comme une seconde nature. Je n’y suis pour rien d’ailleurs. C’est ma personnalité qui est ainsi. Je n’ai aucun mérite en cela. A chaque fois que j’ai eu l’occasion de diriger, je l’ai remarqué. Les hommes me respectent. Pas les femmes d’ailleurs. Parce qu’elles se préoccupent d’autre chose que des qualités pour gouverner. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons des hommes politiques aussi pitoyables en ce moment. Très beaux, mais pitoyables, à ce point qu’ils sont remplacés par des femmes à certains endroits de la terre. Voilà comment progresse la féminisation et donc la tribalisation des civilisations.
      J’ai des noms en tête bien entendu, mais je ne suis pas un homme de réseau malheureusement. Parfois, je me dis même qu’être un homme de réseau, c’est avoir les qualités inverses de celles pour gouverner. Ceci expliquant cela. Mais les hommes de réseau sont nécessaires surtout dans un tel imbroglio étatique moderne qui a construit du réseau pour se nourrir du réseau.

      Enfin sur ce sujet, je crois que j’aimerais faire comme Salazar : un petit bureau, une sorte de cellule monastique qui me rappellerait ma condition humaine, et pour le reste, un appareil d’état dédié au service de l’excellence française en matière de cuisine et de protection des personnes. Tout le reste n’étant que superflus. J’aimerais bien m’installer au Louvre, mais cela occasionnerait des dépenses que je ne voudrais infliger à aucun prix à mon peuple. Il me faudrait donc subir l’Elysée si nous parlons de politique fiction.

      M.L

      PS : je ne connais pas Jason Bourne. Est-ce que vous me conseillez de regarder cette série SVP ?

      • Ping de Manuela de sexe femelle:

        Bonjour monsieur Léonidas, voilà un moment que je ne suis pas venue commenter, je viens mais je n'arrive pas à commenter.

        J'ai une question plus personnelle à vous poser, depuis quand savez vous officiellement que votre cerveau fonctionne différemment ?



         

         

        • Ping de Léonidas Durandal:

          Bonjour Manuela et heureux de vous lire à nouveau,

          Merci pour ce sourire.

          Toutefois, il semble bien que vous arriviez à commenter puisque j’arrive à vous lire. Peut-être une impossibilité à poster avec un portable comme m’en a déjà fait part Lou ?

          Vous savez, je m’inquiète presque quand un de mes commentateurs habituels s’en va très loin. Non pas que je sois soucieux qu’il me lise. Mais plutôt de savoir si les sentiers qu’il a pris l’ont rapproché du bonheur. Les sentiers que vous avez pris depuis ces derniers mois vous ont-ils rapproché du bonheur ? J’ai bien l’impression que oui au ton que vous employez. Laissez-moi m’en réjouir.

          Les cerveaux… je m’étonne toujours de leurs différences, du mien et de celui des autres. L’humanité est extraordinaire. Même Commode le sanguinaire me fascine. En ce qui me concerne, j’ai pris conscience de ma supériorité logique quand j’ai remarqué qu’elle était un handicap. Oui, là, j’en ai pris pleinement conscience. C’est un bienfait de Dieu de mettre la solution avec le problème. L’un ne va pas sans l’autre. Voilà la réelle source du progrès. Les cerveaux… mais le corps aussi… et l’âme qui ne vont pas l’un sans l’autre.

          En ce moment, Pierre dans les lectures du jour, nous montre un exemple de cerveau lâche, inculte, et pourtant si merveilleux de foi. J’ai l’impression que vous voulez parler d’autre chose dont j’ai déjà fait mention dans un de mes textes. La phrase de ce film Braveheart « Jamais plus je ne serai du côté de l’injustice ». Au départ, j’étais différent. Puis je le suis devenu par ma recherche et par mes choix. J’ai persisté dans ma quête de vérité. Suivre son chemin, avec insistance, je crois qu’il n’y a rien de plus important. Nous sommes tout, nous ne sommes rien. Nous sommes la prunelle des yeux de Dieu. Nous ne sommes une poussière en ce monde. J’en suis donc arrivé là pour la même raison que vous êtes arrivé sur ce site, que vous n’aviez rien à y faire, et que vous vous y êtes accrochée pourtant, jusqu’à ce que la rencontre soit possible. La question est donc : quand avez-vous su que vous ne lâcheriez pas votre questionnement ? C’est la même réponse qu’à la question que vous me posez. J’ai poursuivi et j’en suis arrivé à être ce que je suis. Et plus les années passent, plus je suis acharné dans cette quête, car j’ai compris que si l’on insistait, Dieu pouvait faire des miracles pour un pécheur. Alors j’insiste.

          M.D

          • Ping de Manuela de sexe femelle:

            j’ai pris conscience de ma supériorité logique quand j’ai remarqué qu’elle était un handicap.

            Cette phrase résume tout.

            C'est bien cette quête de vérité qui m'a conduit jusqu'ici.

            J'ai depuis le 17 mars fini mes 18 mois d'intérim, cette expérience a été très enrichissante humainement j'ai retrouvé une copine d'enfance j'ai fait aussi de très belles rencontres.

            J'ai été frappée par la crédulité de nombreuses femmes, leur manque d'esprit critique et cette facilité qu'on certain homme à en profiter.

            Il y a cette crainte obsessionnelle de perdre leur place sans rien faire pour changer les choses qui pourraient être changées. C'est Germinal sans la solidarité, sauf pour la nouvelle génération plus habituée à changer de travail.

            J'ai remarqué et encore une fois je vais être odieuse avec mon propre sexe; pour une femme les compétences sont totalement accessoires, il suffit de se faire grimper pour grimper les échelons. Bon j'exagère peut-être mais c'est l'impression que ça me donne.

            L'incompétence, est excusée le talent et le courage sont dévalorisés.

            La féminisation est partout, quand il y a un chef, il n'est jamais assez bien mais quand il n'est pas là elles sont perdues… 

             

          • Ping de Léonidas Durandal:

            L’incompétence et le courage sont plutôt jalousés. Cela vient du complexe d’infériorité des femmes. Plus une femme est rassurée quant à son comportement, moins elle se comporte ainsi. Encore faut-il qu’elle se comporte correctement. Et là, c’est leur relation aux hommes qui joue.

          • Ping de Manuela de sexe femelle:

            Je n'ai aucun soucis technique pour poster un commentaire, je voulais dire parfois j'ai des difficultés à exprimer ce que je ressens, et ici j'ai l'impression de venir me confesser il faut trouver la force de se livrer. C'est comme si je priais finalement.

          • Ping de Léonidas Durandal:

            Oui, je suis impitoyable. Mais vous savez bien que c’est comme ça que nous progressons tous.

            Lorsqu’une personne se livre, personne n’a le droit de vouloir la détruire pour ça. C’est un péché très grave, le signe d’une emprise du diable sur la personne qui agit ainsi. Il m’arrive de rencontrer des pervers qui se comportent comme ça. Comme je suis très ouvert, elles cherchent à savoir si elles peuvent profiter de ce trait comme d’une faiblesse. Puis elles reculent très vite en comprenant que mes péchés, je les livre à Dieu, et que je ne les laisserai jamais s’en servir contre moi. Il y a une manière très simple de permettre le dialogue en toutes circonstances, même et surtout avec les pervers : châtier son orgueil. Une fois, je dis à un prêtre en confession (en résumé) : « Ce salopard de untel m’a traité de voleur et je ne peux pas le saquer ». Il m’a répondu : « Mais vous êtes un voleur ! » Je ne comprenais pas bien ce qu’il voulait dire, mais je sentais qu’il avait touché quelque chose de vrai. Et puis j’ai réfléchi à ma vie, à mes actes, et je me suis dit : « Ben c’est vrai. Il ne m’a pas du tout insulté. Je suis un voleur. Et ce n’est pas si grave puisque Dieu va m’aider à progresser, à savoir quand il est bon de voler ou pas (parabole du serviteur habile). » Depuis j’ai remarqué une chose : les personnes qui accusent le plus les autres, sont souvent les plus coupables. Dans mon entourage, un nombre conséquent de personnes me disent : « Ah ces chômeurs ! Ah ces handicapés qui profitent du système en touchant une pension ! » Et bien souvent, ces personnes ne voient même pas qu’elles sont bien plus profiteuses et égoïstes que les personnes qu’elles dénoncent. Songez seulement à combien de retraités parlent ainsi, alors que dans notre pays, elles vivent de la solidarité publique. Pour se dédouaner, elles se disent « j’ai cotisé ». En vérité, elles n’ont souvent rien cotisé par rapport à ce qu’elles touchent, et elles profitent seulement du fait que d’autres soient morts avant elles et n’aient pu bénéficier de leur pension. Idem, pour les gens qui ont fait du black toute leur vie, et qui tiennent ces discours. Le plus dommageable, c’est qu’ils ne comprennent pas en quoi ils sont aussi des voleurs. Cela nous aiderait si dans la société française socialiste, toute le monde comprenait déjà qu’il a mis la main dans le sac. Nous avancerions un peu. Mais pour cela, il faut avoir châtié son orgueil.

      • Ping de Cyrus de sexe male:

        Bonsoir Monsieur Durandal,

        Tout d'abord, MERCI INFINIMENT d'une réponse aussi détaillée, complète, instructive, réfléchie et de haut niveau. Je pense que c'est l'un de vos meilleurs commentaires depuis la création de ce site en 2010. Je pense que vous pouvez être très fier de ce commentaire. Plusieurs scénarios me viennent à l'esprit. Premièrement, vous étiez en train de lire la Bible dans le passage de Samuel ou un autre et mon message apparaît et vous vous dîtes : Ah ! Pourquoi ne pas répondre à une telle sollicitation alors que j'ai exactement en main les informations pour le faire ?

        Deuxièmement, vous étiez en train de lire autre chose et vous vous êtes dirigés vers la Bible dans l'optique de me répondre.

        Troisièmement, vous vouliez vous débarrasser de ce qui vous apparaissait comme une sollicitation récurrente qui vous cassait les couilles et semblait être le soubassement de mes interventions sur votre site.

        Je dois dire qu'en vous lisant, j'ai perçu trois choses. La première, c'est que l'écriture de ce texte était comme un crachat, mais pas au sens péjoratif. Plutôt dans le sens d'expurger quelque chose qui vous étouffe de l'intérieur et à l'intérieur. Logiquement, et c'est le deuxième élément, votre écriture est rageuse. Contre la politique, contre les Français, contre vos désillusions et les blessures intimes de la chose politique et contre moi. J'ai l'impression d'avoir ranimé de vieilles blessures qu'il aurait mieux fallu laisser dans l'ombre. Enfin, j'en comprend aussi, et c'est la suite logique du deuxième élément, que vous détestez la politique et que la perspective de diriger la France, à titre de roi ou à n'importe quel autre titre, ne vous enchante guère.

        Comprenez-moi bien, je vous admire. Je vous pense capable de plus grands accomplissements encore. Si j'ai pu vous blesser, je vous demande pardon.

        Que Dieu vous protège,

        Cyrus

        • Ping de Cyrus de sexe male:

          Rebonsoir M. Durandal,

          Sur Jason Bourne, et pour ne pas tomber dans les révélations gâchant les surprises, je me contenterais de dire que c'est un personnage fictif sorti tout droit de l'imagination de l'auteur Robert Ludlum, décédé le 12 mars 2001. En 1980, paraît le premier roman d'espionnage de la trilogie, La mémoire dans la peau (The Bourne Identity). En 1987, paraît le second roman intitulé La Mort dans la peau (The Bourne Supremacy) et enfin, en 1990, paraît le troisième et dernier roman de la trilogie, La Vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum). C'est le canon officiel des livres. Le reste, par Eric van Lustbader, n'est pas considéré canon.

          Pour les films, c'est le même ordre, avec le premier sorti en 2002, le second en 2004 et le troisième, en 2007. Il y eut un film dérivé en 2012, dans un univers parallèle, mais en même temps fortement inspiré par Bourne, intitulé Bourne : L'héritage, avec Jeremy Renner, Rachel Weisz et Edward Norton dans les rôles principaux. Enfin, en 2016, Matt Damon fait son grand retour dans le cinquième film de la saga, son quatrième. intitulé Jason Bourne.

          C'est très probablement le rôle ayant le plus défini la carrière cinématographique de Matt Damon. Dans les trois premiers films, vous allez vraiment revivre l'ère G. W. Bush et son impact mondial. Dans le cinquième film, sorti en 2016, vous allez sentir l'ère Obama, marqué au fer rouge de l'affaire Snowden, de la surveillance ultra-sophistiquée des masses, de l'absence de vie privée et de la toute-puissance des réseaux sociaux et de la fausse liberté qu'ils procurent.

          Enfin, sur Amazon, il y a une télésérie dérivée de l'univers Bourne intitulée Threadstone. Je vous laisse la découvrir.

          Ainsi, oui, je vous recommande le visionnement des films comme début.

          Cordialement,

          Cyrus

        • Ping de Léonidas Durandal:

          Bonjour M Cyrus,

          Sachez bien que je n’ai aucune rage contre vous. Cela me peine que vous puissiez penser cela. Parce que je vous considère, je vous réponds en toute sincérité et je prends le temps de le faire.

          Il n’y a pas de vieilles blessures, mais une blessure actuelle et qui me poursuivra toute ma vie. Elle est celle de l’orgueil. Je lutte pour m’imaginer à ma juste place, à ma juste condition. C’est un combat de tous les jours, car l’imagination est prolixe pour nous éloigner des réalités de ce monde, rechercher la gloire, dominer les autres, soit disant pour leur propre bien, en vérité pour soigner ses blessures. Je sais combien c’est un mensonge, mais un mensonge ô combien séduisant. Mettez n’importe qui au pouvoir, faites lui croire qu’il est plus important que les autres, et vous allez le voir devenir fou. L’exercice du pouvoir est un lieu de profonde humilité ou de chute dans la folie la plus complète. Et il n’est pas dit que ces deux mouvements ne coexistent pas chez un même être en exercice sur un poste de dirigeant. Ainsi, je regarde le pouvoir d’un oeil très méfiant, et le plus distant possible. Vous me considérez apte à faire de grandes choses. Peut-être. Mais vous êtes le seul.

          La reine d’Angleterre répète souvent cette phrase : ne jamais s’expliquer, ne jamais se justifier. J’espère ne pas avoir eu tort de choisir de vous détailler ma pensée, parce que je vous fais confiance. C’est peut-être une vanité de ma part, mais c’est aussi la conviction qu’une correspondance épistolaire peut avoir de grandes vertus pour celui qui l’écrit et pour celui qui la reçoit. Ne me blessez plus en suggérant que je puisse vous en vouloir pour des broutilles. Ma rage m’appartient, et elle n’est en aucun cas dirigée contre vous. Ma colère est le signe de mon impuissance, et de mon immaturité. Mais de cette fragilité, Dieu peut tirer du bien, notamment un désir de plénitude qui sera comblé au ciel. Je vous pardonne.

          M.D

          PS : et soignez moi bien ces os.

          • Ping de Cyrus de sexe male:

            Bonjour M. Durandal,

            Je vous remercie pour ce message. Rassurez-vous, vous n'avez eu nullement tort de me détailler votre pensée. Je suis de nouveau désolé si j'ai pu vous blesser.

            J'apprécie grandement mes échanges épistolaires avec vous. Ils me font grandir.

            Enfin, c'est noté. C'est compris. (Après avoir lu votre réponse).

            Cordialement,

            Cyrus

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    « Enfants séparés de leurs parents clandestins : Trump fait machine arrière », AFP du 21/06/2018.

    Et voilà, il a suffi de quelques chialeries de bonnes femmes pour faire reculer le président des USA. Ce n’était qu’une question de quelques jours, mais il fallait céder.

    Par contre, ça ne dérange pas les progressiste de tuer des enfants dans le ventre de leur mère à partir du moment où ils ne les voient pas pleurer. Cela ne les dérange pas non plus de permettre les abus de la part des services sociaux. Ou de masquer les viols de mineurs de masse en Angleterre. Ou de permettre la GPA qui sépare définitivement mère et enfant. Ou des priver des millions d’enfants de père en Occident suite à des décisions judiciaires. Menteurs.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « Venezuela : Nicolás Maduro remporte la présidentielle », AFP du 21/05/2018.

    Enfin, pourquoi contester le vote d’un peuple. S’il est affamé et manque de médicaments, etc, et qu’il est incapable de se mobiliser pour mettre un simple bulletin dans une fente, que peut-on faire pour ce peuple ? Il mérite de crever. L’élite occidentale a l’air d’un rapace à vouloir changer le cours d’un monde qui ne le concerne pas. Pour faire quoi exactement ? Contrôler quelques réserves de pétroles ? Tout cela est d’un pitoyable consommé.

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    « Moi, Monsieur, je déteste le Capitalisme ! », IDL du 02/04/2018.

    Le désir de sécurité féminin nous amène à détruire toute rente issue de la prise de risque.

  7. Ping de Léonidas Durandal:

    « Egalité femmes – hommes : Emmanuel Macron attendu au tournant » L’obs du 16/05/2017.

    Comment ces putains critiquent le président qu’elles ont fait élire pour être des deux côtés du manche.

  8. Ping de Léonidas Durandal:

    « L’Amour dans la Mythologie » jbitoun’s Blog du 23/11/2011.

     » Les Athéniens eurent à se prononcer entre Athéna et Poséidon qui leur proposait l’usage du cheval, devenu symbole de guerre. Mais comme le nombre de femmes était supérieur d’une unité à celui des hommes, le vote alla à Athéna qui, reconnaissante, donna son nom à la cité. Les hommes, furieux décidèrent de supprimer aux femmes le droit de vote, »

    Au moins, ils n’ont pas mis 3000 ans à comprendre.

  9. Ping de Léonidas Durandal:

    « États-Unis : Stephen Bannon évincé par Donald Trump du Conseil de sécurité », AFP du 05/04/2017.

    Toute cette dépense d’intelligence pour quoi ? Virer ceux qui l’ont fait élire, faire comme les autres, exercer son impuissance.
    Rien ne change dans une société, si les gens ne le veulent pas.

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