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Antiféminisme Aimeles

Un monde sans souffrance

Publié le 18 février 2014 par Léonidas Durandal à 18 h 17 min

et stable sera jugé inadapté.

En grandissant et par étapes successives, l’enfant sera orienté selon sa bonne volonté. Toutes les orientations se vaudront, et personne n’osera juger de la grandeur ou non de telle ou telle section. Tous les enfants penseront qu’ils ont suivi le cursus de leur choix et ne remettront pas en cause une décision qui était de leur propre fait. On n’obligera l’enfant en rien, sauf à suivre la tyrannie de ses propres décisions. L’enfant n’aura donc personne vers qui se révolter sauf lui-même. La révolte produisant de la souffrance, il choisira le cas échéant l’euthanasie plutôt que la vie. Tenant compte de ce genre de choix individuels à l’âge de l’enfance ou bien à l’âge adulte, la société prévoira un pourcentage de perte par euthanasie pour calculer le nombre de procréations à prévoir sur une année. L’équation de vie (les mots seront tous enjolivés) ressemblera un peu à cela : ((taux de perte dans l’utérus artificiel, semi-artificiel + taux de perte par masculinisation + pourcentage de perte incompressible + euthanasie dépressive + taux de mortalité par maladie encore non curable + 1)* population)/espérance de vie moyenne= nombre de naissances annuelles décidées par l’Etat.

Euthanasie d'enfants en Belgique

Euthanasie d’un enfant en Belgique

L’utilisation du terme “d’adulte” sera bien inapproprié concernant les individus un peu plus âgés. Ceux-là ne seront jamais des adultes, car premièrement, ils ne passeront jamais le stade de la puberté jugé trop aléatoire. Ils grandiront jusqu’à maturité sans bouleversement brutal de leur système hormonal. Des activités, des camps, des apprentissages, des soins médicaux leur permettront de canaliser leur peur de voir leur corps changer. L’idéal corporel de ce monde sans souffrance sera de réussir à leur donner un corps d’adulte sans qu’ils aient à en subir les conséquences. Ils seront comme les enfants, peut-être encore plus que les enfants : sans révolte, ils feront le travail qu’on leur demande de faire sans se poser de questions. Ils élimineront les enfants à euthanasier qu’on leur demandera d’éliminer, ils écouteront le chef en allant à leur cadence naturelle, ils iront à des spectacles culturels pour se distraire, la télévision et autres médias leur donneront l’apparence de la diversité, mais rien ne sera moins faux. S’il leur reste un brin de vie, on leur délivrera de la drogue plus ou moins légalement pour apaiser leurs souffrances. Ils seront nombreux à être sous camisole chimique, et à voir dans cette prise de stupéfiants un acte de liberté ultime. En fait de liberté, ils seront les pires esclaves du système car leur suicide médicamenteux permettra à cette société maternisante de se perpétuer malgré son échec absolu.

 anorexieUne nette barrière séparera ce qui se pense de ce qui ne se pense pas. L’autre côté de la barrière ne sera jamais interrogé, personne n’en aura même idée. Car la pensée vraie, sera assimilée à la mort. On croira penser mais on ne pensera point. En fait toutes les tournures de styles, toutes les utilisations grammaticales seront fermement encadrées par un comité de surveillance de lutte contre la haine et la souffrance. L’ensemble des citoyens de cette société si particulière combinera des mots mais pour en arriver toujours aux mêmes raisonnements. Des lanceurs d’alerte vérifieront qu’ils ne sortent pas du cadre défini au risque de générer une souffrance sociale, de la violence, de la haine. La simple évocation du mot « souffrance » fera faire n’importe quoi à de tels êtres. Ils auront d’autant plus peur de ce sentiment qu’ils ne le connaîtront pas. Celui qui provoquera de la souffrance par sa violence ou sa haine sera donc condamné fermement par les lois en place. Avoir provoqué de la souffrance en quelqu’un sera puni de lourdes peines. Il ne s’agira plus de condamner un crime bien défini par la loi, mais de juger du sentiment de peine et de sa force, infligés à une victime selon sa sensibilité particulière. Ainsi toutes les peines seront relatives et seront définies du point de vue de la victime et non à l’endroit d’un coupable. Si la victime a fini par mourir des coups de son agresseur, on aura peine à condamner un coupable, sauf si elle est morte dans la souffrance, ou sauf si certains de ses amis ont de la peine, et là, les juges seront impitoyables. La lutte contre la souffrance seule présidera au bien être de la société.

Alexandra

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14 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “Drame de Millas: des parents de victimes demandent des excuses de l’État”, L’Express du 23/12/2017.

    Ils peuvent aussi lui demander de vivre éternellement, de les ressusciter, de les rembourser ? Crétins.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Consentement sexuel : pourquoi il est compliqué d’établir un âge minimum”, L’Obs du 14/11/2017.

    Au moment où la société expose les enfants à la pornographie et à la méséducation qui avance toujours plus l’âge de la puberté, cette même société va condamner les relations sexuelles précoces. Va y avoir du boulot devant les tribunaux, surtout en banlieues. Et avec le recul de la prescription demandé par les féministes, des cas pourront ressortir des dizaines d’années après, si ces “enfants” ont connu le moindre problème psychologique durant leur développement, ou le moindre problème financier… Mais ça tombe bien, car la justice manque de dossiers. Elle ne devrait pas souffrir d’avoir à statuer sur quelques centaines de milliers de plus par an. A moins que ce soit comme d’habitude, au cas par cas que les gens seront poursuivis tandis que tout le monde ou presque aura été rendu coupable. Rien que dans mon entourage, il va falloir juger deux personnes pour des faits présents, dont une jeune fille majeure mais assez immature même au niveau de son corps, et qui a forniqué avec un mineur de moins de 15 ans. Et puis, cette fois, il va falloir aussi faire condamner Brigitte Macron… 

    Les syndicats de la magistrature viennent de se prononcer contre ce genre de mesure. Ils veulent pouvoir continuer à juger au cas par cas. C’est une bonne nouvelle. Cela montre, qu’ils ont désormais conscience qu’ils ne peuvent pas remplacer l’éducation des parents, ni pourvoir à la faillite sociale.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    ECLJ du 27/06/2017 : “Droit à l’enfant sans père” : le CCNE confond injustice et frustration

     

    La PMA pour toutes, c’est le droit à l’enfant sans père : une injustice.
    #CCNE
    Le 27 juin 2017, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) a publié son avis n° 126 sur les demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP). Il s’y exprime en faveur de l’accès à la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes en admettant que « l’ouverture de la PMA à des personnes sans stérilité pathologique peut se concevoir pour pallier une souffrance induite par une infécondité résultant d’orientations personnelles ».
    Cet avis était très attendu : sur cette question de la « PMA pour toutes », promesse électorale d’Emmanuel Macron, ce dernier avait en effet déclaré vouloir s’en remettre à l’avis du CCNE, bien qu’il ne soit que consultatif.
    Le CCNE toutefois inquiet des « conséquences pour l’enfant »
    Dans ces revendications « d’égalité » en matière de procréation portées par les mouvements LGBT, le grand oublié et lésé est l’enfant. De la même manière dans cet avis, si les « conséquences pour l’enfant » figurent parmi les « points de butée », le CCNE se déclare néanmoins favorable à la PMA pour les femmes célibataires et lesbiennes, en évoquant notamment une injustice à leur égard. C’est toutefois confondre injustice et frustration.
    Permettre aux femmes célibataires et lesbiennes de procréer par PMA crée un véritable « droit à l’enfant ». Plus encore, il s’agit d’un « droit à l’enfant sans père ». L’enfant se voit infliger une grave injustice en étant intentionnellement privé de père, de filiation paternelle, de référent masculin pourtant nécessaires à la construction de sa personnalité, cela dans l’unique but de satisfaire le désir individuel d’adultes. Les droits les plus fondamentaux de l’enfant sont bafoués et les pères sont méprisés et relégués au rang de donneurs de sperme.
    Après le « Mariage pour tous », la « PMA pour toutes », puis…
    Le CCNE fait ainsi un pas supplémentaire vers l’admission de la gestation par autrui (GPA), bien qu’il se déclare dans ce même avis en faveur de sa prohibition. En effet, si la PMA constitue le seul moyen pour les femmes célibataires ou lesbiennes de réaliser leur désir d’ « avoir » un enfant partiellement issu de leur sang, les hommes célibataires ou homosexuels ne peuvent avoir recours qu’à la GPA pour satisfaire ce même désir. Or si la PMA est admise pour les femmes, comment refuser aux hommes la GPA, c’est-à-dire un « droit à l’enfant sans mère » ?
    Au delà, on peut se demander si, dans l’esprit d’un tel « droit à l’enfant sans père ou sans mère », le « progrès » ne consistera pas à l’avenir à concevoir et faire naître des enfants hors de toute famille, car la famille n’est plus nécessaire à la procréation, ni d’ailleurs à l’éducation.
    Cet avis favorable au « droit à l’enfant sans père » pose ainsi la question du rôle de la technique et de la médecine : accepter l’usage de la PMA en l’absence d’indication médicale revient à considérer que la technique remplace l’homme et que la médecine ne sert plus à soigner l’homme mais à l’augmenter. Cela relève de la pure logique transhumaniste.
    L’autorité perdue du CCNE
    L’autorité de cet avis est autant discutable que la légitimité de l’instance qui l’a rendu : en effet, le CCNE apparaît de plus en plus comme un interlocuteur factice contrôlé par la majorité pour faire avancer ses idées, plutôt que comme une instance d’expertise éthique. Sur le papier, le CCNE était censé être indépendant. Dans les faits, le gouvernement en a modifié la composition en 2013 et 2016 afin que la majorité de ses membres soit favorable à ses positions. Dès lors, il est hypocrite de la part du gouvernement de feindre de s’en remettre à l’avis de cette instance : ce n’est qu’une façon de ne pas assumer ouvertement ses choix et responsabilités politiques.
    « PMA pour toutes » et agendas parlementaire et européen
    La publication de cet avis coïncidant avec la rentrée parlementaire, il est à craindre que le gouvernement n’inscrive cette réforme à l’ordre du jour du Parlement, sans attendre la révision des lois de bioéthique prévue en 2018.
    Cet avis pourrait encore trouver un écho auprès de la Cour européenne des droits de l’homme qui est saisie de l’affaire Charron et Merle-Montet contre France (n° 22612/15) dans laquelle deux femmes lesbiennes se plaignent de ce que la législation française réserve la PMA aux couples souffrant d’une infertilité pathologique médicalement diagnostiquée ou d’une maladie grave dont il s’agit d’éviter la transmission.
    Le Centre européen pour le droit et la justice a été autorisé par la Cour à lui soumettre des observations écrites : il y explique notamment que la législation française actuelle en matière d’accès à la PMA est équilibrée, n’est pas discriminatoire et fait prévaloir l’intérêt supérieur de l’enfant.

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