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Antiféminisme Aimeles

Un monde sans souffrance

Publié le 18 février 2014 par Léonidas Durandal à 18 h 17 min

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Les hors droit ne seront pas forcément des hors la loi, mais des personnes jugées inaptes à vivre dans une telle société. Pour éviter qu’ils ne prospèrent, on les privera de toute assise sociale, ils n’auront aucune possibilité de s’intégrer, et si les peines de prison sont courtes, une autre forme de prison indolore et indicible les maintiendra plus sûrement en dehors de la société. La pression pour éliminer tous les individus qui n’accepteront pas ce contrat social sera très forte. S’ils résistent à l’exclusion sociale, il faudra aussi qu’ils résistent à la pauvreté et aux pressions psychologiques de la part de personnes agissant en meute et qui ne cesseront de les penser comme « inutiles », “extrémistes”, “marginaux”. Mais absolument rien de tout cela ne sera explicite. Le hors-droit ne sera jamais insulté ni même méprisé, il sera ignoré.

La religion et l’art n’auront plus leur place dans cette société. La souffrance ne devant pas exister, sa prise en charge par une croyance religieuse sera comprise comme une forme d’incohérence, voire de provocation. Si le sentiment religieux apparaît chez un être, il sera détourné en explication rationnelle. Au mieux, il sera vécu comme une chance, au lieu d’être pensé comme une croix. Mais chacun se méfiera de ce genre de relent passéiste et on pourrait faire sentir à l’individu à sentiment religieux qu’il est de trop. Par contre, tout un tas de faux arts et de fausses religions prospéreront. Ces arts n’en auront que le nom, ils seront une forme de snobisme admis pour le délassement. Quant aux fausses religions, elles seront nombreuses, mais elles ne diront pas leur nom et n’apparaîtront pas à la conscience de tous. La croyance en l’Etat, la pensée communes, seront de celles-là. sorcière brûlée par l'inquisition image caricaturale

D’ailleurs sentiments, personnes, et actes seront totalement indistincts dans une société sans souffrance. L’être ne sera jamais que ce qu’il réussit. Au moindre raté, échec, à l’aube d’une première souffrance, l’individu choisira d’être euthanasié plutôt que de souffrir, mais plus secrètement il le fera parce qu’il se sentira coupable de devoir faire souffrir la société par une présence et des sentiments inadaptés. S’il décide de vivre, il le fera pour ne pas faire souffrir la société, sans bien y réfléchir, prisonnier de son mode de pensée. Dans cette société sans souffrance, il n’y aura ni colère, ni rires bêtes, ni agression, rien ne sera déviant.

Paris: Marie Humbert at the press conference of the association "Faut qu'on

Au moment où la conscience leur viendra, les individus d’une telle société choisiront de mettre un terme à leur vie plutôt que de faire souffrir leur entourage. Ils seront aussi maintenus en vie pour ne pas faire souffrir leur entourage, et ils accepteront d’eux-mêmes aussi bien l’euthanasie que l’acharnement thérapeutique, pour éviter alternativement la souffrance en eux ou chez les autres, au choix selon la soumission et l’inconscience de chacun. La notion de soins aura donc progressivement disparu : on guérira ou on ne guérira pas, mais jamais ce genre de malades n’acceptera l’incertitude d’être soigné tandis que jamais ce genre de personnel médical du futur ne pourra comprendre l’utilité d’espérer.

Bien entendu, le couple n’existera plus. Le couple sera jugé pervers, entraînant le conflit, et par conséquent, les souffrances. Les quelques couples qui se formeront pourront se quitter quand ils le désireront, au moment où ils le désirent. Mais s’ils souffrent à la séparation, on se moquera bien d’eux en leur rappelant qu’on les avait prévenus. Les pulsions sexuelles seront soignées par des posologies adaptées ou à un faible niveau de conscience de l’individu, par masturbation. On offrira aux individus de ces sociétés des services sexuels qui ne seront qu’une forme institutionnalisée de masturbation/prostitution d’Etat. Des machines se chargeront de ce genre de mission. Les lois aboliront la souffrance, et chaque loi devra apporter une réponse à une incapacité individuelle. Les lois deviendront si nombreuses, qu’il nous faudra de petits appareils pour nous prévenir en cas de dépassement. Ces appareils nous permettront de contrôler la souffrance de notre interlocuteur ou les mots prononcés inappropriés. Cet appareil contrôlera notre comportement et prendra le relais quand nous ne serons plus aptes à nous contenir.

Un lecteur du futur qui lirait mon texte le trouvera complètement inutile. Il pensera que le monde que je décris est déjà là, et que lire ce genre de chose n’apporte rien. “>

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14 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “Drame de Millas: des parents de victimes demandent des excuses de l’État”, L’Express du 23/12/2017.

    Ils peuvent aussi lui demander de vivre éternellement, de les ressusciter, de les rembourser ? Crétins.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Consentement sexuel : pourquoi il est compliqué d’établir un âge minimum”, L’Obs du 14/11/2017.

    Au moment où la société expose les enfants à la pornographie et à la méséducation qui avance toujours plus l’âge de la puberté, cette même société va condamner les relations sexuelles précoces. Va y avoir du boulot devant les tribunaux, surtout en banlieues. Et avec le recul de la prescription demandé par les féministes, des cas pourront ressortir des dizaines d’années après, si ces “enfants” ont connu le moindre problème psychologique durant leur développement, ou le moindre problème financier… Mais ça tombe bien, car la justice manque de dossiers. Elle ne devrait pas souffrir d’avoir à statuer sur quelques centaines de milliers de plus par an. A moins que ce soit comme d’habitude, au cas par cas que les gens seront poursuivis tandis que tout le monde ou presque aura été rendu coupable. Rien que dans mon entourage, il va falloir juger deux personnes pour des faits présents, dont une jeune fille majeure mais assez immature même au niveau de son corps, et qui a forniqué avec un mineur de moins de 15 ans. Et puis, cette fois, il va falloir aussi faire condamner Brigitte Macron… 

    Les syndicats de la magistrature viennent de se prononcer contre ce genre de mesure. Ils veulent pouvoir continuer à juger au cas par cas. C’est une bonne nouvelle. Cela montre, qu’ils ont désormais conscience qu’ils ne peuvent pas remplacer l’éducation des parents, ni pourvoir à la faillite sociale.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    ECLJ du 27/06/2017 : “Droit à l’enfant sans père” : le CCNE confond injustice et frustration

     

    La PMA pour toutes, c’est le droit à l’enfant sans père : une injustice.
    #CCNE
    Le 27 juin 2017, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) a publié son avis n° 126 sur les demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP). Il s’y exprime en faveur de l’accès à la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes en admettant que « l’ouverture de la PMA à des personnes sans stérilité pathologique peut se concevoir pour pallier une souffrance induite par une infécondité résultant d’orientations personnelles ».
    Cet avis était très attendu : sur cette question de la « PMA pour toutes », promesse électorale d’Emmanuel Macron, ce dernier avait en effet déclaré vouloir s’en remettre à l’avis du CCNE, bien qu’il ne soit que consultatif.
    Le CCNE toutefois inquiet des « conséquences pour l’enfant »
    Dans ces revendications « d’égalité » en matière de procréation portées par les mouvements LGBT, le grand oublié et lésé est l’enfant. De la même manière dans cet avis, si les « conséquences pour l’enfant » figurent parmi les « points de butée », le CCNE se déclare néanmoins favorable à la PMA pour les femmes célibataires et lesbiennes, en évoquant notamment une injustice à leur égard. C’est toutefois confondre injustice et frustration.
    Permettre aux femmes célibataires et lesbiennes de procréer par PMA crée un véritable « droit à l’enfant ». Plus encore, il s’agit d’un « droit à l’enfant sans père ». L’enfant se voit infliger une grave injustice en étant intentionnellement privé de père, de filiation paternelle, de référent masculin pourtant nécessaires à la construction de sa personnalité, cela dans l’unique but de satisfaire le désir individuel d’adultes. Les droits les plus fondamentaux de l’enfant sont bafoués et les pères sont méprisés et relégués au rang de donneurs de sperme.
    Après le « Mariage pour tous », la « PMA pour toutes », puis…
    Le CCNE fait ainsi un pas supplémentaire vers l’admission de la gestation par autrui (GPA), bien qu’il se déclare dans ce même avis en faveur de sa prohibition. En effet, si la PMA constitue le seul moyen pour les femmes célibataires ou lesbiennes de réaliser leur désir d’ « avoir » un enfant partiellement issu de leur sang, les hommes célibataires ou homosexuels ne peuvent avoir recours qu’à la GPA pour satisfaire ce même désir. Or si la PMA est admise pour les femmes, comment refuser aux hommes la GPA, c’est-à-dire un « droit à l’enfant sans mère » ?
    Au delà, on peut se demander si, dans l’esprit d’un tel « droit à l’enfant sans père ou sans mère », le « progrès » ne consistera pas à l’avenir à concevoir et faire naître des enfants hors de toute famille, car la famille n’est plus nécessaire à la procréation, ni d’ailleurs à l’éducation.
    Cet avis favorable au « droit à l’enfant sans père » pose ainsi la question du rôle de la technique et de la médecine : accepter l’usage de la PMA en l’absence d’indication médicale revient à considérer que la technique remplace l’homme et que la médecine ne sert plus à soigner l’homme mais à l’augmenter. Cela relève de la pure logique transhumaniste.
    L’autorité perdue du CCNE
    L’autorité de cet avis est autant discutable que la légitimité de l’instance qui l’a rendu : en effet, le CCNE apparaît de plus en plus comme un interlocuteur factice contrôlé par la majorité pour faire avancer ses idées, plutôt que comme une instance d’expertise éthique. Sur le papier, le CCNE était censé être indépendant. Dans les faits, le gouvernement en a modifié la composition en 2013 et 2016 afin que la majorité de ses membres soit favorable à ses positions. Dès lors, il est hypocrite de la part du gouvernement de feindre de s’en remettre à l’avis de cette instance : ce n’est qu’une façon de ne pas assumer ouvertement ses choix et responsabilités politiques.
    « PMA pour toutes » et agendas parlementaire et européen
    La publication de cet avis coïncidant avec la rentrée parlementaire, il est à craindre que le gouvernement n’inscrive cette réforme à l’ordre du jour du Parlement, sans attendre la révision des lois de bioéthique prévue en 2018.
    Cet avis pourrait encore trouver un écho auprès de la Cour européenne des droits de l’homme qui est saisie de l’affaire Charron et Merle-Montet contre France (n° 22612/15) dans laquelle deux femmes lesbiennes se plaignent de ce que la législation française réserve la PMA aux couples souffrant d’une infertilité pathologique médicalement diagnostiquée ou d’une maladie grave dont il s’agit d’éviter la transmission.
    Le Centre européen pour le droit et la justice a été autorisé par la Cour à lui soumettre des observations écrites : il y explique notamment que la législation française actuelle en matière d’accès à la PMA est équilibrée, n’est pas discriminatoire et fait prévaloir l’intérêt supérieur de l’enfant.

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