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Antiféminisme Aimeles

Un monde sans souffrance

Publié le 18 février 2014 par Léonidas Durandal à 18 h 17 min

Il croira tout savoir. Il sera imbus de lui-même et aucune horreur de ce monde ne provoquera en lui le moindre malaise. Il sera cynique et partagera son cynisme avec son entourage. Car l’individu du futur, flatté outre mesure, pensera tout avoir compris à ce monde. Il n’en saisira plus l’essence. Enfermé dans ses certitudes il n’en observera plus les imperfections. Cet être là ignorera sa faiblesse. Il sera aussi sûr de lui qu’il sera bête. Il chérira son manque de culture comme un signe évident de modernité, sa lâcheté comme la plus grande des prudences. Il ne changera pas et se croira un roc. Il ne pourra pas vivre en dehors de lui. Il dormira, se lèvera, ira travailler, donnera un peu de son temps à des associations bénévoles, priera pour pouvoir rester tel qu’il est (faible) et absoudra le pouvoir étatique de toutes ses fautes, en perdant la mémoire de ses vices.

Tout en haut de cette société là, des cerveaux dans des corps artificiels, insensibles à toute douleur, contrôleront le bon fonctionnement du monde. Leurs corps et leurs esprits surpuissants les feront prendre pour des dieux. Ils seront réparés quand ils en auront besoin et à terme leur cerveau même sera remplacé par un ensemble de connections matérielles ou biologico matérielles voire virales. Ce cerveau sera similaire à leur modèle de naissance seulement dans un premier temps. Par la suite, et très vite, ils auront mémoire de tout, une science infinie, et apparaîtront comme indestructibles et éternels. Le peuple aura perdu trace de leur naissance et il inventera une mythologie propre à expliquer leur apparition. A terme, ces cerveaux commandeurs s’élimineront les uns les autres, par fusion ou destruction, et il ne restera plus qu’un seul de ces êtres sur terre. Il sera une entité très proche du démon, s’il n’est le démon lui-même. Il contrôlera les planètes, dirigera des demi-démons qui le serviront et seule la venue de Jésus pourra nous libérer du tyran. Pour entretenir ces demi-démons et ces dieux, il faudra sélectionner des êtres vivants nés d’un homme et d’une femme à l’état naturel, et éduqués dans la différence. Ceux-là seront sacrifiés, eux et leurs enfants pour maintenir la bête en vie. Plus les êtres seront volontaires, croyants, innocents et intelligents, plus le sacrifice satisfera la bête. Mais le démon n’aura pas une emprise directe sur ces êtres libres.

dieux

L’existence de ce petit peuple se passera dans un parc prévu à cet effet, où ils seront enfermés par des artifices qu’ils ne connaîtront pas vraiment. Les disparitions improbables de certains seront expliquées par quelques causes naturelles. Les démons et demi-démons envieront grandement les êtres du parc. Ils désireront intérieurement les posséder, et souvent, ils iront les perturber sur terre. Mais Jésus veillera sur eux, et ils ne pourront étendre leurs méfaits qu’aussi loin que ce petit monde ne priera pas. Le démon devra donc en convaincre le plus possible de sacrifier eux-mêmes leurs enfants et d’abandonner la prière. Le démon et les demi-démons leur souffleront à l’oreille des horreurs en provenance de leur monde, et ils feront passer ces horreurs pour naturelles. Chez les êtres priant Jésus, le démon distillera la peur du malin pour les contrôler. Ainsi, autant les êtres qui ne pensent pas seront aisément contrôlables, autant le démon contrôlera les êtres naturels par la peur et devra en jouer de toutes ses forces pour arriver à ses fins. A chaque fois qu’un de ces êtres, abandonnera un enfant, le laissera mourir par égoïsme, évitera le conflit par lâcheté, n’ira pas vers les autres par faiblesse et ne s’en repentira pas, le démon pourra absorber le petit être abandonné. Il ne se contentera jamais de ce qu’il a détruit. Il lui faudra détruire toujours plus. Il s’attaquera d’abord aux êtres isolés de la communauté, puis à la communauté elle-même. Les êtres naturels et les autres vivront les uns à côté des autres, mais le démon ne se trompera jamais de cible. Ceux qui lui appartiennent déjà ne l’intéresseront pas en ce qu’ils répondent exactement à ses ordres. Parmi les êtres perdus, seuls ceux qui prieront l’Esprit Saint pourront lui échapper. Quant aux êtres naturels du petit peuple de Dieu, ils seront dans l’incertitude perpétuelle, mais tournant leur cœur et leur corps vers Dieu, et recevant Jésus en leur être, demandant le pardon de leurs fautes, jamais ils ne mourront. Ils souffriront durant leur vie sur terre et les enfermés les appelleront des doloristes. Ceux-là “>

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14 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “Drame de Millas: des parents de victimes demandent des excuses de l’État”, L’Express du 23/12/2017.

    Ils peuvent aussi lui demander de vivre éternellement, de les ressusciter, de les rembourser ? Crétins.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Consentement sexuel : pourquoi il est compliqué d’établir un âge minimum”, L’Obs du 14/11/2017.

    Au moment où la société expose les enfants à la pornographie et à la méséducation qui avance toujours plus l’âge de la puberté, cette même société va condamner les relations sexuelles précoces. Va y avoir du boulot devant les tribunaux, surtout en banlieues. Et avec le recul de la prescription demandé par les féministes, des cas pourront ressortir des dizaines d’années après, si ces “enfants” ont connu le moindre problème psychologique durant leur développement, ou le moindre problème financier… Mais ça tombe bien, car la justice manque de dossiers. Elle ne devrait pas souffrir d’avoir à statuer sur quelques centaines de milliers de plus par an. A moins que ce soit comme d’habitude, au cas par cas que les gens seront poursuivis tandis que tout le monde ou presque aura été rendu coupable. Rien que dans mon entourage, il va falloir juger deux personnes pour des faits présents, dont une jeune fille majeure mais assez immature même au niveau de son corps, et qui a forniqué avec un mineur de moins de 15 ans. Et puis, cette fois, il va falloir aussi faire condamner Brigitte Macron… 

    Les syndicats de la magistrature viennent de se prononcer contre ce genre de mesure. Ils veulent pouvoir continuer à juger au cas par cas. C’est une bonne nouvelle. Cela montre, qu’ils ont désormais conscience qu’ils ne peuvent pas remplacer l’éducation des parents, ni pourvoir à la faillite sociale.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    ECLJ du 27/06/2017 : “Droit à l’enfant sans père” : le CCNE confond injustice et frustration

     

    La PMA pour toutes, c’est le droit à l’enfant sans père : une injustice.
    #CCNE
    Le 27 juin 2017, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) a publié son avis n° 126 sur les demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP). Il s’y exprime en faveur de l’accès à la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes en admettant que « l’ouverture de la PMA à des personnes sans stérilité pathologique peut se concevoir pour pallier une souffrance induite par une infécondité résultant d’orientations personnelles ».
    Cet avis était très attendu : sur cette question de la « PMA pour toutes », promesse électorale d’Emmanuel Macron, ce dernier avait en effet déclaré vouloir s’en remettre à l’avis du CCNE, bien qu’il ne soit que consultatif.
    Le CCNE toutefois inquiet des « conséquences pour l’enfant »
    Dans ces revendications « d’égalité » en matière de procréation portées par les mouvements LGBT, le grand oublié et lésé est l’enfant. De la même manière dans cet avis, si les « conséquences pour l’enfant » figurent parmi les « points de butée », le CCNE se déclare néanmoins favorable à la PMA pour les femmes célibataires et lesbiennes, en évoquant notamment une injustice à leur égard. C’est toutefois confondre injustice et frustration.
    Permettre aux femmes célibataires et lesbiennes de procréer par PMA crée un véritable « droit à l’enfant ». Plus encore, il s’agit d’un « droit à l’enfant sans père ». L’enfant se voit infliger une grave injustice en étant intentionnellement privé de père, de filiation paternelle, de référent masculin pourtant nécessaires à la construction de sa personnalité, cela dans l’unique but de satisfaire le désir individuel d’adultes. Les droits les plus fondamentaux de l’enfant sont bafoués et les pères sont méprisés et relégués au rang de donneurs de sperme.
    Après le « Mariage pour tous », la « PMA pour toutes », puis…
    Le CCNE fait ainsi un pas supplémentaire vers l’admission de la gestation par autrui (GPA), bien qu’il se déclare dans ce même avis en faveur de sa prohibition. En effet, si la PMA constitue le seul moyen pour les femmes célibataires ou lesbiennes de réaliser leur désir d’ « avoir » un enfant partiellement issu de leur sang, les hommes célibataires ou homosexuels ne peuvent avoir recours qu’à la GPA pour satisfaire ce même désir. Or si la PMA est admise pour les femmes, comment refuser aux hommes la GPA, c’est-à-dire un « droit à l’enfant sans mère » ?
    Au delà, on peut se demander si, dans l’esprit d’un tel « droit à l’enfant sans père ou sans mère », le « progrès » ne consistera pas à l’avenir à concevoir et faire naître des enfants hors de toute famille, car la famille n’est plus nécessaire à la procréation, ni d’ailleurs à l’éducation.
    Cet avis favorable au « droit à l’enfant sans père » pose ainsi la question du rôle de la technique et de la médecine : accepter l’usage de la PMA en l’absence d’indication médicale revient à considérer que la technique remplace l’homme et que la médecine ne sert plus à soigner l’homme mais à l’augmenter. Cela relève de la pure logique transhumaniste.
    L’autorité perdue du CCNE
    L’autorité de cet avis est autant discutable que la légitimité de l’instance qui l’a rendu : en effet, le CCNE apparaît de plus en plus comme un interlocuteur factice contrôlé par la majorité pour faire avancer ses idées, plutôt que comme une instance d’expertise éthique. Sur le papier, le CCNE était censé être indépendant. Dans les faits, le gouvernement en a modifié la composition en 2013 et 2016 afin que la majorité de ses membres soit favorable à ses positions. Dès lors, il est hypocrite de la part du gouvernement de feindre de s’en remettre à l’avis de cette instance : ce n’est qu’une façon de ne pas assumer ouvertement ses choix et responsabilités politiques.
    « PMA pour toutes » et agendas parlementaire et européen
    La publication de cet avis coïncidant avec la rentrée parlementaire, il est à craindre que le gouvernement n’inscrive cette réforme à l’ordre du jour du Parlement, sans attendre la révision des lois de bioéthique prévue en 2018.
    Cet avis pourrait encore trouver un écho auprès de la Cour européenne des droits de l’homme qui est saisie de l’affaire Charron et Merle-Montet contre France (n° 22612/15) dans laquelle deux femmes lesbiennes se plaignent de ce que la législation française réserve la PMA aux couples souffrant d’une infertilité pathologique médicalement diagnostiquée ou d’une maladie grave dont il s’agit d’éviter la transmission.
    Le Centre européen pour le droit et la justice a été autorisé par la Cour à lui soumettre des observations écrites : il y explique notamment que la législation française actuelle en matière d’accès à la PMA est équilibrée, n’est pas discriminatoire et fait prévaloir l’intérêt supérieur de l’enfant.

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