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Antiféminisme Aimeles

Une couverture maladie discriminatoire envers les hommes

Publié le 28 mars 2017 par Léonidas Durandal à 18 h 45 min

La différence d’espérance de vie entre hommes et femmes possède une part d’acquis. Cela signifie que les conditions de vie des hommes sont plus dures que celles des femmes, ce qui provoque leur mort prématurée. Il n’y a qu’à songer aux accidents du travail qui totalisent  94 % de morts masculines. Les hommes fréquentent des milieux à risque et en payent le prix.

Face à ce constat, les politiques de prévention publique et de soins, ne devraient-elles pas s’adresser aux hommes de manière préférentielle ?

Or au lieu d’accompagner les hommes, c’est bien l’inverse qui a lieu. Non seulement, des femmes qui vivent naturellement plus longtemps que les hommes, dépensent plus en soins médicaux (de l’ordre de 30 % en pharmacie et en médecins), mais elles sont protégées a priori grâce à notre système de prévention, notamment du cancer du sein.

Ces fonds limités, ne pourraient-ils pas être alloués de manière plus équitable entre hommes et femmes ? Plus encore, la prévention qui permet d’économiser sur les dépenses de santé ne pourraient-elle pas s’orienter sur une prise en charge des hommes , même partielle ?

Loin de là, notre politique de santé ne suit pas ce chemin.

Un document émanant des centres médicaux illustre très bien cette pratique discriminatoire.

Cliquez sur l’image pour accéder au questionnaire

Du côté des hommes, 1 seule question spécifique leur est posée pour dépister un possible cancer du testicule. Pour les femmes, ce ne sont pas moins de 12 questions qui concernent leur appareil reproductif au sens large. Il est à noter que ces questions sexo-spécifiques ne concernent que l’appareil reproductif tandis que l’ensemble du questionnaire pourrait être orienté pour répondre aux besoins spécifiques des hommes ou des femmes.

En effet, comme le révèle cet article du Figaro, nous avons plus de gènes en commun avec les singes de notre sexe, qu’avec le sexe opposé de notre espèce. Si l’on rajoute à cela que les vies menées par les hommes et les femmes comportent des différences très notoires, et que la manière d’aborder la maladie est très différente entre sexes, il faudrait probablement envisager d’aborder ces questions de manière entièrement différenciée. Sur ce dernier point, il est à rajouter que les hommes éprouvent une certaine gêne à parler de maladie, certains hommes chez les pauvres ayant même un déficit langagier qui ne leur permet pas d’affirmer leurs ressentis. Dès lors, il me semble que cette pudeur devrait être prise en compte pour dépister leurs maladies, ou évaluer leur état de santé.

Le féminisme empêche la prise en compte des discriminations médicales envers les hommes

Le travail féministe ici comme ailleurs a été particulièrement contre-productif. Celui-ci mettant en avant les manques spécifiques rencontrés par les femmes, il a renforcé l’écart de prise en charge entre hommes et femmes, à la défaveur des hommes.

Pire, cette idéologie a dénoncé des phénomènes dont elle-même était responsable. En matière de crises cardiaques, le manque de prise en charge des femmes a été critiqué comme une atteinte sexiste du système patriarcal, tandis que la surmortalité anormalement élevée du sexe féminin était la conséquence directe de prises de pilules contraceptives, que la-dite idéologie avait encouragées quelques années plus tôt. Ici, les hommes ont été stigmatisés à plusieurs niveaux, notamment parce que les images stéréotypées étaient sensées avoir provoqué la surmortalité dans un milieu médical désormais très majoritairement féminin, mais plus encore parce que la gabegie de communication déployée aura été l’occasion d’oublier que deux fois plus d’hommes que de femmes font des crises cardiaques.

Non seulement, les risques spécifiques liés à la pilule contraceptive n’ont pas été identifiées pour des raisons idéologiques et ont provoqué un surcroît de mortalité chez les femmes de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers de personnes, mais en plus la focalisation sur les problèmes féminins, comme si les femmes étaient les seules victimes de discrimination, a empêché de s’occuper d’une véritable discrimination qui concernait les hommes.

Prise en charge spécifique des femmes pour des problèmes où les hommes sont plus concernés. Dépistage des femmes tandis que les hommes sont en surmortalité. Dépenses de communication somptuaires s’il s’agit de femmes. En médecine, la machine féministe fait carton plein.

8 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Les femmes sont-elles moins bien soignées que les hommes ? », L’Obs du 19/06/2017.

    Les maladies ont un sexe, mais le monde médical tarde à prendre en compte cette donnée. Et qui trinque, à votre avis ?

    Les hommes qui ont une espérance de vie inférieure aux femmes… non pour ces folles.

  2. Commentaire de gastirad39:

    The Weaker Sex

    http://www.nytimes.com/2006/06/17/opinion/17legato.html

    « Le sexe faible n’est pas celui que l’on croit….“Nous avons été sexistes !..

    En 2004, les Instituts US ont dépensé 2x plus pour les recherches santé des femmes que pour les hommes »

    Ces paroles sont extraites du livre de Marianne J. Légato paru en 2006

    https://en.wikipedia.org/wiki/Marianne_Legato

    Cette femme médecin internationalement reconnue et décorée, spécialiste de la médecine pour femmes (attaques cardiaques), professeure  de l’université de Colombia… a aussi écrit

    « Why Men Die First » Pourquoi les hommes meurent les premiers ? un best seller publié en 2009

    https://www.amazon.com/Why-Men-Die-First-Lengthen/dp/0230614353

    Ce cri vient d’une femme scientifique effarée par cette évidente inégalité.

    Pourtant,8 ans plus tard, ce livre reste inconnu dans de nombreux pays féministes

    N’y a-t-il pas là une tenace volonté politique et médiatique ?

    Pourquoi cette parité essentielle qu’est la durée de vie passe-t-elle systématiquement à la trappe ?

    Car si les hommes vivaient aussi longtemps que les femmes le féminisme existerait-il ?

     

  3. Commentaire de gastirad39:

    Léonidas:

    Vous soulignez un point sensible dans cet article. Surtout si on compare avec la durée de vie des SDF hommes/ femmes.La durée de vie supérieure des femmes est un fait de société dû aux avantages qui leur sont concédés.

    Une bonne partie de ces avantages vient de la protection de la maternité, mais pas seulement. Le mode de vie traditionnel (femme au foyer) compte aussi. Si la femme travaille, elle bénéficie aussi de congés supplémentaires, de boulots moins stressants et moins dangereux.

    Enfin, les femmes malgré des carrières  plus courtes (congés maternités …)  bénéficiaient des retraites les plus longues. Un vrai scandale non paritaire qu’il est question de rogner vu le coût exorbitant des retraites.

    Mais le pire scandale vient des campagnes contre le cancer du sein. Alors que les 2/3 des morts par cancer concernent les hommes, c’est celui des femmes qui est soigné en priorité. Et la véritable raison n’est pas celle mise en avant. Elle est politique. Elle fut un des enjeux de l’élection de Chirac en 2002. Hors, à la fin des années 1990, la durée de vie des femmes stagnait, tandis que celle des hommes augmentait, réduisant l’écart. C’était dû en bonne partie aux effets du féminisme. Mais, politiquement, cela signifiait la fin de la puissance électorale  des femmes … et donc du féminisme.

    Depuis, on y a remédié. On soigne encore mieux les femmes: campagnes de dépistages exclusivement pour elles (et pas que le sein), mais aussi importation de ventres (immigréEs prioritaires si elles se considèrent en danger …)

    Ces dernières vivent des dépenses sociales, peuplent les rangs des péripatétitiennes et maintiennent artificiellement hauts les chiffres des naissances.

    Que des avantages !  ! Pour nos politiques ! ! !

  4. Commentaire de kasimar:

    Les féministes ont elles-mêmes creusé la tombe de celles dont un combat contre un ennemi arbitraire le « patriarcat » qui sert à justifier leur fond de commerce. Qui a encouragé la femme à fumer ? Qui l’a encouragé à travailler , donc dans un environnement et quotidien stressant, ce qui l’a poussé à consommer des anti-dépresseurs, à fumer comme une cheminée, et/ou pire à se droguer ou s’alcooliser? A être davantage violente et vulgaire ? Qui a poussé la femme à se faire ramoner la chaudière prétextant une « liberté » à disposer de son corps ? Qui l’a poussé à consommer de l’alcool plus que de raisons ? … ?

    Les féministes avec la complicité de beaucoup de femmes ont voulu avoir une vie calquée sur celles des hommes, j’ai envie de vous répondre eh bien prenez également toutes les conséquences néfastes de vos actes, vouloir la parité c’est pas que vivre d’amour et d’eau fraîche mes louloutes.

    Donc le coup du « patriarcat » qui empêche les femmes d’avoir des avantages à d’autres

  5. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Du rêve américain aux « morts du désespoir » », Les Echos du 27/03/2017.

    Elle est où la domination patriarcale du blanc hétérosexuelle si chère à nos féministes.

  6. Commentaire de François ALLINE:

    L’espérance de vie en milieu hostile est de 56 ans pour les hommes, 44 ans pour les femmes : Cette étude sur les SDF de Marseille effectuée en 2014

    http://www.francetvinfo.fr/societe/sdf-une-esperance-de-vie-entre-44-et-56-ans_1652181.html

    Dans la moyenne nationale de 84 ans pour les femmes et de 77 ans pour les hommes. En comparant ces données, on réalise (ce que l’on savait) que si les femmes ont une espérance de vie supérieure aux hommes, c’est bien parce que la société leur propose des conditions de travail et de vie infiniment plus acceptables qu’aux hommes qui sont la main d’oeuvre taillable et corvéable à merci, sont dans tous les métiers difficiles et pénibles où comme le souligne Léonidas ; accidents du travail à répercussion dramatique ( 600 000 invalides à vie) et décès sont leur lot (Ajoutez-y les suicides (1000 pères/an et 8000 hommes en tout pour 2300 femmes) ect..)

    ET ILS NE SE PLAIGNENT PAS, EUX !

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