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Une société capitaliste d’enfants mal sevrés

Publié le 8 septembre 2016 par Léonidas Durandal à 15 h 38 min

de père et donc un sevrage qui ne s’est jamais fait. Vous remarquerez ainsi nombre de prêtres capables de vivre en dehors de toute réalité, qui ne le veulent pas, mais surtout, qui ne le peuvent pas. Ils sont en dehors du monde en croyant le sauver, souvent dans l’arrangement et la compromission, et chez les traditionalistes, dans la rigidité extrême. Ils sont l’émanation d’un peuple catholique qui a vécu au-dessus de ses moyens au 19ème siècle, et qui se retrouve gros Jean comme devant au 21ème siècle, scindé en deux entre la mère acariâtre et l’hystérique. Mais tous ceux-là disparaissent et il en est très bien ainsi. Parlons plutôt de la grande majorité, de ces adolescents reliés à leur mère symbolique vissés à leur portable, instrument ambiguë d’ouverture au monde et d’asservissement, individus qui forment soit-disant notre avenir.

Le portable

squeezie
cyprien
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lufy

Toujours joignables, toujours soumis, ne comprenant pas que d’autres ne le soient pas autant qu’eux, ils voient le monde à travers l’illusion. Leurs égéries sont des humoristes qui ne leur parlent pas de politique, mais de leur quotidien, ou au mieux de politique à travers leur quotidien.
Les rapports personnels, les contacts, la taille du réseau est tout, et les idées très peu. Leurs égéries sont encore des stars qui leur vendent du rêve en leur donnant des clefs artificielles pour attirer l’autre sexe, le séduire, et accessoirement en leur vantant des produits pour lesquels ils sont sponsorisés. L’utilisation de ces accessoires de mode pour les filles doit leur offrir la possibilité d’acquérir du pouvoir sur les garçons. Les jeux vidéos pour les garçons les autorisent à s’imaginer puissants, forts, et donc séduisants auprès des filles. Tous manquent. Aucun de ceux-là n’est sûr de lui. Ils tètent à la mamelle dont ils ont manqué ou bien qu’ils n’ont jamais lâché à un âge avancé. Ils se construisent comme ils peuvent avec les carences qui leur ont été léguées en héritage. Le produit de mode ou le jeu vidéo va les sauver du manque d’attention qu’ils ont subi. C’est un moindre mal.

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Au début, leur mère leur a filé un portable pour savoir où ils étaient « en cas de besoin, on ne sait jamais… ». Elle avait peur paraît-il. Heureusement, même si elle a gardé son emprise psychologique par ce biais, elle a vite été dépassée par la culture de liberté qui régnait en ce lieu. Idem pour le joueur de jeu vidéo qui s’est fait payer sa console par ses parents puis qui a pu fraterniser avec d’autres garçons. Cependant, les adultes féminisés ont eu tôt fait de comprendre les enjeux du manque de contrôle et l’étendent maintenant pour « rassurer les populations ». Rassurer qui, si ce n’est les mères qui refusent ce rôle à leurs compagnons. Bien entendu, il ne s’agit pas d’interdire tout ce qui bêtifie l’enfant, pornographie et violence gratuite, au contraire, cela sert de soupape à la violence issue du manque d’éducation, mais de s’assurer d’un pouvoir sur lui.

Dans les tous débuts, la CNIL en France, protégeait les internautes des dérives probables du réseau informatique en matière de renseignement. Désormais, toutes les barrières sont en train de céder sous la pression de la loi du plus fort. Les grandes entreprises et l’État féminisé veulent occuper l’espace sur internet pour que l’éducation des futurs consommateurs/citoyens ne leur échappe pas. Ainsi cherchent-ils par exemple à récupérer les Youtubers ou à faire la promotion de ceux qui servent leurs intérêts, et ils y réussissent très bien. Les premiers emploient l’argent, les seconds leur réseau institutionnel. En sus, l’État a renoncé à défendre l’impartialité des réseaux sociaux, mais au contraire, s’escrime à les récupérer tout en gagnant en possibilité de censure des propos qui ne lui conviennent pas et surtout à lever l’anonymat qui était pourtant une des règles fondamentale de liberté de cette culture de garçons émancipés. Instrument de libération, l’informatique est en passe de devenir le plus grand outil de contrôle féminisé de notre histoire. Le contrôle de l’identité, la récupération de données personnelles et la censure s’y étendent plus que jamais. Mais qu’importe pour « >

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39 Commentaires

    • Ping de 100pourcenteduque@parunefemme.com:

      Monsieur Léonidas,
      Cher Léo,

      Il y a le mec qui prend le selfie et celui qui prend photo de celui qui fait le selfie.

      Le premier prend le selfie pour faire le cake sur les réseaux sociaux, le second pour faire de la dénonciation sur les réseaux sociaux.

      Je crois que je mets les deux dans le même panier.

      Bon ceci étant l’histoire est parfaite un « male blanc »  pris à défaut alors que la victime est une femme …..  c’est très male toxicité tendance.

      BORN TO BE TOXIC

       

       

       

      • Ping de Léonidas Durandal:

        De ce point de vue, ce pourrait être cocasse. Cependant, le type a quand même perdu les pédales. C’était bon qu’il soit dénoncé.
        Nous gagnerons en crédibilité en étant justes.
        Un homme doit toujours être juste.
        Celui-là a voulu se la péter pour de la veine gloriole. C’était du n’importe quoi.

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    «  »Je me sens en compétition avec ma nounou » », L’Express du 16/05/2018.

    Les mêmes qui vous disent que la patrimoine génétique n’est rien, laissent l’éducation de leurs enfants à d’autres. Si le patrimoine génétique n’avait pas d’importance, elles ne seraient plus rien pour leurs enfants.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Non, l’internat n’est plus une punition ! », Le Point du 08/05/2018.

    Si quitter sa famille à 10 ans n’est plus une punition, quelles familles avons-nous construites ?

  3. Ping de Cyrus:

    Bonjour à tous,

    Lorsque la politique française se détache de sa finalité morale – catholique – il faut en comprendre l’une des raisons. Voici un magnifique téléfilm à voir et à revoir (les acteurs sont excellents dans leur rôle) : https://www.youtube.com/watch?v=xxgg3cU3B2E

    Dîtes-moi ce que vous en pensez.

    Cordialement,

    Cyrus

  4. Ping de Cyrus:

    Bonjour M. Durandal,

    Bonjour à tous,

    Pour comprendre le monde dans lequel nous vivons et les malheurs de la France en particulier, je pense que le visionnement de cette vidéo s’impose (et la lecture des livres de ce philosophe aussi ; certains étant plus facile d’accès que d’autres) : https://www.youtube.com/watch?v=PWcBKVcz12E

    Dîtes-moi ce que vous en pensez.

    Cordialement,

    Cyrus

    • Ping de Cyrus:

      Rebonjour M. Durandal,

      Avez-vous regardé les deux liens web ci-haut ?

      Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

      Cordialement,

      Cyrus

      P.S. Êtes-vous allé voir Star Wars Épisode VIII : Les derniers Jedi ?

      • Ping de Léonidas Durandal:

        Il faut que vous sachiez M Cyrus, que je n’ai pas le temps, ni toujours les moyens matériels de faire ce que j’ai envie. J’aimerais avoir le temps d’aller voir des milliers de films et de lire également. Mais j’ai rarement le temps et l’argent pour le faire. Par exemple, sur votre lien sur la loi de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, il me semble en connaître assez par rapport aux thèmes de mon blog. Et entamer des discussions culturelles sur d’autres sujets m’est presque impossible. J’essaie de consulter vos liens au maximum. Mais ne me demandez pas d’en faire le commentaire en plus. J’en ai rarement le temps, et je préfère consacrer le peu que j’ai à la lutte contre le féminisme. Merci de comprendre ma position.

      • Ping de Léonidas Durandal:

        Ca y est. Je l’ai vu. C’est sacrément plus réussi que l’autre. Dommage que ce soit toujours pour nous vendre de la merde progressiste. Je suis certain que le Rian Johnson pourrait faire quelque chose de sa vie, s’il avait un jour les coudées franches.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « Récit d’un burn-out: « Ma chance, c’est d’être tombé malade avant d’être mort » », Les Echos du 21/12/2017.

    Sur 6 personnes lors d’une réunion de soins, 4 faisant partie de professions intellectuelles. Ici, l’enfant mal aimé  durant son enfance a l’impression qu’il doit travailler jusqu’à l’absurde pour faire plaisir à maman, soit de crever, ce qui est le comble de l’inefficience. Dans un autre style mais…

    « Entre divorces et burn-out, les sacrifices des proches d’Emmanuel Macron », Le Point du 20/12/2017.

    Il y a pire que de servir les femmes dans le secteur marchand. Il y a de servir l’Etat protecteur de ces dames.