Accueil » Questions idéologiques » Une société du fantasme : du constaté au fantasmé (cadre théorique)
Antiféminisme Aimeles

Une société du fantasme : du constaté au fantasmé (cadre théorique)

Publié le 3 juillet 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

contenu en nous n’aurait pas de sens, il ne proviendrait pas d’une entité qui nous serait supérieure, le sacrifice de Jésus et de tous les Saints qui l’ont suivi n’aurait pas de sens… ça, ce sont de vraies histoires que des enfants se racontent en eux mêmes pour se dire qu’ils sont grands. En tant que croyants, nous ne pouvons plus alimenter ces contes modernes qui se révèlent tous plus faux les uns que les autres. Ce fantasme est en train de nous emporter. Les sans Dieu sont en train de construire un monde parfaitement irréel, parfaitement délirant, un monde onirique, issu du spectacle, qui reprend les sentiments immortels en les laissant sans guide, au fil de leurs projections, dramatisées de toute pièce. Et pour cela, ils se donnent l’apparence de la science, car il ne leur reste que cela, la logique. Pourtant le délire finit par prendre le dessus, et la logique ne suffit plus. Le fantasme entretient le fantasme, maquille les chiffres, et le retour au réel s’éloigne d’autant plus que le réel est haï. Le délire est à la limite de devenir imprévisible.

 

 

Les femmes, objet privilégié de délires et de fantasmes.

 

L’un de ces délires est celui concernant les femmes, un délire qui est le plus ancien qui soit, mais qui se donne toutes les apparences du neuf et qui a atteint le stade terminal d’un cancer déclaré dans tout le corps social. La femme, l’être accueillant par nature, accueille toutes les psychés troublées, tous les fantasmes, depuis la nuit des temps. Les Hébreux ne priaient-ils pas la reine du ciel alors que cela leur était interdit ? Les premiers cultes n’étaient-ils pas rendus aux femmes ? Beaucoup d’anciens ont repéré cette difficulté et ont tenté d’établir des règles de fonctionnement social pour éviter à toute une société de basculer dans le délire de la déesse mère.

 

130703fin

 

 

Aujourd’hui, ce culte a du mal à être proscrit. Il s’étend au fur et à mesure que la société du fantasme progresse, peut-être l’a-t-il engendré, malgré tout le mal objectif qu’il a déjà provoqué par le passé. Et il se renouvelle sans cesse. Nous semblons découvrir la protection des femmes, comme si, pour les anciens les femmes n’avaient eu que peu d’importance. En fait, cette idée de la protection des femmes et du viol a traumatisé toutes les civilisations à toutes les époques. Il est plutôt étonnant de vivre dans une société qui puisse imagine que les pères d’hier n’aient pas aimé leurs filles parce qu’ils ne les traitaient pas comme nous les traitons. Il y aurait bien à dire de notre société qui laisse tout faire à ses filles en croyant les rendre heureuses, la nôtre, et qui dénigre l’exemple passé, du temps où nos pères donnaient une éducation à leurs filles qui leur permettait d’avoir beaucoup plus de chance de réussir dans la vie en comparaison de notre société d’aujourd’hui qui voit le nombre des divorces, la prise d’antidépresseurs et les désintégrations sociales ne cesser de croître. Le fantasme c’est aussi ça : penser à l’inverse de ce que nous vivons. Il semble que nous ne voulions plus prendre en compte les évolutions objectives de notre société, que nous nous trouvions tout un tas d’excuses, comme l’absence de statistiques à l’âge préhistorique, pour éviter d’avoir à observer l’évolution brutale que nos vies ont connues, ne serait-ce qu’en 20 ans.

 

 

Le grand enfermement.

 

Dernièrement, j’ai beaucoup discuté avec des personnes favorables à la dénaturation du mariage. Dans leurs arguments, il revient régulièrement que le monde n’a pas connu de révolution depuis le vote de la loi. Elles ne s’aperçoivent même pas de l’énormité de ce qu’elles sont en train d’avancer. Aveuglées par je ne sais quel sort, elles n’arrivent même pas à faire le constat des nombreuses séparations autour d’elles, d’une société freudienne qui ne voit qu’en termes de pulsions sexuelles, des dégâts provoqués sur les enfants, de la baisse du niveau scolaire, de la montée de l’individualisme, de la précarisation des individus, tous ces travers sociaux dont tout le monde se plaint depuis quelques années mais que personne ne semble pouvoir relier logiquement aux choix de société que nous avons faits à travers nos lois depuis 40 ans et plus. J’ai l’impression que ces personnes, parfois très intelligentes, sont complètement enfermées dans leur psyché, qu’elles ont perdu toute forme de sensibilité. Individualistes, elles semblent vivre de manière autonome de leur fantasme, quoi qu’il puisse « >

Lire la suite

3 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Le deuil périnatal sort des limbes », Figaro santé du 10/11/2014, Pascale Senk.

    La journaliste précise qu’on ne pouvait en parler à un niveau collectif par peur de la « récupération des pro-vie ».
    Les pro-vie ont donc raison de considérer le foetus comme une personne mais il faut le taire pour continuer à leur donner tort. Exemple typique d’une personne qui croit à son mensonge et qui considère le reste de la société à l’égal d’une bande de crétins. Elle le pense et l’exprime de manière explicite. Bien entendu, tout le monde est idiot sauf les avorteurs et les lecteurs qui sont d’accords avec elle.
    Mécanisme typique d’une de ces personnes autiste qui fourmille dans notre société et qui évite de s’affronter à une réflexion différente, la journaliste ne veut pas connecter les souffrances des femmes qui font des fausses-couches et la mort de leur enfant. Pourquoi veut-elle les éloigner de cette forme de cohérence ? Parce qu’en plus de mentir et de croire à son mensonge, elle veut s’imaginer être dans la vérité. Pas étonnant qu’il y ait tant de dépressifs dans notre société avec ce genre de démarche.
  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Peut-on trouver l’amour sur internet ? », figaro Madame du 10/11/2014.

    Où on peut lire le danger du fantasme qui se dessine en arrière plan d’une société où nous sommes coupés de nos 5 sens.
  3. Ping de Léonidas Durandal:

    9 entreprises s’engagent aux côtés de l’Etat pour l’égalité Hommes-Femmes :


    Figaro du 17/10/2013

     

    Eh bien va falloir en embaucher des hommes !

    Laisser un commentaire

    Premier commentaire ou VPN ? Le commentaire sera mis en attente de validation

    -

    Votre sexe SVP :

    -

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.