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Antiféminisme Aimeles

Une société du fantasme : du constaté au fantasmé (cadre théorique)

Publié le 3 juillet 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

arriver autour d’elles. Se croyant indépendantes, elles peinent maintenant à observer le monde qui les entoure. Elles reçoivent leurs informations de l’extérieur, et valident ces informations sans les confronter à leurs observations personnelles. Il semble qu’elles soient directement connectées à une matrice de pouvoir avec laquelle leurs idées se confondent, leurs impressions, leurs modes de vie aussi, mais qu’en même temps elles soient persuadées de leur propre autonomie en ce monde. Elles fonctionneraient sur deux niveaux de fantasme : à leur propre niveau, et à celui de la matrice. A leur niveau, elles se sentiraient libres et indépendantes, sûr d’effectuer des choix personnels. Au niveau de la matrice, elles s’assimileraient à une entité supérieure avec laquelle elles se confondraient, entité supérieure qui seule leur permettrait d’avoir le sentiment d’être libres et indépendantes.

 

Ne pensant que par elles, elles obligent constamment leur interlocuteur à prendre en compte leurs idées et semblent ainsi discuter. En fait, leur mode de discussion onaniste empêche tout échange argumenté et toute évolution des points de vue, même s’il donne l’impression de l’inverse. Le locuteur dans son fantasme se conçoit dans une forteresse assiégée et cherche surtout à améliorer ses défenses. Il a l’impression que son château ne doit pas être pris. Il n’imagine pas qu’il puisse embellir son château des idées des autres. Il est matérialiste, ne réfléchit qu’en fonction des intérêts de chacun. Il sanctionne tous ceux qui pensent en dehors de ce cadre défini par la matrice, et sachant la matrice jalouse, il sait bien qu’il aura de nombreux appuis autour de lui. A son niveau, il se justifie ainsi :

« Le sens de l’histoire de la matrice étant indéfectible, il n’y a plus de raisons de s’interroger, de toutes les manières, nous progresserons quoi qu’il arrive en suivant les idées que la matrice nous donne à penser comme étant des évolutions. La matrice est puissante, elle est forte, rien ne peut la détruire, car elle est impitoyable avec ceux qui pensent de manière différente. La matrice est capable de créer l’illusion, et la richesse pour entretenir l’illusion : qui pourrait l’abattre ? »

 

 

« Un individu sain est un inadapté dans une société malade ».

 

Ainsi, pour ces gens, la réalité, la culture, les grands penseurs, les parents, tout cela n’a plus aucun sens. La société du spectacle n’a pas repris une forme de culture pour la pousser plus loin ou sur d’autres chemins, elle a accouché d’une société qui est la négation même de toute culture, de tout passé, et qui renouvelle sans cesse ses moyens pour empêcher toute forme de culture traditionnelle de survivre. La société du spectacle imagine qu’elle pourra coucher avec tout le monde dans un melting pot fructueux. La société du fantasme refuse de voir l’échec de la société du spectacle et préfère continuer à se détruire pour une coucherie d’un soir. Inutile de dire que dans cette société du fantasme, un individu sain a toutes les difficultés à faire comprendre à une compagne quelconque son désir de stabilité, à son entreprise sa conscience professionnelle, à ses hommes politiques son désir d’entendre la vérité. Pour s’intégrer dans cette société du fantasme, il faut accepter la désintégration. Il faut accepter la perte de tout bon sens. Il faut accepter de connaître des relations volages qui n’aboutiront jamais sur des histoires réellement sérieuses, sauf à vivre comme deux autistes les uns à côté des autres. Il faut accepter d’avoir à faire à des entreprises bureaucratiques qui vous demandent de jouer un rôle : le bon contribuable, l’employé modèle et matérialiste, détaché de son poste, tout cela ne convenant pas à ce troupeau d’intégrés qui ne pensent qu’à eux, mais qui ne  sait pas bien comment il pourrait en être autrement avec ce qu’ils sont devenus. Les organisations privées ou publiques sont riches aujourd’hui, sans avoir à se poser de questions sur l’humain. De même pour les employés. Tous, ne voient plus que par les moyens qu’ils ont obtenus et ne veulent surtout plus se poser de questions sur les fins qui pourraient remettre en question leur petit confort personnel, ni la conversion intérieure qu’ils auraient à mener s’ils voulaient vivre. La corde de l’incompétence semble pouvoir être tirée éternellement sans casser dans notre société riche. Le citoyen matérialiste, persuadé que le matérialisme est la fin et le moyen, ne veut surtout pas casser la machine en se posant de vraies questions ou en travaillant à l’humanisation de la machine, quand il en a encore la force. Les organisations « >

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3 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Le deuil périnatal sort des limbes », Figaro santé du 10/11/2014, Pascale Senk.

    La journaliste précise qu’on ne pouvait en parler à un niveau collectif par peur de la « récupération des pro-vie ».
    Les pro-vie ont donc raison de considérer le foetus comme une personne mais il faut le taire pour continuer à leur donner tort. Exemple typique d’une personne qui croit à son mensonge et qui considère le reste de la société à l’égal d’une bande de crétins. Elle le pense et l’exprime de manière explicite. Bien entendu, tout le monde est idiot sauf les avorteurs et les lecteurs qui sont d’accords avec elle.
    Mécanisme typique d’une de ces personnes autiste qui fourmille dans notre société et qui évite de s’affronter à une réflexion différente, la journaliste ne veut pas connecter les souffrances des femmes qui font des fausses-couches et la mort de leur enfant. Pourquoi veut-elle les éloigner de cette forme de cohérence ? Parce qu’en plus de mentir et de croire à son mensonge, elle veut s’imaginer être dans la vérité. Pas étonnant qu’il y ait tant de dépressifs dans notre société avec ce genre de démarche.
  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Peut-on trouver l’amour sur internet ? », figaro Madame du 10/11/2014.

    Où on peut lire le danger du fantasme qui se dessine en arrière plan d’une société où nous sommes coupés de nos 5 sens.
  3. Ping de Léonidas Durandal:

    9 entreprises s’engagent aux côtés de l’Etat pour l’égalité Hommes-Femmes :


    Figaro du 17/10/2013

     

    Eh bien va falloir en embaucher des hommes !

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