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Antiféminisme Aimeles

Une société du fantasme : du constaté au fantasmé (cadre théorique)

Publié le 3 juillet 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

dans les milieux « installés » qui composent la majorité des structures, ne s’aperçoivent pas à quel point elles ont engendré des cultures complètement déconnectées de la réalité parce que notre société dans son ensemble, a accumulé un capital colossal qui lui a permis de faire perdurer toutes les erreurs possibles et imaginables sans jamais en être sanctionnées, ou rarement. Accumulant du capital, elles ont fini par vouloir en accumuler encore plus, sans que cela n’ait jamais de fin, ni de but en soi. Les établissements publics ont voulu dépenser toujours plus pour faire le bonheur des gens sans s’apercevoir qu’en misant sur la matérialité, ils passaient complètement à côté de l’humain. Et comble du délire, nous avons fait voter des lois, pour détruire définitivement la structure qui avait résisté à toutes les attaques de la matrice depuis le début : la famille. Notre société s’est déconnectée à ce point de la réalité qu’elle s’est prise à imaginer que les structures familiales étaient contre productives, qu’elles ne permettaient pas à l’individu de s’émanciper, de consommer assez, d’être libres, que les parents étaient pathogènes, que les enfants pouvaient naître « hors sol ». Nous avons abandonné nos enfants. Engendrant la destruction des familles, nous avons affirmé que les enfants pouvaient très bien se passer de ce genre de familles détruites. Les viols et les violences familiales ont alors augmenté et nous en sommes arrivés au point que la société du fantasme doive mettre en place de nouvelles illusions pour faire croire qu’elle n’est pas à l’origine de ces désordres. Elle l’a fait pour le viol et les violences conjugales comme elle l’a fait dans bien d’autres domaines, pour se soustraire à ses responsabilités, pour qu’individuellement, nous puissions échapper à notre responsabilité d’humain. Inutile de dire combien nous avons participé à ce mensonge et combien nous y participons chaque jour.

 

 

Rien n’a changé.

 

Pour la société du fantasme, il faut surtout réussir à démontrer que rien n’a changé, alors même que certaines informations imprévues peuvent survenir et s’opposer à l’architecture fantasmagorique qui a été construite. Il en a été ainsi des viols. Concernant ceux-là, elle n’a pas simplement masqué les augmentations de viols, elle a inventé le concept d’une société où le nombre de viols aurait toujours été le même, et élevé. Car la société du fantasme a créé et entretient le concept de « la fin de l’histoire » : nous progressons quoi qu’il puisse arriver, nous évoluons grâce aux mesures progressistes dont nous bénéficierions quoi qu’il arrive dans un futur qui ne peut pas être meilleur étant donné les conditions matérielles que nous remplissons. Nous sommes ici en plein délire. Le monde évolue, il a toujours évolué, même si ce ne fut pas toujours pour le meilleur. Notre évolution à nous, a été de vouloir figer le monde dans une posture rassurante et d’avoir complètement échoué.

 

 

Introduction à l’exemple pratique sur les viols et les violences conjugales.

 

Pour ajuster ce fantasme d’immobilité à une réalité mouvante, la société du fantasme est obligée d’utiliser des outils manipulatoires en forme d’arguments ajustables et invérifiables. Concernant les viols, il s’agira de la prise de conscience des femmes dans les dénonciations, de l’effet de campagnes publicitaires pour inciter les femmes à porter plainte, de l’absence de statistiques fiables dans le passé, et tout un arsenal statistique monté de toute pièce. Ces manipulations particulières vont être étudiées dans un deuxième article. Transposables à tout autre phénomène (violences routières, immigration clandestine, niveau scolaire, égalité des chances, croissance…), je veux seulement ici donner un exemple concret du genre de mirage collectif auquel la société du fantasme nous demande de croire, pour qu’un lecteur consciencieux et responsable puisse se persuader que je n’entretiens pas une autre forme de mirage.

3 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Le deuil périnatal sort des limbes », Figaro santé du 10/11/2014, Pascale Senk.

    La journaliste précise qu’on ne pouvait en parler à un niveau collectif par peur de la « récupération des pro-vie ».
    Les pro-vie ont donc raison de considérer le foetus comme une personne mais il faut le taire pour continuer à leur donner tort. Exemple typique d’une personne qui croit à son mensonge et qui considère le reste de la société à l’égal d’une bande de crétins. Elle le pense et l’exprime de manière explicite. Bien entendu, tout le monde est idiot sauf les avorteurs et les lecteurs qui sont d’accords avec elle.
    Mécanisme typique d’une de ces personnes autiste qui fourmille dans notre société et qui évite de s’affronter à une réflexion différente, la journaliste ne veut pas connecter les souffrances des femmes qui font des fausses-couches et la mort de leur enfant. Pourquoi veut-elle les éloigner de cette forme de cohérence ? Parce qu’en plus de mentir et de croire à son mensonge, elle veut s’imaginer être dans la vérité. Pas étonnant qu’il y ait tant de dépressifs dans notre société avec ce genre de démarche.
  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Peut-on trouver l’amour sur internet ? », figaro Madame du 10/11/2014.

    Où on peut lire le danger du fantasme qui se dessine en arrière plan d’une société où nous sommes coupés de nos 5 sens.
  3. Ping de Léonidas Durandal:

    9 entreprises s’engagent aux côtés de l’Etat pour l’égalité Hommes-Femmes :


    Figaro du 17/10/2013

     

    Eh bien va falloir en embaucher des hommes !

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