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Antiféminisme Aimeles

Vers la féminisation ? d’Alain Soral

Publié le 23 novembre 2011 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

 

Sur la forme :

 

Voici le meilleur livre, à mon avis, des 3 que j’ai lu d’Alain Soral. Le style y est le plus fluide tout en restant percutant. La subversion atteint son but de manière claire, même si les idées qui y sont développées sont complexes, et demandent des connaissances en psychologie que le commun n’a pas forcément. Vers la féminisation ? N’est pas un livre accessible. Alain Soral jongle entre les catégories intellectuelles : politiques, économiques, psychologiques… tout en tentant de donner à l’ensemble une unité. L’exercice n’est pas facile et la lecture d’un tel ouvrage n’est réservé qu’à des gens cultivés (en particulier dans le domaine psychologique) ou qui voudraient passer du temps à approfondir le contexte théorique dont il alimente son bouquin. Manipuler le concept d’oedipe comme il le fait et lui additionner une réflexion politique par-dessus, tout en remettant en cause l’ensemble du mouvement psychologisant, dénote d’un esprit agile, rapide, centré sur les idées, mais qui ne prend pas toujours le temps d’explications qu’il imagine certainement comme superflues.

Cependant un lecteur attentif ne sera jamais totalement perdu s’il prend le temps de relire certains passages.

 

 

L’idée générale :

 

Derrière le féminisme, il y aurait une arnaque anti-démocratique dont le but serait de nous éloigner du vrai combat : le combat de classe entre dominants et dominés. Le féminisme, bien vite rejoint par d’autres mouvements minoritariste, sèmerait la division dans le prolétariat. Cette alliance des minorités constituerait majorité et imposerait son diktat (j’élargis peut-être un peu son concept, mais telle est la conclusion que j’ai faite de l’écrit de Monsieur Soral). Le grand capital encouragerait ce mouvement dans le but d’opposer les prolétaires entre eux, hommes contre femmes en particulier : diviser pour régner. Or pour Alain Soral, le combat de classe se situerait plutôt entre femmes riches et femmes pauvres, entre hommes riches et hommes pauvres plutôt qu’entre hommes et femmes.

 

 

Des questions psychologiques aux questions politiques et économiques :

 

Monsieur Soral part de la naissance de l’enfant, et du concept de féminité. Après avoir défini le petit homme, la demoiselle (n’en déplaise aux féministes), il définit la notion de féminité. Puis il démontre comment des désordres dans la féminité peuvent aboutir au féminisme, au lesbianisme ou à l’anorexie mentale. Au passage il écorne toute la mythologie féministe sur l’oppression des femmes, et définit même des catégories de féministes (flippées, pétasses, masculinisantes), catégories dont il montre comment les unes ont engendré les autres (complexe, je vous l’avais dit). Il démontre comment la situation psychologique du petit garçon et de la petite fille, expliquent nos différences culturelles, et quels sont les accidents possibles dans ce processus (immaturité relative du garçon, psychologisation du monde pour les filles). La prise de pouvoir des féministes sur le plan idéologique correspondrait à une féminisation de la société, bien utile aux détenteurs du grand capital (terme non utilisé par M  Soral mais que je me permets d’utiliser pour faire plus simple).Cette féminisation correspondrait également à un appauvrissement culturel dans le domaine du travail et à une baisse de conscience de la nécessaire lutte politique. À la fin, le consommateur resterait enfermé dans des rapports immatures et maternisants. Il ne s’émanciperait jamais, ce qui rendrait bien service à une forme de capitalisme financier qui n’attendrait de lui qu’une propension à consommer toujours plus. La psychologie aurait pour but, dans ce cadre, de soulager les bourgeois de toute conscience morale.

Voici tracé en gros quelques-unes des principales idées d’Alain Soral qu’il serait trop long de détailler ici.

 

 

 

 

L’extrait :

 

(p57)… Les raisons de cette immoralité (ndc : féminine), visiblement inconsciente, et de cette sujétion infantile au pouvoir politique en place (et plus profondément au système politique en vigueur) a sans doute deux explications :

 

– l’impossibilité logique pour une vision intra-oedipienne d’accéder à la morale, et

– l’absence de meurtre du père...

 

 

Ces explications sont détaillées par la suite.

 

 

Ma critique des idées exposées dans ce livre :

 

Du point du vue idéologique et si on accepte les hypothèses de départ de Monsieur Soral (lutte des classes comme explication du monde), je n’aurais qu’un seul reproche à faire au « >

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7 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Deux policiers canadiens s’évanouissent pendant un discours de Justin Trudeau », L’Express du 10/03/2018.

    La nouvelle chef de la police est identifiée comme une femme dans l’article. Par contre, pour les deux policiers qui s’évanouissent, la féminisation de la fonction  ne semble plus d’actualité pour la rédaction.

    Pourtant ce sont bien deux femmes qui n’ont pas tenu le coup, pour l’intronisation de cette nouvelle cheffe de la police, accompagnée par le clown Justin Trudeau. Tout un symbole.

    Heureusement dans nos sociétés, il n’y a plus rien à défendre ni à protéger.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Policiers agressés à Champigny-sur-Marne : ce que l’on sait », L’Obs du 02/01/2018.

    Entre les lignes : Le capitaine a dû protéger la « chance pour la police » quand ça a commencé à taper dur. Mais découverts et isolés, ils se sont fait roués de coups. Une femme gardienne de la paix, c’est quand même du grand foutage de gueule.

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Marlène Schiappa et Caroline De Haas : une guerre des chiffres plus que des féminismes », L’Obs du 27/11/2017.

    Caroline de Haas. L’une de ces nombreuses militantes féministes à l’attitude complètement irresponsable et immature, au profil psychologique très proche de ce que décrit Alain Soral dans son livre.

    Après être entrée au gouvernement, elle a démissionné car elle était incapable d’exercer la moindre responsabilité publique. Aujourd’hui, elle vient donner des leçons à toutes celles qui ont pris sa place. Toujours plus facile de critiquer que d’exercer un réel pouvoir. En somme, une féministe dans toute son ampleur, toujours insatisfaite, gouvernée par son hystérie, incompétente et donneuse de leçons. Et le pire comme le dit l’article, c’est que ces deux femmes sont d’accord sur le fond.

  4. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Au Sénat on se pose une question cruciale en ce moment : comment donner la possibilité aux familles de se donner le nom de la femme et non celui de l’homme :

     

    Article Sénat du 16/11/2012

  5. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Il appelle son fils MJ, et ne voit pas en quoi cela va lui porter tort quant à son insertion sociale…

     

    Article du Figaro 24/12/2012

     

    Selon lui, l’appeler « Jean », pourrait le traumatiser « psychologiquement ».

    Le père est intervenu pour commenter l’article. Il illustre bien pourquoi on en est arrivé, dans notre pays, à protéger les enfants de parents qui ne comprennent même plus comment et pourquoi ils ont dépassé les limites :

     

    « pour le commentaire je rajouterai que Mj ne sont pas des initial mai bien un prenom, la justice c est servis des initial de l artiste Mickael Jackson pour se defendre!
    les initiale de mon fils sont MN pour Mj Nabet. pour terminer je veut represiser que la justice ne se prononse pas sur les reels prejudice de porter le prenom Mj et se defant en disent non a un prenom a deux lettres, alors qu ils en existe beaucoup . que la justice soit la meme pour tous merci Mr Nabet Stephane »

  6. Commentaire de kasimar:

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    Il y a un truc qui me taraude dans le dernier lien, si on milite tant que celà pour l’égalité des sexes, en quoi donner le nom de ses enfants respecterait ces critères ?

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