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Vierge Marie, féminisme et détournement de la révélation : une réponse théologique au mariage pour tous.

Publié le 8 mai 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

un grand esprit, permit également le développement d’une pensée évidente de l’immanence. Celle-là allait s’autonomiser pour aboutir à l’erreur franc-maçonne quelques centaines d’années plus tard. Toute erreur de dogme, non rattachée à la révélation finit par se retourner contre notre Eglise. La pensée religieuse qui suit un tel chemin s’indépendantise. Elle retourne sur les chemins qui l’ont précédés, jusqu’à revenir à une forme d’animisme, et au pire, de déisme destructeur et ressemblant à la religion catholique. Une démarche intellectuelle quand elle s’attaque au dogme catholique devrait toujours être éclairée à la lumière de la morale. La pensée de Saint Thomas d’Acquin dépassa ses prérogatives du moment que l’humilité devint de l’orgueil, en passant d’une explication du monde à partir du monde, à une explication de Dieu à partir du monde et en le justifiant dans un second temps par les écritures et le dessein de Dieu pour chaque homme. La pensée de Saint Thomas d’Acquin dans la « Somme contre les gentils » finit par vouloir expliquer Dieu à partir de sa pensée (Saint Thomas d’Acquin expliquant même qu’une des façons d’accéder à la révélation est l’intelligence humaine (comprise dans le plan de Dieu, bien entendu : totalitarisme et immanence en une seule pensée !)) »Ainsi la fin de la créature spirituelle est nécessairement de connaître Dieu par un acte intellectuel. » livre 3 par.25 Somme contre les gentils) , un Dieu si totalitaire que tous les actes des hommes étaient prédestinés, et qui supprimait dès lors, la liberté humaine et donc le bien et le mal, pensée moderne s’il en est (« le mal arrive donc en dehors de toute intention » livre 3 par.4 Somme contre les gentils). On doit donc à Saint Thomas d’Acquin d’avoir participé à l’émergence de la franc-maçonnerie, et d’avoir justifié l’erreur de la prédestination qui allait devenir protestante, tout cela pour partie parce que l’Eglise catholique voulant asseoir une position qui respectait ce qu’elle pensait à l’époque sacrifia à la révélation.

 

 

 

Notre liberté de choix divine entre le bien et le mal justifiant du salut, ou non, de notre âme, opposé à tout acte de prédestination. Il faut croire que Dieu nous aime libre et à travers nous, aime sa propre liberté. Dieu est pour nous une dialectique de la perfection plus qu’une perfection.

 

Notre croix de catholique, c’est notre liberté. Sans elle, nous pouvons être croyant, jamais nous ne serons pécheurs, humbles et perfectibles. Sans elle, jamais égaux à nos frères, nous vivrons toujours notre Foi dans un enfermement ou un fanatisme. S’il a conscience de sa part de divinité, le catholique vit sa condition d’être humain dans une imperfection qui est sa croix, et qu’il ne peut résoudre qu’en suivant le Christ, en l’admirant, en comprenant ses, Ses douleurs dans un aller retour entre les siennes et celles de Celui qui a souffert plus qu’aucun autre pour notre salut.

Ce refus de Saint Thomas D’Acquin d’envisager notre situation objective d’êtres choisissant comme faisant partie intégrante de la révélation divine, favorable un temps à l’esprit d’une époque, aboutirait quelques années plus tard à se retourner contre l’Eglise catholique. Notre affaiblissement permettrait progressivement l’émergence de courants fous, s’auto-justifiant, religions sans révélation, qui détruiraient tout autour d’eux. Nous les chassâmes de chez nous mais après bien des luttes, et alors qu’ils eurent déjà pris bien des forces dans nos sociétés. Les moindres concessions que nous avons faites à la révélation nous ont coûté cher, à tous, croyants ou pas. Le catholique, au sommet de la révélation, a une bien grande responsabilité. Ses erreurs se propagent comme des traînées de poudre dans le reste de la société. Son dogme doit avancer de manière très prudente pour ne pas semer l’incohérence parmi des systèmes de pensée qui lui seront toujours soumis.

 

A l’image de cette dialectique divine de la liberté, du choix et de la perfection, je souhaite inscrire mon travail comme celui d’un retour sur moi, de retour sur les textes, de contrition, d’approfondissement de mon péché, et je l’espère de pardon pour le travail imparfait qui jaillira de mes considérations. Il n’y a pas de pensée sans morale et donc sans religion, car tout nous est donné, d’où l’importance d’avoir conscience de ses croyances. Ma religion comme ma morale sont catholiques et je veux les inscrire au sein d’un travail d’Eglise, quand bien même ce travail contesterait les conclusions de certains de mes prédécesseurs. Saint Thomas voulait justifier de notre capacité à appréhender la perfection de Dieu par une logique qui nous était commune. Je voudrais m’approcher de Dieu par la conscience de « >

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33 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Le Vatican paye en Pachamama" MPI du 20/10/2020.

    "Entre la vénération de la Bienheureuse Vierge Marie et celle de la Terre Mère, il y a la distance entre le christianisme et un culte païen. " 

    Difficile à différencier dans notre Eglise…

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) "Tribus Circiter (Saint Pie X)" MPI du 11/06/2020.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « L’Eglise catholique refuse d’être instrumentalisée par Salvini », Les Echos du 23/05/2019.

    « « Je confie ma vie et la vôtre au Coeur immaculé de Marie qui, j’en suis sûr, nous portera à la victoire », »

    Je n’ai pas trop entendu notre Eglise quand il s’agissait de dénoncer les récupérations du lobby LGBT. Finalement, celui qui n’amasse pas contre nous est avec nous ?

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Savoir donner » Carême dans la ville du 20/03/2019.

    Eh bien non, l’important ce n’est pas de donner, mais de savoir pourquoi on le donne, comment et dans quel but, car nous avons aussi une responsabilité en ce monde.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « Jean-Marc Sauvé, un éclaireur dans l’Église », L’Express du 07/02/2019.

    Cette idée que l’Eglise puisse être pure, sans aucun pécheur en son sein, est une idée du diable.

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    « Jamie Schmidt, martyre de la chasteté ? Cette femme est morte pour avoir refusé de céder à son violeur, « au nom de Dieu » », Jeanne Smits du 06/12/2018.

    J’aime à penser que son refus est assis sur une volonté d’élever son agresseur, et non pas sur un désir égoïste. Voilà la différence entre un culte marial et un culte catholique. Le catholique se sait sauvé, même violé, et il pense surtout à l’âme de ses adversaires. Il les considère plus qu’eux-mêmes ne se considèrent. Le tenant du culte marial ne pense qu’à lui en se croyant héroïque. Ce dernier ne vit qu’un enfermement là ou l’autre s’offre au monde en luttant contre le démon qui veut nous faire croire que les conversions les plus improbables ne sont pas possibles.

    Jamie Schmidt aurait pu être sodomisé de force, sa chasteté aurait été préservée. Mais elle a mis son agresseur face à la possibilité de renoncer au mal, de convertir son coeur. Et le diable ne l’a pas supporté.

    Face à un tel acte, je vous fiche donc mon billet que Thomas Bruce va se convertir avant de mourir, se convertir à la vraie foi, celle qui naît du sang des martyres, car Jamie Schmidt a posé un regard d’amour sur lui, refusant de céder au diable qui avait pris possession de son corps et de son esprit. Qu’elle ait refusé d’être violée est donc ici un détail. L’essentiel étant qu’elle ait posé un regard d’amour sur son agresseur (notre Père).