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Vierge Marie, féminisme et détournement de la révélation : une réponse théologique au mariage pour tous.

Publié le 8 mai 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

notre nature imparfaite.

 

 

Un des legs néfastes de Saint Thomas d’Acquin qui n’a pas encore été assez combattu par notre Eglise.

 

A l’avenir, il y a un autre fléau, à mon avis, que la pensée thomiste renforça et dont il va falloir nous débarrasser.

 

Si la pensée immanente est désormais combattue par notre Eglise catholique après que cette pensée se fut opposée à elle violemment, si la prédestination a donné les fruits que l’on sait dans les pays protestants (tentation d’ignorance du pauvre, culte de la réussite individuelle qui s’imposent désormais au monde, individualisme forcené) et qu’elle soit devenue largement attaquable de par ses fruits, il est un monstre qui vient juste de surgir alors même qu’il prend ses racines au plus profond de notre histoire catholique, et je veux parler du féminisme. Si la pensée immanente et la prédestination remontent aussi loin que l’erreur féministe, ils précèdent en fait la révélation christique. Ils se sont accrochés à elle comme un mollusque à un rocher, tentant de survivre à la révélation christique, l’affaiblissant progressivement au cours des âges et finissant aujourd’hui par la remettre en question dans nos régions occidentales. Ne nous trompons pas, les autres pays suivront le chemin que nous suivons et le combat que nous menons aujourd’hui en France détermine pour partie, le sort que d’autres connaîtront ailleurs. Nous avons permis la survivance d’un mal que le Christ était venu détruire, le mal a cru, et il est en train de s’étendre au monde entier.

 

De surcroît, l’Eglise s’est dotée récemment « d’un outil interne », et je veux parler de l’infaillibilité pontificale, qui risque de nous rendre impuissants face au mal. Comme si Saint Pierre n’avait pas été le premier pécheur de notre histoire, comme si un homme pouvait échapper à l’imperfection, à la beauté de l’imperfection du pardon après le péché. Je crois qu’en adoptant l’infaillibilité pontificale, notre Eglise s’est mise en grand danger, le danger d’écarter de nouveaux raisonnements qui pourraient contredire certains du passé nous apparaissant désormais faux à la lumière du temps et de la révélation. Nous restons humains, et jusqu’à notre mort, notre état de sainteté ne peut être sûr et il ne peut être que partiel. Les plans de Dieu ne nous sont pas entièrement connus, et les chemins qu’Il emploie nous restent largement obscurs. La communion des Saints se fait avec la meilleure partie de nous tous. Utiliser cette infaillibilité pontificale même une seule fois, a peut-être été une fois de trop, même si je dois reconnaître la grande sagesse de celui qui l’a formulée et qui laisse les questions d’interprétation largement ouvertes.

 

 

Un péché intemporel, une connaissance du péché temporelle.

 

Nous pêchons constamment, qui que nous soyons, et plus nous péchons, plus nos actes ou nos pensées en sont la transcription. Nous allons vers Dieu en tournant notre coeur vers Lui puis en le rendant disponible à Sa Parole. Viennent aussi le pardon et la compréhension de notre péché. Enfin la grâce de l’intelligence (Luc 24 45). Ces étapes se suivent dans un ordre aléatoire selon les êtres. A cette étape de l’intelligence, si celle-ci s’assimile entièrement à la raison chez l’être qui la met en oeuvre, elle conduit immanquablement le croyant au péché en mêlant des parts de raisons défaillantes, car trop humaines, à l’intelligence des écritures. La raison seule est trop humaine donc trop faillible, pour guider des âmes dans leur communion avec Dieu. Dans ce cas, tous les efforts cérébraux que le pécheur mettra en oeuvre pour distinguer son péché de ses bonnes actions, resteront vains. Saint Thomas, pouvait-il savoir les formidables développements de l’intelligence et de la raison qui allaient suivre jusqu’à récemment, aurait-il pu prévoir combien toute cette intelligence humaine déployée allait nous conduire collectivement vers le mal ? Non. Saint Thomas d’Acquin, bien que grandement saint, péchait par manque d’expérience, une expérience que nous devions acquérir en tant que catholiques, quelques 700 ans plus tard en constatant à quel point l’idolâtrie de la raison était tout aussi dangereuse que l’idolâtrie des sentiments ou des anciens dieux.

 

 

Une Eglise aussi humaine qui doit pouvoir se donner le droit à l’erreur.

 

Certes les gens d’Eglise, combattant le pêché sont moins susceptibles d’être dans l’erreur. Mais le simple bon sens me commande de dire qu’ils ont pu l’être quand même de temps à autre, et qu’il est parfois important de revenir sur une erreur quand elle a été commise et de l’éclairer à la lumière d’une expérience que ne possédait pas les Chrétiens « plus jeunes », moins expérimentés.

 

Nous accédons à la révélation par oeuvre d’intelligence « >

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33 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Le Vatican paye en Pachamama" MPI du 20/10/2020.

    "Entre la vénération de la Bienheureuse Vierge Marie et celle de la Terre Mère, il y a la distance entre le christianisme et un culte païen. " 

    Difficile à différencier dans notre Eglise…

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) "Tribus Circiter (Saint Pie X)" MPI du 11/06/2020.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « L’Eglise catholique refuse d’être instrumentalisée par Salvini », Les Echos du 23/05/2019.

    « « Je confie ma vie et la vôtre au Coeur immaculé de Marie qui, j’en suis sûr, nous portera à la victoire », »

    Je n’ai pas trop entendu notre Eglise quand il s’agissait de dénoncer les récupérations du lobby LGBT. Finalement, celui qui n’amasse pas contre nous est avec nous ?

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Savoir donner » Carême dans la ville du 20/03/2019.

    Eh bien non, l’important ce n’est pas de donner, mais de savoir pourquoi on le donne, comment et dans quel but, car nous avons aussi une responsabilité en ce monde.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « Jean-Marc Sauvé, un éclaireur dans l’Église », L’Express du 07/02/2019.

    Cette idée que l’Eglise puisse être pure, sans aucun pécheur en son sein, est une idée du diable.

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    « Jamie Schmidt, martyre de la chasteté ? Cette femme est morte pour avoir refusé de céder à son violeur, « au nom de Dieu » », Jeanne Smits du 06/12/2018.

    J’aime à penser que son refus est assis sur une volonté d’élever son agresseur, et non pas sur un désir égoïste. Voilà la différence entre un culte marial et un culte catholique. Le catholique se sait sauvé, même violé, et il pense surtout à l’âme de ses adversaires. Il les considère plus qu’eux-mêmes ne se considèrent. Le tenant du culte marial ne pense qu’à lui en se croyant héroïque. Ce dernier ne vit qu’un enfermement là ou l’autre s’offre au monde en luttant contre le démon qui veut nous faire croire que les conversions les plus improbables ne sont pas possibles.

    Jamie Schmidt aurait pu être sodomisé de force, sa chasteté aurait été préservée. Mais elle a mis son agresseur face à la possibilité de renoncer au mal, de convertir son coeur. Et le diable ne l’a pas supporté.

    Face à un tel acte, je vous fiche donc mon billet que Thomas Bruce va se convertir avant de mourir, se convertir à la vraie foi, celle qui naît du sang des martyres, car Jamie Schmidt a posé un regard d’amour sur lui, refusant de céder au diable qui avait pris possession de son corps et de son esprit. Qu’elle ait refusé d’être violée est donc ici un détail. L’essentiel étant qu’elle ait posé un regard d’amour sur son agresseur (notre Père).