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Vierge Marie, féminisme et détournement de la révélation : une réponse théologique au mariage pour tous.

Publié le 8 mai 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

aussi, et là, je rejoindrais Saint Thomas d’Acquin. Or logiquement, intellectuellement, l’infaillibilité théologique, à terme, à la première erreur, c’est le schisme. Le dogme de l’infaillibilité théologique qui voudrait nous prémunir de querelles intestines et inutiles et qui croirait préserver l’unité de l’Eglise n’est qu’un leurre. Il est encore pire de vouloir s’attacher le petit peuple dans des périodes d’euphorie, en excitant la révolte de tous ceux qui croient profondément et en le confondant avec l’Esprit Saint. Le résultat, là-aussi ne s’est pas fait attendre : cette tentation a mis progressivement les croyants sincères ou appelés vers Dieu en contradiction avec la révélation et avec leur Eglise. Et ceux-là doutant, les girouettes populaires qui se soumettent aussi bien à l’idée qu’ils se font de Dieu qu’au diable, ont suivi, aujourd’hui, d’autres pasteurs. Cherchez la reconnaissance, surtout populaire, vous trouverez le diable. Les Evêques de Rome largement conspués par le peuple romain dans les temps anciens en firent les frais. Il fut bien naturel que le berger guidât parfois les brebis vers une direction qu’elles ne voulussent point prendre.

 

 

Je demande pardon par avance à l’égard de ceux dont je vais froisser la croyance.

 

A ceux qui liront mon texte, par la grâce de Dieu, pour la protection de notre sainte Eglise, en suivant les exemples passés de nos précieux modèles, je n’ai donc décidé de ne conserver qu’un seul tabou : la révélation christique, dans tout ce qu’elle a de bon pour le monde. Cette révélation va, bien entendu, avec la préservation de notre Eglise et sa saine tradition. Je ne m’occuperai pas non plus, à proprement parler de théologie, mais plutôt de mouvements généraux historiques, mouvements qui m’intéressent dans une forme d’engagement politique dans l’écriture, engagement que je sais imparfait. Trop inculte pour en remontrer aux esprits cultivés de mon temps, je n’ai pas fait d’études de théologie, mon engagement a le mérite de son imperfection : il me permet de poser un pied l’un après l’autre dans un monde que je découvre avec l’étonnement des premiers philosophes. Cet engagement me permet d’avancer sur le chemin qui est le mien : manque de culture, ou questionnement véridique, tel n’est pas ma dialectique. Je cherche une reconnaissance de mes écrits ailleurs que chez les autres (Jean 5, 44), et par une réflexion personnelle, j’invite ces « autres », à une réflexion personnelle face à une révélation qui nous est collective, forme de cohérence articulant pensée personnelle et collective, que je juge supérieure car aiguillée par des impératifs universels. Evitant de vouloir me servir de la révélation comme d’une arme qui servirait des idées abstraites ou qui me ferait échapper à mon péché, je cherche plutôt « à me servir » de la révélation comme d’un révélateur des maux de notre époque et des miens propres. Ainsi, je crois suivre un procédé commun qui nous a apporté son lot de connaissances vraies sur la révélation (Jean 16 12-13 compris dans Marc 4 33) car la compréhension de la révélation ne peut être, à mon avis, qu’une démarche personnelle, chez nous catholiques, démarches personnelles qui suivent des chemins multiples mais qui passent souvent aux mêmes endroits. Et si je me trompe, surtout qu’il me soit démontré en quoi, et surtout en quoi je ne respecte pas la révélation. Ainsi ma pensée échappera peut-être à ce qu’elle a de trop personnelle, et si elle pèche parfois par quelques vices cachés, elle finira tout de même, grâce aux autres à être passée au tamis du bien. De ce fait, le dogme catholique, toujours à parfaire, et la révélation catholique, partielle, seront respectés chez moi, comme chez tout autre penseur qui voudra suivre ce genre de procédé. Je conçois donc ma démarche en publicain avec toutes les ambitions du pharisien.

 

 

Des idéaux immanents qui ont débouché sur de grands massacres.

 

Aujourd’hui, j’ai profondément conscience que la raison doit être au service de la révélation, et non l’inverse. La raison qui gouverne est le prince de ce monde, elle est le diable. Ici, je ne veux nullement contester le rôle de la science, mais simplement redire qu’il ne faut pas compter sur la science pour guider l’humanité, et que si nous continuons dans cette erreur nous le payerons très cher dans les années qui viennent, comme nous l’avons payé très cher au 20ème siècle. La prédestination et l’immanence ont essayé de persister dans la pensée chrétienne, même après la révélation. Nous l’avons déjà payé cher. Mais la prédestination et l’immanence n’ont pas été les seules pensées qui ont réussi à détraquer le monde et « >

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33 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "Le Vatican paye en Pachamama" MPI du 20/10/2020.

    "Entre la vénération de la Bienheureuse Vierge Marie et celle de la Terre Mère, il y a la distance entre le christianisme et un culte païen. " 

    Difficile à différencier dans notre Eglise…

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) "Tribus Circiter (Saint Pie X)" MPI du 11/06/2020.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « L’Eglise catholique refuse d’être instrumentalisée par Salvini », Les Echos du 23/05/2019.

    « « Je confie ma vie et la vôtre au Coeur immaculé de Marie qui, j’en suis sûr, nous portera à la victoire », »

    Je n’ai pas trop entendu notre Eglise quand il s’agissait de dénoncer les récupérations du lobby LGBT. Finalement, celui qui n’amasse pas contre nous est avec nous ?

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Savoir donner » Carême dans la ville du 20/03/2019.

    Eh bien non, l’important ce n’est pas de donner, mais de savoir pourquoi on le donne, comment et dans quel but, car nous avons aussi une responsabilité en ce monde.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « Jean-Marc Sauvé, un éclaireur dans l’Église », L’Express du 07/02/2019.

    Cette idée que l’Eglise puisse être pure, sans aucun pécheur en son sein, est une idée du diable.

  6. Ping de Léonidas Durandal:

    « Jamie Schmidt, martyre de la chasteté ? Cette femme est morte pour avoir refusé de céder à son violeur, « au nom de Dieu » », Jeanne Smits du 06/12/2018.

    J’aime à penser que son refus est assis sur une volonté d’élever son agresseur, et non pas sur un désir égoïste. Voilà la différence entre un culte marial et un culte catholique. Le catholique se sait sauvé, même violé, et il pense surtout à l’âme de ses adversaires. Il les considère plus qu’eux-mêmes ne se considèrent. Le tenant du culte marial ne pense qu’à lui en se croyant héroïque. Ce dernier ne vit qu’un enfermement là ou l’autre s’offre au monde en luttant contre le démon qui veut nous faire croire que les conversions les plus improbables ne sont pas possibles.

    Jamie Schmidt aurait pu être sodomisé de force, sa chasteté aurait été préservée. Mais elle a mis son agresseur face à la possibilité de renoncer au mal, de convertir son coeur. Et le diable ne l’a pas supporté.

    Face à un tel acte, je vous fiche donc mon billet que Thomas Bruce va se convertir avant de mourir, se convertir à la vraie foi, celle qui naît du sang des martyres, car Jamie Schmidt a posé un regard d’amour sur lui, refusant de céder au diable qui avait pris possession de son corps et de son esprit. Qu’elle ait refusé d’être violée est donc ici un détail. L’essentiel étant qu’elle ait posé un regard d’amour sur son agresseur (notre Père).